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10 juin 2006 6 10 /06 /juin /2006 16:53

Abraham (Que le salut de Dieu soit sur lui) en compagnie de sa femme Hajar (Que le salut de Dieu soit sur elle) et de son fils Ismail (Que le salut de Dieu soit sur lui) se rendirent dans un lieu désert où il n’existait ni plantes, ni eau. Abandonnant tous leurs biens derrière eux ainsi que la verdure, les fruits et les rivières auxquels ils étaient habitués, ils se rendirent donc dans cette zone aride sur laquelle naîtra plus tard la ville de La Mecque. Abraham (Que le salut de Dieu soit sur lui) demanda à son épouse de s’installer là où Dieu les avait envoyés, et il se prépara à repartir pour accomplir sa mission, mais Hajar (Que le salut de Dieu soit sur elle) l’arrêta pour lui demander : « Nous abandonnerais-tu donc dans ce lieu où il n’y a ni à mangers ni à boire ? » Comme son mari lui répondait par l’affirmative, elle chercha à savoir si telle était la volonté divine, et Abraham (Que le salut de Dieu soit sur eux) le lui confirma. Elle accepta alors son sort et s’en remit à Dieu en disant : « Si telle est la Volonté de Dieu ! ». Alors Abraham (Que le salut de Dieu soit sur lui) partit donc, laissant seuls sa femme son fils, avec pour toute provision un peu de nourriture et une foi en Dieu si grande que nul ne pouvait la décourager. Quelques jours après le départ d’Abraham (Que le salut de Dieu soit sur lui) la réserve d’eau s’épuisa, et la mère et le fils commencèrent à souffrir de la soif. La mère chercha vainement une source ou un puits où elle pourrait prendre de l’eau pour étancher la soif de son fils, mais où en trouver dans ce désert ? Aussi loin que son regard portait, elle ne pouvait voir que du sable sans aucune plante qui montre la présence rassurante d’un point d’eau. Hajar (Que le salut de Dieu soit sur elle) se mit à aller et venir entre les deux monts de Safa et Marwa dans l’espoir de pouvoir distinguer un bruit d’écoulement d’eau ou d’apercevoir une présence qui les sauverait de cette soif intenable, mais elle ne put rien distinguer d’autre que le silence du désert. Tantôt il lui semblait voir une flaque d’eau au loin et alors elle se rendait en courant du mont sur lequel elle se trouvait à celui qui lui faisait face, mais elle se rendait compte, une fois arrivée sur les lieux, que ça n’était qu’un mirage, une illusion optique. Ces allées et venues entre les deux monts se répétèrent sept fois de suite, et à chaque fois qu’elle faisait le trajet entre Safa et Marwa elle invoquait Dieu et priait pour que son fils et elle-même, soient sauvés d’une mort qui lui semblait très proche, surtout lorsqu’elle entendait les cris incessants de son fils, des cris à fendre l’âme, et qui devenaient de plus en plus faibles à mesure que le temps passait. Le garçon ne cessa de pleurer et de gémir jusqu’à ce qu’il perdit toutes ses forces, il manifesta alors sa souffrance en battant de plus en plus faiblement des pieds contre le sol. Dieu voulut que ce soit ainsi la manifestation de Sa Miséricorde infinie, leçon d’espoir adressée à tous les gens pieux. Les battements contre le sol et les prières insistantes n’étaient en effet que la cause qui allait donner naissance à une source à laquelle Hajar (Que le salut de Dieu soit sur elle) et son fils Ismaïl (Que le salut de Dieu soit sur lui) purent étancher leur soif. Les gémissements de l’enfant cessèrent, et la vie regagna peu à peu ce petit corps. Le sourire réapparut alors sur les lèvres de la mère et sa foi en Dieu lui fit reprendre des forces à son tour. La source qui venait de prendre naissance ne tarit plus jamais, et c’est celle que nous connaissons de nos jours sous le nom du puits de Zem-zem. Dès que l’eau apparut dans la région, les oiseaux furent attirés et ils commencèrent à tournoyer dans le ciel.

Ce récit montre l’immensité de la foi de Hajar. Dès qu’elle sut qu’il s’agissait d’une décision divine, elle accepta tout de suite que son mari la laisse seule avec son enfant dans une zone désertique, s’en remettant à Allah. Il s’agit bien d’une preuve d’une soumission totale à Allah, un exemple à suivre.

Allah a honoré Hajar en demandant aux Musulmans, hommes et femmes, de répéter le même va-et-vient entre les monts Safa et Marwa lors du pèlerinage, cinquième pilier de l’islam, obligatoire pour ceux qui en ont les moyens, une fois dans leur vie. Ils marchent ainsi sur ses traces, en invocant Allah.
Chaque année, c’est donc plus de deux millions de Musulmans qui se souviennent de Hajar, de sa quête d’eau lors du pèlerinage (hajj). Et tout au long de l’année, cette commémoration se poursuit lors du petit pèlerinage (omra).

Sawsan R.

source: Aslim Taslim

 

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Published by Bouchra - dans Femina-famille
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commentaires

Zeineb 13/06/2006 14:23

Assalm 3alaycoum, je conscidère ces femmes (que la paix soient sur elles) commes des héroiines, ou parfois des examples pour toutes les femmes musulmanes (surtout les femmes et les filles du prophète sallallaho 3alayhi wa sallam) , et j'aprècie leurs foie ... et leurs confiance total en Allah ta3ala
.. masha allah .... Jazakillaho kheiran okhtii...

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