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29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 00:00

'Awf Ibn Màlek rapporte que 'Àisha [radiAlla: apprit que 'Abdullàh Ibn Azzoubeyr , (le fils de sa sœur Asmà3, fille de Abou Bakr) avait dit à propos d'une vente ou d'une donation faite par 'Aisha :

«Par Dieu, si 'Aisha ne cesse pas de dilapider ainsi son argent (par générosité excessive), je mettrai certainement un séquestre sur sa fortune». (Il était alors le gouverneur du Hedjaz).

Elle dit: «Est-ce bien lui qui a proféré de telles paroles?» Ils dirent: «Oui». Elle dit: «Je fais vœu à Dieu de ne plus jamais adresser la parole à Ibn Azzoubeyr».

Quand cette rupture dura trop longtemps pour Ibn Azzoubeyr, il demanda qu'on intercédât pour lui auprès d'elle.

Elle dit: «Non, par Dieu. Jamais je n'accepterai d'intercession en sa faveur et jamais je ne manquerai à mon vœu».

Quand Ibn Azzoubeyr trouva cette séparation insupportable, il en parla à Al Miswar Ibn Makhrama et à 'Abdurrahman Ibn Al Aswad. Il leur dit: «Je vous en conjure par Dieu! Introduisez-moi chez 'Aisha car il ne lui est pas permis de faire vœu de rompre ses liens de parenté avec moi».

Al Miswar et 'Abdurrahman le prirent avec eux et demandèrent la permission d'entrer chez 'Aisha. Ils lui crièrent de l'extérieur: «Que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur toi ainsi que Sa miséricorde! Pouvons-nous entrer?»

'Aisha leur dit: «Entrez». Ils dirent: «Est-ce que nous entrons tous?» Elle dit: «Oui, entrez tous». Elle ne savait pas qu'Ibn Azzoubeyr était avec eux.

Une fois qu'ils entrèrent, Ibn Azzoubeyr franchit le rideau derrière lequel se tenait sa tante et la serra dans ses bras. Il se mit alors à la prier de l'excuser tout en pleurant à chaudes larmes. Al Miswar et 'Aburrahman, de leur côté, la supplièrent de lui parler et d'accepter ses excuses. I

ls lui dirent: «Le Prophète a interdit cette rupture des liens de parenté que tu veux maintenir. Or il n'est permis à un Musulman de rompre ses liens avec un Musulman plus de trois nuits successives».

Devant leur insistance et leurs rappels répétés, elle se mit à leur rappeler ce que Ibn Azzoubeyr avait fait avec elle et à pleurer en disant: «J'ai fait un vœu et le vœu n'est pas facile à rompre». Mais ils ne cessèrent pas de la prier jusqu'à ce qu'elle adressât enfin la parole à Ibn Azzoubeyr. Pour se délier de son serment elle affranchit quarante esclaves (alors qu'un seul aurait suffi). Plus tard, quand elle parlait de ce vœu, elle pleurait jusqu'à mouiller son voile. (Al Boukhàri)

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Published by Bouchra - dans hadiths
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