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Femina/famille

Lundi 11 juillet 2005

Voici une série d’articles qui intéresseront les musulmans comme les non musulmans. Il s’agit de présenter quelques traditions liées à la femme, certaines sont liées à la religion, d’autres ne sont que des coutumes ancestrales. Le but est de distinguer ce qui est recommandé par la religion et ce qui ne l’est pas.
La première tradition que nous présentons est l’excision, pratique répandue en Afrique noire et en Egypte. La description de cet acte est insoutenable pour le lecteur et encore plus pour une lectrice mais on ne peut traiter un sujet sans en donner une définition précise.

 

Définition

Pour celles et ceux qui ne savent pas exactement en quoi consiste l’excision, une définition s’impose. Parmi les pratiques toujours en cours, il en existe trois types. La première est « légère » revient à couper le sommet du clitoris. La seconde, et la plus répandue, est l’ablation du clitoris, partielle ou complète, et/ou celle des petites lèvres. La troisième est appelée infibulation ; elle consiste à enlever le clitoris, les petites et grandes lèvres puis à coudre les deux côtés de la vulve avec parfois des matières de fortune en ne laissant qu’un orifice étroit. Quelle qu’elle soit, l’excision est une mutilation pour la femme.

Les conséquences pour les femmes

L’excision a de nombreuses conséquences pour les femmes, tant physiques que psychologiques. L’acte est le plus souvent pratiqué sur les jeunes filles. Elles ne sont pas ou peu informées sur ce qu’elles vont subir, ni pourquoi. Elles sont marquées à vie par les douleurs atroces lors de l’opération effectuée sans anesthésie. Ces douleurs reviendront alors à leur mémoire tout au long de leur vie lors de rapports avec leur mari, forcément douloureux et synonymes de torture et lors de l’accouchement. Elles perdent ainsi une partie de leur identité et leur droit au plaisir. Lors de l’accouchement, il n’est pas rare que la mère et/ou l’enfant perdent la vie à cause de complications dues à l’excision. Les conséquences directes de l’opération sont une hémorragie importante, cause de mortalité, de difficultés d’uriner, d’infections chroniques (35%) des reins et des organes génitaux et de stérilités (25%). Les excisions pratiquées par des non médecins seraient responsables de 85% des problèmes des organes génitaux [1].

Quelques chiffres

Il n’est pas évident de chiffrer avec précision le nombre de femmes excisées dans les pays où elle est pratiquée car si 75% des gouvernements condamnent cette pratique, peu prennent des mesures concrètes pour l’arrêter. Sur le continent africain, les pourcentages de femmes excisées vont de 5 à 98% (cf. tableau) [2]. En Egypte où plus de 90% des femmes sont excisées [3], 85% du million d’excisions annuelles sont réalisées par des matrones et des barbiers improvisés chirurgiens, 1300 fillettes meurent chaque année suite à une excision.

 

% estimatif de femmes excisées

Nombre estimatif de femmes excisées (en millions) 1994

Politique officielle déclarée contre l’excision

Excision interdite par loi spéciale

Excision interdite par code médical

Nigéria

60

32,8

Oui

Non

Non

Egypte

80

24,2

Oui

Non

Oui

Ethiopie

90

23,9

Oui

Non

Non

Soudan (du nord)

89

9,7

Oui

 [4]

Non

Kenya

50

6,8

Oui

Non

Non

Somalie

98

4,5

Oui [5]

Non

Non

Mali

80

4,3

Oui

Non

Non

Côte d’Ivoire

60

4,1

Non

Non

Non

Burkina Faso

70

3,5

Oui

Non

Non

Ghana

30

2,6

Oui

Oui

 [6]

Sierra Leone

90

2,0

Oui

Non

Non

Tchad

60

1,9

Oui

Non

Non

Erythrée

90 [7]

1,6

Oui

Non

Non

Guinée

50

1,6

Oui

Non

Non

R.-Uni de Tanzanie

10

1,5

Non

Non

Non

Bénin

50

1,3

Oui

Non

Non

Cameroun

20

1,3

Oui

Non

Non

Zaïre

5

1,1

Non

Non

Non

Togo

50

1,0

Oui

Non

Non

Libéria

60

0,9

Oui

Non

Non

Niger

20

0,9

Non

Non

Non

R. centrafricaine

50

0,8

Oui

Non

Non

Sénégal

20

0,8

Oui

Non

Non

Gambie

89

0,5

Oui

Non

Non

Ouganda

5

0,5

Non

Non

Non

Djibouti

98

0,3

Oui

Non

Non

Guinée-Bissau

50

0,3

Non

Non

Non

Mauritanie

25

0,3

Non

Non

Non

 

Existe-t-il des références religieuses pour justifier cet acte ?

Aucune mention n’est faite dans le Coran de l’excision. Concernant les hadiths, ceux relatifs à l’excision sont très discutés puisqu’ils manquent tous de crédibilité. Par exemple, dans le hadith de Ahmad, rapporté par Bayhaqi, il est dit : « La circoncision est une "sunna" chez l’homme et un acte honorifique chez la femme. » Ce hadith est classé comme léger (khafif) car un de ses rapporteurs, Hajjaj Bi Anta, est exclu des rapporteurs dignes de confiance. Et d’après la jurisprudence islamique, on ne peut se baser sur ce type de hadith pour établir une règle. La majorité des savants musulmans rejettent l’excision et ne lui donnent aucune légitimité. Seuls quelques religieux égyptiens la cautionnent mais plus dans le but de garantir un revenu pour les médecins la pratiquant.
D’autre part, comment une religion qui protège l’être humain pourrait-elle recommander un acte si douloureux, si mutilant, si handicapant pour celle qui l’a subi ? Il serait incohérent d’attribuer à l’islam une telle pratique alors que celui-ci accorde à la femme de nombreux droits dont celui d’être satisfaite par son mari.

De plus, de nombreux pays musulmans ne connaissent pas cette pratique et l’excision est également observée parmi des communautés non musulmanes. C’est le cas en Egypte chez les coptes chrétiens ou au sud chrétien du Nigeria, alors que les musulmans au nord ne la pratiquent pas. Cette tradition est d’ailleurs un rite millénaire mais on n’en connaît pas exactement l’origine. Alors pourquoi cette tradition ?

Parmi les communautés qui pratiquent l’excision, certains ont de fausses idées sur le clitoris : Lors de l’accouchement, il pourrait tuer l’enfant ; le clitoris rappellerait aussi un organe masculin à éliminer pour être une femme à part entière ; ou encore, il empêcherait un rapport sexuel normal. Pour beaucoup, elle symbolise le passage à l’état de femme comme un rite initiatique. D’autres pensent qu’ils risquent le châtiment de leurs ancêtres s’ils ne respectent les rites ancestraux. La croyance en la sorcellerie étant forte dans ces communautés, c’est sur elle que repose en partie l’excision. Le poids de cette coutume et la pression sociale ne laissent que peu d’espoir pour une femme d’échapper à cette mutilation.

Vers une évolution ?

Dans les pays africains, quelques gouvernements font de réels efforts pour faire reculer cette tradition comme le Burkina Faso. On peut observer une évolution mais lente car les mentalités changent difficilement. Quant à la majorité des gouvernements des pays africains, elle feint d’agir en se déclarant contre sans prendre aucune mesure concrète (cf. tableau).
En Europe, avec l’immigration africaine, le problème de l’excision reste une réalité pour ces femmes. Elle est soit pratiquée illégalement dans le pays d’accueil, soit pratiquée dans le pays d’origine pendant les vacances. Femmes africaines et occidentales se battent côte à côte contre cette tradition et tentent d’épargner cette mutilation aux jeunes filles. En France, ce sont plus de 30 000 femmes et jeunes filles excisées et 10 000 à 20 000 petites filles qui risquent de l’être. Toutefois, la France est le seul pays d’Europe à avoir condamné exciseuses et parents pour cet acte cruel
.

Par Bouchra
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Samedi 23 juillet 2005
The Hijab should cover the hair, ears, neck and chest. It can be worn in any way so as to meet
these requirements.

Here we have made a few suggestions for any new hijabis or those searching for a new look.

Be creative, experiment and go for something you feel is right, appropriate and comfortable.



Par Bouchra
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Mardi 9 août 2005

Voici le second volet d’une série sur les traditions liées à la femme, il s’agit du hammam. Pour mieux comprendre cette pratique et savoir si elle vient de la religion ou si elle n’est qu’une simple coutume, il est nécessaire de connaître son histoire, sa pratique et les références islamiques qui s’y rapportent.

 

Ses origines et sa pratique

Le bain remonte à l’Antiquité, les Grecs et les Romains le pratiquaient sous différentes formes. Les thermes romains sont bien connus, certains étaient luxueux. Ils se composaient de plusieurs salles, chacune d’elles ayant une fonction particulière (bains froids, bains chauds, bains de vapeur). Le bain eut selon les époques un rôle religieux, purificateur ou simplement d’hygiène. Par exemple, le baptême de Jésus dans le Jourdain ou le bain dans le Gange pour les Hindous.
Quant au hammam, il est issu des thermes romains. On l’appelle également bain maure ou bain turc. En arabe, hammam signifie « source de chaleur ». Cette tradition est donc très ancienne et son autre dénomination, bain turc, indique son origine. Lorsque les Turcs sont arrivés en Anatolie, ils ont rencontrés des pratiques romaines et byzantines telles que le bain qu’ils ont adapté ; de là est né le bain turc. Il devient petit à petit plus qu’un lieu pour se laver mais un endroit incontournable de la vie sociale. Avec l’avènement de l’islam, le hammam prend une plus grande place dans la société. En effet, l’islam accorde beaucoup d’importante à la propreté, que ce soit celle des vêtements ou celle du corps. Le musulman est tenu d’être en état de pureté rituelle pour ses cinq prières quotidiennes. Cet état est obtenu par les petites ablutions [
1] ou les grandes ablutions [2] selon les cas. L’expansion du hammam fut la plus forte sous les Omeyyades (XIIe et XIIIe siècles), du Proche Orient à l’Andalousie. Bagdad en comptait jusqu’à 30 000 à son âge d’or. Lorsqu’il arriva en Occident vers le XIIIe siècle, il fut interdit par l’église chrétienne de peur que ce « cadre de volupté » diminue les principaux moraux ou propage des maladies.

Le hammam vient donc essentiellement des pays chauds et secs où le climat dessèche la peau. Il permet de débarrasser le corps des impuretés et des toxines, il a également un effet relaxant. On lui attribue parfois des vertus pour la guérison des rhumatismes. Son architecture varie selon les pays, les quartiers et la clientèle. En général, il est constitué de plusieurs salles de plus en plus chaudes, la première salle de transition permet de s’habituer à la chaleur. Les hommes et femmes y sont séparés mais son rôle social est incontestable car il est généralement collectif. C’est un lieu d’échanges et de détente où chacun prend soin de son corps. Les femmes y vont parfois en petits groupes, avec tout le matériel nécessaire : serviettes, brosses, gant de crin, savon noir, henné, huiles, etc... Elles s’y retrouvent lors des grandes étapes de leur vie : le mariage ou après la naissance d’un enfant.
Autrefois, chaque quartier possédait un ou plusieurs hammams. Aujourd’hui, le hammam est petit à petit remplacé par la salle de bain pour la propreté quotidienne mais il a encore un rôle social. Cependant pour ceux et celles qui n’ont pas de salles de bain chez eux, fait encore fréquent dans certains quartiers des villes ou régions de certains pays majoritairement musulmans, il est encore pratiqué pour des raisons d’hygiène. Cette substitution varie en fonction des pays.

La ‘awrah et la pudeur

Au hammam, même entre-elles, les femmes ne sont normalement pas complètement dévêtues, elles doivent couvrir une partie de leur corps. Cependant, ce n’est pas toujours le cas et elles sont parfois totalement nues sans aucune pudeur. Si l’islam recommande la propreté, il recommande aussi la pudeur.
Il est obligatoire pour la musulmane et le musulman de cacher sa ‘awrah. Le mot ‘awrah désigne ce que l’être humain doit cacher par pudeur. Elle est définie selon le sexe et le lien entre les personnes. Pour l’homme, par rapport aux hommes, la ‘awrah va du nombril jusqu’au dessous du genou. Pour la femme, par rapport aux femmes, elle englobe tout le corps excepté le visage, la tête, le cou, les épaules, les bras, les pieds et les mollets (d’après certains savants) [
3]. Une femme musulmane ne doit donc pas complètement se dévêtir devant d’autres femmes. Ce caractère obligatoire de cacher une ou plusieurs parties de son corps, d’être pudique vient du Coran et de la sunna du Prophète saws.

« Ô ! Vous qui croyez ! Que vos serviteurs et les enfants qui sont encore impubères prennent soin, avant de pénétrer dans votre chambre, d’en demander la permission à trois moments de la journée : avant la prière de l’aube, à l’heure où vous quittez vos vêtements pour la sieste, et après la prière du soir. Ce sont là, pour vous, trois occasions où vous vous dévêtez (‘awrah), en dehors desquelles il n ‘y a nul grief, ni pour vous ni pour eux, si vous entrez les uns chez les autres. C’est ainsi que Dieu vous expose Ses enseignements : Dieu est Omniscient et Sage ! »
Sourate 24, An-Nour (La lumière), verset 58/

Ce verset du Coran montre la notion d’intimité et le suivant de pudeur :

« Ne vous exhibez pas sans pudeur, telles des païennes du temps passé ! »
Sourate 33, Al Ahzâb (Les coalisés), verset 33

Les hadiths suivants expriment la même idée :

Abou Saïd Al-Khoudri (Que Dieu soit satisfait de lui) a rapporté que le Messager de Dieu saws a dit : « Qu’un homme ne regarde pas les parties intimes d’un autre homme, ou une femme les parties intimes d’une autre femme ! Et qu’un homme ne se couche pas avec un autre homme sous le même drap, et que, de même, une femme ne se couche pas avec une autre femme sous le même drap ! » (Rapporté par Mouslim)

Bouhz Ibn Hakim a raconté d’après son père, que le père de ce dernier (Que Dieu soit satisfait de lui) avait demandé au Prophète saws : « Ô ! Prophète de Dieu, nos parties intimes (’awrah), que peut-on en montrer ou en cacher ? » Il avait répondu : « Garde tes parties intimes de tous, excepté de ton épouse (...) ! » L’autre avait continué : « Et si les gens sont en groupe, les uns avec les autres ? » Il avait répondu : « Si tu le peux, fais en sorte que personne ne les voient ! » Il avait encore demandé : « Et si l’un de nous se trouve seul ? » Le Prophète saws avait répondu : « Dieu - qu’il soit béni et exalté - mérite plus qu ‘on soit pudique envers Lui ! » (Hadith relaté par Boukhari, Mouslim, et d’autres).

Ainsi, le hammam est une tradition qui, à un moment donné de l’histoire, a répondu à une nécessité imposée par l’islam. Il n’est pas interdit mais il faut veiller à respecter la notion de pudeur imposée en gardant sa ‘awrah cachée.

Leila R

Par Bouchra
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Mardi 16 août 2005

 


 

Le henné, connu sous le nom scientifique de Lawsonia Inermis, est un arbuste pouvant atteindre un mètre de hauteur. Sa fleur est blanche, son parfum est proche de celui du réséda. Les feuilles séchées et réduites en poudre permettent d’obtenir une teinture jaune ou rouge. Il est aussi considéré comme une plante médicinale pour ses différents composants dont le tanin. Le henné est cultivé intensivement en Inde et au Soudan.

 

Avant de présenter les multiples usages du henné, voici quelques données historiques.

Ses origines

Le mot henné est d’origine sémitique et se rapporte à la tendresse. Dans certaines régions de l’Inde où il est très utilisé, il est aussi appelé Mehandi.
Son usage pour parer les femmes remonte à 9 000 ans et dans environ 60 pays. Des traces de son utilisation ont été retrouvées dans de nombreuses civilisation antiques telles que : l’archipel des Cyclades (3000-4000 av. J.C.), l’ancienne cité cananéenne d’Ugarit à Ras Shamra en Syrie (2100 av. J.C.), Canaan, la civilisation minoenne (Crète antique) et Mycènes (Grèce antique). Les motifs décoratifs célébraient le plus souvent la fertilité et la sexualité féminines. Cependant, les Egyptiens de l’Antiquité l’employaient pour ses qualités médicinales et odorantes comme en témoigne la momie de Ramsès II dont les cheveux, les mains et les pieds en étaient couverts. Dans la région orientale de la Méditerranée et en Egypte, les Juifs et les premiers Chrétiens se servaient du henné pour orner les mains des femmes. Les Musulmans l’ont ensuite intégré dans leurs traditions et ont répandu son usage avec l’expansion de l’islam jusqu’en Espagne où il y était cultivé et utilisé par les Juifs, les Chrétiens et les Maures du 9ème siècle jusqu’à l’Inquisition espagnole. Le henné est également apparu très tôt en Inde où il est toujours employé par les Musulmans et les Hindous.

Son usage

Le henné est très connu en tant que colorant que ce soit pour la peau ou pour les cheveux mais il l’est moins pour ses propriétés antifongique, antiseptique et antisudoral. Son usage est donc très varié.

Le henné constitue une parure et embellit la femme. Les motifs appliqués sur les mains et les pieds ont des significations multiples. Selon des croyances berbères, en l’utilisant, les femmes espèrent plus de force et de courage pour faire face aux difficultés du couple et se protéger de ce mauvais œil, de la jalousie et autre mauvais sentiment des autres. Pour certains, le henné apporte également la chance, la baraka. Il est donc très prisé lors des évènements importants qui sont alors l’occasion d’une véritable cérémonie du henné. C’est le cas lors du mariage, pour embellir la mariée, lors d’une naissance ou d’une circoncision. En Iran et dans certains pays musulmans, les hommes mettaient du henné avant la bataille pour être plus « présentables » devant les anges s’ils mourraient au combat. On retrouve des traces de ces faits dans les miniatures perses. En Inde, les motifs peuvent être uniquement décoratifs ou symboliser des divinités hindoues.

Sur les cheveux, l’effet peut être surprenant selon la couleur naturelle de la personne. Le henné donne de beaux reflets ou change complètement la couleur, tout dépend des éléments ajoutés à la pâte qui sera appliquée pendant une ou deux heures. Le tanin qu’il contient renforce le cheveu le rendant ainsi plus beau. En plus de son effet colorant, il possède une action antipelliculaire et antiséborréique.

 

Ses propriétés médicinales sont dues entre autres au tanin. Le henné peut être pris par voie orale sans effets indésirables connus. Il est utilisé dans de nombreux cas pour ses propriétés astringente, antiseptique et cicatrisante. Sous forme de cataplasme, il permet de traiter ou diminuer l’eczéma, les mycoses, les furoncles, les abcès, les panaris, les gerçures, les inflammations, les douleurs d’entorses ou de fractures. Il est aussi possible de traiter les brûlures et certaines hémorragies et de favoriser la cicatrisation de blessures. Sous forme d’infusion, il aide à lutter contre les ulcères, les diarrhées et la lithiase rénale. On peut également l’utiliser comme collyre dans les ophtalmies.

Aujourd’hui, le henné intervient dans le body art, dans les tatouages temporaires. Il séduit beaucoup les jeunes, en particulier le henné « noir » dont il convient de se méfier car il s’agit le plus souvent d’un henné contenant un additif pouvant être nocif pour la peau : le P-Phenelynediamine (PPD).

Dans la sunnah

De nombreux hadiths relatent l’usage du henné. Le Prophète Mohammed saws utilisait le henné comme teinture pour ses cheveux ou soigner les maladies.

« Le Prophète ne souffrait jamais d’une blessure ou d’une épine sans appliquer du henné dessus. » (Hadith rapporté par Oum Salamah, qu’Allah l’agrée) [At-Tirmidhi, al Bayhaqi]

Le Prophète d’Allah saws dit : « Les Juifs et les Chrétiens ne teignent pas (leur cheveux gris), vous devez faire l’opposé de ce qu’ils font (i.e. teignez vos cheveux gris et vos barbes). » (Hadith rapporté par Abou Houraira, qu’Allah l’agrée) [Boukhari 4 :668, 7 :786]

« […] Et concernant la teinture avec le henné, sans aucun doute j’ai vu le Prophète d’Allah teindre ses cheveux avec et c’est pourquoi j’aime teindre (mes cheveux avec) [...] » (Rapporté par ‘Oubaid Ibn Juraij) [Mouslim]

Le Prophète saws a dit : « Les meilleures choses avec lesquelles les cheveux sont changés sont le henné et le katam. » (Rapporté par Abou Dharr) [Abou Dawoud]

Après cette vue d’ensemble, on comprend mieux que l’usage du henné vient de traditions ancestrales que la religion a intégrées. L’origine n’est donc pas proprement dite religieuse mais on retrouve des références dans les hadiths. Avec toutes les qualités citées et son coût économique, le henné a tout pour séduire !

 
Par Bouchra
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Mercredi 14 septembre 2005

1. Aspect spirituel

Le Coran énonce clairement que les hommes et les femmes sont de même nature spirituelle et humaine.
Les deux ont reçu le “souffle divin” qui leur a donné de la dignité et a fait d’eux les gérants de Dieu sur la terre. La femme n’est pas blâmée pour la “chute de l’homme”.
La grossesse et l’accouchement sont donnés comme des raisons supplémentaires pour aimer et apprécier les femmes et non comme punition pour “avoir mangé de l’arbre interdit”.
L’homme et la femme ont des devoirs et des responsabilités comparables et les deux font face aux conséquences pour leurs décisions et de leurs actions morales.


Nulle part le Coran ne mentionne que les “hommes sont supérieurs aux femmes”, à moins que le texte du Coran n’ait été pauvrement traduit en français. Le Coran indique clairement que la seule base de supériorité est la piété et la droiture, non le genre, la race, la couleur ou la richesse.

2. Aspect économique

La loi islamique sauvegarde les droits des femmes avant et après le mariage. En fait, la femme reçoit une plus grande sécurité financière que l’homme. Elle a droit au plein montant de son cadeau de mariage. Elle a le droit de garder toutes les propriétés présentes ou futures et un revenu pour sa propre sécurité. Pendant ce temps, elle a droit à toute l’aide financière avant, pendant et après le mariage, sans égard à sa richesse personnelle. Les droits additionnels incluent l’aide pendant la “période d’attente” en cas de divorce et l’aide pour l’enfant. Cette aide garantie à toutes les étapes de sa vie, constitue des avantages financiers sur les hommes, équilibrés partiellement par la moindre part d’héritage qui lui revient.

La femme dispose seule de l’usufruit de son travail éventuel, tandis que l’homme a le devoir d’entretenir et subvenir aux multiples besoins de sa famille.

3. Aspect social
1. En tant que fille: Le Coran blâme l’attitude de certains parents qui tendent à favoriser leurs fils. Il prescrit le devoir d’aider et de montrer de la gentillesse et de la justice envers les filles.
L’éducation des filles n’est pas seulement un droit mais un devoir pour tous les musulmans, hommes et femmes.
Une fille a le droit d’accepter ou de rejeter des propositions de mariage. Le mariage forcé sans le consentement mutuel est invalide selon les enseignements du Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) .

2. En tant qu’épouse: L’opinion de l’Islam sur le mariage est exprimée dans le verset suivant du Coran: “Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent” (Sourate 30, verset 21)

La norme du mariage dans l’Islam est la monogamie. Cependant, comme plusieurs peuples et religions incluant les prophètes de la Bible, l’Islam a permis la polygamie, déjà existante (polygynie), mais il la règule et la restreint. Elle n’est ni exigée ni encouragée.
L’esprit de la loi est de prendre des mesures concernant les événements imprévus des personnes et de la collectivité (par exemple, les déséquilibres créés par les guerres) et de fournir une solution morale, pratique et humaine aux veuves et aux orphelins.
Ceci peut expliquer pourquoi le verset qui règle la polygamie a été révélé après la guerre d’Ohod, dans laquelle des douzaines de musulmans furent tués, laissant derrière eux des veuves et des orphelins dans le besoin.
Tous les intéressés impliqués dans un mariage polygame ont des options. Une femme ne peut être forcée à devenir une seconde épouse.
La première femme qui n’accepte pas une situation de polygamie a le droit de demander le divorce.

La responsabilité du mari sur l’entretien, la protection et la direction de la famille, en général, dans l’esprit de la consultation et de la gentillesse, est la signification du terme coranique “Qawwamoune”(Sourate 4 v.34). Ce terme est souvent mal traduit par “qui a de l’autorité sur les femmes”.
De la même façon Dieu a doté les hommes et les femmes de qualités physiologiques et autres, différentes et complémentaires mais également importantes.
Ceci mène à certains rôles et devoirs différents mais complémentaires à l’intérieur de la cellule familiale. C’est ce à quoi le Coran réfère par le terme “(fad’)darâdja” (Sourate 2 v.228), souvent mal traduit comme “parce que Dieu l’a fait supérieur à l’autre”.
Cette différenciation se retrouve strictement dans les rôles, non dans le statut ou l’honneur.

Dans le cas d’une dispute familiale, le Coran exhorte le mari à traiter sa femme gentiment et à ne pas négliger ses côtés positifs. Si le problème est relié au comportement de la femme, son mari peut la rappeler à la raison. Dans la plupart des cas, cette mesure suffit. Dans les cas où le problème continue, le mari peut exprimer son mécontentement d’une autre façon pacifique, soit en dormant dans un lit séparé du sien.
Cependant, il y a des cas où la femme persiste à maltraiter de façon délibérée son mari et néglige ses obligations conjugales. Au lieu du divorce, le mari peut avoir recours à une autre mesure qui peut sauver son mariage, du moins dans certains cas.

Cette mesure est décrite plus précisément comme étant une petite tape sur le corps, mais jamais sur le visage, ce qui est plus une mesure symbolique que punitive.
La loi islamique a bien précisé qu’avoir recours à cette mesure extrême et exceptionnelle considérée comme le moindre de deux maux (l’autre étant le divorce), est sujet à des restrictions explicites.

Elle ne doit pas être sévère au point de causer des blessures ou même de laisser une marque sur le corps. Les lois américaines ou européennes contemporaines ne considèrent pas une tape légère qui ne laisse aucune marque sur le corps comme un abus physique.

C’est la même définition qu’ont donnée les juristes musulmans il y a plus de 1400 ans. Dans plusieurs paroles, le Prophète a découragé son utilisation, aussi légère soit-elle. “Ne frappez jamais les servantes de Dieu (les femmes)” a dit le Prophète, qui a démontré cette noblesse dans sa propre vie conjugale.

Il s’ensuit que lorsque cette question est ramenée dans son contexte, elle n’a rien à voir au fait de sanctionner “l’abus” ou “la violence conjugale” qui est, malheureusement, répandu dans un pays tel que les États-Unis où toutes les 10 secondes une femme est battue et chaque jour quatre femmes sont tuées par leurs conjoints, ce qui fait de la violence conjugale la cause du tiers environ des meurtres commis sur les femmes aux États-Unis (1993).

Dans tous les cas, les musulmans qui passent outre les enseignements de leur foi et commettent des excès doivent être condamnés; comme tous les autres transgresseurs, sans distinction de religions.
L’affirmation erronée que les excès commis par certains musulmans peuvent être mentionnés dans un des versets parmi les 114 sourates du Coran n’est pas plus vraie que d’affirmer que la violence qui sévit contre les femmes aux États-Unis peut être retrouvée dans la Bible.

En répétant l’exhortation coranique sur le bon traitement envers les femmes, le Prophète Mohammad (Paix et Bénédiction sur lui) a clairement énoncé que “les meilleurs d ’entre vous sont les meilleurs (dans leur conduite) envers leur famille et je suis le meilleur d’entre vous (dans ma conduite) envers ma famille”. C’est l’exemple à suivre pour le croyant sincère qui veut dépasser les paroles, et le simple habit extérieur de piété, pour puiser directement ses vertus dans le Coran et la Sounnah (habitudes du prophète).

Les formes de dissolution du mariage incluent forcément un accord mutuel entre le mari et la femme, si l’on se réfère à la sourate “Talâk” (divorce) du Coran (S.65:1-7 ou S.2:226/30, qui spécifient les différentes étapes d’un divorce); de même dans les hadiths. Le divorce est à l’initiative du mari, en général, mais peut-être l’initiative de la femme dans certains cas, voire, la décision d’un conseil sur l’initiative de la femme. Il est notable que malgré cette facilité apparente, les taux de divorces dans les sociétés musulmanes sont très inférieurs à ceux du monde occidental, car il faut situer cette “facilité” dans la perspective de la cohérence de l’ensemble du message coranique.

La garde des enfants après le divorce, selon la loi islamique, est le droit de la mère jusqu’à ce que l’enfant soit âgé d’environ sept ans, moment où l’enfant peut choisir le parent avec lequel il veut vivre. Toutefois, le principe directeur qui prévaut réside dans le bien-être de l’enfant et le droit des deux parents à avoir accès à leurs enfants.

3. En tant que mère: Le Coran prescrit la gentillesse envers les parents, particulièrement les mères. Les musulmans apprennent que “le Paradis se trouve aux pieds des mères”.

4. En tant que soeur dans la foi: Le Prophète a recommandé la gentillesse, l’attention et le respect des femmes en général car elles sont les soeurs des hommes.

5. Au sujet de la modestie et des interactions sociales: Il y a aujourd’hui un large fossé entre l’idéal (loi islamique) et la réalité (pratiques culturelles). L’extrémisme, dans un sens ou dans un autre, est étranger à l’esprit de la loi islamique et peut refléter de simples pratiques culturelles. Les musulmans croient en une ligne directrice d’essence divine pour la modestie et la vertu se traduisant dans l’habillement et le comportement des hommes et des femmes. Le retrait de la femme dans certaines cultures est étranger à la pratique du Prophète. Des interprétations excessivement strictes faites par des savants dans certaines cultures minoritaires conservatrices (par exemple, les restrictions quant à l’interdiction pour les femmes de conduire)

Par Bouchra
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Dimanche 18 septembre 2005

Chère Soeur, pour toutes occasions, et en tout temps,
pour que ta beauté soit plus grande :

- Mets des touches de sincérité sur tes lèvres, elles seront infiniment plus belles

- Utilise le repentir
comme nettoyant de tout péché dont tu aurais à te plaindre

- Tes cheveux protège par le voile
qui t'épargnera les regards brûlants que te jettent les étrangers

Tous ces accessoires magnifiques, tu ne les trouvera que dans le "commerce" de l'Islam, profite donc de l'opportunité et empresse toi de les acquerir !

Pour des lèvres attrayantes, utilisez les mots les plus doux.

Pour de beaux yeux, cherchez le bien dans votre entourage.

Pour un visage mince, partagez votre nourriture avec le pauvre.

Pour des cheveux soyeux, laissez un enfant y passer ses doigts une ou deux fois par  jour.

Pour l'équilibre, marchez avec la certitude que vous ne marcherez jamais seul.

La famille et les amis doivent être traités avec le plus grand soin et beaucoup d'amour ; Ne jamais jeter dehors quiconque.

Rappelez-vous, si vous avez besoin d'une main aidante, vous en trouverez une à l'extrémité de votre bras. Car en vieillissant, vous découvrirez que vous avez deux mains, une pour s'aider, une autre pour aider les autres.

La beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans son physique, ni dans la manière de se coiffer les cheveux.

La beauté d'une femme doit être vue dans ses yeux, car c'est la porte de son coeur, l'endroit où réside l'amour

La véritable beauté d'une femme est reflétée par son âme. C'est la chaleur qu'elle donne affectueusement, la passion qu'elle montre.


 

Par Bouchra
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Mercredi 28 septembre 2005

Je suis une femme musulmane... 22

Mais je ne suis pas terroriste, je ne suis pas non plus la femme malheureuse condamnée à la prison ferme au foyer conjugal, et à un surcroît de prison sociale par le port obligatoire du foulard !

N'êtes-vous pas un peu curieux de savoir ce qui se passe dans la tête de cette femme "malheureuse" ?

En fait, cette femme est la plus fortunée des femmes du monde : elle a retrouvé ce qu'elle veut, en tant qu'être humain et en tant que femme.
- Ce qu'elle veut ?!
Ah ! une femme de ce monde a retrouvé enfin ce qu'elle veut ! N'est-ce pas là un miracle ?!


L'islam a fait de mon âme une quêteuse de tout ce qui est bon (et non pas de tout ce qui est délicieux).

Or, tout ce qui est bon est, autrement dit, tout ce qui rapproche de mon Créateur. Mon âme cherche au fur et à mesure à être bonne, tant envers soi-même qu'envers le monde entier.

Le désir de s'améliorer est à jamais inassouvi.
N'allez pas trop loin ! La bonté en islam n'a pas une définition autre que la vôtre. La bonté du coeur, du caractère, des actes, c'est une notion universelle. Les philosophes n'ont rien à dire là-dessus ; ça se sent au tréfonds de notre conscience sincère.

L'islam a fait de mon esprit un adepte du Vrai (et non pas un rhinocéros qui suit aveuglément les autres). A chaque étape de ma vie, à chaque situation, j'ai des choix à faire ; mais aussi j'ai mes critères ! Allah avait tout fixé dans le Coran, sinon en donnant l'explication détaillée, ce serait en traçant les grandes lignes duVrai, du Juste et du Bien . Rien n'est plus simple alors pour moi.

Reste l'effort d'adaptation à quelque Vrai qui aurait allé à l'encontre de mes désirs qui, se reconnaissant irrécupérables, ne tardent pas à se reformuler.

L'islam a fait de mon corps - le seul domaine de distinction d'avec l'homme - un sanctuaire (et non pas un jardin public).

Le sanctuaire est aussi beau que le jardin, ses ressources sont mêmes plus largement investies et concentrées en faveur de leur visiteur unique.

D'ailleurs, le sanctuaire est protégé comme un diamant ! Mais le jardin public ne peut jamais se prétendre l'intime de quelqu'un en particulier, il doit plaire à tout le monde...

Et grâce à cette conception de mon être, je me sens plus humaine, plus libre et plus saine...

par lnmf

Par Bouchra
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Jeudi 13 octobre 2005

La mixité entre les hommes et les femmes est un sujet plutôt houleux chez les Musulmans. Les avis juridiques diffèrent, certains la tolèrent, d’autres la condamnent complètement. Ce sujet étant très vaste, nous le limiterons ici à la question de la mixité à la maison.

 

On entend par mixité entre hommes et femmes, celle entre des personnes considérées comme étrangères du point de vue religieux, c’est-à-dire lorsqu’il n’y a pas de relation de parenté de type maharam [1]. Dans le cas où l’homme est un maharam pour la femme, il n’y a aucune interdiction à ce qu’ils soient ensemble dans une même pièce. Par contre, lorsque la femme est considérée comme étrangère à l’homme, ils ne doivent se côtoyer que dans un cadre bien précis que l’islam a défini pour le bien de la société entière.
La maison est pour la femme et sa famille un lieu où on doit ressentir la sécurité, le bien-être et surtout la présence d’Allah. C’est un endroit précieux dont il convient de prendre soin. Les turpitudes doivent en être éloignées. Par conséquent, veiller aux relations entre les personnes vivant au sein du foyer et les personnes extérieures est un devoir. Lorsque des personnes sont conviées à un repas, la maîtresse de maison doit-elle, peut-elle les servir, manger avec eux ou discuter avec eux ? Lorsqu’il s’agit de la belle-famille, quelle attitude adopter ?

Dans la réalité, on peut observer différents comportements. Parmi ceux-ci, il y a les gens qu’on qualifie de pieux refusant totalement la mixité, pour préserver la pureté de leur cœur. D’autres, ignorants, refusent la mixité, considérant la femme comme un être de tentation, un peu comme dans la perception du péché originel dans le christianisme. Leur attitude tend à rabaisser les femmes, à leur signifier qu’elles doivent rester dans des espaces bien définis de la maison et à les considérer comme des démons. Certains pratiquent une mixité à la carte, en fonction des gens. Cette sélection se fait souvent selon la religion ou le niveau de pratique. Par exemple, lorsqu’ils se retrouvent avec des non musulmans ou des Musulmans non pratiquants, ils acceptent la mixité comme une norme de la société, difficile à imposer à ceux qui n’en sont pas convaincus. Par contre, lorsqu’ils sont entre Musulmans pratiquants, ils optent pour la séparation homme/femme. D’autres choisissent la mixité dans la plupart des cas sauf lorsqu’ils doutent de la bonne moralité des personnes. Qui a raison, qui a tort ? L’islam encourage le juste milieu, quel est-il pour la mixité à la maison ?

Les raisons de ceux prônant la non mixité sont multiples. Elles entrent le plus souvent dans les catégories suivantes : jalousie maladive, prévention des risques excessive, argument que la société actuelle est corrompue, préjugés sur la femme et sous-estimation de sa position dans l’islam. Pour certains savants comme en Arabie Saoudite et au Pakistan, l’interdiction de la mixité est générale : les hommes et les femmes étrangers doivent être séparés dans toutes les circonstances excepté dans les cas d’extrême nécessité. L’argument principal est qu’il vaut mieux prévenir que guérir, la femme serait-elle donc une maladie contagieuse ? N’ayant pas la prétention d’être des savants, nous laisserons ce débat aux personnes compétentes. Toutefois, il est parfois nécessaire de rappeler que l’excès de rigorisme était réprouvé par le Prophète saws et les Compagnons.

« Trois hommes vinrent se renseigner auprès des épouses du Prophète saws sur sa pratique religieuse. Lorsqu’ils en furent informés, il semble que cela leur parut peu et ils dirent : « Nous sommes bien loin de l’Envoyé de Dieu saws. Tous ses péchés sont pardonnés à l’avance. » L’un des hommes dit : « Moi, je passerai toutes mes nuits à prier. » Un autre dit : « Moi ; je jeûnerai continuellement. » Le troisième dit : « Moi, je resterai chaste et ne me marierai jamais. » Le Prophète saws vint les trouver et leur dit : « Est-ce vous qui avez dit ceci et cela ? Par Dieu, je suis le plus pieux d’entre vous et celui qui craint le plus Dieu, mais je jeûne et je romps le jeûne, je prie et je dors, et j’épouse les femmes. Celui qui souhaite s’éloigner de ma pratique n’est pas des miens. »
(Rapporté par al Boukhâri et Mouslim, Livre du mariage)

Le Prophète saws a dit :
« Malheur à ceux qui tombent dans l’excès. Malheur à ceux qui tombent dans l’excès. Malheur à ceux qui tombent dans l’excès. »
(Rapporté par Mouslim, Livre de la connaissance)

Au temps du Prophète saws, les femmes étaient actives dans de nombreux domaines : social, professionnel et politique. Ceux qui autorisent la mixité à la maison se basent sur ce que Prophète saws a fait. Il ne s’agit pas de suivre le modèle contemporain d’émancipation de la femme, car l’islam l’a fait il y a quatorze siècles. De nombreux hadiths en témoignent, nous n’en citerons ici que quelques-uns.

La femme dans son rôle d’hôtesse :

Sahl rapporte : »Lorsqu’Abou Ousayd as-Sâ’idî se maria, il invita le Prophète saws et ses Compagnons. Le repas et le service furent uniquement faits par son épouse Oumm Ousayd. Elle fit tremper des dattes dans un pot de grès toute la nuit et, quand le Prophète saws eut fini de manger, elle lui présenta ces dattes et le fit boire en les lui offrant. »
(Rapporté par Al Boukhâri, Livre du mariage, et Mouslim, Livre des boissons)

La femme peut prendre le repas avec les invités :

Anas ibn Mâlik rapporte : « Abou Talha dit à Oumm Soulaym de préparer un repas réservé au Prophète saws, puis elle m’envoya l’appeler... Le Prophète saws posa la main sur la nourriture et prononça le nom de Dieu, puis il dit : « Faites entrer dix hommes. » On les fit entrer, et il leur dit : « Mangez, en prononçant le nom de Dieu. » Ils mangèrent, et il en fit autant pour quatre-vingts hommes. Puis le Prophète saws, Abou Talha, Oumm Soulaym et Anas ibn Mâlik mangèrent à leur tour, et il resta de la nourriture que nous offrîmes aux voisins. »
(Rapporté par Mouslim, Livre des boissons)

Lors des visites :

‘Aïcha rapporte que le Prophète saws entra chez elle alors qu’une femme s’y trouvait. Il demanda : « Qui est-ce ? », elle répondit : « Une telle, elle est réputée pour ses prières. » Le Prophète saws dit : « Fi ! Entreprenez des actions qui sont dans la limite de vos forces. Dieu Tout-Puissant ne se lassera pas tant que vous ne vous lasserez pas. »
(Rapporté par al Boukhâri, Livre de la foi, et Mouslim, Livre de la prière du voyageur et de son abrègement)

Bien que nombre de hadiths autorisent la mixité, il ne faut pas oublier que celle-ci n’est possible que dans un cadre bien défini. Les règles de bienséances sont les suivantes :

-  Eviter le tête-à-tête : la Musulmane et le Musulman ne doivent pas se trouver seul(e) avec une personne du sexe opposé.

-  Eviter la promiscuité, c’est-à-dire le fait que les hommes et les femmes soient rapprochés au point de se toucher.

-  Eviter les rencontres prolongées et répétées telles que des soirées entre amis.

-  S’éloigner des situations douteuses, dans le cas où les personnes concernées ne sont pas toutes de bonne moralité.

-  S’éloigner des péchés apparents et cachés :

« [...] N’approchez pas des turpitudes ouvertement, ou en cachette. [...] »
Sourate 6, Al An’am (Les bestiaux), verset 151

-  Les paroles doivent être sérieuses et non frivoles (hommes et femmes).

« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. »
Sourate 33, Al ‘Ahzâb (Les coalisés), verset 32

-  Une tenue adéquate pour la femme : des vêtements suffisamment larges pour dissimuler les formes, non transparents et un voile couvrant les cheveux.

-  Ne pas se parfumer.

-  Baisser le regard (hommes et femmes), marcher modestement :

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’ à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez- vous tous devant Allah, Ô croyants, afin que vous récoltiez le succès. »
Sourate 24, An-Nour (La lumière), versets 30-31

Que faire lorsque ces règles ne sont pas respectées ? Dans ce cas, il faut choisir la solution qui apporte le plus de bien ou le moindre mal.

Pour une personne peu au fait des pratiques de Musulmans et de l’islam, cette séparation homme/femme paraît excessive et ségrégative pour les femmes. Dans une société où il est minoritaire, un Musulman ne peut imposer ses convictions aux autres et demander à ce tout le monde adopte son mode de vie mais il est normal de réclamer le respect de ses idées. On est libre de penser que ces pratiques appartiennent au machisme le plus total et à des traditions archaïques mais imposer son mode de vie à la planète entière ou au plus grand nombre possible relève de l’autoritarisme

Leila R.

Par Bouchra
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Jeudi 10 novembre 2005

L’Islam a accordé une place de choix à la femme musulmane. En effet, elle bénéficie, dans la loi islamique, d’une grande attention, susceptible de préserver sa chasteté, de la rendre puissante et d’avoir une place respectable dans la société et d’être respectée de tous.

 

 

« Ô Humains ! Nous vous avons effectivement crées d’un mâle et d’une femelle, et vous avons répartis en nations et tribus, pour que vous connaissiez les un les autres. Le plus honorés d’entre vous, auprés de Dieu, ce sont les plus pieux ! Dieu connaît tout, et est bien informé, vraiment ! »
Sourate 49, Al Hujurat (Les appartements), verset 13

La femme musulmane doit respecter et se faire respecter. Elle doit imposer sa présence en tant qu’être adulte réfléchi, éduqué.
Quand à ceux qui transgressent l’ordre établi, qu’ils apprennent que le Saint Prophète saws les a avertis en ces termes :
« Injurier un croyant (à plus forte raison, une croyante) constitue le délit dit : « Fou- souq » et le fait de le/la provoquer (ou agresser) est un acte (délibéré) d’infidélité. »
Une telle attitude est inqualifiable et condamnable « islamiquement » parlant. Un époux, qui s’abaisse à de viles insultes à l’égard de sa maisonnée, est indigne de ce nom. Il ne réussit qu’à perturber son entourage, ce qui n’est certainement pas propice à une gestion efficace de la cellule familiale.
Tout musulman qui se respecte doit faire preuve de cohérence dans son comportement, aussi bien au sein de sa famille que vis à vis de la société dans laquelle il évolue. Se montrer intraitable chez soi et courtois ailleurs est la pire forme d’hypocrisie. Le musulman doit être un modèle et pour sa famille et pour la société.
Le plus tragique c’est que, les mauvais époux par manque de connaissances islamiques ne se rendent pas compte de leur erreur, persuadés que le statut d’époux leur confère tous les droits. Et leur égoïsme, leur ignorance, les empêche de voir leurs injustices alors qu’ils sont prompts à détecter les mêmes injustices si jamais elles sont perpétrées sur d’autres personnes que les membres de leur propre famille.

Lorsqu’il a été interdit par la Charia d’agresser même un étranger du moment que celui-ci pratique la prière, qu’en sera-t-il de quelqu’un qui agresse sa propre famille (qu’il est sensé protéger) et que lui adviendra-t-il si, en plus celle-ci est pratiquante de sa religion ? Ne sera-t-elle pas classée au rang des opprimés ? Et alors cette citation du Saint Prophète de l’Islam saws ne nous vient-elle pas à l’esprit ?
« Craignez la plainte des opprimés car, certainement, il n’y a point de barrière entre elle et le Dieu Tout Puissant. »
Le Saint Prophète saws a aussi dit :
« Soyez polis envers la femme, elle qui a été créée à partir d’une côte (d’Adam). Cet os (du squelette humain) rappelons-le étant incurvé de nature, se briserait si nous essayons de le redresser. Sa forme naturelle lui sied mieux. Soyons donc compréhensifs vis-à-vis de nos épouses. » (Boukhâri et Mouslim)
Dans cette mesure : « La femme est comparable à la côte de l’homme », en ce sens que, si vous acceptez sa nature (et la respectez pour ce qu’elle est, et représente pour le foyer) elle pourra mieux faire valoir ses qualités (cachées en elle). » (Boukhâri)

Ce ne sont pas là des leçons de physiologie pour le plaisir des sens ou du savoir. Ce sont des détails importants pour que nous réglions notre comportement en fonction de certaines différences qui méritent notre attention et considération. C’est à l’homme de comprendre et de faire preuve de tolérance et de sagesse. Pour cela, il impérieux de connaître la vraie nature féminine et d’apprendre par exemple, que ce n’est pas en opposant l’obstination à l’obstination qu’on arrive à une solution et une harmonie durable. L’homme apprendra que la brutalité n’est jamais une excuse et qu’une réaction digne devant les petites indiscrétions et autres agaceries féminines ne peut qu’être recommandée. Dans le cas contraire, il ne réussirait qu’à se faire détester ou à provoquer un divorce. Dans ses recommandations concernant les rapports « Tar’biyat » vis-à-vis de l’épouse, le Saint Prophète saws a mis l’emphase sur la gentillesse la tolérance, la compréhension et l’indulgence du côté de l’homme. Par exemple, le simple geste d’encourager son épouse à manger pour lui montrer son souci et son affection pour elle, est un acte pieux comparable à la charité dans le sens religieux du terme.
De plus, toute preuve de compassion, de compréhension et de modération à son égard constitue pour le mari et chef de famille un geste fort louable ayant la même valeur qu’un acte de charité pour lequel il aura sa récompense ici et dans l’au-delà.
Et enfin, dans nos rapports avec votre famille, craignons ALLAH Tâala. Car « Quiconque n’a fait montre de compassion (vis-à-vis de ses proches) ne doit pas s’attendre à en recevoir (de la part du Très Haut) » nous rappelle Le Saint Prophète saws.

A partir de là, l’épouse est confiée telle un objet de valeur à l’époux qu’il incombera à celui-ci de respecter en veillant sur elle. C’est ainsi qu’il se fera honneur en honorant celle qui lui a été confiée au nom d’ALLAH Tâala.


 

Sawsan R.

Par Bouchra
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Lundi 28 novembre 2005
Les épouses du Messager de Dieu (saw)sont les mères des Croyants.Ce sont elles les croyantes ,les musulmanes ,les pleines d'humble dévotion à Dieu ,les repentantes et celles qui se consacrent entièrement à son Adoration.Le Prophète les a épousées vierges ou veuves..Elles arrivèrent au sommet de la gloire ,obtinrent la satisfaction de Dieu et de son Messager (saw) et devinrent un modèle que toute musulmane devrait suivre.Elles se sont purifiées des souillures de l'ère antéislamique.

a) Khadija

Le moyen de subsistance des qoraychites était le commerce.Khadija bint Khowaylid appartenait aux banou Asad Ibn Abd Al-ozza Ibn Qasiy.Elle était riche et spéculait avec son argent par l'intermédiaire de quelques hommes qui avaient gagné sa confiance.Quand elle écouta parler de l'honnêteté du messager d'Allah (saw) et de sa loyauté (on le nommait Al amin ,c'est-à-dire le loyal ) ,elle l'appela chez elle ,et lui proposa de voyager en Syrie pour faire du commerce.Elle lui promit de le payer plus qu'elle ne paya les autres hommes qui travaillèrent pour elle.Le messager d'Allah (saw ) accepta ,et voyagea avec le serviteur de Khadija ,Maysara.Il fit ses négoces et retourna avec de grands bénéfices.

Maysara vit pendant ce voyage beaucoup de bénédictions du Prophète (saw ) ,et comment Allah l'avait honoré.Quand il arriva en Syrie ,il s'assit sous un arbre près de l'ermitage d'un moine qui dit à Maysara : "Personne ne s'assoit sous cet arbre ,si ce n'est un Prophète.Maysara voyait le messager d'Allah ,protégé de la chaleur du soleil ,sans ombrelle ,voyageant sur son chameau.-

Lorsque Maysara retourna chez Khadija ,et l'informa de ce qu'il eut vu des bénédictions du Prophète (saw) ,elle appela Mohammed (saw),et lui dit : " Oh cousin ! Je te désire à cause des liens familiaux qui nous attachent ,et à cause de ta loyauté et de ta sincérité. "

Khadija était une femme désirable grâce à la noblesse de son lignage et sa grande valeur parmi son peuple.Le Prophète (saw) exposa l'affaire à ses oncles qui consentirent .

Ils allèrent chez elle et contractèrent leur mariage.Khadija était âgée de 40 ans ,et le Prophète (saw ) de 25 ans.Le Prophète ne contracta aucun autre mariage durant sa vie conjugale avec Khadija.Elle mourut trois années avant l'hégire.Elle lui donna tous ses fils à l'exception de Ibrahim.Leur premier fils était Al-qsim ,du nom duquel on a surnommé le messager d'Allah (saw).Puis Zainab ,Roqayya ,Oum Kalthoum ,Fatima ,et Abdullah qu'on a surnommé At-tayyib et At-tahir.

Khadija ,avant d'épouser Mohammad (saw) était mariée avec un homme appelé Abou Hala ,à qui elle donna un fils nommé Hana.

b) Les autres épouses du Prophète (saw)

Quelques jours après la mort de Khadija ,le Prophète se maria avec :

- Sawda bint Zam' a al -'amiriyya Al -qorachiyya .Elle était parmi les premiers croyants .Elle immigra avec son mari en Ab-y-ssinie ,lors de la deuxième hégire.De retour ,il mourut ,alors ,le Prophète (saw)l'épousa .C'est elle qui céda le jour qu'elle consacrait au Prophète à A-icha

- puis il contracta les fiançailles avec A-icha bint Abou Bakr As -siddiq (à eux la satisfaction d'Allah).C'était sa femme la plus aimée parmi ses épouses .Elle était la plus savante parmi les femmes de la communauté .Les grands compagnons du Prophète (saw) cherchèrent ses opinions et la consultèrent .Jamais le Prophète(saw) ne reçut la révélation dans le lit d'une femme ,sinon A-icha

- Le Prophète(saw)épousa Hafsa bint Omar Ibn Al-Khattab.

- Puis ,il se maria avec Zaynab bint Khozayma Ibn Al-Harith al-qaysiyya qui mourut deux mois après le mariage.

- Le messager d'Allah(saw)épousa alors Oum Salama ,Hind bint Abou Omayya al-qorachiyya al-makhzoumiyya.

- Après ,il se maria avec Zaynab bint Jahch ,des banou Asad ibn Khozayma ,

- puis avec Jowayriya bint Al -Harith ,des banou Al-mostaliq .Elle était parmi les captifs des banou Al - mostaliq .Après l'avoir libérée ,le Prophète (saw) l'épousa pour encourager les musulmans à faire comme lui .Ils libérèrent ainsi toutes les femmes qu'ils avaient capturées ,des banou Al -mostailq ,par respect à l'alliance du mariage qui se noua dès lors entre le messager d'Allah(saw) et les banou Al -mostaliq qui se convertirent à l'Islam sans exception .Il n'y a pas parmi les femmes ,une ,qui ,comme Jowayriya ,apporta un si grand bonheur à sa communauté.

- puis avec Safiyya bint Hayy Ibn Akhtab ,le chef de banou An-nadir.

- Il épousa aussi Maymouna bint Al -Harith Al -hilaliyya qui était la dernière femme avec laquelle il contracta un mariage .

Le Prophète(saw) mourut et laissa neuf veuves :

Aicha , Hafsa ,Zainab bint Jahch ,Oum Salama ,Saffiyya ,Oum Habiba ,Maymouna ,Sawda et Jowayria.

La première femme qui mourut après lui fut Zaynab bint Jahch ,et la deuxième Oum Salama.

Le messager d'Allah (saw)avait quatre concubines ,parmi lesquelles Maria Al-qibtiyya (la copte) ,et c'est elle qui lui

Donna son fils Ibrahim qui mourut avant le sevrage ,la deuxième année après l'hégire.

Conclusion

Les versets du Coran ont affirmé la noblesse des épouses du Prophète (saw)et leur supériorité sur le reste des femme.Cette noblesse n'est pas due à leur famille ,ou à leur pouvoir ,ou à leurs richesses ,ou à leur beauté.

Elles n'étaient pas toutes au plus haut degré de ces considérations mais on les a honorées à cause de leur position dans cette première société islamique.

Le Coran a voulu montrer le haut degré de leur moralité et leur influence sur leur société qu'on considère comme le premier noyau de toutes les sociétés islamiques à venir.

Dieu exalté a dit :

"Le Prophète est plus digne de l'amour et de l'obéissance des Croyants que leurs propres personnes.

Ses épouses sont leurs mères et les parents sont plus dignes d'hériter les uns des autres que ceux qui n'ont d'autre lien que leur qualité de Croyants et de réfugiés de la Mecque ;à moins que vous ne fassiez quelque honnête donation à vos protégés et cela est inscrit dans le Livre ".( 33/6 )

Elles sont pour eux un bon exemple à suivre .Ils gagnent beaucoup à avoir leur conduite et à tirer leçon de leur façon de supporter les peines de la vie et de résoudre ses problèmes.

Le verset peut aussi faire sentir le don que Dieu leur a accordé de pouvoir supporter les charges de mères des Croyants.

Dieu exalté a dit :

" O femmes du Prophète !Vous n'êtes pas comme le commun des femmes si vous êtes pieuses .Ne parlez pas (aux hommes)sur un ton soumis(à force d'être aimable)car cela pourrait susciter la convoitise de celui qui a quelque maladie au cœur ,mais parlez sur un ton franc et net. "(33/32 )

Il a dit aussi :

" Restez dans vos maisons et n'étalez pas coquettement votre beauté à la manière de l'ancienne anarchie antéislamique .Pratiquez scrupuleusement la prière ,donnez l'aumône légale et obéissez à Dieu et à son messager.

Dieu ne veut que vous débarrasser de toute souillure ,Ö gens de la maison (du Prophète)et veut vous purifier à fond ". (33/33)

" Gardez en mémoire ce qu'on récite dans vos maisons comme versets de Dieu et sagesse.

Dieu est infiniment Doux et parfaitement Informé. " (33/34)

Leurs responsabilités étaient donc plus lourdes.Elles prirent part avec le Messager de Dieu(saw)à la bataille du renouvellement propageant la vertu et dissipant les nuages du vice en obéissant à Dieu et à son Messager (saw) et en exhortant les gens à consolider toujours plus les bases de l'Islam en tant que culte et champ d'action.

Par Bouchra
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