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Mardi, 19 Aout. 2008   soit le 17 Sha'ban1429

 

  Que la Paix d'Allah Le Tout Miséricordieux
Et Sa Miséricorde vous accompagne

 

As-Salamou 'Alykom wa rahmatoullahi wa barakatouhoh

الصلاة و السلام على سيدنا ومولانا و نبينا و رسولنا الذي بعث هاديا للناس أجمعين و على آله و صحبه و من تبعه إلى يوم الدين
 


Je suis de nouveau parmit vous mes chers visiteurs


 

Mercredi 14 septembre 2005

1. Aspect spirituel

Le Coran énonce clairement que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle et humaine.
Les deux ont reçu le “souffle divin” qui leur a donné de la dignité et a fait d’eux les gérants de Dieu sur la terre. La femme n’est pas blâmée pour la “chute de l’homme”.
La grossesse et l’accouchement sont donnés comme des raisons supplémentaires pour aimer et apprécier les femmes et non comme punition pour “avoir mangé de l’arbre interdit”.
L’homme et la femme ont des devoirs et des responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences pour leurs décisions et de leurs actions morales.


Nulle part le Coran ne mentionne que les “hommes sont supérieurs aux femmes”, à moins que le texte du Coran n’ait été pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement que la seule base de supériorité est la piété et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.

2. Aspect économique

La loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage. En fait, la femme reçoit une plus grande sécurité financière que l’homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage. Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes de sa vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient.

La femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel, tandis que l’homme a le devoir d’entretenir et subvenir aux multiples besoins de sa famille.

3. Aspect social
1. En tant que fille: Le Coran blâme l’attitude de certains parents qui tendent à favoriser leurs fils. Il prescrit le devoir d’aider et de montrer de la gentillesse et de la justice envers les filles.
L’éducation des filles n’est pas seulement un droit mais un devoir pour tous les musulmans, hommes et femmes.
Une fille a le droit d’accepter ou de rejeter des propositions de mariage. Le mariage forcé sans le consentement mutuel est invalide selon les enseignements du Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) .

2. En tant qu’épouse: L’opinion de l’Islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant du Coran: “Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent” (Sourate 30, verset 21)

La norme du mariage dans l’Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l’Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la règule et la restreint. Elle n’est ni exigée ni encouragée.
L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins.
Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin.
Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse.
La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce.

La responsabilité du mari sur l’entretien, la protection et la direction de la famille, en général, dans l’esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique “Qawwamoune”(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par “qui a de l’autorité sur les femmes”.
De la même façon Dieu a doté les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres, différentes et complémentaires mais également importantes.
Ceci mène à certains rôles et devoirs différents mais complémentaires à l’intérieur de la cellule familiale. C’est ce à quoi le Coran réfère par le terme “(fad’)darâdja” (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme “parce que Dieu l’a fait supérieur à l’autre”.
Cette différenciation se retrouve strictement dans les rôles, non dans le statut ou l’honneur.

Dans le cas d’une dispute familiale, le Coran exhorte le mari à traiter sa femme gentiment et à ne pas négliger ses côtés positifs. Si le problème est relié au comportement de la femme, son mari peut la rappeler à la raison. Dans la plupart des cas, cette mesure suffit. Dans les cas où le problème continue, le mari peut exprimer son mécontentement d’une autre façon pacifique, soit en dormant dans un lit séparé du sien.
Cependant, il y a des cas où la femme persiste à maltraiter de façon délibérée son mari et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver son mariage, du moins dans certains cas.

Cette mesure est décrite plus précisément comme étant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive.
La loi islamique a bien précisé qu’avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle considérée comme le moindre de deux maux (l’autre étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites.

Elle ne doit pas être sévère au point de causer des blessures ou même de laisser une marque sur le corps. Les lois américaines ou européennes contemporaines ne considèrent pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.

C’est la même définition qu’ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé son utilisation, aussi légère soit-elle. “Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)” a dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse dans sa propre vie conjugale.

Il s’ensuit que lorsque cette question est ramenée dans son contexte, elle n’a rien à voir au fait de sanctionner “l’abus” ou “la violence conjugale” qui est, malheureusement, répandu dans un pays tel que les États-Unis où toutes les 10 secondes une femme est battue et chaque jour quatre femmes sont tuées par leurs conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers environ des meurtres commis sur les femmes aux États-Unis (1993).

Dans tous les cas, les musulmans qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des excès doivent être condamnés; comme tous les autres transgresseurs, sans distinction de religions.
L’affirmation erronée que les excès commis par certains musulmans peuvent être mentionnés dans un des versets parmi les 114 sourates du Coran n’est pas plus vraie que d’affirmer que la violence qui sévit contre les femmes aux États-Unis peut être retrouvée dans la Bible.

En répétant l’exhortation coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) a clairement énoncé que “les meilleurs d ’entre vous sont les meilleurs (dans leur conduite) envers leur famille et je suis le meilleur d’entre vous (dans ma conduite) envers ma famille”. C’est l’exemple à suivre pour le croyant sincère qui veut dépasser les paroles, et le simple habit extérieur de piété, pour puiser directement ses vertus dans le Coran et la Sounnah (habitudes du prophète).

Les formes de dissolution du mariage incluent forcément un accord mutuel entre le mari et la femme, si l’on se réfère à la sourate “Talâk” (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui spécifient les différentes étapes d’un divorce); de même dans les hadiths. Le divorce est à l’initiative du mari, en général, mais peut-être l’initiative de la femme dans certains cas, voire, la décision d’un conseil sur l’initiative de la femme. Il est notable que malgré cette facilité apparente, les taux de divorces dans les sociétés musulmanes sont très inférieurs à ceux du monde occidental, car il faut situer cette “facilité” dans la perspective de la cohérence de l’ensemble du message coranique.

La garde des enfants après le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ sept ans, moment où l’enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut réside dans le bien-être de l’enfant et le droit des deux parents à avoir accès à leurs enfants.

3. En tant que mère: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement les mères. Les musulmans apprennent que “le Paradis se trouve aux pieds des mères”.

4. En tant que soeur dans la foi: Le Prophète a recommandé la gentillesse, l’attention et le respect des femmes en général car elles sont les soeurs des hommes.

5. Au sujet de la modestie et des interactions sociales: Il y a aujourd’hui un large fossé entre l’idéal (loi islamique) et la réalité (pratiques culturelles). L’extrémisme, dans un sens ou dans un autre, est étranger à l’esprit de la loi islamique et peut refléter de simples pratiques culturelles. Les musulmans croient en une ligne directrice d’essence divine pour la modestie et la vertu se traduisant dans l’habillement et le comportement des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines cultures est étranger à la pratique du Prophète. Des interprétations excessivement strictes faites par des savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par exemple, les restrictions quant à l’interdiction pour les femmes de conduire)

Mardi 16 août 2005

 


 

Le henné, connu sous le nom scientifique de Lawsonia Inermis, est un arbuste pouvant atteindre un mètre de hauteur. Sa fleur est blanche, son parfum est proche de celui du réséda. Les feuilles séchées et réduites en poudre permettent d’obtenir une teinture jaune ou rouge. Il est aussi considéré comme une plante médicinale pour ses différents composants dont le tanin. Le henné est cultivé intensivement en Inde et au Soudan.

 

Avant de présenter les multiples usages du henné, voici quelques données historiques.

Ses origines

Le mot henné est d’origine sémitique et se rapporte à la tendresse. Dans certaines régions de l’Inde où il est très utilisé, il est aussi appelé Mehandi.
Son usage pour parer les femmes remonte à 9 000 ans et dans environ 60 pays. Des traces de son utilisation ont été retrouvées dans de nombreuses civilisation antiques telles que : l’archipel des Cyclades (3000-4000 av. J.C.), l’ancienne cité cananéenne d’Ugarit à Ras Shamra en Syrie (2100 av. J.C.), Canaan, la civilisation minoenne (Crète antique) et Mycènes (Grèce antique). Les motifs décoratifs célébraient le plus souvent la fertilité et la sexualité féminines. Cependant, les Egyptiens de l’Antiquité l’employaient pour ses qualités médicinales et odorantes comme en témoigne la momie de Ramsès II dont les cheveux, les mains et les pieds en étaient couverts. Dans la région orientale de la Méditerranée et en Egypte, les Juifs et les premiers Chrétiens se servaient du henné pour orner les mains des femmes. Les Musulmans l’ont ensuite intégré dans leurs traditions et ont répandu son usage avec l’expansion de l’islam jusqu’en Espagne où il y était cultivé et utilisé par les Juifs, les Chrétiens et les Maures du 9ème siècle jusqu’à l’Inquisition espagnole. Le henné est également apparu très tôt en Inde où il est toujours employé par les Musulmans et les Hindous.

Son usage

Le henné est très connu en tant que colorant que ce soit pour la peau ou pour les cheveux mais il l’est moins pour ses propriétés antifongique, antiseptique et antisudoral. Son usage est donc très varié.

Le henné constitue une parure et embellit la femme. Les motifs appliqués sur les mains et les pieds ont des significations multiples. Selon des croyances berbères, en l’utilisant, les femmes espèrent plus de force et de courage pour faire face aux difficultés du couple et se protéger de ce mauvais œil, de la jalousie et autre mauvais sentiment des autres. Pour certains, le henné apporte également la chance, la baraka. Il est donc très prisé lors des évènements importants qui sont alors l’occasion d’une véritable cérémonie du henné. C’est le cas lors du mariage, pour embellir la mariée, lors d’une naissance ou d’une circoncision. En Iran et dans certains pays musulmans, les hommes mettaient du henné avant la bataille pour être plus « présentables » devant les anges s’ils mourraient au combat. On retrouve des traces de ces faits dans les miniatures perses. En Inde, les motifs peuvent être uniquement décoratifs ou symboliser des divinités hindoues.

Sur les cheveux, l’effet peut être surprenant selon la couleur naturelle de la personne. Le henné donne de beaux reflets ou change complètement la couleur, tout dépend des éléments ajoutés à la pâte qui sera appliquée pendant une ou deux heures. Le tanin qu’il contient renforce le cheveu le rendant ainsi plus beau. En plus de son effet colorant, il possède une action antipelliculaire et antiséborréique.

 

Ses propriétés médicinales sont dues entre autres au tanin. Le henné peut être pris par voie orale sans effets indésirables connus. Il est utilisé dans de nombreux cas pour ses propriétés astringente, antiseptique et cicatrisante. Sous forme de cataplasme, il permet de traiter ou diminuer l’eczéma, les mycoses, les furoncles, les abcès, les panaris, les gerçures, les inflammations, les douleurs d’entorses ou de fractures. Il est aussi possible de traiter les brûlures et certaines hémorragies et de favoriser la cicatrisation de blessures. Sous forme d’infusion, il aide à lutter contre les ulcères, les diarrhées et la lithiase rénale. On peut également l’utiliser comme collyre dans les ophtalmies.

Aujourd’hui, le henné intervient dans le body art, dans les tatouages temporaires. Il séduit beaucoup les jeunes, en particulier le henné « noir » dont il convient de se méfier car il s’agit le plus souvent d’un henné contenant un additif pouvant être nocif pour la peau : le P-Phenelynediamine (PPD).

Dans la sunnah

De nombreux hadiths relatent l’usage du henné. Le Prophète Mohammed saws utilisait le henné comme teinture pour ses cheveux ou soigner les maladies.

« Le Prophète ne souffrait jamais d’une blessure ou d’une épine sans appliquer du henné dessus. » (Hadith rapporté par Oum Salamah, qu’Allah l’agrée) [At-Tirmidhi, al Bayhaqi]

Le Prophète d’Allah saws dit : « Les Juifs et les Chrétiens ne teignent pas (leur cheveux gris), vous devez faire l’opposé de ce qu’ils font (i.e. teignez vos cheveux gris et vos barbes). » (Hadith rapporté par Abou Houraira, qu’Allah l’agrée) [Boukhari 4 :668, 7 :786]

« […] Et concernant la teinture avec le henné, sans aucun doute j’ai vu le Prophète d’Allah teindre ses cheveux avec et c’est pourquoi j’aime teindre (mes cheveux avec) [...] » (Rapporté par ‘Oubaid Ibn Juraij) [Mouslim]

Le Prophète saws a dit : « Les meilleures choses avec lesquelles les cheveux sont changés sont le henné et le katam. » (Rapporté par Abou Dharr) [Abou Dawoud]

Après cette vue d’ensemble, on comprend mieux que l’usage du henné vient de traditions ancestrales que la religion a intégrées. L’origine n’est donc pas proprement dite religieuse mais on retrouve des références dans les hadiths. Avec toutes les qualités citées et son coût économique, le henné a tout pour séduire !

 
Mardi 9 août 2005

Voici le second volet d’une série sur les traditions liées à la femme, il s’agit du hammam. Pour mieux comprendre cette pratique et savoir si elle vient de la religion ou si elle n’est qu’une simple coutume, il est nécessaire de connaître son histoire, sa pratique et les références islamiques qui s’y rapportent.

 

Ses origines et sa pratique

Le bain remonte à l’Antiquité, les Grecs et les Romains le pratiquaient sous différentes formes. Les thermes romains sont bien connus, certains étaient luxueux. Ils se composaient de plusieurs salles, chacune d’elles ayant une fonction particulière (bains froids, bains chauds, bains de vapeur). Le bain eut selon les époques un rôle religieux, purificateur ou simplement d’hygiène. Par exemple, le baptême de Jésus dans le Jourdain ou le bain dans le Gange pour les Hindous.
Quant au hammam, il est issu des thermes romains. On l’appelle également bain maure ou bain turc. En arabe, hammam signifie « source de chaleur ». Cette tradition est donc très ancienne et son autre dénomination, bain turc, indique son origine. Lorsque les Turcs sont arrivés en Anatolie, ils ont rencontrés des pratiques romaines et byzantines telles que le bain qu’ils ont adapté ; de là est né le bain turc. Il devient petit à petit plus qu’un lieu pour se laver mais un endroit incontournable de la vie sociale. Avec l’avènement de l’islam, le hammam prend une plus grande place dans la société. En effet, l’islam accorde beaucoup d’importante à la propreté, que ce soit celle des vêtements ou celle du corps. Le musulman est tenu d’être en état de pureté rituelle pour ses cinq prières quotidiennes. Cet état est obtenu par les petites ablutions [
1] ou les grandes ablutions [2] selon les cas. L’expansion du hammam fut la plus forte sous les Omeyyades (XIIe et XIIIe siècles), du Proche Orient à l’Andalousie. Bagdad en comptait jusqu’à 30 000 à son âge d’or. Lorsqu’il arriva en Occident vers le XIIIe siècle, il fut interdit par l’église chrétienne de peur que ce « cadre de volupté » diminue les principaux moraux ou propage des maladies.

Le hammam vient donc essentiellement des pays chauds et secs où le climat dessèche la peau. Il permet de débarrasser le corps des impuretés et des toxines, il a également un effet relaxant. On lui attribue parfois des vertus pour la guérison des rhumatismes. Son architecture varie selon les pays, les quartiers et la clientèle. En général, il est constitué de plusieurs salles de plus en plus chaudes, la première salle de transition permet de s’habituer à la chaleur. Les hommes et femmes y sont séparés mais son rôle social est incontestable car il est généralement collectif. C’est un lieu d’échanges et de détente où chacun prend soin de son corps. Les femmes y vont parfois en petits groupes, avec tout le matériel nécessaire : serviettes, brosses, gant de crin, savon noir, henné, huiles, etc... Elles s’y retrouvent lors des grandes étapes de leur vie : le mariage ou après la naissance d’un enfant.
Autrefois, chaque quartier possédait un ou plusieurs hammams. Aujourd’hui, le hammam est petit à petit remplacé par la salle de bain pour la propreté quotidienne mais il a encore un rôle social. Cependant pour ceux et celles qui n’ont pas de salles de bain chez eux, fait encore fréquent dans certains quartiers des villes ou régions de certains pays majoritairement musulmans, il est encore pratiqué pour des raisons d’hygiène. Cette substitution varie en fonction des pays.

La ‘awrah et la pudeur

Au hammam, même entre-elles, les femmes ne sont normalement pas complètement dévêtues, elles doivent couvrir une partie de leur corps. Cependant, ce n’est pas toujours le cas et elles sont parfois totalement nues sans aucune pudeur. Si l’islam recommande la propreté, il recommande aussi la pudeur.
Il est obligatoire pour la musulmane et le musulman de cacher sa ‘awrah. Le mot ‘awrah désigne ce que l’être humain doit cacher par pudeur. Elle est définie selon le sexe et le lien entre les personnes. Pour l’homme, par rapport aux hommes, la ‘awrah va du nombril jusqu’au dessous du genou. Pour la femme, par rapport aux femmes, elle englobe tout le corps excepté le visage, la tête, le cou, les épaules, les bras, les pieds et les mollets (d’après certains savants) [
3]. Une femme musulmane ne doit donc pas complètement se dévêtir devant d’autres femmes. Ce caractère obligatoire de cacher une ou plusieurs parties de son corps, d’être pudique vient du Coran et de la sunna du Prophète saws.

« Ô ! Vous qui croyez ! Que vos serviteurs et les enfants qui sont encore impubères prennent soin, avant de pénétrer dans votre chambre, d’en demander la permission à trois moments de la journée : avant la prière de l’aube, à l’heure où vous quittez vos vêtements pour la sieste, et après la prière du soir. Ce sont là, pour vous, trois occasions où vous vous dévêtez (‘awrah), en dehors desquelles il n ‘y a nul grief, ni pour vous ni pour eux, si vous entrez les uns chez les autres. C’est ainsi que Dieu vous expose Ses enseignements : Dieu est Omniscient et Sage ! »
Sourate 24, An-Nour (La lumière), verset 58/

Ce verset du Coran montre la notion d’intimité et le suivant de pudeur :

« Ne vous exhibez pas sans pudeur, telles des païennes du temps passé ! »
Sourate 33, Al Ahzâb (Les coalisés), verset 33

Les hadiths suivants expriment la même idée :

Abou Saïd Al-Khoudri (Que Dieu soit satisfait de lui) a rapporté que le Messager de Dieu saws a dit : « Qu’un homme ne regarde pas les parties intimes d’un autre homme, ou une femme les parties intimes d’une autre femme ! Et qu’un homme ne se couche pas avec un autre homme sous le même drap, et que, de même, une femme ne se couche pas avec une autre femme sous le même drap ! » (Rapporté par Mouslim)

Bouhz Ibn Hakim a raconté d’après son père, que le père de ce dernier (Que Dieu soit satisfait de lui) avait demandé au Prophète saws : « Ô ! Prophète de Dieu, nos parties intimes (’awrah), que peut-on en montrer ou en cacher ? » Il avait répondu : « Garde tes parties intimes de tous, excepté de ton épouse (...) ! » L’autre avait continué : « Et si les gens sont en groupe, les uns avec les autres ? » Il avait répondu : « Si tu le peux, fais en sorte que personne ne les voient ! » Il avait encore demandé : « Et si l’un de nous se trouve seul ? » Le Prophète saws avait répondu : « Dieu - qu’il soit béni et exalté - mérite plus qu ‘on soit pudique envers Lui ! » (Hadith relaté par Boukhari, Mouslim, et d’autres).

Ainsi, le hammam est une tradition qui, à un moment donné de l’histoire, a répondu à une nécessité imposée par l’islam. Il n’est pas interdit mais il faut veiller à respecter la notion de pudeur imposée en gardant sa ‘awrah cachée.

Leila R

Samedi 23 juillet 2005
The Hijab should cover the hair, ears, neck and chest. It can be worn in any way so as to meet
these requirements.

Here we have made a few suggestions for any new hijabis or those searching for a new look.

Be creative, experiment and go for something you feel is right, appropriate and comfortable.



 

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