Depuis le déclenchement de lintifada, plus de 2.000 enfants ou adolescents palestiniens de 11 à 18 ans ont été emprisonnés par les forces de sécurité. Pour lheure, 353 dentre eux sont toujours derrière les barreaux, aux mêmes conditions que les adultes, dans des établissements pénitentiaires et dans les camps de détentions spéciaux.
"Il sagit dune violation flagrante de plusieurs conventions internationales, dont celle de 1989 sur les droits de lenfant", affirme Jessica Sandberg, une Suédoise envoyée dans la région par la Commission internationale des juristes (CIJ) afin de suivre, en compagnie davocats, la manière avec laquelle ces détenus sont traités par les cours militaires chargées de les juger.
"Le 9 mai, jai assisté en personne au procès de neuf mineurs dâge par un tribunal militaire. Ces enfants sont arrivés au tribunal avec un uniforme marron de détenu, enchaînés et escortés de soldats en armes. Ils navaient pas vraiment conscience de ce qui leur était reproché. Leur avocat na pas eu le temps dexpliquer leur dossier au juge : celui-ci voulait réduire laudience au minimum."
Selon les promoteurs de la campagne, 90 % des mineurs dâge condamnés auraient lancé des pierres sur des soldats ou sur des chars. Une « atteinte à la sûreté de lEtat », selon les lois militaires édictées par Tsahal. Pris en flagrant délit ou arrêtés à la sortie de lécole sur dénonciation, ces enfants disparaissent de la circulation durant plusieurs semaines (ou plusieurs mois) sans que les parents soient informés de leur interpellation. Cest notamment le cas de Rakan Sweird (12 ans), un gamin de Jéricho dénoncé comme lanceur de pierres et enlevé par des soldats qui lattendaient à la sortie de toilettes. Au terme dun procès expéditif, il a écopé de six mois de détention ferme, de huit mois de probation et dune amende de 6.000 shekels (1.100 euros). Tenus à distance, ses parents ont eu deux minutes en tout et pour tout pour le réconforter le jour de laudience. Sauf en cas de révolte comme ce fut le cas à plusieurs reprises en 2003, les médias israéliens névoquent pas souvent le cas des enfants palestiniens détenus. En outre, il est impossible dobtenir de Tsahal (larmée) des informations sur la répartition des âges de ces détenus, sur les faits qui leur sont reprochés et sur les peines prononcées. Cependant, lorganisation israélienne de défense des droits de lhomme BTselem confirme les témoignages écrits ou filmés recueillis par les promoteurs de la campagne et selon lesquels une partie de ces détenus serait soumise à des punitions dégradantes (linterdiction daller aux toilettes avant 22 heures) ou à des mauvais traitements (privation de sommeil et coups durant les interrogatoires).
Devenus dépressifs et parfois poussés au suicide, bon nombre de ces mineurs sont également coupés de leur famille puisque leurs parents vivent dans les territoires et quils ne sont pas autorisés à pénétrer en Israël pour leur rendre visite. Une règle qui souffre pourtant de quelques exceptions puisque la Croix-Rouge parvient, dans la plus grande discrétion, à décrocher des permis de visite au compte-gouttes. "Nous voulons rendre ce dossier public car on y trouve une liste incroyablement longue de violations des droits humains les plus élémentaires, déclare Ibrahim Al-Masri, le responsable du département juridique de « Defence for Children International ».
Nous disposons de témoignages précis sur des cellules de neuf mètres carrés dans lesquelles sentassent une vingtaine denfants ainsi que sur des privations de nourriture et de lumière infligées à des gamins. Il faut que cela se sache."
Serge DUMONT- Le Soir
Voici, quelques photos chocs accompagnés de témoignages de pauvres enfants palestiniens :
Je m'appelle Alayyan Zayed, j'ai 9 ans. Je ne peux pas jouer dans ma cour. Je ne peux pas sortir devant la porte d'entrée de ma maison à cause du couvre-feu. J'ai caché mes jouets parce que j'ai peur que les soldats israéliens m'emmènent parce que j'ai des fusils jouets et des tanks jouets. Je ne peux même pas aller au magasin acheter des bonbons à cause du couvre-feu.
Voici une lettre de Rana au monde entier: En ce moment, mon père est au loin. Quand j'ai remarqué pour la première fois que ma sSur et ma mère pleuraient en regardant la TV où on voyait les soldats israéliens qui tuaient les hommes qu'ils avaient arrêtés, j'ai cru que mon papa était l'un d'eux. J'ai commencé à pleurer et pleurer et puis au bout d'une minute je me suis demandée pourquoi je pleure, c'est notre destinée. Mon père est policier et nous devons résister.
Je m'appelle Lema Zayed, j'ai 11 ans: je veux aller à l'école finir mes études cette année. Je veux être libre pendant l'été, aller nager et m'amuser. Je veux que les soldats israéliens quittent notre pays, arrêtent l'occupation et arrête d'utiliser ces gros tanks. Nous n'avons rien pour les confronter. Je ne veux pas qu'ils occupent nos maisons ou qu'ils tirent des obus dessus.
Je m'appelle Ahmed Tuqan, j'ai 7 ans. Depuis que l'Intifada a commencé, nous avons commencé à déménager d'une maison à l'autre. Chaque semaine, nous habitons une maison différente. Les Israéliens entrent dans les maisons et ils font peur aux gens. Quand ils sont entrés dans Jérusalem, nous avons déménagé à Ramallah et quand ils sont entrés à Ramallah, nous avons déménagé à Jérusalem.
Mustafa Mulhem, 8 ans: je veux dire merci aux pays étrangers parce qu'ils veulent aider les enfants palestiniens. Notre situation est très, très mauvaise. Nos villes sont occupées, Je suis à Ramallah, c'est l'occupation totale par les soldats israéliens, la ville est pleine de tanks et de véhicules militaires. J'ai du chagrin pour les shuhada (morts) et les blessés mais nos hôpitaux et nos docteurs nous protégerons.
Je m'appelle Ala' Jibrin, j'ai 12 ans: j'habite Ramallah dans une vieille maison d'une pièce. Il n'y a pas de toilettes, alors nous utilisons les toilettes dehors (lieux d'aisances) de nos voisins, à 30 mètres de chez nous. Les soldats israéliens nous empêchent d'y aller ou d'aller à la cuisine, qui est aussi à l'extérieur de chez nous. Nous ne pouvons même pas faire la cuisine. Nous sommes 8 frères et sSurs dans cette situation difficile. Nous n'y comprenons rien et nous ne savons pas quoi faire, si nous sortons, il se pourrait qu'ils nous tirent dessus. En plus, les soldats jettent leurs ordures, ils chient et pissent devant notre porte d'entrée. L'électricité est coupée depuis hier. Nous sommes nerveux et c'est une situation psychologiquement difficile. Nous demandons à Dieu et à toute personne sur cette terre qui a des sentiments humains de s'interposer et de mettre fin à ce cauchemar que vivent les enfants palestiniens.
Je m'appelle Yanal Zayed, j'ai 4 ans. Je veux nager. Je veux être chez moi, avoir une maison et une fenêtre pour regarder dehors.
Je m'appelle Sara Atrash, j'ai 5 ans, Mamam, je t'aime.
Heba Burkan: 12 ans: Nous désirons ardemment la paix et la sécurité. Nous voulons de l'amour et de l'affection. Donnez-nous notre enfance et la liberté.
Ahmed Atrash, 8 ans: C'est une situation très difficile. Je m'ennuie. Mes parents ne me laissent pas jouer dans la cour. Ils ne me laissent pas regarder la TV, parce qu'ils regardent les nouvelles. Je suis triste pour les shuhada (morts) et j'étais encore plus triste quand j'ai entendu que leur nombre augmentait. Mais je joue avec mes amis dans le quartier. Mon seul souhait est que les soldats israéliens partent de mon pays et c'est le meilleur vSu que je fais.
Les opprimés sont devenus les oppresseurs...
Ala' Jibrin, 12 ans: Pendant qu'on dormait, on a entendu un bruit de verre cassé. Nous avons regardé par la fenêtre et avons vu des soldats israéliens qui cassaient les vitres des voitures et qui volaient les lecteurs de CD. Ils ont cassé les vitres de notre voiture mais, Dieu merci, ils n'ont pas volé notre lecteur. Le matin, 15 soldats sont entrés chez nous en criant. Ils ont tout mis sens dessus dessous, ils ont arrêté mon père et nous ont gardés dans notre petite cuisine à l'extérieur de la maison. Je crois qu'ils ont emmené mon père parce qu'il avait un drapeau palestinien. Je les ai vus battre très fort les hommes qu'ils avaient arrêtés. Est-ce que ce n'est pas en soi du terrorisme, oh mon Dieu!
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---> Le père a tenté de sauver son fils des soldats israeliens mais en vain...l'enfant est mort juste après une frayeur inimaginable et son père gravement blessé n'a rien pu faire...il a tenter de le protéger des balles mais elles allaient ds tous les sens!! imagine ton fils à la place de l'enfant et imagine toi à la place du père...Les palestiniens vivent une grande injustice et nous, on fait koi?? |
Mizer Jibrin, 15 ans (frère d'Ala). Les soldats israéliens nous ont empêchés de sortir pour aller à la cuisine ou aux toilettes. Nous étions dans une situation incroyable. Comme les toilettes sont loin de la maison, mes plus jeunes sSurs utilisaient une boîte à ordure vide. J'ai refusé et insisté pour aller aux toilettes dehors. Mes parents ont essayé de m'empêcher, et comme j'insistais il ont été d'accord en me disant de faire attention. Quand j'ai eu fini aux toilettes, les soldats m'avaient encerclé et m'ont demandé de mettre les mains en l'air. L'un d'eux m'a poussé et a commencé à me questionner: Qu'est-ce que tu fais, comment tu t'appelles, quel âge as-tu? Je leur ai répondu et ils allaient me battre quand mon père a crié: «arrêtez, arrêtez, c'est un enfant qui est sorti pour aller aux toilettes». Ils m'ont relâché et ont fait irruption dans la maison. Ils ont emprisonné mes sSurs, mes frères et moi dans notre petite cuisine et ont détruit nos affaires. Ils ont arrêté mon père et l'ont battu avec d'autres hommes. Puis ils leur ont couvert la tête avec des sacs en plastique en les emmenant vers une destination inconnue. J'ai connu l'occupation et je n'oublierai jamais, jamais. Je veux dire arrêtez votre occupation, arrêtez votre tyrannie et arrêtez votre tuerie, arrêtez...
Alayyan Zayed, 9 ans: Les soldats israéliens tuent les hommes jeunes et effrayent les enfants. Ils emprisonnent les soldats palestiniens et tuent les journalistes. Soutenez-nous et protégez-nous
ہ vous tous,
Je suis la directrice du Centre culturel Khalil Sakakini de Ramallah, je vous écris de chez moi pendant le siège. Vous trouverez ci-joint 13 courts témoignages d'enfants palestiniens qui vivent sous le siège à Ramallah. Veuillez les publier et les diffuser immédiatement.
Ces témoignages ont été transcrits en arabe par Mme Manal Issa, préposée aux finances et à l'administration du Centre Sakakini, et ils ont été traduits en anglais, puis en français. Nous espérons que vous pourrez les publier comme «instantanés» sur le sort qui est nôtre, nous les Palestiniens assiégés par les Israéliens.
Merci et salutations, Adila Laïdi
Soubhanaallah , tout ce que ces enfants subissent tous les jours et ils gardent tous le sourire, faisons des douas pour ces enfants qui souffrent, et prenons conscience de ce que nous donne tous les jours Allah (swt) , n'oublions pas de dire el hamdoulillah pr ce qu'Il nous fait manger, pour ce qu'Il nous fait boire,pour ce qu'Il nous donne pour nous vetir, pour ce toit sous lequel on dort et pour cette paix qui est la pour chacune de nos journees. Nos petits problèmes existentiels ne sont rien comparés aux souffrances de ces enfants. Alors dites :
EL HAMDOULLILLAH RABBI EL ALAMIN

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