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11 juillet 2005 1 11 /07 /juillet /2005 00:00

Voici une série d’articles qui intéresseront les musulmans comme les non musulmans. Il s’agit de présenter quelques traditions liées à la femme, certaines sont liées à la religion, d’autres ne sont que des coutumes ancestrales. Le but est de distinguer ce qui est recommandé par la religion et ce qui ne l’est pas.
La première tradition que nous présentons est l’excision, pratique répandue en Afrique noire et en Egypte. La description de cet acte est insoutenable pour le lecteur et encore plus pour une lectrice mais on ne peut traiter un sujet sans en donner une définition précise.

 

Définition

Pour celles et ceux qui ne savent pas exactement en quoi consiste l’excision, une définition s’impose. Parmi les pratiques toujours en cours, il en existe trois types. La première est « légère » revient à couper le sommet du clitoris. La seconde, et la plus répandue, est l’ablation du clitoris, partielle ou complète, et/ou celle des petites lèvres. La troisième est appelée infibulation ; elle consiste à enlever le clitoris, les petites et grandes lèvres puis à coudre les deux côtés de la vulve avec parfois des matières de fortune en ne laissant qu’un orifice étroit. Quelle qu’elle soit, l’excision est une mutilation pour la femme.

Les conséquences pour les femmes

L’excision a de nombreuses conséquences pour les femmes, tant physiques que psychologiques. L’acte est le plus souvent pratiqué sur les jeunes filles. Elles ne sont pas ou peu informées sur ce qu’elles vont subir, ni pourquoi. Elles sont marquées à vie par les douleurs atroces lors de l’opération effectuée sans anesthésie. Ces douleurs reviendront alors à leur mémoire tout au long de leur vie lors de rapports avec leur mari, forcément douloureux et synonymes de torture et lors de l’accouchement. Elles perdent ainsi une partie de leur identité et leur droit au plaisir. Lors de l’accouchement, il n’est pas rare que la mère et/ou l’enfant perdent la vie à cause de complications dues à l’excision. Les conséquences directes de l’opération sont une hémorragie importante, cause de mortalité, de difficultés d’uriner, d’infections chroniques (35%) des reins et des organes génitaux et de stérilités (25%). Les excisions pratiquées par des non médecins seraient responsables de 85% des problèmes des organes génitaux [1].

Quelques chiffres

Il n’est pas évident de chiffrer avec précision le nombre de femmes excisées dans les pays où elle est pratiquée car si 75% des gouvernements condamnent cette pratique, peu prennent des mesures concrètes pour l’arrêter. Sur le continent africain, les pourcentages de femmes excisées vont de 5 à 98% (cf. tableau) [2]. En Egypte où plus de 90% des femmes sont excisées [3], 85% du million d’excisions annuelles sont réalisées par des matrones et des barbiers improvisés chirurgiens, 1300 fillettes meurent chaque année suite à une excision.

 

% estimatif de femmes excisées

Nombre estimatif de femmes excisées (en millions) 1994

Politique officielle déclarée contre l’excision

Excision interdite par loi spéciale

Excision interdite par code médical

Nigéria

60

32,8

Oui

Non

Non

Egypte

80

24,2

Oui

Non

Oui

Ethiopie

90

23,9

Oui

Non

Non

Soudan (du nord)

89

9,7

Oui

 [4]

Non

Kenya

50

6,8

Oui

Non

Non

Somalie

98

4,5

Oui [5]

Non

Non

Mali

80

4,3

Oui

Non

Non

Côte d’Ivoire

60

4,1

Non

Non

Non

Burkina Faso

70

3,5

Oui

Non

Non

Ghana

30

2,6

Oui

Oui

 [6]

Sierra Leone

90

2,0

Oui

Non

Non

Tchad

60

1,9

Oui

Non

Non

Erythrée

90 [7]

1,6

Oui

Non

Non

Guinée

50

1,6

Oui

Non

Non

R.-Uni de Tanzanie

10

1,5

Non

Non

Non

Bénin

50

1,3

Oui

Non

Non

Cameroun

20

1,3

Oui

Non

Non

Zaïre

5

1,1

Non

Non

Non

Togo

50

1,0

Oui

Non

Non

Libéria

60

0,9

Oui

Non

Non

Niger

20

0,9

Non

Non

Non

R. centrafricaine

50

0,8

Oui

Non

Non

Sénégal

20

0,8

Oui

Non

Non

Gambie

89

0,5

Oui

Non

Non

Ouganda

5

0,5

Non

Non

Non

Djibouti

98

0,3

Oui

Non

Non

Guinée-Bissau

50

0,3

Non

Non

Non

Mauritanie

25

0,3

Non

Non

Non

 

Existe-t-il des références religieuses pour justifier cet acte ?

Aucune mention n’est faite dans le Coran de l’excision. Concernant les hadiths, ceux relatifs à l’excision sont très discutés puisqu’ils manquent tous de crédibilité. Par exemple, dans le hadith de Ahmad, rapporté par Bayhaqi, il est dit : « La circoncision est une "sunna" chez l’homme et un acte honorifique chez la femme. » Ce hadith est classé comme léger (khafif) car un de ses rapporteurs, Hajjaj Bi Anta, est exclu des rapporteurs dignes de confiance. Et d’après la jurisprudence islamique, on ne peut se baser sur ce type de hadith pour établir une règle. La majorité des savants musulmans rejettent l’excision et ne lui donnent aucune légitimité. Seuls quelques religieux égyptiens la cautionnent mais plus dans le but de garantir un revenu pour les médecins la pratiquant.
D’autre part, comment une religion qui protège l’être humain pourrait-elle recommander un acte si douloureux, si mutilant, si handicapant pour celle qui l’a subi ? Il serait incohérent d’attribuer à l’islam une telle pratique alors que celui-ci accorde à la femme de nombreux droits dont celui d’être satisfaite par son mari.

De plus, de nombreux pays musulmans ne connaissent pas cette pratique et l’excision est également observée parmi des communautés non musulmanes. C’est le cas en Egypte chez les coptes chrétiens ou au sud chrétien du Nigeria, alors que les musulmans au nord ne la pratiquent pas. Cette tradition est d’ailleurs un rite millénaire mais on n’en connaît pas exactement l’origine. Alors pourquoi cette tradition ?

Parmi les communautés qui pratiquent l’excision, certains ont de fausses idées sur le clitoris : Lors de l’accouchement, il pourrait tuer l’enfant ; le clitoris rappellerait aussi un organe masculin à éliminer pour être une femme à part entière ; ou encore, il empêcherait un rapport sexuel normal. Pour beaucoup, elle symbolise le passage à l’état de femme comme un rite initiatique. D’autres pensent qu’ils risquent le châtiment de leurs ancêtres s’ils ne respectent les rites ancestraux. La croyance en la sorcellerie étant forte dans ces communautés, c’est sur elle que repose en partie l’excision. Le poids de cette coutume et la pression sociale ne laissent que peu d’espoir pour une femme d’échapper à cette mutilation.

Vers une évolution ?

Dans les pays africains, quelques gouvernements font de réels efforts pour faire reculer cette tradition comme le Burkina Faso. On peut observer une évolution mais lente car les mentalités changent difficilement. Quant à la majorité des gouvernements des pays africains, elle feint d’agir en se déclarant contre sans prendre aucune mesure concrète (cf. tableau).
En Europe, avec l’immigration africaine, le problème de l’excision reste une réalité pour ces femmes. Elle est soit pratiquée illégalement dans le pays d’accueil, soit pratiquée dans le pays d’origine pendant les vacances. Femmes africaines et occidentales se battent côte à côte contre cette tradition et tentent d’épargner cette mutilation aux jeunes filles. En France, ce sont plus de 30 000 femmes et jeunes filles excisées et 10 000 à 20 000 petites filles qui risquent de l’être. Toutefois, la France est le seul pays d’Europe à avoir condamné exciseuses et parents pour cet acte cruel
.

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Published by Bouchra - dans Femina-famille
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commentaires

oum abdAllah 03/03/2006 15:00

assalam alaycum wa rahmatullahi wa barakatuh.
dans le livre de l'imam Ibn Qayim Al Jawzia intitulé"regle religieuse concernant les femme" l'imam parle de la circoncision  'sunnah' et non de léxcision de la jahilia.il s'agit de la premiere ke tu as cité ma soeur,le prophete nous rapporte que c un bien pour l'homme et pour la femme car elle augmente le plaisir sexuelle pour les deux conjoints. les non croyant commence a le pratiquer en chirurgie esthétique ils viennent de trouver les bienfait d'une sunnah ke l'on connait depuis plus de1400ans.limam est lélève de Ibn Taimya(r)ki est connu pour sa rigueur dan l'authenticité des hadiths.
L'islam s'est aussi le conseil et si je peux vous conseiller toujours se fier aux savant pour les regles religieuse et ne pas se laisser influencer par les non musulman car lorsqu'il parle de mutilation feminine se sont les excision barbare et non la circoncion sunnah qui est un bien fait etant une sunnah.
Meme si nous ne comprenons pas toujours croire le prophete et toujour lorsqu'on prend la responsabilité démettre un avis juridique préciser ala personne kil s'agit d'un avis et non d'une unanimitée. JAZAK Allah pour ce bo site oukhti et noubliez pas du'a adjma'in.

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