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17 août 2005 3 17 /08 /août /2005 00:00

Un an déjà que la loi fut décrétée.
Liberté, égalité, fraternité, laïcité.
Ajout brutal dans la devise nationale
Où s'intercale le racisme, la nostalgie coloniale.
Depuis bien des années, à grand coup de polémiques,
Est mis en tête d’affiche l’histoire du foulard islamique.
Par des intellectuels en renfort, islamologues improvisés,
Des écrivains pour enfants, des arabes civilisés,
Des reportages fictifs, des débats médiatisés,
Facilement s’obtient l’accord d’une opinion maîtrisée
Et c’est méprisé, que je vois télévisé,
L’accueil a bras ouverts, le 15 mars, de la loi tant prisée.

Un an déjà que leurs regards ont changé,
Déjà glacials au départ mais aujourd’hui enragés.
Une population bernée qui nous a pris en froid,
Moi et mes sœurs voilées au comportement bon et droit.
Nous pointant du doigt, nous fouillant de leurs yeux,
L’étoile jaune a laissé place au couvrement de nos cheveux.
Représentant un danger, une menace pour la France,
Ceux qui nous parlent de respect personnifient l’intolérance ;
Tous ligués contre une pratique correct de mon islam,
Menant une lutte démocratique pour les droits de la femme,
Mais à cause de leurs actes, ce sont mes larmes qui coulèrent,
Ils ne voient que mon voile et pas la femme qu’il y a derrière !

Un an déjà et même plus qu’on s’exprime en mon nom,
Que j’entends parler de moi à la télévision,
Qu’on me compare aux femmes persécutées,
Qu’on voile de force et dont les droits sont amputés.
Qu’on dit de moi que je suis une pauvre manipulée
Par mon père, mes frères, et tout les hommes du quartier.
Ou bien que je suis moi-même une manipulatrice,
Partisanes du djihad, engagée dans leur milice.
Mais pas à un seul moment on ne me donna la parole,
On me laissa enchaînée, bâillonnée en camisole.
Mais désormais je réponds à leurs critiques, à leurs devises,
Je leur dis ce que je suis : ni dupe, ni soumise !

Un an déjà qu’ils m’insultent et me volent,
Qu’ils me scrutent chaque jour sur les bancs de l’école.
Lycéenne prise en exemple mais à l’apparence suspecte :
Habillé d’un vêtement ample, un voile sur la tête.
Au début nombreuses, unies, fortes et solidaires,
Attachées les unes aux autres dans un combat égalitaire,
Mais de conseil de discipline en conseil de discipline,
D’exclusion en exclusion, notre dos peu a peu s’incline.
Trop faibles pour une lutte contre le reste du monde,
Une communauté absente pour répondre à nos demandes.
Peu a peu j’ai cédé de la place sur le terrain,
J’ai accepté leurs exigences, ai enlevé mon voile un matin.

Un an déjà que les jours sont trop longs ;
Que je T’implore en pleurs de m’accorder Ton pardon
Pour T’avoir désobéis, pour leur obéir a eux,
Pour les privilégier à Toi, mon Dieu, le Seigneur des cieux.
Les jours passaient, de dépression en coups de pression,
J’étais une ombre, une lycéenne en manque de motivations.
Le visage pâle et livide, les yeux rouges et cernés.
Les nuits blanches et les larmes avaient détruit mon année.
Puis un matin, j’ai pris ma décision :
Je ne me dévoilerai plus qu’il soit content ou non !
Et qu’importe les difficultés que j’allais rencontrer,
Car c’est dans Ton chemin Rabbi que je les affronterai !

Un an déjà qu’ils m’ont exclu du lycée
A cause d’une image de moi qu’eux-mêmes se sont tissée.
Après celui des autres sœurs, mon tour été venu,
Pour qu’on me mette à l’écart de leur système corrompu :
Ils nous parlent de brassage des cultures, d’intégration
Me privent de vie sociale, m’interdisent l’éducation.
Contradictions évidentes trop criantes dans leur discours,
Dénonciations militantes que je présente sans détour.
Ils m’ont volé ma liberté, m’ont privé de mes droits,
Ceux d’êtres une fille comme les autres, avec ses propres choix.
Mais qu’importe ce que je dis, mes propos seront ignorés,
Ils ne cherchent pas la vérité, mais leur propre intérêt.

Un an déjà que je tends, vers Toi, mes deux mains,
Toi le meilleur Protecteur, Toi le meilleur des soutiens,
Rien ne peut te nuire à Toi l’Incomparable,
Toi qui peux tout alors que nous sommes incapables.
C’est vers Toi ô Allah que je cherche le renfort,
Toi, Celui qui élèves, qui assistes et rends fort !
Aides celles, ô Allah, qui endurent avec patience,
Remplis leurs mains levées, offres-leur la délivrance !
Combles-les de Tes bienfaits et apaise leur cœurs !
Adoucis leur peine, leur souffrance, leur douleur !
Fais que celles qu’on rabaisse, qu’on insulte et qu’on piétine,
Soient les reines du paradis ! Allahoumma amine !

                                                         (je les Pris d'un furom)

 

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Published by Bouchra - dans Poemes
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commentaires

Muslimaa 27/03/2009 23:02

Mashallah un poéme ki donne la larme a loeil quallah nous pardonne.amineeee

amine 09/01/2009 16:24

salamoualaykoum ton site et fabuleux merci d'avoir cree se site pour que tous le monde le voi

sarah 08/01/2009 16:39

ma seour tes poeme sont magnifique machallah voila mon blog hawayenedu06 jai prit umpeu de poeme pour les faire tourner

f@tim@ 26/08/2005 17:53

assalamou walikoum!!voila des paroles justes!que allah nous préservent nous les musulmans de l'injustice d'ici bas!amine

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