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Voici une série d’articles qui intéresseront les musulmans comme les non musulmans. Il s’agit de présenter quelques traditions liées à la femme, certaines sont liées à la religion, d’autres ne sont que des coutumes ancestrales. Le but est de distinguer ce qui est recommandé par la religion et ce qui ne l’est pas.
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Définition Pour celles et ceux qui ne savent pas exactement en quoi consiste l’excision, une définition s’impose. Parmi les pratiques toujours en cours, il en existe trois types. La première est « légère » revient à couper le sommet du clitoris. La seconde, et la plus répandue, est l’ablation du clitoris, partielle ou complète, et/ou celle des petites lèvres. La troisième est appelée infibulation ; elle consiste à enlever le clitoris, les petites et grandes lèvres puis à coudre les deux côtés de la vulve avec parfois des matières de fortune en ne laissant qu’un orifice étroit. Quelle qu’elle soit, l’excision est une mutilation pour la femme. Les conséquences pour les femmes L’excision a de nombreuses conséquences pour les femmes, tant physiques que psychologiques. L’acte est le plus souvent pratiqué sur les jeunes filles. Elles ne sont pas ou peu informées sur ce qu’elles vont subir, ni pourquoi. Elles sont marquées à vie par les douleurs atroces lors de l’opération effectuée sans anesthésie. Ces douleurs reviendront alors à leur mémoire tout au long de leur vie lors de rapports avec leur mari, forcément douloureux et synonymes de torture et lors de l’accouchement. Elles perdent ainsi une partie de leur identité et leur droit au plaisir. Lors de l’accouchement, il n’est pas rare que la mère et/ou l’enfant perdent la vie à cause de complications dues à l’excision. Les conséquences directes de l’opération sont une hémorragie importante, cause de mortalité, de difficultés d’uriner, d’infections chroniques (35%) des reins et des organes génitaux et de stérilités (25%). Les excisions pratiquées par des non médecins seraient responsables de 85% des problèmes des organes génitaux [1]. Quelques chiffres Il n’est pas évident de chiffrer avec précision le nombre de femmes excisées dans les pays où elle est pratiquée car si 75% des gouvernements condamnent cette pratique, peu prennent des mesures concrètes pour l’arrêter. Sur le continent africain, les pourcentages de femmes excisées vont de 5 à 98% (cf. tableau) [2]. En Egypte où plus de 90% des femmes sont excisées [3], 85% du million d’excisions annuelles sont réalisées par des matrones et des barbiers improvisés chirurgiens, 1300 fillettes meurent chaque année suite à une excision.
Existe-t-il des références religieuses pour justifier cet acte ? Aucune mention n’est faite dans le Coran de l’excision. Concernant les hadiths, ceux relatifs à l’excision sont très discutés puisqu’ils manquent tous de crédibilité. Par exemple, dans le hadith de Ahmad, rapporté par Bayhaqi, il est dit : « La circoncision est une "sunna" chez l’homme et un acte honorifique chez la femme. » Ce hadith est classé comme léger (khafif) car un de ses rapporteurs, Hajjaj Bi Anta, est exclu des rapporteurs dignes de confiance. Et d’après la jurisprudence islamique, on ne peut se baser sur ce type de hadith pour établir une règle. La majorité des savants musulmans rejettent l’excision et ne lui donnent aucune légitimité. Seuls quelques religieux égyptiens la cautionnent mais plus dans le but de garantir un revenu pour les médecins la pratiquant. De plus, de nombreux pays musulmans ne connaissent pas cette pratique et l’excision est également observée parmi des communautés non musulmanes. C’est le cas en Egypte chez les coptes chrétiens ou au sud chrétien du Nigeria, alors que les musulmans au nord ne la pratiquent pas. Cette tradition est d’ailleurs un rite millénaire mais on n’en connaît pas exactement l’origine. Alors pourquoi cette tradition ? Parmi les communautés qui pratiquent l’excision, certains ont de fausses idées sur le clitoris : Lors de l’accouchement, il pourrait tuer l’enfant ; le clitoris rappellerait aussi un organe masculin à éliminer pour être une femme à part entière ; ou encore, il empêcherait un rapport sexuel normal. Pour beaucoup, elle symbolise le passage à l’état de femme comme un rite initiatique. D’autres pensent qu’ils risquent le châtiment de leurs ancêtres s’ils ne respectent les rites ancestraux. La croyance en la sorcellerie étant forte dans ces communautés, c’est sur elle que repose en partie l’excision. Le poids de cette coutume et la pression sociale ne laissent que peu d’espoir pour une femme d’échapper à cette mutilation. Vers une évolution ? Dans les pays africains, quelques gouvernements font de réels efforts pour faire reculer cette tradition comme le Burkina Faso. On peut observer une évolution mais lente car les mentalités changent difficilement. Quant à la majorité des gouvernements des pays africains, elle feint d’agir en se déclarant contre sans prendre aucune mesure concrète (cf. tableau). |






















Eviter le tête-à-tête : la Musulmane et le Musulman ne doivent pas se trouver seul(e) avec une personne du sexe opposé. 
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