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Jeudi, 12 Juin. 2008   soit le 09 Jumada-Al-Thani 1429

 

  Que la Paix d'Allah Le Tout Miséricordieux
Et Sa Miséricorde vous accompagne

 

As-Salamou 'Alykom wa rahmatoullahi wa barakatouhoh

الصلاة و السلام على سيدنا ومولانا و نبينا و رسولنا الذي بعث هاديا للناس أجمعين و على آله و صحبه و من تبعه إلى يوم الدين
 


Je suis de nouveau parmit vous mes chers visiteurs


 

Vendredi 15 juin 2007

Son nom

Mouhammad Al-Ghazâlî Ahmad As-Saqqâ

Sa naissance

Né en 1917, à Nakla al-cinab, Province d'Al-Buhayrah, Egypte.

Son autobiographie

Il dit : "Mon père, puisse Dieu bénir son âme, aimait le Sheikh de l'Islam Abou Hâmid Al-Ghazâli. Il fut un amoureux du soufisme, respectait ses gens et prenait de leurs enseignements ce qu'il souhaitait. Il fut également un Hafidh du Coran et avait une profonde compréhension de ses versets. Mon père raconta aux amis de la famille qu'il m'appela "Mouhammad Al-Ghazâli" à la demande de l'Imâm Abou Hâmid, que Dieu lui fasse miséricorde, qu'il vit en songe. Cependant, bien que son nom est associé au mien, il n'est pas forcément associé à mon école de pensée. J'ai beaucoup profité des écrits d'Abou Hâmid Al-Ghazâlî, plus particulièrement, de sa Critique des Philosophes [Tahâfut Al-Falâsifah], de même que j'ai tiré profit des écrits de ses contemporains comme Ibn Rushd dans "La Critique de la Critique" où Ibn Rushd critiqua les écrits d'Abou Hâmid. Si Al-Ghazâlî a l'approche d'un philosophe et Ibn Taymiyah celle d'un juriste [faqîh], alors je me considère comme un élève des deux écoles, celle de philosophie et celle du fiqh.

Je suis né en 1336 A.H. (1917 E.C). Je fus élevé dans un environnement religieux et fus l'aîné de sept frères et sœurs. Mon père fut un pieux commerçant. C'est lui qui encadra mon apprentissage du Coran. Jamais je n'oublierai l'immense générosité dont il fit preuve lorsqu'il vendit tout ce qu'il possédait pour m'envoyer à l'Institut d'Al-Azhar le plus proche. Ce dernier était à Alexandrie. Ainsi, il dut quitter son village (Nakla El-'Enab, province de Buhyara, Egypte) et s'installa à Alexandrie afin que j'étudie à Al-Azhar. J'avais alors dix ans.

J'eus une enfance qui n'avait rien hors du commun, si ce n'est que la lecture était ma drogue. Je lisais tout le temps. Ma lecture n'était pas restreinte à un domaine donné. Je lisais en marchant, voire en mangeant.[...]

Sheikh 'Abd Al'Adhim Az-Zurqâni, qui fut mon professeur à la Faculté des Fondements de la religion, eut une influence sur ma personnalité. C'était un savant qui avait un grand savoir tant dans la religion qu'en littérature. Dans ses écrits, il manifestait une remarquable maîtrise de l'éloquence et une expression aisée et claire.

A l'institut d'Alexandrie, je fus marqué par Sheikh Ibrâhîm Al-Gharabâwy et Sheikh 'Abd Al-'Aziz Bilâl. Ils avaient beaucoup de professionnalisme dans leur approche pédagogique basée sur la psychologie et avaient tous les deux atteint un degré élevé en piété. Dans chacun de leur cours, ils donnaient des conseils au sujet de l'observance de Dieu, le travail pour l'Au-delà et la vigilance pour ne pas être ébloui par les certificats honorifiques et le prestige que l'on pourrait rechercher. Ils disaient que les titres peuvent manifestement altérer la sincérité et que cette prise de conscience et vigilance sont indispensables pour la foi.

En outre, je fus influencé par Sheikh Mahmûd Shaltût, qui devint ultérieurement le grand Imam d'Al-Azhar. Il fut mon professeur dans la discipline d'exégèse du Coran (tafsir). Il avait une compétence certaine dans ce domaine, outre sa compétence en Fiqh (jurisprudence) et sa compréhension profonde de la législation islamique. Il fut, que Dieu lui fasse miséricorde, une figure de renommée internationale.

Celui qui me marqua le plus, c'est le martyr, l'Imam Hasan Al-Bannâ.[...]

Toutefois, je considère que l'école dont j'ai pavé la voie et dont je suis le pionner, profite des toutes les écoles de pensée qui apparurent dans l'Histoire Islamique. Je crois aussi en l'usage bénéfique des découvertes humaines et philosophiques en matière de psychologie, sociologie, science politique, économie et Histoire. Je crois en la fusion de tout cela avec la profonde compréhension du Livre de Dieu et la Sunnah de Son Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui.[...]

Je fus diplômé par Al-Azhar en 1360 A.H. (1941 E.C.). Depuis cette date, j'ai travaillé au service de l'islam, prêchant pour inviter les gens à le suivre et l'enseignant.[...]

Après quarante ans de travail dans la prédication islamique, je réalise que le plus dangereux des défis ce sont les pratiques religieuses corrompues. Cela englobe le travail pour les caprices et les illusions, ainsi que le travail pour les désires et bénéfices personnels.[...]

J'ai rédigé quelques-uns de mes ouvrages, préoccupé par le combat de telles pratiques. J'ai abord cela dans mes livres : Réflexions sur la Religion et la Vie, Pratiques non-islamiques, Fondements de la Foi entre le Cœur et la Raison, et la Da'wah (appel) Islamique au 15e siècle higérien..[...]

J'ai commencé à écrire depuis ma tendre enfance. C'était mon passe-temps favori et un désire où je prenais beaucoup de plaisir. Je n'ai écrit sur la religion qu'après avoir commencé mon activité dans la Da'wah. Mon écriture mélange le style technique et poétique. J'essaie d'introduire le savoir islamique à travers les problèmes contemporains. Je dirais que les deux thèmes majeurs des trente-cinq livres que j'ai rédigés pendant ces quarante années sont, d'une part la Foi, la raison et le Cœur, et d'autre part, l'Islam et les énergies inexploitées et inertes.

Mon moment favori pour tenir ma plume c'est après la prière du Fajr. Je me sens plein de fraîcheur à ce moment, concentré et disposé à véhiculer ce que j'ai dans le cœur par le biais de ma plume. Mon premier jet est souvent la version finale. Je retouche rarement ce que j'ai écrit et je lis rarement un livre que j'ai publié, à moins que cela soit vraiment nécessaire. Je ressaisirai un de mes livres pour préparer un dialogue ou une discussion à son sujet.

J'ai toujours souhaité écrire une exégèse contextuelle du Coran. Chaque sourate constitue une unité à part entière contenant des liaisons subtiles entre ses versets. Le début de chaque sourate introduit ce qui viendra à sa fin. Chaque sourate a un thème principal. J'ai un profond désire d'écrire une interprétation du Coran complète et prenant en considération le contexte lié à chacun de ses versets".

Engagement

En 1940, il obtint son diplôme et devint prédicateur dans une mosquée du Caire, dans le quartier de Al-'Atabah. Il occupa divers postes, liés à la prédication, dans la hiérarchie d'Al-Azhar jusqu'à ce qu'il devint le président de la prédication islamique en 1971. Dix ans plus tard, on lui attribua le poste de vice ministre d'Al-Awqâf (Donations Islamiques).

Il écrivit dans le journal du groupe des Frères Musulmans dans les années quarante. Il marqua les esprits par son style unique dans la présentation d'idées islamiques. Sheikh Al-Ghazâli est l'un des savants et penseurs d'Al-Azhar qui ont publié un grand nombre d'ouvrages. L'ensemble de ses ouvrages, plus de cinquante livres, constitue, selon Dr. Mouhammad 'Imârah, "un projet intégré né d'une pensée islamique".

Depuis 1980, Sheikh Al-Ghazâlî participa à de nombreux dialogues avec les voix de la laïcité en Egypte. Il mit l'accent sur la société juste que l'Islam développe. La qualité de ses arguments et ses raisonnements fit son excellence dans les débats. Son caractère fort et son esprit éclairé motivèrent de nombreux penseurs islamiques pour s'impliquer dans ces débats et le soutenir. Sa confrontation avec la laïcité se fit en parallèle avec l'écriture d'ouvrages destinés à guider les jeunes dans leur éveil islamique croissant.

Parmi ses ouvrages

L'Islam et l'Economie

L'islam et les systèmes sociaux

L'Islam et le Totalitarisme politique

L'Islam, et sa calomnie entre le Communisme et le Capitalisme

Pour que l'on sache

Réflexions sur la Religion et la Vie

L'Ethique du musulman (disponible en francais)

Le Credo du Musulman

Le Fanatisme et la Tolérance entre le Christianisme et l'Islam

Le Fiqh de la Sîrah

Dans la Caravane de la Da'wah

Ténèbres de l'Occident

Renouvelle Ta Vie

Pratiques non-islamiques

Jalons de la Vérité

Comment comprendre l'Islam ?

L'Impérialisme

Réflexion sur le Coran

Avec Dieu - Etude de la Da'wah et de ses Hommes

Le Combat du Coran

Le Combat de la Religion

L'Islam et les Energies oisives

Les Droits de l'Homme entre les Enseignements de l'Islam et la Déclaration des Nations Unies

Telle est notre Religion

La Vérité derrière le Nationalisme arabe et le Mythe du Renouveau Arabe

Le cote Spirituel de l'Islam

Défense de la Foi et de la Sharicah contre les accusations des orientalistes.

Les Fondements de la Foi entre la raison et le Cœur

Les Graines de la Fierté

L'Islam et l'invasion rouge

La Da'wah Islamique au 15e siècle hégirien

L'Art du Dhikr et des Invocations du Sceau des Prophètes

La Constitution d'une Unité culturelle entre les Musulmans

La Situation de Monde Islamique au début du 15e siècle hégirien

Obstacles dans la Voie de la Vie Islamique

Devoirs de l'Appeleur à Dieu

Cent questions sur l'Islam

Maladies et Remèdes

Le Futur de l'Islam en dehors de sa terre. Quelle approche ?

L'histoire d'une vie

La Raison du Déclin des Arabes et des Musulmans

Tel est la Voie

Le combat de la Da'wah entre les incapacités internes et les complots externes.

La Vérité Amère (en 6 volumes).

L'invasion culturelle

Cinq thèmes principaux du Noble Coran

La Sounnah du Prophète entre les gens du Fiqh et ceux du Hadith

Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères

Notre Patrimoine Intellectuel Juge par la Sharicah et la La logique

Comment se comporter avec le Noble Coran ?

Les pleurs de mise en garde des missionnaires

Vers une interprétation contextuelle du Noble Coran ( 3 volumes)

Trésors de la Sunnah

La Première Vie (recueil de poésie)

Les Sermons du vendredi (5 volumes)

Sa mort

Décédé en 1996.

Paroles de savants à son sujet

Yûsuf Al-Qaradâwî parle de l'homme qui a passé sa vie, jusqu'à ses derniers souffles, dans la défense de l'Islam. Il rajouta "son père, Sheikh Ahmad As-Saqqâ, espérait voir en lui un héritier de la lumière de l'Imâm Abou Hâmid Al-Ghazâlî. Sans aucun doute, Sheikh Mouhammad fut Le Ghazâlî de notre siècle et il fut un argument de l'Islam et un grand penseur musulman du XXe siècle."

Samedi 9 juin 2007
Abu Nasr Mohammad Ibn al-Farakh al-Farabi

(870-950 ap.jc)


PRÉSENTATION

Abu Nasr Muhammad b. Tarkhan b. Awzalag al-Farabi est connu en Occident, au Moyen Âge, sous les noms d'Avennasar et d'Alfarabius. Bien que turc, il est le deuxième en date des grands philosophes hellénisants musulmans de langue arabe, après al-Kindi et avant Avicenne, qui lui doit beaucoup. Il fut appelé le "deuxième maître", Aristote étant le premier.

Abu Nasr Mohammad Ibn al-Farakh al-Farabi est né dans un petit village Farab proche de Turkistan en 259 A.H. (870 APR. J.C.). Ses parents étaient d'origine Persane originairement, mais ses ancêtres avaient émigré à Turkistan. Connu comme al-Phrarabius en Europe, Farabi était le fils d'un général a complété son éducation plus tôt à Farab et Bukhara mais, plus tard, il est allé à Bagdad pour des plus hautes études où il a étudié et a travaillé de 901 APR. J.C. à 942 APR. J.C. Pendant cette période il a acquis la connaissance approfondie de plusieurs langues aussi bien que plusieurs branches de connaissance et technologie. Il connaissait le règne de six Califes Abbassid. Philosophe, scientifique et expert dans les langues différentes; Farabi a voyagé en Egypte et revenait à Damas en 942 pour se fixer définitivement à Halab (Allepo) où il est devenu le Qadi (Juge) de la ville et un des compagnons constants du Souverain Hamdanide d'Alep Saif al-Daula. Pendant sa carrière, il avait souffert de grandes épreuves et à un moment donné il a travaillé comme gardien d'un jardin. Il est mort en célibataire à Damas en 339 APR.H. /950 APR. J.C. à l'âge de 80 ans. Farabi a contribué considérablement à la science, philosophie, logique, sociologie, médecine, mathématiques et musique . Ses contributions majeures paraissent être dans la philosophie, logique, sociologie et bien sûr comme un Encyclopediste. 

Al-Farabi, est un philosophe hellénisant du monde islamique, qui a tenté d'étayer la foi par la raison et il a affirmé le primat de la vérité philosophique sur la révélation. Pour lui, les vérités philosophiques sont universelles contrairement aux croyances des religions. Après avoir étudié la logique, aristotélicienne, la grammaire, les mathématiques, la musique et la philosophie, Al-Farabi s'est installé à la cour de Sayf al-Dawla qui héberge les savants et les hommes de lettres de cet époque. Il est l'un des premiers penseurs musulmans à commenter et transmettre au monde arabe les doctrines de Platon et aussi d'Aristote qui, selon lui, sont identiques (Synthèse des opinions des deux sages). Pour cette raison, al-Farabi sera surnommé le «deuxième maître». Son influence sera considérable sur des philosophes musulmans ultérieurs comme Avicenne, Avempace et Averroès. Une des contributions importantes de Farabi était de faire l'étude de la logique plus facile en la divisant en deux catégories: Takhayyul (idée) et Thubut (preuve).

ŒUVRES.

Al-Farabi a formulé l'idéal d'une religion universelle, dont toutes les autres religions existantes seraient l'expression symbolique. Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages, qui ont été perdus pour beaucoup d'entre eux, comme ses commentaires d'Aristote, d'autres ont subsisté seulement dans leur traduction en latin médiéval.
Dans la sociologie il a écrit plusieurs livres dont "Ara Ahl al-Madina al-Fadila" qui est devenu célèbre, il est une contribution tant considérable en sociologie et en sciences politiques.
Ses livres sur la psychologie et la métaphysique ont été basés sur son propre travail pour une grande part.
Outre ses écrits philosophiques, il a compilé un catalogue des sciences,qui est une première tentative musulmane de systématisation de la connaissance humaine,le livre "Kitab al-Ihsa al-Ulum" qui discute une classification des principes fondamentaux des sciences de façon unique et utile.
Il a aussi contribué à la théorie musicale dans son Grand Livre de la musique"kitab al musiqa"; Il était un grand expert dans l'art et surtout en musique et a inventé plusieurs instruments de musique, sans compter sa contribution à la connaissance de notes musicales.Il a été rapporté qu'il pourrait jouer si bien son instrument jusqu'à faire rire ou pleurer les gens à volonté.
Bien que beaucoup de ses livres ont été perdu, on a rescencé 117. 43 sont sur logic, 11 sur la métaphysique, 7 sur l'éthique, 7 sur les sciences politiques, 17 sur la musique, médecine et sociologie, alors que 11 sont des commentaires. Quelques-uns de ses livres plus célèbres incluent le livre "Fusus al-Hikam" qui est resté un livre du texte de philosophie pour plusieurs siècles dans plusieurs centres d'érudition en orient.
Dans les physiques, il a démontré l'existence du vide??.
Farabi a exercé la grande influence sur les science et les connaissance durant plusieurs siècles. Malheureusement, la Théologie du livre d'Aristote, comme elle était disponible en son temps, a été considéré par lui comme authentique, bien que plus tard il sest avéré être le travail de quelques écrivains Neoplatonistes. il a pavé le chemin pour le travail d'Ibn Sina.
Vendredi 1 décembre 2006
Son nom

Abou 'Abdillâh Mouhammad Ibn Idrîss Ibn Al-Abbâs Ibn Othmân Ibn Châfi' Ibn As-Sâib Ibn 'Abîd Ibn Yazîd Ibn Hâchim Ibn Al-Mouttalib, Ibn 'Abd Manâf.

Sa naissance (150 H)

Il est né en 150 H (772) à Ghaza en Palestine, selon l'opinion la plus reconnue.

L'Imâm Ach-Châfi'i a dit : "Je suis né à Ghaza en l'an 150, qui est l'année où s'est éteint Abou Hanîfa".

Une autre version affirme qu'il est né à Asqalon et une autre au Yemen. En tout état de cause, il est né dans une région qui lui était étrangère, et éloignée du pays d'origine de sa tribu à la Mecque.

Son départ pour la Mecque (152 H ; 2 ans)

Son père est mort avant que Mouhammad ne le connaisse, et il le laissa donc à sa mère, qui était une femme appartenant à la tribu des Azd.

Il a dit : "Ma mère m'a emmener avec elle à la Mecque alors que je n'avais que deux ans".

Le début de ses études

Il apprit le Coran par coeur à la Mecque étant encore un jeune enfant, puis il se mit à étudier la langue arabe, la littérature et la poésie avec ardeur, jusqu'à devenir une référence dans ces trois matières.

Ismâîl Ibn Yahiâ a dit : "j'ai entendu Ach-Châfi'i dire : "J'ai appris le Coran à l'âge de sept ans et le Mouwattâ de l'Imam Mâlik à l'âge de 10 ans".

L'apprentissage de l'arabe dans la tribu des Banî Hudhayl

Il quitta la Mecque pour rejoindre la tribu des Banî Hudhayl, avec qui il resta plus de 17 ans, car ils étaient la tribu la plus éloquente de toute l'Arabie. Il apprit d'eux l'éloquence de la langue et sa force.

Son niveau est dejà alors exceptionnel

Mouslim Ibn Khâlid dit un jour à Mouhammad Ibn Idrîss Ach-Châfi'i, alors qu'il n'était âgé que de 18 ans : "Emet des fatwas, Ô Abu Abdillah ! Car tu as largement atteint le niveau pour cela !"

La science du hadîth à Médine

Quant Ach-Châfi'i se présenta à Mâlik pour s'instruire auprès de lui, Mâlik fut surpris de sa grande intelligence et de sa bonne compréhension, et lui dit : "Je me rends compte qu'Allâh a jeté de la lumière dans ton cœur ; ne la laisse pas s'éteindre à cause de l'obscurité qui résulte des péchés".

L'Imam Malik lui dit un jour : "Ô fils de mon frère ! Apprends et Allâh t'élevera".

Une autre fois, il lui dit : "Ô Mouhammad ! Crains Allah, car tu vas certainement avoir un avenir d'une brillance hors du commun".

Ahmad Ibn Hanbal a dit : "Ach-Châfi'i faisait partie des personnes les plus éloquentes. Et l'Imam Malik était subjugué par sa lecture, en raison de son éloquence".

Son premier voyage vers Baghdad (195 H ; 45 ans)

Son retour à la Mecque (197 H ; 47 ans)

Al-Asma'i a dit : "J'avais l'habitude de corriger mes fautes de poésie hudhaylite auprès d'un jeune à la Mecque qui s'appelait Mouhammad Ibn Idrîss".

Son deuxième sejour à Baghdad (198 H ; 48 ans)

Son installation en Egypte (199 H ; 49 ans)

Al-Houmaydi a dit : "Bien que la volonté ne nous (spécialistes du hadith) manquait pas, nous ne savions comment répondre aux juristes du Ray, jusqu'à ce que Ach-Châfi'i apparut. C'est grâce à lui que nous apprîmes à répliquer et à vaincre nos adversaires".

Les cours qu'il dispense dans diverses matière

Ar-Rabî' Ibn Soulayman rapporte : "Ach-Châfi'i (qu'Allâh lui fasse miséricorde) avait l'habitude de s'asseoir dans son assemblée après la prière du Sobh. C'est alors que venait à lui les spécialistes du Coran. Ils prenaient de sa science puis le quittaient lorsque le soleil se levait. Venait alors le tour des spécialistes du hadith, qui le questionnaient au sujet de l'éxégèse et du sens des paroles du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Ils quittaient l'assemblée lorsque le soleil était haut dans le ciel, et l'assemblée se consacrait alors à la confrontation des avis et à la déduction. Lorsque l'heure du Dhohâ sonnait (milieu de la matinée), les élèves se levaient pour laisser place aux spécialistes de la langue arabe, de la métrique (science de la composition des vers de poésie), de la grammaire et de la poésie. Ils restaient à ses côtés et profitaient de sa science jusqu'à ce que le soleil atteigne presque son zénith, moment où l'Imam Ach-Châfi'i quittait l'assemblée... qu'Allâh l'agrée".

Mouhammad Ibn Abdelhakam rapporte : "De ma vie je n'ai vu quelqu'un de comparable à Ach-Châfi'i. Les spécialistes du hadith venaient à lui et lui présentaient les sujets ardus de la science du hadith. Il leur donnait alors des enseignements concernant les secrets de cette science, secrets dont ils n'avaient jamais soupçonné l'existence auparavant. Ils se levaient alors de l'assemblée, pleins d'admiration pour l'Imam. Quant aux spécialistes de la jurisprudence (fiqh) - qu'ils soient des adeptes de son école ou non - ils ne quittaient pas son assemblée sans reconnaître sa suprématie. Les spécialistes de la littérature lui présentaient des poèmes, dont il n'avait aucune difficulté à percer le sens profond. Il connaissait par coeur 10 000 vers de poésie Hudhaylite (de la tribu des Banî Hudhayl), de même qu'il savait parfaitement les analyser et les expliquer. En outre, il faisait partie des plus grands savants concernant l'histoire des arabes... et tout cela grâce à la sincérité de ses actes pour Allâh le Très-Haut".

Abu 'Ubayd a dit : "Ach-Châfi'i faisait partie de ceux auprès desquels on venait apprendre la langue"

Abu Ayyoub As-suwaid a dit : "Apprenez la langue arabe chez Ach-Châfi'i"

Parmi ses livres

- La mère [Al-Oum]

- La Risâla - les fondements du droit musulman

Abu Nu'aym Al-Astrabâdhi a dit : j'ai entendu Ar-Rabi' dire : "Si tu voyais Ach-Châfi'i, son éloquence et son beau parlé, tu en serais étonné. Et s'il avait écrit ses livres avec la langue arabe qu'il utilisait lors de nos débats, personne n'aurait pu les lire, en raison de sa grande éloquence et de la rareté de certaines de ses expressions. Cependant, il s'efforçait de faire de telle façon que ses oeuvres puissent être lues par n'importe qui".

Sa mort (204 H ; 54 ans)

Al Muzaniyy entra chez l'Imam Ac-Chafi'i durant sa maladie qui causa sa mort. Il lui demanda : "Comment te sens-tu ?"
Il lui repondit : "Je me sens quittant le monde Me séparant de mes compagnons
Rencontrant mes mauvaises actions Et buvant le verre de la mort
Vers Allâh je serai porté Ne savant pas trop où mon âme ira
Au Paradis,je la féliciterai Ou en Enfer, je la consolerai"

Il s'est éteint après la prière du Maghrab, la nuit du vendredi, dernier jour du mois de Rajab de l'an 204H, à l'âge de 54 ans.

Les éloges à son sujet

Ibn Khallikan a dit : "Il y a eu consensus des savants de toutes les contrées, parmi les gens du hadith, du fiqh, des bases du fiqh, de la langue, de la grammaire et des autres sciences, au sujet de sa probité, sa dignité, sa notoriété, sa frugalité, sa crainte d'Allah, sa vie probe, sa place élevée et sa générosité".

Mas'ab Ibn Abdillah Az-Zubeyri a dit : "Je n'ai jamais vu une personne plus versée dans l'histoire des arabes que Ach-Châfi'i".

Ahmad Ibn Hanbal a aussi dit : "Personne ne touche un encrier ou une plume sans qu'il ne soit redevable de quelque chose à Ach-Châfi'i".

Jeudi 20 avril 2006
Son nom

Abou l-Qâsim Soulayman Ibn Ahmad At-Tabarâni

Sa naissance

Né en 260

Ses professeurs

Près de 1000 professeurs

Parmi ses livres

Al-Mou'jam Al-Kabir

Al-Awsat

Al-Mou'jam As-Saghir

Sa mort

Mort en 360

 

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