Présentation

  • : L'Islam n'est pas le chemin que l'on parcourt avec ses pieds mais avec son Coeur
  • anwaroul-islam
  • : Culture
  • : Dans Anwaroul-Islam vous entez, sur l'ocean de l'Amour et la Fraternité vous navigurez,les rappels et la science d'Allah vous rencontrerez .......
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Vos commentaires

Me contacter

~ Un grand merci pour tout vos commentaires, vos encouragements, votre soutien - qu'Allah vous rétribue avec la meilleure rétribution ! ~

 
 
 
Pour m'ecrire clikez ICI 
 
 
 

Cliquez ici pour dire NON !

 

Images aléatoires

Merci de voter

 

 

"Horaires des prières"

  

Votez pour mon site !

 

 

Recommander

Les Savants et les Hommes Pieux

Mardi 19 juillet 2005 2 19 07 2005 00:00

At- Tirmidhi

 

Abou Issa Mohammed ibn Issa ibn Sawra ibn Chaddad en 781, auteur d’un des six recueils canoniques de Hadith intitulé As-Sahih « l’authentique ».
Il prit le nom de Tirmidhi de sa ville natale Termidh localité située prés d’Amou Darya a une vingtaine de kilomètres de Balkh, d’après kitab Nouzhat al-Qouloub « livre : le bonheur des cœurs »
On connaît très peu de chose sur sa vie. Il y a une version qui dit, que Tirmidhi est né aveugle, et la seconde veut qu’il perdit la vue étant jeune. Dans les deux cas, Tirmidhi était aveugle. Ce qui ne l’empêcha pas de beaucoup voyager à la recherche de hadith, au Khorasan, en irak. et au Hidjaz afin de collecter les Hadith.
Son principal maître était Ahmed ibn Mohammed ibn Hambal. Parmi ses autres professeurs, on pouvait citer aussi : Al-Boukhari, Abou Daoud et As-Sidjistani. Il y a que deux de ses ouvrages qui furent édités : Sa collection de Hadith (Caire 1292) ainsi que ses Chama’il (concernant la personne et le caractère du prophète (saws)) (Caire 1306)
Sa collection de tradition porta le titre de Sahih comme ses prédécesseurs Al-Boukhari et Mouslim, dans l’édition du Caire ; par ailleurs il est intitulé Djama’i « l’ensemble » ; la dernière appellation est plus adéquate, elle comprend en dehors des traditions quelques propos concernant Al-fiqh « la jurisprudence » ainsi que d’autres sujets. Un regard attentif sur la liste des chapitres, montre que la moitié de son œuvre est consacré aux sujets tel que la théologie dogmatique, les croyances populaires, dévotion, coutume et éducation.
La conclusion du Sahih Tirmidhi est particulièrement importante. La section finale du texte Manakib dans laquelle il conclut par une idée de base pouvant concerner un concept juridique ou éthique spécifique, ou refléter un contre verse en cours sur tel ou tel point du rituel islamique.
Cependant le travail de Tirmidhi s’est individualisé, par deux signes distinctifs : la réflexion critique à propos de l’isnad « la chaîne de transmission » et des point différent entre le Madhab « l’école juridique » qui suit chaque tradition.
A cause de la dernier caractéristique, le Djam’i d’At-Tirmidhi peut être considérée comme étant le plus ancien ouvrage ou les remarques sur l’Ikhtilaf « le désaccord » qui nous sont parvenus dans kitab Al-Oum « le Livre d’origine », d’Ash-Shafi’i. l’œuvre nous montre avec une énumération des autorités, qu’il a donné jusqu’au dernier rédacteur, qu’il clôture par une brève formule.
Il mourut en 851 (ère chrétienne)
 
 
 
Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 2 août 2005 2 02 08 2005 00:00

Il a dit : " Il est préférable de supporter un roi injuste pendant soixante-dix ans plutôt que de laisser un peuple sans chef, ne serait-ce que le temps d'une heure. "  

 

Malek Ibn Anas

qu'Allah ait son âme

 

Abou Abdallah Malek ibn Anas ibnMalek ibn Abi Amir ibn Amr ibn Harith Al-Asbahi ibn Ghaïman ibn Khouthayl ibn Amr ibn Al-Harith AI-Asbahi de la famille des Banou Taym ibn Moura de la tribu des Qoreïchites. Il porte le surnom de Imam al-Madina "l'Imam de Médine."

Le deuxième Imam fondateur de rite, après Abou Hanifa. D'origine arabe de la tribu des Himryates, naquit à Médine en 97 de L'Hégire ( 710 ans environ de l'ère chrétienne  ) fut l'élève du traditionniste Dohri et du lecteur de Coran Nafi'. Sa vie s'écoule à Médine dans l'exercice de l'enseignement. Il composa de nombreux ouvrages dont :

1-. Kitab as-Sounan transmis par ibn Wahb,
2-. Kitab Al-Manasik, transmis par As-Souyouti
3-. Kitab Al-Moudjalasa, transmis par ibn Wahb
4-. Rissala fi Al-Aqdiya transmis par Abdallah ibn Abdel Djalil
5-. Rissala jï Al-Fetwa transmis par Khalid ibn Nadhar
6-. Tafsir : commentaire du Coran.
7-. Rissala, fi Al-Qadar wel Rad `ala Al-Qadariya
8-. Kitab en-Noudjoum "Livre des étoiles"
9-. Kitab as-Serr "livre du secret" transmis par As-Souyout

 

L'oeuvre principale de Malik est le " Kitab al Mawata " " le Livre de La Voie Aplanie " le premier ouvrage juridique de l'Islam. Ce livre a pour dessein de donner un tableau de la loi et du droit, du rite et de la pratique de la religion d'après la communauté reconnue dans l'Islam médinois, d'après la Sunna courante de Médine. De fournir un correctif théorique pour tout ce qui n'était pas encore fixé, en partant de l'idjtima' et de la Sunna à une époque où l'on reconnaissait et respectait la loi religieuse sous les premiers Abbasides. Il y avait un intérêt pratique à indiquer un "chemin aplani", c'est à peu près le sens d'Al-Mawata. C'est ce besoin pratique que Malek voulait satisfaire en se fondant sur la pratique du Hidjaz. Il voulait codifier et systématiser la loi devenue coutumière à Médine. Pour cela, la tradition qu'il interprète du point de vue de la pratique ne représente pas à ses yeux un simple moyen, de même les juristes plus anciens ne sont jamais cités que comme autorités en faveur de Malek. Il n'avait en vue, que de fixer les formes de la Sunna d'après les documents accessibles.

 

Il était partisan de Ali ben Abi Talib - qu'Allah l'agrée -, d'où son opinion politique Alide. Lorsque Mohammed ibn Abd Allah surnommé "l'âme pure" se révolta à Médine en 145 contre le Calife Al Mansour, ses partisans allèrent trouver Malek et lui demandèrent ce que valait le serment de fidélité qu'ils avaient prêté à Al-Mansour. Il répondit, qu'il était nul, comme ayant été arraché par la force. Ils le prièrent de prêter serment lui-même au prétendant, il s'y refusa. Mes'oudi raconte quand la révolte fut matée, il fut mis à la torture et sévèrement flagellé, on lui a même brisé les deux bras.


Lorsqu'en 145, Mohammed s'empara de Médine par un coup de main, Malek déclara dans une fetwa que le serment prêté à AI Mansour ne pouvait obliger en conscience parce qu'il avait été extorqué par la force. A la suite de quoi un grand nombre d'habitants qui seraient demeurés sur la réserve se déclarèrent pour Mohammed. Malek ne prit pas de parti active au soulèvement. Malgré cela en 147, après l'échec du mouvement, il fut emprisonné et puni de fustigation par Dja'far ibn Souleïman, gouverneur de Médine. Il lui en resta une dévitatino de l'épaule et une fracture des deux bras. Les mauvais traitements en prison dont parle Abou Hanifa sont calqués sur cet épisode de la vie de Malek.
 

Lors d'un pèlerinage que Haroun Ar-Rachid fit peut de temps avant la mort de Malek, il tint à assister à son cours à Médine.

Il représente Médine où ont été posés les fondements décisifs du droit islamique. Un des buts essentiels que se propose la pensée juridique qui nous apparaît dans le Mawata est de pénétrer toute la vie juridique de pensées religieuses et morales. Cette particularité de la pensée juridique en Islam est nettement visible aussi bien dans la formulation des questions que dans la structure même de la manière juridique Ces points de vue moraux et religieux, est le droit coutumier de Médine, qui loin d'être quelque chose de primitif, est adapté au contraire à une vie sociale assez développée et qui est pour nous le représentant principal du vieux droit coutumier arabe dans son ensemble. Il nous apparaît chez Malek comme la Sunna, qui est relevée par lui avec beaucoup de soin. Malek a favorisé la systématisation en matière juridique, succès surprenant que le Mawata obtint parmi beaucoup d'ouvrages du même ordre. Le Mawata enregistre l'opinion générale. Il conviendrait donc de considérer le Mawata comme un témoignage.

Malek fut tenu en grande considération grâce à sa critique stricte pour débusquer les vrais des faux Hadith.

Malek fut tenu en très haute estime par ses contemporains. De son vivant, il jouissait d'une grande notoriété. Ce sont ses disciples qui l'élevèrent au rang de chef d'école.

L'Imam mourut à Médine en 179H/795JC. L'oeuvre principale est intitulée Al-Mawata "la Voie aplanie" très célèbre tant en Orient qu'en Occident. C'est un code de droit, ayant pour but de faire connaître le droit et la loi, le rite et la pratique d'après l'accord et le consentement général des docteurs de Médine. Malek se mit contre les prédicateurs qui falsifiaient la tradition. Il donnait par écrit des textes à ses élèves.

Les plus importants Oulémas qui ont transmis des traditions à son sujet. Ce sont : Abd Allah ibn AI-Moubarak, Al-Awza'i, ihn Djouraydi, Hammad ibn Zayd, AI-Laylh ibn Sa'd, ibn Salama, Chou'ba, At-Thawri, ibn `Ouleiya, Yazid ibn `Abd Allah, Ash-Shafi'i ainsi que ses professeurs Ad-Dohri et Yahia ibn Sa'id.

Un jeune étudiant du nom d'Abou Yahia Al-Laythi âgé alors de vingt-huit (28) ans d'origine berbère venant d'Espagne musulmane auprès de Malek à Médine et s'attacha à lui. Un jour, qu'il se trouvait à son cours peu de temps après son arrivée, quelqu'un cria :

" Il y a un éléphant ! ". C'était une rareté à Médine. Tous les élèves de Malek sortirent voir la bête, seul Yahia resta.

" Pourquoi ne sors-tu pas avec les autres lui demanda Malek, il n'y a pourtant pas d'éléphant dans ton pays ? "

Il lui répondit : " Je ne suis venu d'Espagne que pour te voir, répondit Yahia et pour recevoir de toi la direction et la science. Je n'ai pas à regarder d'éléphant ".

Malek dit : "Celui-ci est l'intelligence de l'Espagne." Et ce surnom lui resta.

De retour chez lui, en Espagne, il acquit une grande prépondérance et y devient le plus important docteur. La doctrine de Malek fut propagée en Espagne par l'intermédiaire de Yahia Al-Laythi.

Docteur de la Chari'â (loi islamique). Il rassembla les traditions musulmanes dans un Kitab Al-Mawata "le Livre, la Voie aplanie." Ash Shafi'i lui accorda une place à part parmi les savants médinois.

Il mourut à Médine en 179H/795JC après une courte maladie. Il était âgé de (87) quatre-vingt-sept ans environ, et fut enterré au cimetière d'Al-Baqi'i, qui se trouve à Médine. C'est le gouverneur de Médine, Abdallah ibn Zineb, qui prononça ce jour la prière des morts sur lui.

On n'a jamais élevé de dôme sur sa tombe, jamais. D'ailleurs on peut visiter sa tombe au cimetière d'Al-Baqi'i à Médine.

Qu'Allah l'enveloppe dans Sa miséricorde

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 13 août 2005 6 13 08 2005 00:00

 Omar Ibn Al-Khattab

Surnommé Al - Farouq
( le séparateur entre le bien et le mal, la justice et l'injustice.
entre l'équité et l'iniquité, la légalité et l'illégalité, l'honneur et le déshonneur,
la vertu et le vice, l'honnêteté et la malhonnêteté, entre la dignité et l'indignité )

 

     Selon Abou Houreira qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah - Que la Paix et la Bénédiction soient sur lui - a dit :

« Parmi ceux qui vous ont précédés des fils d'Israël, il y eut des hommes qui n'étaient pas des prophètes, mais auxquels Allah a adressé la parole. S'il devait y en avoir dans ma communauté, ce serait Omar ! »

Rapporté par Al-Boukhari

 

 Sa généalogie
 

     Il est Omar Ibn Al-Khattab Ibn Noufail Ibn Abd Al-Ouzza Ibn iyah Ibn Abd-Allah Ibn Qourt Ibn Rizah Ibn Adi Ibn Kaâb Ibn Louâay- Ibn Ghaâlib Al-Qoreïchi Al-`Adwi.

L'imam An-Nawawi - qu'Allah ait son âme - a rapporté qu'il était né l'an 570-577 après Jésus Christ.
Omar - qu'Allah soit satisfait de lui -
a dit pour sa part qu'il était né 4 ans après la grande guerre des mécréants. Donc on peut fixer l'année de sa naissance aux alentours de 581 après Jésus Christ que le salut soit sur lui.
Son père, Al-Khattab, était l'un des chefs les plus redoutés et les plus respectés, bien qu'il ne soit pas un riche notable.

Le prénom de sa mère était Hintima bent Hachim ben Al Moughira des Banou Makhzoum.
Il faisait partie des familles les plus illustres du clan des Banou `Adi, qui avaient les charges d'arbitrage, de médiation et d'ambassade et cela au cours de la période préislamique.

 

Sa vie

 

Etant jeune, Omar faisait paître leur bétail et celui de ses tantes paternelles. Devenu grand, il s'occupa du commerce, déplacements fréquents au Cham (qui englobait la Jordanie, la Palestine, la Syrie et le Liban). Il n'était pas riche, par contre sa sévère personnalité inspirait crainte et respect. Il fut un grand sportif réputé pour sa souplesse, cavalier émérite. Il participa à de nombreux tournois de lutte dans la foire d'Okaz. Il faisait partie de l'élite de Qoreich, sachant lire et écrire il était ambidextre, ayant une voix résonnante et puissante; Il était très sage et d'une lucidité surprenante.

Omar qu'Allah l'agrée - fut surnommé Abou Hafç "le père du lionceau", donc le lion, Omar qu'Allah l'agrée a rapporté que c'était le Prophète - que le salut et la bénédiction soient sur lui - lui-même, qu'il lui avait donné ce surnom. En effet, l'Envoyé d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - l'interpella un jour : «Tu veux tuer l'oncle de ton Prophète (Abou Lahab l'ennemi de l'Islam) ?» Omar lui répondit : " En effet, Ô Messager d'Allah !"
Alors le Prophète - que le salut et la bénédiction soient sur lui - lui dit : «Non ! Je ne veux pas que l'on dise que Mohammed tue ses parents !»
C'est à cette occasion que le Messager d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - le surnomma "Abou Hafç." Le père du lionceau.

Grâce à son savoir, son intelligence, sa clairvoyance et son ouverture d'esprit, il créa une extraordinaire structure administrative qui marqua la genèse de la civilisation musulmane.


Sa physionomie

     Son fils, Abd Allah qu'Allah l'agrée - raconte que son père était grand et fort, avec une peau claire, son visage d'un teint rosé.
Selon Oubayd ben `Oumir, Omar qu'Allah l'agrée - fut d'une taille supérieure, d'une imposante carrure, chauve. Sa peau était blanche, il portait une moustache dégarnie de couleur rousse.

Anas ibn Malek qu'Allah l'agrée - rapporte que Omar qu'Allah l'agrée - se teignait les cheveux avec soit du henné, soit avec du katam (plante en provenance du Yémen, qui, mélangée à l'eau donne une couleur acajou foncée.)

On rapporte également, qu'il semblait sur un cheval, tant il dépassait les autres par sa taille.
Abou Malek ajoute : "il marchait d'un pas pesant."


La justice de Omar

Anas Ibn Malek qu'Allah l'agrée - rapporta que le Prophète d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit: « De toute ma communauté, c'est Omar qui est le plus ferme pour ce qui est de respecter les ordres d'Allah .»

Rapporté par -Ibn Sa'd

Aîcha la mère des Croyants qu'Allah soit satisfait d'elle - a raconté que l'Envoyé - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit: «Par celui qui détient l'âme de Mohammed entre Ses Mains, je vois les diables, qu'ils soient de l'espèce des génies ou de l'espèce humaine, prendre la fuite devant Omar. »

Rapporté par Termidhi.

Aba Darr Al-Ghifari qu'Allah l'agrée - dit avoir entendu le Messager d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - dire : « Allah a fait en sorte que la vérité coule facilement sur la langue de Omar. »

Rapporté par Ibn Madja et Al-Hakim

 

Oubay ben Ka'b qu'Allah l'agrée - a rapporté que le Prophète - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit : «Le premier homme qu'Allah saluera (le Jour du Jugement Dernier), sera Omar; et il sera le premier à qui Allah tendra la main pour le faire entrer au Paradis.»

Rapporté par Ibn Madja

Selon Oqba ben `Adr, d'Abou Saïd Al-Khoudri qu'Allah les agrée, l'Envoyé d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit : «S'il y aurait un prophète après moi, ce sera Omar ben Al-Khattab.»

Rapporté par Tirmidhi, Al-Hakim et Tabarani

Selon Qoudama ben Madoun , le Prophète  d'Allah montrant Omar ben Al-Khattab du doigt, dit : «Celui-ci est la clef de voûte qui vous sauvegardera de la discorde (fitna). Tant qu'il sera vivant parmi vous, il sera comme une porte bien fermée devant toute division !»

 Rapporté par Al-Bazar

D'après Al-Fadl ben Abbas (qu'Allah les agrée lui et son père), l'Apôtre d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit : «Omar ben Al-Khattab est avec moi là où j'aime être, et moi je serais avec lui là où il aimerait être. La Vérité, après moi, sera avec Omar ben Al-Khattab, où qu'il soit !»

Rapporté par Al-Boukhari.


Omar ben Al-Khattab et le Coran.

Après qu'Abou Bakr qu'Allah l'agrée - eut été convaincu du bien-fondé de la suggestion de Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - de recueillir le Coran, après la mort de soixante-dix Compagnons faisant partie de ceux qui mémorisaient le Coran en entier, au cours de la bataille d'Al-Yamama, menée contre l'imposteur Mousaylama. Il demanda à Zayd ben Thabit qu'Allah l'agrée -, le secrétaire du Prophète - que le salut et la bénédiction soient sur lui -, de s'en charger. Le travail de Zayd qu'Allah l'agrée - consista à rassembler les Sourates et les versets coraniques qui étaient déjà enregistrés du temps du Prophète d'Allah mais écrits d'une façon éparse, sur des parchemins, des omoplates de chameaux, etc., et en faire un recueil complet, dans lequel les Sourates seraient réunies dans leur totalité.

Après la mort d'Abou Bakr qu'Allah l'agrée -, son successeur Omar ben Al-Khattab ordonna que l'on regroupe l'ensemble du texte en un et unique volume, afin qu'il soit conservé. Ce Saint manuscrit fut conservée par Hafça bent Omar et mère des Croyants (qu'Allah les agrée).


Omar et le savoir

Houdaïfa qu'Allah l'agrée - a dit: "On aurait dit que la science de tous les hommes était dans la tête de Omar !"

Omar ben Al-Khattab illustrait le Hadih du Prophète - que le salut et la bénédiction soient sur lui - dans lequel il a dit: «Qu'Allah bénisse celui qui a connu son époque, mais dont la conduite est restée comme il nous !'avait enseignée (c'est-à-dire : la Rectitude).»

Omar qu'Allah l'agrée - était un homme cultivé. Il savait lire et écrire aimait la poésie et apprenait des poèmes. De même, il connaissait les proverbes et les paroles de sagesse. Un jour, il recommanda à son fils Abd Er-Rahmane : "Mon fils, cherche à connaître tes origines, cela facilitera la reconstitution des liens de ta parenté. Apprends la meilleure poésie, tu amélioreras ton comportement et tes manières."

Omar qu'Allah l'agrée - recommanda de codifier   les règles de grammaire. Il ajouta : "La grammaire est la base de la langue." C'est pourquoi, Omar qu'Allah l'agrée - a dit : "La plus mauvaise des écritures est celle qui est difficile à lire et la meilleure écriture est la lisible. La mauvaise manière de lire, est celle de celui qui lit très vite ! "

Abd-Allah ben Mes'oud qu'Allah l'agrée - a dit: "Omar était le plus savant d'entre nous concernant le Coran. C'est lui qui fut le plus doué pour la compréhension de l'Islam. En cas de divergence sur la façon de lire un verset, on demandait de le lire de la manière dont le lit Omar."

Omar qu'Allah l'agrée - se distinguait entre tous les Compagnons du Prophète (qu'Allah les agrée). Il éprouvait une passion pour toutes les sciences utiles. Il exigeait des gouverneurs d'avoir une connaissance parfaite de la géographie, surtout des régions qu'ils allaient gouvernaient. Lui-même, il s'y intéressait beaucoup, s'informant sur les us et coutumes des peuples, ainsi, il recommandait aux Musulmans d'apprendre les sciences de leur époque et d'en tirer profit pour leur bien-être. Il a dit entre autres : "Apprenez l'astronomie et la science des étoiles qui vous guideront en mer et sur terre; et, en ce domaine, limitez-vous à cela."


Omar ben Al-Khattab et le califat

"Ô Croyants ! Vous m'avez désigné, et si je ne prétendrais pas être le meilleur parmi vous et le plus qualifié à votre service, ainsi que tout ce qui touche à vos affaires, je n'aurais jamais consenti à prendre la charge. Car il me suffit à endurer le joug d'attendre le Jour du Jugement Dernier ! Comment puis-je vous garantir vos droits ? Comment dois-je les gérer au mieux et les mettre à exécution convenablement ? Quelle politique devrai-je choisir pour vous gouverner ?"

Omar qu'Allah l'agrée - se trouvait dans un état tel, qu'il ne pouvait plus se fier ni à sa force de caractère, ni à sa dextérité. A moins qu'Allah qu'Il soit exalté - ne lui vienne en aide, et ne lui porte assistance !

Omar qu'Allah l'agrée - ne faisait rien sans la consultation (choura) ligne de conduite pour la gestion de l'Etat. Il disait :

"L'avis d'une personne est comme un fil ténu. Deux avis comme deux fil tressés. Si les points de vue sont nombreux, cela donne une résistante corde." Il ajouta : "Une quelconque affaire traitée sans consultation (choura) ne ramène rien de bon."

Il ne décidait rien sans la consultation (choura). Il revenait sur sa décision, lorsque la consultation lui prouvait son erreur. Il fut entouré par les plus éminents Compagnons du Messager d'Allah (qu'Allah les agrée). Ceux dont la compétence et la notoriété scientifique étaient reconnues. Les membres de ce conseil furent : Al-Abas (l'oncle du Prophète), son fils Abd-Allah qui ne le quittait jamais même dans ses déplacements, `Othman ben `Affan, Abd Ar-Rahman ben `Awf Ali ben Abi Talib (qu'Allah les agrée) et d'autres encore.


Omar et l'armée musulmane

     Omar qu'Allah l'agrée - était le grand stratège de l'armée musulmane organisant les programmes logistiques de l'armée. Il installa pour cela des casernements dans différentes villes avec vivres et chevaux. Il établit à Koufa une caserne pour la logistique avec, en réserve, quatre mille cinq cents à cinq mille chevaux, sous la responsabilité de Salman ben Rabi'a Al-Bahili.

Il réorganisa l'armée, en la dotant d'un service administratif. Il fixa la solde et pris en charge les familles des combattants pendant leur absences. Il s'intéressa le plus, du moral des combattants, et de leur piété.

Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - fut le premier à organiser l'armée musulmane pour la reconstituer en une armée régulière. Il établit le service des soldats qui tenait les registres des noms des militaires, de leur grade, et de leur affectation. Il planifia la hiérarchie militaire et les différents pouvoirs :

  • Al-khalifa commandait à ses soldats,
  • Caïd avait les hommes sous ses ordres,
  • Emir Al-kourdouç à la tête de 1 000 hommes,
  • Emir Al-djaïch : le plus haut gradé était à la tête de 10 000 hommes ou plus. Il veillait lui-même à l'entraînement de la cavalerie à l'extérieur de Médine.

Omar qu'Allah l'agrée - mit sur pied le Conseil de guerre et fixa également la discipline militaire.

Il envoya à ses généraux cette "Note de service" :

"Vous ne devez en aucun cas maltraiter les guerriers musulmans car vous risquez d'engendrer par votre conduite le désordre et le découragement. Ne les privez pas de leur droit, car vous les rendrez ingrats. Ne les faites pas camper dans des lieux malsains et marécageux, c'est une négligence qui les perdra physiquement ! " Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - était très strict et très sévère concernant la conduite des Musulmans vis-à-vis des habitants des différentes villes et régions conquises par les Musulmans. Il avait rédigé l'ordre suivant aux diverses troupes musulmanes :

"Si vous descendez dans un lieu et que vous fâites un geste ou que vous énoncez ne serait-ce qu'un mot que le non-Arabe comprend comme étant une promesse de votre part au sujet de quelque chose, vous êtes dans l'obligation de vous en acquitter même si vous objecterez votre ignorance des us et coutumes ou de la langue locale, cela ne vous dispensera pas de cette imputabilité."
 


Omar et les recommandations
 

     Lorsque Omar qu'Allah l'agrée - désigna Sa'd qu'Allah l'agrée - à la tête de l'expédition contre les Perses (Al-Qadissya) il lui dit : "O Sa d ben Wouhayb ! Ecarte la prétention et l'orgueil de ton coeur, on dit que tu es de la famille des oncles maternels du Messager d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - ! En vérité, Allah n'efface pas le mal par le mal. Il efface le mal par le bien ! Allah n'a de lien de parenté avec personne, à l'exception du lien de l'adoration du serviteur vis-à-vis de son Créateur. Pour Allah, les riches et les pauvres, sont égaux. Il est leur Seigneur, et ils sont Ses serviteurs. S'ils se distinguent, c'est par leur abstinence, et ils ne peuvent atteindre ce qui est auprès d'Allah que par leur soumission totale. Alors rappelle-toi bien comment était le Messager d'Allah, depuis le commencement de sa mission jusqu'à ce qu'il rejoigne son Seigneur, et maintiens-toi fermement à lui. Voilà à quoi je t'incite ! Si tu l'omet et t'en écarte, ton action sera illusoire, et tu seras parmi les perdants !"
 


Omar et les provinces musulmanes

 

La superficie de l'Etat islamique s'agrandit grâce aux victoires musulmanes par les prises de l'Iraq, du Cham : (Jordanie, Palestine, Syrie, et le Liban) et de l'Egypte, pour des mobiles de planification, et de défense des intérêts des Musulmans le calife Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - découpa les terres conquises en provinces, à la tête de chacune d'elle, il désigna un gouverneur (wali). Une grande partie des gouverneurs furent des Compagnons du Messager (qu'Allah les agrée), Al-Moughira ben Chou'ba, Abou `Oubayd ben Al-Djarrah, selman Al-Farissi et Abou Moussa Al-Achâari (qu'Allah les agrée).

La tâche des gouverneurs était de diriger les Offices, de prendre soin à l'application de la Loi d'Allah (cha'ria). De veiller sur intégrité territoriale et de combattre les ennemis de l'Etat musulman. De faire régner l'ordre et la sécurité entre les citoyens avec la coopération d'un juge (cadi) et du directeur du cadastre. Le gouverneur était seul responsable des affaires financières de la province, dont il était garant devant le Calife.

 

Omar et la Justice

 

Omar qu'Allah l'agrée - mit un service de surveillance des gouverneurs, concerné autant par leur méthode d'administrer que par les richesses qu'ils se procuraient. II nomma comme vérificateur (wakil) Mohammed ben Maslama qu'Allah l'agrée -. Un homme intègre dont la mission était de rendre compte au Calife de la véracité des plaintes que la population (musulmane où non) déposait contre son gouverneur. L'exemple de la plainte déposée par un Copte d'Egypte contre le gouverneur `Amr ben Al-`Aç et son fils (qu'Allah les agrée). Ce fut lors d'une course de chevaux que le fils de `Amr ben Al-`Aç (qu'Allah les agrée) perdit contre un Copte. Il flagella ce dernier et l'emprisonna, en justifiant cette iniquité par son rang, c'est-à-dire "fils de deux nobles." Le Copte réussit à s'échapper de sa geôle, se rendit à Médine où il présenta son cas à Omar qu'Allah l'agrée -, qui rappela de toute urgence `Amr ben Al-`Aç et son fils (qu'Allah les agrée). S'étant attesté de l'exactitude des faits, il donna l'ordre au Copte de se faire justice lui-même en infligeant au "fils des deux nobles" le même châtiment que celui qu'il endura, puis il lui redonna le fouet pour qu'il fasse de même avec le père, ce que le Copte refusa, considérant qu'il avait obtenu satisfaction. C'est à cette occasion que Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - énonça la mémorable allocution :

"Depuis quand vous attribuez-vous le droit de réduire en esclavage des hommes,
alors que leur mère les a engendré libres ? "

Il libéra tous les esclaves, et décréta l'abolition de toute forme d'esclavage en Arabie. Il se réunit annuellement avec ses gouverneurs, durant la période du grand Pèlerinage, pour d'une part, un compte rendu par les gouverneurs et d'autre part trancher les litiges, si litige, il y avait. Le rigorisme de Omar qu'Allah l'agrée - en matière de justice était connu de tous.

On rapporta ceci : Le fils de Omar (qu'Allah les agrée) qui était en Egypte, commit un adultère. Le gouverneur `Amr ben Al-`Aç qu'Allah l'agrée - n'a pas osé rapporté le fait au Calife, ce fut quelqu'un d'autre qui avisa Omar qu'Allah l'agrée -. Le Calife écrivit au gouverneur pour avoir le coeur net, `Amr qu'Allah l'agrée - confirma le délit. Il convoqua et le gouverneur et son fils à Médine, où il flagella son fils en public conformément à la Loi d'Allah, jusqu'à ce que mort s'en suive. Son fils mourut au quatre-vingtième coup de lanière.

C'est Omar qu'Allah l'agrée - qui sépara le pouvoir exécutif du pouvoir judiciaire. La fonction du juge (cadi) fut totalement indépendante, libre de toute contrainte et d'éventuelles influences des gouverneurs.

Le Messager d'Allah - que le salut et la bénédiction soient sur lui - a dit : «Sur trois juges (cadi) deux iront en Enfer et un au Paradis.»

Selon Chi'bi, Omar (qu'Allah les agrée) se mit d'accord avec le propriétaire d'un cheval qu'il voulait acheter. Il l'utilisa sans en avoir acquitter le prix, pour le transport de matériaux. Entre temps le dit cheval, lors de ce transport se blessa le pied. Son propriétaire demanda réparation à Omar qu'Allah l'agrée -. Le Calife demanda à son adversaire de choisir un homme pour trancher ce litige. Le belligérant choisit Chouraih Al-Iraqi qu'Allah l'agrée -. Les deux parties lui posèrent le cas.

Chouraih dit à Omar (qu'Allah les agrée) : "Vous avez pris le cheval en bonne santé, vous devez le rendre en cet même état à son propriétaire." L'exactitude du verdict rendu par Chouraih plut à Omar (qu'Allah les agrée), il le désigna au poste de juge (cadi) à Koufa.

Pour la surveillance des poids et mesures ainsi que la qualité des marchandises, Omar qu'Allah l'agrée - désigna une femme du nom de  Ash-Shifa', afin d'inspecter, contrôler et supprimer les éventuelles exagérations publiques dans les marchés de Médine.

Il a été rapporté qu'un jour César dépêcha un agent vers Omar Ibn Al-Khattab qu'Allah l'agrée - pour s'enquérir de sa condition et de sa politique. Une fois à Médine, il demanda aux Musulmans : "Où puis je touver votre roi ?" On lui répondit : "Nous n'avons pas de roi, mais un Emir ! Il est quelque part, hors de la ville".

Il partit à sa recherche. Il le trouva couché à même le sable, et pour oreiller son bâton. L'apercevant dans cette posture, il fut impressionné et dit : "Cet homme, redouté de tous les rois par peur, mène une vie pareille ! C'est sûrement sa justice qui lui concède de jouir d'un sommeil aussi calme. Alors que notre roi, qui est inique, est toujours sur ses gardes."

Tabari rapporta que Omar ben Al-Khattab qu'Allah l'agrée - a dit : "Si un pâtre, au bord du Tigre ou de l'Euphrate, (deux fleuves d'Irak, à plus de trois mille kilomètres de Médine) égarait un mouton, j'aurais la crainte qu'Allah ne m'en demande des comptes, pour ne pas veiller sur son bien."

On rapporte, un jour Bilal vint voir Omar (qu'Allah les agrée), Aslim son serviteur, l'informa qu'il dormait. Bilal qu'Allah l'agrée - en profita pour demander comment se conduisait Omar qu'Allah l'agrée - avec les siens et son entourage. Aslim lui répondit : "C'est le meilleur des hommes, mais quand il se met en colère, cela fait peur !"

Bilal qu'Allah l'agrée - lui dit : "Si chaque fois qu'il se mette en colère, tu lui lis le Coran, il s'apaisera et sa fureur disparaîtra." Parlant de la justice, Omar qu'Allah l'agrée - dit : "Cette responsabilité nécessite quelqu'un qui se comporte avec une sévérité sans coercition, et une bienveillance sans complaisance."

Ainsi fut Omar qu'Allah l'agrée - le calife juste. Al-Farouq : le séparateur entre le bien et le mal, la justice et l'injustice. entre l'équité et l'iniquité, la légalité et l'illégalité, l'honneur et le déshonneur, la vertu et le vice, l'honnêteté et la malhonnêteté et enfin entre la dignité et l'indignité.

Qu'Allah, le Tout-Puissant l'enveloppe dans Sa miséricorde.

 
Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 16 août 2005 2 16 08 2005 00:00
Son nom et sa généalogie

Abou 'Abdoullâh Mouhammad ibn Ismâ'il Ibn lbrâhîm Ibn al-Mughîra Ibn Bardazba Al-Djou'fiy Al-Boukhâri, il est appelé "La Citadelle du Hadith".

    Son père

    Le père d'Al-Boukhâri était connu parmi les savants. Homme de piété, il était aussi riche; il paraît qu'il avait un certain commerce. Homme de science, il avait des travaux sur la sounna: Ibn Hibbân, dans son œuvre "ath-Thuqât", l'avait classé dans la quatrième génération des rapporteurs. Il avait dit: "Il rapporte de Hammâd ibn Zayd et de Mâlik". Les Irakiens rapportaient aussi de lui.

    Ibn Hibban (رحمه الله) a dit aussi: "'Ismâ'îl ibn lbrâhîm ibn al-Mughîra - II a rencontré Hammâd et lbn al-Mubârak; il a aussi entendu Mâlik". (at-Târîkh al-Kabîr l/342)

    Peu avant son décès, il avait confié à Ahmad b. Haf qui sétait rendu à son chevet: "Je nai jamais gagné de toute ma vie un seul dirham de provenance douteuse".

    Son grand-père

    lbrâhîm ibn al-Mughîra, Al-Hafid ibn Hajar (رحمه الله) écrit: "Nous n'avons pas trouvé d'éléments racontant sa biographie".  (Hadyu as-Sâry p. 478)

    Son arrière grand-père

    Al-Mughîra, le père d'ibrâhîm, fut le premier de la lignée d'Al-Boukhâri à embrasser l'Islam.

    Sa conversion fut l'œuvre d'un de ses concitoyens, un auxiliaire de la tribu Dju'fy, du nom d'al-Yamân, celui-là même qui est l'aïeul du traditionniste al-Hâfid 'Abd-ul-Lâh ibn Muhammad ibn 'Abd-ul-Lâh ibn Dja'far ibn al-Yamân al-Masnady al-Dju'fy.

    Il faut dire que la tribu Dju'fy avait le mérite d'être missionnaire pour la cause d'Allâh à Bukhârâ et en Asie Mineure -, plus particulièrement durant la préfecture de Sa'id ibn Dja'far à Khurasân.

    Cette tribu, originaire du Yémen, remonte à Dju'fy ibn Sa'd al-'Achîra ibn Midhadj. Et ce dernier est connu pour être le frère de Tayyle grand-père de Hâtim, ainsi que le frère d'Al-'Ach'ar, le grand-père d'Abu Musa al-'Ach'ary.

    La mission de cette tribu avait tellement porté ses fruits que nombre de Turks d'Asie Mineure convertis à l'Islam se considéraient comme faisant partie d'elle en disant: "Nous sommes comme ses propres fils". De plus, cette tribu pouvait s'enorgueillir davantage si elle savait que de ses rangs était sorti l'imam Al-Boukhâri qui avait rendu de grands services pour l'Islam.

    Il, s'est donné ce nom à titre de loyauté envers al Yamane al Ja'fi par la cause de qui il embrassa l'Islam, par la volonté d'Allâh.

    Son arrière arrière grand-père

    Bardzaba, le père d'al-Mughîra, signifie selon quelques- uns, "cultivateur"; mais dans "al-Adab al-Mufrad", avant les deux hadith de la première rubrique, il est cité sous le nom d'al-Ahnaf. Le qadi lbn Khallikân, en se référant à Abu Nasr, avait aussi mentionné le nom d'al-Ahnaf dans son livre "al- lkmâl". Il était zoroastrien. Il le resta jusquà sa mort.

Sa naissance (194 H)

Il est né après la prière du vendredi, le 13ème jour de Chawwâl de l'an 194 de l'Hégire (21 juillet 810) dans la ville de Boukhara en Iran (actuel Ouzbekistan).

Al-Mustanîr ibn 'Atîq dit que Muhammad ibn 'Ismâ'îl en personne lui avait montré sa date de naissance écrite par la main de son père.

La perte de son père étant enfant

Il est quasiment certain que la mort du père était survenue alors qu'Al-Boukhâri était encore petit. Ce fut alors la mère qui se chargea de l'éducation de son fils.

Le perte temporaire de sa vue

Ahmad Ibn Al-Fadl Al-Balkhî rapporte au sujet de l'Imâm Al-Bukhârî: "Dans son enfance, il perdit la vue. [Un jour], sa mère vit le prophète Ibrahîm - que la paix soit sur lui - dans un rêve ; il lui annonça la bonne nouvelle: "Allâh a rendu la vue à ton fils grâce à tes nombreuses prières et invocations"." Ainsi Allâh exauça les prières de sa mère et l'Imâm recouvrit sa vue.

Son apprentissage dans sa ville natale

Il est probable qu'Al-Boukhâri avait, pour la première fois, entendu le hadith en 204 ou avant cette date. A ce propos, son disciple Muhammad ibn Yûsuf al-Farabry rapporte que Muhammed ibn Abu Hâtim, le copiste d'Al-Boukhâri, dit qu'il avait reçu le don d'apprendre le hadith à l'école coranique alors qu'il avait dix ans ou moins.

Il commença à étudier les hadîths en mémorisant la compilation de hadîths de Ibn Al-Mubârak (رحمه الله).

Il finit la mémorisation du Coran avant l'âge de seize ans. On relate que dans sa jeunesse il connaissait déjà par cœur soixante-dix mille hadiths de notre prophète Muhammad (صلى الله عليه و سلم).

Quand quelqu'un, en rapportant la tradition, se trompait dans la chaîne des rapporteurs, Al-Boukhâri le corrigeait, car ce dernier connaissait les noms du rapporteur, de ses élèves, de ses maîtres ainsi que leurs époques et leurs pays. Al-Boukhâri lui-même nous en donne un exemple vécu durant sa vie d'élève: [A cette époque,] j'assistais aux cours dispensés par ad-Dâkhily et d'autres maîtres. Un jour, ad-Dâkhily, alors qu'il lisait aux gens, avait dit: "Sufyân a rapporté d'Abu az-Zubayr et ce dernier d'ihrâhîm" (c.-à-d., an-Nukha'y). Je lui avais alors répondu: "Abu az-Zubayr n'a pas rapporté d'ibrâhîm". Il me demanda de me taire mais moi, je repris: "Consulte l'original s'il est en ta possession!" Il rentra, vérifia puis revint et dit: "Qui est-ce alors, ô jeune homme ?" Je lui répondis en ces termes: "C'est az-Zubayr (le fils d'ibn 'Ady), d'ibn lbrâhîm". Il (ad-Dâkhily) prit donc la plume et corrigea en me disant: "tu as raison". Al-Boukhâri avait alors onze ans.

A cet âge, notre imam écoutait les hadith rapportés par les savants de sa ville, comme Muhammad ibn Salâm al-Baykandy, 'Abd-ul-Lâh ibn Muhammad al- Musnady al-Dju'fy et leurs pairs.

Quand il eut atteint l'âge de seize-ans, il avait déjà appris par cœur les livres de Waqî' ibn al-Djarrâh et assimilé les avis des faqîh (témoignage d'Al-Boukhâri).

Son voyage à la Mecque et son premier pèlerinage (210 H ; 16 ans)

A l'âge de seize ans, après avoir appris le Hadîth par les spécialistes de cette science à Bukhârah, il voyagea avec sa mère et son frère Ahmad et s'installèrent à la Mecque.

Dans chaque ville, sur son chemin vers les lieux saints, il contactait les érudits et les faqîh pour profiter de leur savoir religieux: il avait écouté de Makky ibn 'lbrâhîm al-Balkhy al-Hâfid (à Baikh), d'Abu 'Asim 'Amrû ibn 'Asim al-Qays et Muhammad ibn 'Abd-ul-Lâh ibn al-Muthannâ al-'Ansâry (à Basra), de 'Ubayd-ul-Lâh ibn Musa al-'Abs (à Kûfa), de 'Abd-ul-Lâh ibn Zayd al-Muqri' (à La Mecque), de 'Affân ibn Moslim al-Basry (à Bagdad), d'Abu al-Yamân al-Hakam ibn Nâfi' al- Bahrâny (à Emèse), d'Abu Mushar 'Abd-ul-'A'lâ ibn Mushar al-Ghassâny (à Damas) d''Adam ibn lyyâs (à 'Asqalân), de Muhammad benYûsuf ibn Wâqid al-Firyâby (en Palestine).

Pendant leur séjour, il étudia le Hadith par d'éminents savants de la Mecque, notamment Al-Humaydî qui lui enseigna aussi la jurisprudence de l'Imâm Ach-Châfi'i.

Il dit à Abou Ja'far Ibn Muhammad Abou Hâtim Al-Warrâq: "J'ai étudié les livres d'Ibn Al-Mubârak et Wakî' et je connaissais déjà leurs écrits par cœur à l'âge de seize ans. A dix-huit ans, j'ai commencé à compiler les comportements et les paroles des Compagnons et des Successeurs. C'était au temps de 'Ubayd Allâh Ibn Mûsâ. J'ai rédigé Kitâb At-Târîkh [i.e. Le livre d'Histoire] près de la tombe du prophète - que la paix et les bénédictions d'Allâh soient sur lui - les nuits de lune...".

Hachid ibn Isma'il raconte: "Al Boukhari fréquentait avec nous les savants de Bassora alors qu'il était encore impubère. Il n'avait pas l'habitude de noter ce qu'il écoutait et quand 16 jours ont passés sans qu'il ne change d'habitude, on lui fit des reproches à cet égard. Mais sa réponse fut: "Vous m'avez trop blâmé, montrez moi ce que vous avez écrit ! Nous avons montré à al Boukhari nos notes qui ont dépassé 15.000 Hadiths, puis il les a tous récités par cœur, de sorte que nous avons corrigé nos notes d'après sa récitation".

Ses plus importants voyages

Ce sont ceux qu'il fît:

- à Baghdad (8 fois): à chaque voyage il rencontrait l'imâm Ahmad (رحمه الله) qui ne cessait de lui demander de s'installer dans cette ville et de lui reprocher de rester à Khurâsân.

- en Syrie, en Egypte et en Arabie (2 fois)

- à Basorah (4 fois)

- au Hidjâz où il avait séjourné pendant six ans

- à Kufa (nombre de fois indéterminées)

Son passage à Naysâbûr (250 H ; 56 ans)

Al-Boukhâri entra à Naysâbûr en 250 et il y resta quelques temps à enseigner les hadith avant de le quitter contraint par les événements. Tout avait bien commencé pour lui si bien que les gens se bousculaient devant la classe qu'il avait aménagée chez lui, les maîtres envoyaient leurs élèves chez lui pour apprendre le hadith.

En témoigne cette recommandation de Muhammad ibn Yahya adh- Dhuhaly à ses élèves: "Allez à cet homme de bien et de science et écoutez-le!".

Son cours était constamment comble jusqu'au moment où certains cheikh s'étaient opposées à lui par jalousie ; une rumeur s'était alors mise à circuler qui disait qu'Al-Boukhâri soutiendrait la thèse suivante: "Ma parole, en récitant le Coran, est créée".

Cela avait suffi pour la levée des boucliers contre l'imam de Bukhârâ. Un homme s'était levé dans le cours et lui avait demandé: "0 'AbdulLâh, qu'en dis-tu des paroles lors de la récitation du Coran, sont-elles créées ou non-créées ?"
Al- Bukhâry n'avait pas répondu la première fois mais sur l'insistance de l'homme, il répondit ceci: "Le Coran est la Parole d'Allah, les actes des hommes sont créés..." Et l'homme de s'écrier: "Il vient de reconnaître que sa parole, en récitant le Coran, est créée!"

Là, Muhammad ibn Yahya ad-Dhuhaly avait décrété le boycott de la classe d'Al-Boukhâri en disant: "... On ne doit ni l'entendre ni lui parler. Celui qui va à Muhammad ibn Ismâ'îl après ce qui s'est passé, accusez-le ! Car celui qui assiste à sa classe soutient sa théorie ! Et il ne lui est donc pas permis d'assister à notre cours".

La suite des événements avait précipité le départ de Al-Boukhâri qui retourna dans sa ville où il fut triomphalement accueilli. Mais avant de quitter Naysabûr, il avait tenu à insister sur ceci: "Celui qui, de Naysabûr, prétend que j'ai dit que ma parole, en récitant le Coran, est créée, celui-là est un menteur. Je n'ai pas dit cela ; cependant j'ai dit que les actes des hommes sont créés". Il avait dit aussi: "La foi se traduit par des paroles et des actes ; elle lesquels augmente et diminue ; le Coran est la Parole d'Allâh qui est non-créée. Les meilleurs Compagnons du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم) sont Abu Bakr puis 'Omar puis 'Othmân puis 'Ali. Sur cela j'ai vécu, sur cela je mourrai et sur cela je serai ressuscité, par la volonté d'Allah".

Al-Boukhâri et l'émir Khâlid

Ce dernier, l'émir Khâlid ibn 'Ahmad az-Zuhaly, le gouverneur de Bukhârâ, avait par l'intermédiaire d'un émissaire, demandé à Al-Boukhâri de se présenter avec ses livres "al-Djami'" et "at-Târîkh", afin d'être écouté par ses fils (les fils de l'émir).

Mais Al-Boukhâri avait refusé d'aller au palais en signifiant à l'émir que s'il voulait apprendre, il n'avait qu'à se déplacer chez lui. Dans une autre version, al-Bukhâry avait tenu ces propos: "Dis-lui que je ne me permets pas de rabaisser la science ni de la porter devant les portes des sultans. S'il en a quelque besoin, il n'a qu'à venir dans mon oratoire ou chez moi. Et, si cela ne te plaît pas, tu es un sultan et tu peux m'interdire de professer. [J'espère] que cela me soit une excuse devant Allâh le jour de la Résurrection...".

La mésentente avait pris alors forme et s'était compliquée jusqu'au point ou elle se termina par l'exil à Al-Boukhâri à Baykand.

Mais, un mois plus tard, le règne de l'émir chuta et Al-Boukhâri parvint à regagner Kartank, une petite agglomération non loin de Samarkand.

Ses ouvrages

- L'authentique [As-Sahîh]

    Al-Boukhâri dit: "Chaque hadith écrit dans le livre du Sahih, je ne l'y ai porté qu'après avoir fait mes ablutions et prié deux rak'a... J'ai disposé dans al-Djâmi' parmi six cent mille hadith en seize ans [de recherche] pour le prendre comme un argument qui me sauverait du châtiment d'Allah... J'ai établi mon ouvrage al-Djami' dans la Mosquée sacrée. Chaque hadith inclus ne l'a été fait qu'après que j'ai fait la prière a 'istikhâra, deux rak'a et que je me suis assuré de son authenticité...".

    Il dit aussi "Me trouvant chez lshâq ibn Râhaway, il m'a dit: "Si vous reprenez dans un recueil succinct la sunna du Messager d'Allâh (صلى الله عليه و سلم)". Ces mots m'ont beaucoup influencé, me poussant alors à rassembler dans ce livre que ce qui est authentique..."

    Quant à Abu Dja'far Mahmûd ibn Amrû al-'Uqayly, il dit: "Quand al-Boukhâri avait fini la rédaction du Sahih, il le présenta à l'imam Ahmad Ibn Hanbal, à Yahya ibn Mu'în, à Ali ibn al-Madîny et à d'autres (qu'Allâh les agrée tous) afin qu'ils émettent leurs avis. Le résultat fut concluant: ils avaient approuvé le Sahih dans sa totalité à l'exception de quatre hadith". Mais, concernant ces quatre hadiths, Al-Boukhâri avait aussi raison. (lbn Hajar dans son introduction à "Fath al-Bari" et Ibn Kathîr dans "al-Bidâya wa an-Nihâya")

    Al-Boukhâri dans sa rédaction du Sahih, s'était imposé l'authenticité. Comme il avait aussi enrichi son œuvre de précisions savantes et de points de vue dans le domaine du fiqh. Grâce à son intelligence peu coutumière, il avait su comment puiser dans les textes les différentes nuances qu'il répartissait ensuite sur les rubriques de son œuvre et sans qu'il ait oublié d'attacher une importance particulière aux versets du fiqh, d'où il tirait, en plus, les significations en usant de plusieurs méthodes d'explication.

    Dans nombre de rubriques de son œuvre, on trouve de nombreux hadith, dans d'autres, on trouve un seul hadith, dans d'autres encore, on trouve un verset coranique, dans d'autres enfin, il n'y a aucune indication.

    Par-là, Al-Boukhâri avait dans ces rubriques repris les traditions sans isnâd ou à isnâd incomplet, même s'il n'y avait pas trouvé de hadith authentique selon ses conditions ou selon les conditions d'autres auteurs.

    Enfin, la numérotation des hadith et des rubriques a été décidée à l'image de celle suivie dans "Fathou-l-Bari fi Charhi Sahîh Al-Boukhâri" de l'imâm lbn Hadjar al-'Asqalâny, lequel avait été numéroté par Muhammad Fu'âd 'Abd-ul-Bâqy et conçue par Muhib ad-Dîn al-Khatîb.

    Dans l'étude des chaînes de transmission, il ne disait jamais d'un homme "c'est un menteur !", il disait "telle personne l'a démenti", "telle personne l'a traité de menteur", "non digne de confiance". Lorsqu'Al-Boukhâri qualifiait un homme de "non digne de confiance", il ne narrait pas de hadîth de lui.

    Il est à noter qu'il y a juste un savant, en l'occurrence Ad-Dârqoutni (رحمه الله), qui a émis des critiques quant à l'authenticité de certains Hadiths contenus dans les Sahih Boukhâri et Mouslim, mais Ibn Hajar (رحمه الله), dans son introduction au commentaire qu'il a fait du "Sahîh Al-Boukhâri" a réfuté de façon brillante toutes ces critiques.

- [Adab Al-Moufrad]

- La Grande Exégèse.

- A 18 ans il a rédigé: Questions des Compagnons et des Suivants Puis l'Histoire. La grande Histoire mentionne toutes les personnes passées pour maîtres de la science. Quant à l'Histoire Médiane et la Petite Histoire, Ils révèlent la connaissance des biographies et des événements célèbres.

- Fadhail Al-Madîna.

- Al-Fitan.

Ses professeurs

Dans l'espoir d'acquérir le savoir et de compiler des hadiths exacts (ou intègres) [en arabe: sahîh], il parcourut la terre à la recherche des savants du hadîth. Il fut le disciple de nombreux savants de la Mecque, de Médine, de Damas, de cAsqalân, de Hims, du Caire, de Baghdâd, de Bassora, de Kûfah et de nombreuses autres villes.

Il receuillit les traditions chez plus de 1000 maîtres, dans un témoignage, ces professeurs ont atteint le nombre de 1080.

Comme cité par lbn Hajar al-'Asqalâni, les professeurs d'Al-Boukhâri se répartissent en cinq générations.

    1) Ceux qui lui ont rapporté des hadith donnés par les compagnons des Compagnons du Prophète (صلى الله عليه و سلم); comme Muhammad ibn 'Abd-ul- Lâh al-'Ansary, Abu 'Asim an-Nabîl, Abou Nou'aym, Khalâd, Ali ibn Ayyâch Makky ibn lbrâhîm, 'Ubayd-ul-Lâh ibn Mûsâ, et leurs pairs.

    2) Réunissant ceux qui ont vécu dans la même époque mais qui n'ont pas écouté directement des compagnons des Compagnons, comme: Adam ibn Abu lyyâs, Sa'îd ibn Abu Mariyam, Ayyûb ibn Sulaymân, et leurs pairs.

    3) C'est la génération moyenne caractérisant les cheïkh qui n'ont pas rencontré les compagnons des Compagnons mais ont rapporté des célèbres disciples de ces compagnons, comme Sulaymân ibn Harb et Na'îm ibn Hammâd.

    4) Ses collègues qui ont le même intérêt porté à la Tradition et ceux qui ont recueilli les hadith par audition les hadith quelque peu avant lui comme Abu Hâtim ar-Râzi.

    5) Ce sont ceux qui entrent dans le cadre de disciples, comme 'Abd-ul-Lâh ibn Abu Al-'As al-Khawârizmy et Husayn ibn Muhammad al-Qabbâny.

    Il a egalement appris de  'Abdou r-Razzâq, Ibn Abi Chayba...

    Ses élèves

    Nombre de personnes ont fait appel à Al-Boukhâri pour rapporter des hadith, telles qu'Abu Nasr ibn Mâkûlâ, lbrahîm ibn Ma'qal al-Nusafy, Hammâd ibn Châkir an-Naswy, Muhammad ibn Yusuf 'Abd-ul-Lâh ibn Muhammad al- Masnady, 'AbdulLâh ibn Munir, Abu Zura'a, Mouslim ibn al-Hajâj, lbn Khouzama, al-Marûzy, An-Nasâi, al-Bazzâr, at-Tirmidhi, lbn Abou ad-Dunyâ, al-Baghawi, an-Naysâbûry...

    Al-Khatîb al-Baghdâdy rapporte ceci d'al-Firabry: "Avec moi, près de soixante-dix mille hommes ont recueilli par audition le Sahîh de la bouche d'al- Bukhâry, mais à part moi, aucun d'eux n'est resté".

    Sa maladie et sa mort (256 H. ; 62 ans moins 13 jours)

    Quand il s'installa à Kartank, chez de proches parents, il ne cessa de prier Allâh afin d'être rappelé à Lui - Dans ces prières, il ne cessait de répéter: "شAllah, la terre m'est devenue insupportable. Rappelle-moi à Toi".

    Le jour où il tomba malade, il s'apprêta à prendre sa monture pour aller donner des conférences aux habitants de Samarkand (Ouzbékistan, Asie centrale) qui l'avaient invité. Au moment où il allait prendre sa monture, il ressentit une certaine faiblesse ; il demanda de l'aide et on l'aida effectivement. Il pria alors, s'allongea sur le côté, puis s'éteignit.

    Sa mort était survenue la nuit qui précéda la Fête de la rupture du jeûne. C'était la nuit du samedi 30 ramadan 256 (31 août 870) après la prière du 'ichâ, à Hartanak, localité située à deux parasanges de Samarcande.

    A sa mort, Al-Boukhâri (رحمه الله) avait 62 ans moins 13 jours.

    Son enterrement

    Le lendemain, après la prière du duhr, on pria sur sa dépouille, alors ensevelie dans trois pièces d'étoffé blanches. Quand il fut enterré, une odeur agréable se dégagea de sa tombe et se répandit dans les alentours durant des jours.

    Son apparence physique

    On sait peu de choses sur son apparence physique, sinon que cétait un homme de corpulence mince et de stature moyenne, ni grande, ni petite.

    Ses qualités morales et Son Savoir

    Son ardeur à l'étude dépassait limagination. Au cours de l'un de ses voyages, l'un de ses disciples le vit se lever en une seule nuit de quinze à vingt fois, allumer un feu pour faire de la lumière, afin de compiler des hadiths.

    Une fois, à Samarkand, quatre cents traditionnistes le mirent à l'épreuve en mélangeant les isnâd des hadith et les hadith aussi. Al-Boukhâri réussit sans la moindre erreur à tout remettre en ordre, isnâd et hadith, au grand étonnement du public. Il fit de même à Baghdad.

    On disait aussi de lui qu'il lui suffisait de lire une seule fois un livre pour qu'il l'apprenne par cœur.

    On le connaissait respectueux des règles religieuses. Al-Boukhâri (رحمه الله) accomplissait toujours treize prières chaque nuit; et durant ramadan, il achevait chaque nuit la lecture du Coran.

    Sur le plan social, il avait une situation aisée, ce qui lui permettait de donner l'aumône et de faire bonne œuvre.

    Ibn 'Udayy dit: "Un nombre de savants apprirent qu'Al-Boukhâri serait prochainement de passage à Baghdâd. Ils choisirent cent hadiths dont ils brouillèrent les chaînes de transmission et les textes, donnant ainsi à chaque Hadîth une chaîne de transmission autre que la sienne. Chaque savant prit dix de ces hadiths et s'apprêta à mettre Al-Boukhâri à l'épreuve durant leur rencontre. Les gens s'assemblèrent et l'un des savants confronta Al-Boukhâri avec le premier de ses dix hadîths. Il répliqua "Je ne le connais pas". Le savant lui cita un autre hadîth. Il répondit "Je ne le connais pas." et ainsi de suite jusqu'au dixième hadîth. Les gens avertis [initiés à la science du hadith] parmi l'audience se regardèrent et dirent: "L'homme s'y connaît.", les autres pensèrent que c'est un ignorant. Puis un autre savant exposa à son tour ses dix hadîths, puis un autre, jusqu'au centième hadîth et Al-Boukhâri répondait invariablement "Je ne le connais pas.". Quand il vit qu'ils avaient terminé, il se retourna vers le premier savant et dit "La chaîne authentique de ton premier hadîth est ceci, celle de ton deuxième hadîth est ainsi etc." puis il fit de même avec le deuxième savant, puis le troisième, et il poursuivit avec chacun d'eux jusqu'au centième hadîth. A ce moment, tout le monde eut la certitude qu'il était un Hâfidh [i.e. ils reconnurent la qualité de sa mémorisation]."

    Al-Warrâq dit "j'ai entendu Sâlim Ibn Mujâhid dire: "Je rendais visite à Muhammad Ibn Sallâm Al-Bikandi et il me dit: "Si tu étais venu plus tôt, tu aurais vu un garçon qui connaît par cœur soixante-dix mille hadîths.". Je suis sorti à sa recherche. Lorsque je l'ai trouvé, je demandais "Est-ce toi qui dit connaître par cœur soixante-dix mille hadîths ?", il [i.e. Al-Boukhâri] répondit "Oui, et plus encore, et jamais je ne te citerai un hadîth d'un Compagnon ou un Successeur sans que je sache la date et le lieu de leur naissance et de leur mort, et là où ils vécurent. Et je ne narre [de leurs hadîths] que ce qui est certain et fondé sur un principe de la religion d'Allâh, dans le Livre d'Allâh et La Sunnah de Son Messager". Ainsi Al-Boukhâri fut non seulement un muhaddith d'exception [un spécialiste du Hadith] mais également un grand juriste (faqîh).

    Ibn 'Udayy dit: Muhammad Ibn Al-Qumîsi me rapporta: j'ai entendu Muhammad Ibn Hamdawayh dire: j'ai entendu Muhammad Ibn Ismâ'îl [Al-Boukhâri] dire: "je connais par cœur cent mille hadîths intègres [i.e. hadîth sahîh] et 200 000 hadîths d'authenticité questionnable."

    Les éloges à son sujet

    Ahmad ibn Hanbal: "Khurâsân n'a pas donné de pareil"

    lbn Abi Chayba: "Nous n'avons pas vu de semblable à lui".

    Ahmad ibn Hamdûn al-Qassâr: "J'ai vu Mouslim ibn al-Hadjâdj embrasser Al-Boukhâri sur le front puis lui dire: "Laisse-moi embrasser tes pieds, ô maître des maîtres, ô seigneur des traditionnistes et connaisseur des défauts venant altérer le hadith". Puis il l'a interrogé sur un hadîth. Après la réponse à Al-Boukhâri , Mouslim lui a dit: "Il n'y a que le jaloux qui te porte haine; et j'atteste qu'il n'y a pas d'homme pareil à toi dans le monde"".

    At-Tirmidhi: "En Irak comme à Khurâsân, je n'ai pas vu d'homme qui connaît mieux que Bukhâry l'histoire et la chaîne".

    lbn Khuzayma: "Sous ce ciel, je n'ai pas vu d'homme connaissant et retenant dans sa mémoire les hadith du Messager d'Allâh () mieux que Muhammad ibn Ismâ'îl Al-Boukhâri".

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 16 septembre 2005 5 16 09 2005 00:00
Son nom

Mouslim Ibn Al-Hajjaj Ibn Mouslim Al-Qochairi An-Nissabouri, Abou al houssayn.

Il est appelé "L'Imâm des savants du Hadîth".

Sa naissance (204 H.)

Il y a une incertitude au sujet de sa date de naissance. Selon certaines opinions, il serait né en 204 A.H. (820), selon d'autres, sa naissance fut en 206 A.H., à Nichâpour (Khorasan).

Début de son apprentissage

Depuis sa plus tendre enfance, l'Imâm Mouslim, commença l'apprentissage des sciences religieuses et notamment la loi islamique. Cette jeune pouce grandit dans une terre des plus fertiles et porta ses fruits.

En 218 A.H., alors qu'il n'avait que 12 ou 14 ans, il s'initia à Naysabûr aux sciences du Hadîth grâce à son Sheikh Yahyâ At-Tamîmî.

Son pélerinage (220 H ; 16 ans)

Le premier voyage entreprit par l'Imâm fut en 220 A.H. lorsqu'il quitta Naysabûr pour accomplir le pélerinage. Au cours de son voyage, il assista à des séances d'enseignement de Hadîth.

Il rencontra à la Mecque Sheikh 'Abd Allâh Ibn Maslamah Al-Qa'nabî et assista à son enseignement du Hadîth. Sur son chemin, arrivé à Kûfah, il écouta Sheikh Ahmad Ibn Yûnus enseigner le hadîth ainsi que quelques autres savants.

Il fut de retour rapidement à sa terre natale.

Les longs voyages pour l'apprentissage

Il entreprit un long voyage avant 230 A.H. pour acquérir la science. Il parcourut les terres et accompagna de nombreux savants pour puiser dans leur savoir. Citons les pays où il étudia le hadîth lors de ce voyage:

    La région de Khorasân.

    Ar-Ray.

    L'Iraq: plus précisément, il apprit par les savants de Kûfah, de Bassora et de Bagdâd où il fut de passage plusieurs fois. Son dernier séjour à Bagdâd fut en 259 A.H., cette fois il enseigna la science du Hadîth qu'il avait acquise avec brio pendant de longues années.

    le Hijâz: en particuler, la Médine et la Mecque. Il y entendit le Hadîth par les grands sheikhs de la région, notamment de Isma'îl Ibn Uways et Sa'îd Ibn Mansûr.

    le Shâm [actuels Syrie, Liban et Palestine]: Al-Khatîb, Ibn 'Asâkir et As-Sam'ânî ont mentionné le passage de l'Imâm Mouslim par le Shâm. Adh-Dhabî soutient que l'Imâm Mouslim n'a pas appris le hadîth au Shâm en raison du fait que l'Imâm n'a connu qu'un seul savant de Damas, qu'il aurait rencontré non à Damas, mais pendant son pélerinage. Si l'opinion d'Adh-Dhahabî est correcte, l'Imâm Mouslim aurait juste traversé le Shâm sans passer par Damas.

    l'Egypte.

Ses Maîtres

Dans le Recueil des hadîths authentiques de Mouslim, Adh-Dhahabi compte 220 savants du Hadîth dont Mouslim rapporta des narrations fiables.

Citons quelques-uns de ses grands maîtres:
- 'Abd Allâh Ibn Maslamah Al-Qa'nabî.
-
Ahmad Ibn Hanbal.
- le jurisconsulte et Hafidh, Ishâq Ibn Rahaweih.
- le spécialiste du jarh et de la science des hommes du hadîth, Yahyâ Ibn Ma'în.
- Le Hâfidh, Ishâq Ibn Mansûr Al-Kawsaj.
-
Abou Bakr Ibn Abî Shayba.
-
'Abd Allâh Ibn Abd Ar-Rahmân Ad-Dârami
- le Hâfidh, Muhammad Ibn 'Abd Allâh Ibn Numayr.
- le savant 'Abd Ibn Humayd.
- l'Imâm Abou Zur'âh Ar-Râzî, le grand savant du Hadîth de Rayy.

Il rencontra l'Imâm Al-Boukhârî. Ad-Daraqoutni raconte: "Sans Al-Boukhari, Moslim n'aurait rien pu".
Lors d'une séance d'enseignement Ad-Dhuhli fit une remarque au sujet de Al-Boukhari, Moslim se leva et s'en alla, après quoi, Moslim rassembla tout ce qu'il avait écrit d'après lui et le renvoya à son domicile.
 

Ses élèves

Parmi ses disciples les plus remarquables qui ont voyagé pour le rencontrer et s'instruire de sa science, figurent l'Imâm Abou 'خsâ At-Tirmidhî, Yahyâ Ibn Sâ'id, Ibn Khuzayma, Abou Bakr Muhammad Ibn An-Nadir Al-Jârûdî, et d'autres encore.

Ses Ecrits

Parmi les livres qui nous sont parvenus de lui et qui témoignent de la science généreuse de cet homme:
- Al-Kunâ wa Al-Asmâ,
- Tabaqât At-Tabi'în,
- Al-Munfaridât wa Al-Wijdân
- Sahîh Mouslim, le célèbre recueil de hadîths authentiques, Il commença la rédaction de ce livre relativement tôt à Naysabûr, Il avait 29 ans lorsqu'il entamma l'écriture de son Sahîh. Quinze ans plus tard, il mit le point final du livre que nous avons entre les mains.

    On relate qu'il dit au Sujet de Sa Somme de Hadîths authentiques: "J'ai rédigé ce reccueil de hadîths authentiques à partir de 300 000 hadîths transmis oralement".

    Il dit également: "Je n'ai inscrit un seul Hadîth dans ce reccueil sans preuve et je n'ai écarté le moindre Hadîth sans preuve".

    Pendant 15 ans de sa vie, il scruta les 300 000 milles Hadîths auxquels il fait référence pour retenir ceux qui composent son recueil, à savoir des hadîths fiables dont l'authenticité ne fait pas l'ombre d'un doute. Il retint, sans répétition, 3033 hadîths qu'il a organisé en chapitres, puis il a réuni les chapitres en livres. Le noble savant Muhammad Fu'âd 'Abd Al-Bâqî dénombra 54 livres dans le Sahîh. Le premier livre est le livre de la foi (Al-خmân) qui englobe plusieurs chapitres: le chapitre "la religion exige le conseil", chapitre "l'interdiction de l'orgueil", etc... Puis il suivit ce livre par le "livre des menstrues", puis le livre de la prière, et ainsi de suite jusqu'au livre de l'exégèse qui scelle cet précieux ouvrage.

    L'Imâm Mouslim a décidé d'inscrire chaque hadîth dans un seul endroit de son ouvrage, en le citant, avec les diverses voies de narration qu'il agrée selon ses critères d'authenticité et avec les variantes.

    Mouslim a été très méthodique en répertoriant les hadiths en fonction de leurs chapitres et de leur jurisprudence (le fiqh). Pour cela ce sahih est réputé être l'un des rares ouvrages que l'on se réfère souvent.

    En faisant la comparaison entre Sahih Mouslim et Sahih Al-Boukhari, bien que la plupart des hadiths est presque la même, on trouve que celui de Mouslim est plus méthodique que celui de Al-Boukhari, car Mouslim a classé les hadiths selon leurs sujets dans leurs propres chapitres. Tandis qu'on trouve ces hadiths épars chez Al-Boukhari, malgré que le Sahih Al-Boukhari est jugé être plus authentique.

    L'ensemble de la communauté musulmane, savants ou pas, a reçu avec joie cet ouvrage et lui a accordé une place toute privilégiée, semblable à celle de Sahîh Al-Boukhârî. Les savants s'accordent pour le considérer comme Recueil de hadîths authentiques et ils ont dépensé des efforts conséquents pour servir ce livre. De nombreux savants ont composé des commentaires de Sahîh Mouslim. Citons à titre d'exemple, Ikmâl Al-Mu'lim bi Fawâ'idi Mouslim par Al-Qâdî 'Iyâd, Al-Minhâj fî Sharh Sahîh Mouslim Ibn Ak-Hajjâj par l'Imâm An-Nawawî, Ikmâl Al-'Ilm par Muhammad Ibn Khalîfah connu par Al-Ubayy.

    L'intérêt accordé à Sahîh Mouslim motiva l'écriture d'ouvrages traitant des narrateurs de hadîths présents dans ce recueil. Citons par exemple Rijâl Sahîh Mouslim (les hommes de Sahîh Mouslim) pat Ibn Manjaweih Al-Asbahânî, Rijâl Mouslim Ibn al-Hajjâj (les hommes de Mouslim Ibn al-Hajjâj) par Ibn Shirbîn Al-Ansârî, Tasmiyat Rijâl Sahîh Mouslim Alladhîna Infarada bihim 'an Al-Bukhâri (Mention des hommes de Sahîh Mouslim qu'Al-Bukhâri n'a pas cité) par Al-Hâfidh Adh-Dhahabî.

    Des abrégés, ommettant les répétitions et les chaînes de transmission, ont également vu le jour, comme Mukhtasar Sahîh Mouslim (l'Abrégé de Sahîh Mouslim) par l'Imâm Al-Qurtubî, Al-Jâmi' Al-Mu'lim bi Maqâsid Jâmi' Mouslim (La Somme informant des finalités de la Somme de Mouslim) par Al-Mundhirî. Des savants anciens comme Al-Jawzaqî et Al-Baghawî ont réuni Sahîh Mouslim et Sahîh Al-Bukhâri dans un ouvrage. Sheikh Ash-Shinqîtî a écrit Zâd Al-Mouslim fîmâ ittafaqa 'Alayh Al-Bukhârî wa Mouslim, la Subsitance du musulman sur les hadîths agrées par Al-Bukhârî et Mouslim. Sheikh Muhammad Fu'âd Abd Al-Bâqî a composé Al-Lu'lu' wa Al-Marjân fîma ittafaqa 'alayh Ash-Shaykhân.

    L'Imâm An-Nawawî dit dans la Préface de son valeureux Commentaire de Sahîh Mouslim: "[ce livre] lui a préservé une agréable mention et une bonne éloge jusqu'au Jour du Jugement".

    Al-Hâfidh Ibn Salâh affirma: "Par son recueil, Allâh -Que Son Nom soit exalté - l'a élevé comme un astre. Il est devenu ainsi un Imâm, un argument, dont le nom est mentionné en permanence dans les sciences du Hadîth ainsi que d'autres sciences".

Parmi ses livres qui n'ont pas survécu aux aléas des jours: Awlâd As-Sahâba (Les Fils des Compagnons), Al-Ikhwah wa Al-Akhawât (les Frères et les Soeurs), Al-Aqrân (Les Paires), Awhâm Al-Muhadithîn (les Illusions des Muhaddiths), Dhikr Awlâd Al-Husayn (Mention des Fils d'Al-Husayn), Mashâyikh Mâlik (les sheikhs de Mâlik), Mashâyikh Ath-Thawrî (les sheikhs d'Ath-Thawrî), Mashâyikh Shu'bah (les sheikhs de Shu'bah).

Sa mort (261 H ; 57 ans)

Il dépensa son temps entre l'enseignement oral et la composition d'ouvrages si bien que la nuit même de son décès il était préoccupé par une question qui fut évoquée dans son assemblée de science. Il passa alors sa nuit dans la recherche, mais avant la levée du jour, il répondit à l'appel de Son Seigneur dans la soirée du dimanche au mois de Rajab en l'an 261 H (875) à Nichâpour.

Son physique

On dit qu'il était grand de taille, portant une barbe blanche et un turban dont l'extrémité descendait au milieu de ses épaules.

Ses mérites

En voyant cette pouce bénie, son Sheikh Ishâq Ibn Rahaweih vit qu'elle était promise à un grand avenir et s'exclama: "Quel homme sera-t-il lui !".

Son disciple et ami Ahmad Ibn Salamah An-Naysâbûrî disait: "J'ai vu Abou Zur'ah et Abou Hâtim donner la préeminence à Mouslim Ibn Al-Hajjâj par rapport aux autres savants du hadîth de son époque".

Abû 'Abd Ar-Rahmân Ibn Abî Hâtim, un imâm du hadîth, dit de Mouslim: "Il fut un homme de confiance, du nombre des mémorisateurs [Hafidh], maîtrisant le Hadîth".

Son Sheikh Muhammad Ibn Bashshâr le compta parmi les quatre grand mémorisateurs du Hadîth de son temps: "les mémorisateurs (du Hadîth) sur terre sont quatre, dit-il, Abou Zur'ah Ar-Râzî à Rayy, Mouslim à Naysabûr, 'Abd Allâh Ad-Dârimî à Samarqand, Muhammad Ibn Ismâ'îl à Bukhârâ".

Qâdî 'Iyâd a dit: "C'est l'un des des Imâms des musulmans, l'un des mémorisateurs parmi les savants du Hadîth, aux écrits perfectionnés. Plus d'un Imâm parmi les anciens et les contemporains ont fait son éloge. Ils sont unanimes quant à son rang d'Imâm, sa prééminence et l'authenticite de son Hadîth, sa capacité de distinguer le vrai du faux. Ils s'accordent tous à dire que c'est un homme de confiance et acceptent son Hadîth".

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 8 novembre 2005 2 08 11 2005 00:00

Jalal Ad-Dîn Abou Al-Faraj Ibn Al-Jawzî le hanbalite.

Il dit à son fils: "Sache que nous sommes descendants d'Aboû Bakr As-siddîq. Notre grand père, Al-Qâsîm Ibn Muhammad Ibn Abû Bakr, ainsi que sa biographie, se trouvent dans le livre Sifat as safwa".

Parmi ses livres

- L'illusion de Satan [Talbis Iblis]

- [Sayd Al-Khâtir]

- Adab al-Chaykh al-Hassan Ibn al-Hassan al-Basri

- Manaqib Rabi`a al-`Adawiyya

- Manaqib Bishr al-Hafi

- Sifat al-safwa (Les manières des élites) un abrégé du Hilyat al-awliya (L'ornement des saints) d'Abou Nou`aym

- Minhaj al-qassidin wa moufid as-sadiqin (La voie des voyageurs vers Allâh et le dirigeant à la vérité) qui traite de l'auto-purification et des éthiques

Sa mort

En 597 H


Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 29 novembre 2005 2 29 11 2005 16:38
Son nom et sa généalogie

Il se nomme Muhyiddîn, Abou Zakariyyâ, Yahyâ Ibn Sharaf Ibn Marrî Ibn Hasan Ibn Husayn Ibn Hizâm Ibn Muhammad Ibn Joumou'a An-Nawawî.

Sa naissance (631 H)

Il naquit en 631 A.H. dans le village de Nawâ - un village affilié à Damas en Syrie.

Son enfance

Il apprit le Coran dans son enfance et se forma dans diverses sciences islamiques comme le Hadîth, la Langue Arabe et le Fiqh.

Doté d'une excellente mémoire, l'Imâm An-Nawawî se dépensait dans l'apprentissage des sciences religieuses et assistait quotidiennement à près de douze cours traitant de diverses branches des sciences islamiques.

Les signes de l'excellence et la piété apparurent en lui dès son enfance. Son père raconte que la veille du 27e jour de Ramadan en l'an 638 A.H., le jeûne An-Nawawî, alors âgé de sept ans, dormait auprès de lui. Il se réveilla et s'exclama : "mon père ! quelle est cette lumière qui emplit la maison ? !".
Son père dit : "Nous nous sommes réveillés et ne vîmes aucune lumière. Nous avons alors su qu'il s'agissait de Laylat Al-Qadr (La Nuit du Destin)".

Yâsîn Ibn Yûsuf Al-Marrâkishî raconte : "J'ai vu le Sheikh [An-Nawawî] à Nawâ alors qu'il n'avait que dix ans. Les enfants essayaient de le forcer à jouer avec eux, mais il fuyait en récitant le Coran et pleurait de leur comportement. Son amour s'installa alors dans mon cœur. Son père le fit travailler dans une petite boutique, mais les ventes et les achats ne le distrayaient guère de la récitation du Coran. Je partis voir celui qui lui enseignait le Coran et lui recommandai de lui porter des soins particuliers.
Je lui dis : "Il est à espérer que ce garçon devienne le plus savant des gens de son temps et le plus versé dans l'ascétisme parmi eux, et il est à espérer que les gens bénéficient de son savoir".
"Tu prédis l'avenir ? !" m'a-t-il répondu.
"Non, dis-je, mais Allâh m'a fait dire cela".
L'enseignant de Sheikh An-Nawawî rapporta cela à son père qui lui accorda beaucoup de soins, si bien que l'Imâm An-Nawawî termina l'apprentissage du Coran vers sa puberté.

Ses principaux maîtres

    1- En jurisprudence

    Son premier Sheikh en Fiqh fut l'ascète, le juriste shaféite, Abou Ibrâhîm Ishâq Ibn Ahmad Ibn Othmân Al-Maghribî Al-Maqdisî. Puis il s'initia auprès de son Sheikh, l'Imâm, le dévot, le Mufti de Damas à l'époque, Abou Muhammad Abd Ar-Rahmân Ibn Nûh Ibn Muhammad Ibn Ibrâhîm Ibn Mûsâ Al-Maqdisî Ad-Dimashqî. Ensuite, il eut comme professeur, l'Imâm, le Mufti, Abou Hafs 'Omar Ibn As'ad Ibn Ghâlib Al-Irbîlî. Citons également parmi ses maîtres en Fiqh, l'Imâm Abou Al-Hasan Ibn Al-Hasan Al-Irbîlî Al-Halabî Ad-Dimashqî.

    2- Dans la voie du Tasawwuf (At-Tarîq)

    L'Imâm As-Sakhâwî dit : "As-Soubkî a dit dans At-Tabaqât Al-Kubrâ que son Sheikh dans la voie est Sheikh Yâsîn Al-Marrâkishî. En témoigne la parole d'Adh-Dhahabî que nous avons déjà mentionnée : Sheikh An-Nawawî partait le voir, s'éduqait en sa compagnie et lui rendait visite. Il espérait sa bénédiction et le consultait dans ses affaires."

    3- Dans les lectionnaires coraniques (Al-Qirâ_ât)

    Al-Lakhmî affirma que l'Imâm An-Nawawî connaissait le Coran avec les sept lectionnaires. Toutefois, il n'a pas mentionné ses enseignants dans cette discipline. Il se peut qu'il les ait appris auprès de son Sheikh, l'Imâm Abou Shâmah - qui dirigea Dar Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah à Damas avant l'Imâm An-Nawawî.

    4- En Hadîth

    Il étudia Sahîh Mouslim et la majeure partie de Sahîh Al-Bukhârî auprès de son Sheikh, Abou Ishâq Ibrâhîm Ibn 'خsâ Al-Murâdî Al-Andalusî Ash-Shâfi'î.

    Il étudia Al-Kamâl fî Asmâ' Ar-Rijâl ('Abd Al-Ghanî Al-Maqdisi) auprès du mémorisateur du Hadîth, Sheikh Az-Zayn Abou Al-Baqâ' Khâlid Ibn Yûsuf Ibn Sa'd An-Nâbulsî.

    Il accompagna également le savant du Hadîth, l'Imâm Ad-Diyâ Ibn Tammâm Al-Hanafî et profita de son savoir.

    Il écouta le Hadîth enseigné par un certain nombre de savants dont :

    Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn 'Alî Ibn Ahmad Ibn Fadl Al-Wâsitî.

    Abû Al-'Abbâs Ahmad Ibn 'Abd Ad-Dâ'im Al-Maqdisî

    Abû Muhammad Ismâ'îl Ibn Ibrâhîm Ibn آbî Al-Yusr At-Tanûkhî

    Abû Muhammad 'Abd Ar-Rahmân Ibn Sâlim Ibn Yahyâ Al-Anbârî

    As-Shams Abou Al-Faraj 'Abd Ar-Rahmân Ibn Abî 'Omar Muhammad Ibn Ahmad Ibn Qudâmah Al-Maqdisî - l'un de ses plus grands Sheikhs.

    Ash-Sharaf Abou Muhammad 'Abd Al-'Azîz Ibn Abî 'Abd Allâh Muhammad Ibn 'Abd Al-Muhsin Al-Ansârî

    'Imâd Ad-Dîn Abou Al-Fadâ'il 'Abd Al-Karîm Ibn 'Abd As-Samad Ibn Al-Horastânî.

    5- En grammaire et langue arabe

    Parmi ses maîtres dans cette discipline citons : Al-Fakhr Al-Mâlikî, Sheikh Abou Al-'Abbâs Ahmad Ibn Sâlim Al-Misrî et Sheikh Al-Jamâl Abou Abd Allâh Muhammad Ibn Abd Allâh Ibn Mâlik Al-Jiyânî.

    6- En Usûl Al-Fiqh (Fondements de la Jurisprudence Islamique)

    Il étudia une partie d'Al-Muntakhab (Fakhr Ad-Dîn Ar-Râzî) et Al-Mustasfâ (Al-Ghazâlî) auprès du juge, le juriste shaféite, Abou Al-Fath 'Omar Ibn Bundâr Ibn 'Omar Ibn 'Alî At-Taflîsî.

    L'Imâm As-Sakhâwî dit : "Il étudia également la majeure partie de Mukhtasar Ibn Al-Hâjib auprès du Grand Juge de Damas, Al-'Izz Abou Al-Mafâkhir Muhammad Ibn Abd Al-Qâdir Ibn Abd Al-Khâliq Ibn As-Sâ'igh".

Ses ouvrages

L'Imâm An-Nawawî ne se maria pas et n'eut par conséquent aucune descendance. Mais ses meilleurs héritiers sont certainement ses remarquables ouvrages.

Il composa un précieux commentaire de Sahîh Mouslim. Il commenta également une partie de Sahîh Al-Bukhârî ; il s'arrêta à Kitâb Al-'Ilm (Le Livre du Savoir, et intitula son commentaire At-Talkhîs. Il commença aussi un commentaire de Sunan Abî Dâwûd. L'Imâm As-Sakhâwî dit : "Il arriva à la partie traitant des ablutions et intitula son commentaire Al-خjâz. J'ai entendu dire que l'ascète de son temps, Ash-Shihâb Ibn Raslân, a repris intégralement cet écrit de l'Imâm An-Nawawî au début de son propre commentaire de Sunan Abî Dâwûd, et ce en guise de bénédiction".

Il écrivit également deux valeureux ouvrages répandus parmi les musulmans et les étudiants en sciences islamiques : Le Livre des invocations [Kitâbou l-Adhkâr] (fini en Mouharram 667 H) et Les jardins des vertueux [Riyâd As-Sâlihîn] (fini en Ramadan 670 H).

On lui doit aussi Les quarante hadiths [Al-Arba'în An-Nawawiyya], qu'il acheva 668 A.H. et - son Receuil de hadiths Qudsis.

Il aborda l'éthique des mémorisateurs du Noble Coran dans son ouvrage At-Tibyân fî آdâb Hamalat Al-Qour_ân. L'Imâm As-Sakhâwî témoigna de l'importance de ce ouvrage en disant : "C'est un livre précieux. On ne peut s'en passer - surtout les récitateurs et les enseignants de la récitation coranique".

Il composa aussi At-Tarkhîs fî Al-Ikrâm wa Al-Qiyâm. L'Imâm As-Sakhâwî dit : "C'est un ouvrage pour les gens de vertus et leurs semblables".

Il écrivit dans l'ascètisme et le soufisme : Le Jardin des Gnostiques [Boustân Al-'آrifîn].

On lui doit aussi, entre autres : Rawdat At-Tâlibîn, Al-Minhâj, Al-Manâsik fi Al-Fiqh, Al-Fatâwâ An-Nawawiyyah, Tabaqât Al-Fuqahâ, Tahdhîb Al-Asmâ wa al-Lughât, Tashîh At-Tanbîh, At-Tahqîq, Ru'ûs Al-Masâ'il wa Tuhfat Ashâb Al-Fadâ'il.

Son enseignement

En 665 A.H., il commença à enseigner à Dâr Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah, à Damas. Il refusa d'être rémunéré pour l'enseignement qu'il dispense et accomplit le pèlerinage deux fois dans sa vie.

Sa mort (676 H. ; 45 ans)

A la fin de sa vie, il séjourna dans son village, Nawâ. Certains pieux lui ordonnèrent de visiter Al-Quds (Jérusalem) et Al-Khalîl. Il le fit puis retourna à son village natal chez ses parents. Il fut atteint d'une maladie et son âme retourna à Allâh au cours du mois de Rajab, en l'an 676 A.H. Il fut enterré dans son village.

Les éloges à son sujet

Abou Abd Ar-Rahîm Al-Akhmîmî dit de lui : "Il cheminait sur la voie des compagnons, que Allâh les agrée. Je ne connais nul autre de son époque qui cheminait sur leur voie".

Abou Al-'Abbâs Ibn Farûkh dit de lui : "Il a réuni trois degrés, chacun d'eux aurait suffi pour que les gens viennent de loin pour le voir et apprendre de lui : le degré du savoir, le degré de l'ascétisme et le dégré de l'appel au bien et de l'interdiction du blâmable".

Ibn As-Subkî dit de lui : "Il fut un maître et un chaste. Il fut aussi un ascète. Peu lui importait que sa vie ici-bas devienne une ruine, tant que sa religion était florissante. Il était distingué par son ascétisme et son contentement de ce que Allâh lui accorde. Il marchait sur les pas des pieux prédécesseurs de Ahl As-Sunnah wa Al-Jamâ'ah. Dévoué et patient dans les voies du bien, il ne perdait pas un instant dans des œuvres n'impliquant pas l'obéissance à Allâh".

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 décembre 2005 4 22 12 2005 16:22

(GIF) 

Philosophe et Médecin, né au mois d'août 980 (370 de l'hégire), dans la petite ville d'Afshéna, près de Bokhara; mort à Hamadan en juillet 1037. Son père, originaire de Balkh, était venu se fixer dans le village de Kharmaithan où il occupait un petit emploi auprès du prince samanide (Samani) Nouh ibn Mansoûr, mais il était ensuite allé vivre à Afshéna. Il appartenait à la secte des Ismaéliens et avait l'habitude de discuter chez lui avec ses coreligionnaires des questions philosophiques et religieuses. Le jeune Avicenne était donc à bonne école. A l'âge de dix ans, dit-il lui-même, il savait parfaitement le Coran et une bonne partie des sciences profanes.

Ses Activités

- Médecin réputé, fonction qui lui vaut tout d’abord sa célébrité, puis l’aide à vivre.

- Homme politique proche des princes (persécuté par les uns, protégé par les autres), plusieurs fois ministre, il s’occupe des affaires juridiques de l’État.

- Philosophe, il commente l’oeuvre d’Aristote.

- Esprit scientifique, il s’intéresse aux sciences de la nature et aux mathématiques.

- Poète par souci pédagogique lorsqu’il met en vers des abrégés de logique et de médecine, il sait être un poète véritable lorsqu’il revêt d’images sa doctrine philosophique.

 

Ses idées

- Avicenne est un grand médecin et un homme affronte constamment des difficultés. La Logique d’Aristote lui paraît insuffisante parce qu’elle n’entre pas assez dans une application proche de la vie. C’est un scientifique qui s’efforce d’amener les théories grecques au niveau de ce que son étude du concret lui a apporté.

- Pour lui, la logique est la science instrumentale des philosophes.

- Il croit en Dieu créateur, selon l’Islam. Pour les musulmans, comme pour les juifs et les chrétiens, la source du savoir est la Révélation faite par Dieu aux hommes par l’intermédiaire des prophètes. Avicenne tente de réintégrer le dogme dans son élaboration philosophique. Pour lui, la métaphysique doit apporter la preuve de l’existence du dieu créateur.

 

Postérité

- L’influence philosophique d’Avicenne en Occident a été dépassée par celle d’Averroès, qui a remis en cause ses commentaires d’Aristote, mais elle est constante dans le monde iranien. Son oeuvre est contemporaine de la constitution du corpus ismaélien (branche du schisme qui représente l’ésotérisme de l’islam).

- Sa pensée sur la distinction de l’«essence» de l’être et de l’existence sera exploitée par Thomas d’Aquin ; elle est une des bases de la philosophie scolastique néo-aristétotélicienne du Moyen Âge chrétien.

- Du XIIe au XVIIe siècle, l’enseignement et la pratique de la médecine musulmane et occidentale sont fondés sur son monumental Canon de la médecine, entièrement traduit par Gérard de Crémone entre 1150 et 1187. Ainsi, au moment où les chrétiens d’Europe traversent la Méditerranée pour partir en croisade contre les Infidèles et brûlent les hérétiques sur la place publique, en Europe les médecins chrétiens tirent quotidiennement parti, pour soigner les maux du corps, de la sagesse des médecins musulmans. Une première contestation du Canon apparaît à la Renaissance : Léonard de Vinci rejette l’anatomie selon Avicenne et Paracelse brûle le Canon à Bâle. Mais c’est surtout à partir de la découverte de la circulation sanguine (Harvey, 1628) que le Canon apparaîtra dépassé.

OEUVRES PRINCIPALES:

L’ oeuvre d’Avicenne parvenue jusqu’à nous est incomplète. Il écrivait sans relâche partout, à cheval, en prison, et toutes ses connaissances n’étaient accessibles que de mémoire. Il citait Aristote sans avoir besoin de le relire.

Il nous manque plusieurs ouvrages fondamentaux de son oeuvre philosophique, (son Traité de philosophie illuminative fut détruit de son vivant).

- Le Livre de la guérison [de l’âme] est une oeuvre philosophique dans laquelle on trouve des écrits sur les sciences naturelles, les mathématiques ou encore la métaphysique.

- Le Canon de la médecine est une somme claire et ordonnée de tout le savoir médical de son temps, enrichi de ses propres observations.

- Écrits sur la géologie, les minéraux, les fossiles et les métaux.

 

 

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 16 janvier 2006 1 16 01 2006 16:19

Jâbir Ibn Hayyân, connu au Moyen-Age sous le nom de l’alchimiste Geber, est réputé comme étant le Père de la Chimie. Son nom entier est Abû Mûsâ Jâbir Ibn Hayyân. Il s’est établi comme un scientifique de premier plan en exerçant la médecine et l’alchimie à Al-Koufah (Irak) vers 776 après J.-C. Au cours de sa jeunesse, il était sous la protection du Ministre Barmaki, pendant le Califat abbasside de Haroun Ar-Rachid. Jâbir mourut en 803 après J.-C.

La contribution majeure de Jâbir (ou Geber) s’est faite en Chimie. Il est célèbre pour avoir rédigé plus de cent traités monumentaux dont vingt-deux ont trait à la chimie et à l’alchimie. Il introduisit la méthode expérimentale en alchimie (mot dérivant du terme arabe al-kîmiâ), donnant ainsi l’élan à la Chimie moderne. Jâbir mit l’accent sur l’expérimentation et sur le développement de méthodes qui permettraient d’assurer la reproductibilité de ses travaux. Il concentra ses efforts sur la mise au point de procédés chimiques de base et sur l’étude de différents mécanismes de réactions chimiques. Il aida ainsi à faire émerger la chimie en tant que science par opposition aux légendes de l’alchimie. Jâbir insista sur le fait que des quantités définies de différentes substances sont impliquées dans les réactions chimiques. Par conséquent, on peut dire qu’il ouvrit la voie à la loi de conservation de la masse.

Sa contribution à la chimie qui est d’une importance fondamentale inclut le perfectionnement de techniques scientifiques comme la cristallisation, la distillation, la calcination, la sublimation et l’évaporation ainsi que la mise au point de plusieurs instruments permettant de réaliser ces expérimentations. La plus grande réalisation concrète de Jâbir est la découverte des minéraux et des acides, qu’il prépara pour la première fois dans son alambic (al-imbîq en arabe). Son invention de l’alambic permit au processus de distillation de devenir aisé et méthodique. Parmi ses différentes percées, on peut citer la préparation des acides nitrique, chlorhydrique, citrique et tartrique. L’insistance de Jâbir sur la méthode expérimentale est de première importance. C’est sur la base de ces travaux qu’il est considéré comme le père de la Chimie moderne. Selon les mots de Max Mayerhaff, le développement de la chimie en Europe peut être directement relié à Jâbir Ibn Hayyân.

Jâbir fut le pionnier d’un grand nombre de processus chimiques appliqués. Ses contributions incluent la mise au point de l’acier, la préparation de différents métaux, la prévention face à la corrosion, l’inscription sur l’or, l’utilisation du dioxyde de manganèse pour la fabrication du verre, la teinture des tissus et le tannage du cuir, le vernissage de tissus imperméables, l’identification de peintures et de graisses. De surcroît, il développa l’aqua regia pour la dissolution de l’or.

Les idées expérimentales de Jâbir ont ouvert la voie à ce qui est aujourd’hui communément connu sous le nom de classification des éléments en métaux, non-métaux et substances volatiles. Il distingua trois types de substances en fonction de leurs propriétés  :

  1. les spiritueux, c’est-à-dire, les substances qui se vaporisent par réchauffement, comme le camphre, l’arsenic et le chlorure d’ammonium.
  2. les métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le cuivre, le fer.
  3. les composés qui ne peuvent être réduits en poudre.

Les traités de Jâbir en chimie, dont son Kitâb Al-Kîmiâ (Le Livre de la Chimie) et son Kitâb As-Sab`în (Le Livre des Soixante-dix), furent traduits en latin au Moyen-Age. La traduction de Kitâb Al-Kîmiâ fut publiée par l’Anglais Robert de Chester en 1144 sous le titre " The Book of the Composition of Alchemy " (Le Livre de la Composition de l’Alchimie). Le deuxième ouvrage fut traduit par le célèbre Gérard de Crémone (mort en 1187). Berthelot traduisit quelques livres de Jâbir sous les titres " Livre du Royaume ", " Livre des Balances ", " Livre du Mercure Oriental ". Il est évident qu’il n’a pas repris les titres corrects pour les ouvrages de Jâbir. L’Anglais Richard Russel traduisit et publia en 1678 une autre œuvre de Jâbir sous le titre " Sum of Perfection " (Somme de la Perfection). Il le décrivit comme Geber, le plus célèbre prince et philosophe arabe. Ces traductions ont été populaires en Europe pendant plusieurs siècles et ont influencé l’évolution de la chimie moderne. De nombreux termes techniques introduits par Jâbir, comme alcali, se retrouvent dans différentes langues européennes et font désormais partie du vocabulaire scientifique. Seuls quelques-uns de ses écrits ont été édités et publiés, alors que beuacoup d’autres préservés en arabe n’ont pas encore été traduits. Jâbir contibua également dans d’autres sciences comme la médecine et l’astronomie.

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 27 février 2006 1 27 02 2006 16:04

Al-Balkhi (Abou-Zeid Ahmed ben Sahl).

Voyageur, philosophe et écrivain géographe du Xe siècle (850-934). Formé aussi bien à l'astronomie, à l'astrologie, à la médecine, à la philosophie qu'à la théologie, il est surtout connu pour sa contribution à la géographie, au travers de son Livre de la disposition des pays (Kitab Taqwim albuldan ), paru en 920. On y trouve, sous la forme d'un atlas de 20 cartes, une description de la Terre connue (et plus spécialement du monde musulman), dont le canevas porte l'héritage des Grecs (remanié par Kwarizmi). Avec une innovation, cependant, la division du monde se fonde ici moins sur la répartition selon ses climats que sur ses pays. A la même époque, d'autres géographes (al-Istakhrï, al-Muqaddasî et Ibn Hawqal) auront la même approche. (pour en savoir plus, voy. Hammer, Arab. literraturgesch., t. V, p. 326. ou J. H. Kramers, La question Balkhî - Ibn Hawqal et l'Atlas de l'Islam, in Acta Orientalia, 10, 1931, p. 9-30. ).

Par Bouchra - Publié dans : Les Savants et les Hommes Pieux
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés