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Jeudi, 12 Juin. 2008   soit le 09 Jumada-Al-Thani 1429

 

  Que la Paix d'Allah Le Tout Miséricordieux
Et Sa Miséricorde vous accompagne

 

As-Salamou 'Alykom wa rahmatoullahi wa barakatouhoh

الصلاة و السلام على سيدنا ومولانا و نبينا و رسولنا الذي بعث هاديا للناس أجمعين و على آله و صحبه و من تبعه إلى يوم الدين
 


Je suis de nouveau parmit vous mes chers visiteurs


 

Jeudi 12 juin 2008

Le travail de la femme musulmane soulève de nombreuses interrogations. Doit-elle travailler ou non ? Si oui, dans quels secteurs, comment, sous quelles conditions ? Comment concilier le travail avec la vie de famille étant donné le rôle de la femme au sein de la famille ? Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de cerner les avantages et les inconvénients liés au travail de la femme.

 

 

L’islam reconnaît à la femme musulmane le droit de travailler, faculté unanimement reconnue mais pas toujours respectée. A l’époque du Prophète , la femme était active dans la société. Au niveau professionnel, elle était présente dans tous les domaines : agriculture, artisanat, administration, médecine. En occident, la femme travaille aujourd’hui également dans tous les secteurs, parfois au prix de nombreux combats et sacrifices mais qu’en est-il de la femme musulmane ? Nous essaierons de présenter ici les conditions, les avantages, les inconvénients du travail de la femme musulmane.

Quelques soient ses motivations, la femme musulmane doit respecter certaines conditions. La première est la légitimité de l’emploi occupé. L’activité ne doit pas comporter d’actes illicites tels que vendre ou servir de l’alcool, le mensonge ou le vol. L’exigence suivante est vestimentaire, la tenue islamique doit être respectée par le port d’habits longs et amples ne laissant pas paraître les formes féminines et d’un voile couvrant les cheveux. Son comportement doit suivre les règles de bienséance définies par l’islam. Elle doit éviter l’isolement avec un homme étranger et tenir un langage correct avec une voix ferme, et non mielleuse, avec tout collègue du sexe opposé.

Quels sont les avantages pouvant inciter la femme musulmane à travailler ? On peut dégager trois principaux aspects : intellectuel, social et économique. Dans de nombreuses professions, le travail peut constituer un moyen d’atteindre ou de maintenir un certain niveau intellectuel. Cet aspect est particulièrement important pour celles qui ont fait de longues études, elles valorisent ainsi leurs diplômes. Du point de vue social, il permet de rompre la solitude de certaines femmes au foyer. Rencontrer des gens, discuter, échanger des idées font partie des besoins de tout être humain car celui-ci ne peut vivre dans l’isolement. Enfin, l’aspect économique est non négligeable. Le travail est un moyen pour la femme d’avoir son propre argent, que ce soit pour ses dépenses personnelles, sa famille ou les indigents. L’islam octroie à la femme musulmane un droit à la propriété que peu de société lui ont donné avant l’avènement de l’islam ou bien seulement au cours du siècle dernier. Elle jouit de ses biens comme elle l’entend et nul ne peut en disposer à sa place.

 

" Ne convoitez pas ce qu’Allah a attribué aux uns d’entre vous plus qu’aux autres ; aux hommes la part qu’ils ont acquise, et aux femmes la part qu’elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce. Car Allah, certes, est Omniscient. ",
Sourate 4, An-Nisâ’ (Les femmes), verset 32

Si elle le souhaite donc, son salaire peut constituer un apport supplémentaire pour le foyer sans pour autant diminuer ou ôter à l’homme sa responsabilité financière. Le mari est tenu, dans tous les cas, de subvenir aux besoins de la famille sans aucune obligation pour l’épouse d’y contribuer. En cas de veuvage, les fruits de son travail permet à la femme d’assurer une vie décente à sa famille. Elle a également la possibilité d’utiliser l’argent ainsi gagné, de façon licite, pour faire le bien en le donnant en aumône. Cette dernier usage est bien évidemment le meilleur comme Allah le dit dans le Coran.

 

" Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. ",
Sourate 33, Al ’Ahzâb (Les coalisés), verset 35

 

" Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salâ, acquittent la Zakâ et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. ",
Sourate 10, At Tawba (Le repentir), verset 71

Une activité professionnelle comporte indéniablement des bénéfices pour la femme mais elle implique également des inconvénients qu’il est important de prendre en considération. Lorsque la femme travaille, elle conserve toutes ses responsabilités au regard de son foyer. Ses rôles de mère et d’épouse restent intacts. En choisissant de travailler, la femme doit assumer une charge additionnelle et le plus souvent, le travail occasionne un stress et une fatigue supplémentaires. Elle est alors moins disponible pour sa famille au niveau temps, attention, écoute, affection. Elle doit être suffisamment forte moralement et physiquement pour les supporter afin que son activité n’agisse pas négativement sur ses responsabilités premières, religieuses et familiales. Sa religion risque d’être affaiblie par un manque de temps, des compromis ou un environnement peu favorable aux pratiques religieuses. Le monde du travail n’est pas toujours suffisamment ouvert et tolérant pour accepter le voile qu’Allah a prescrit pour toute Musulmane. En ce cas, elle doit choisir entre sa religion et son emploi. Si sa foi est faible ou si le travail représente une réelle nécessité économique, elle peut être tentée d’ôter son voile sur le lieu de travail. Le travail constitue alors une menace pour sa religion. En occident, exceptés quelques domaines, le travail a lieu dans un cadre mixte et entraîne de nombreux contacts avec des hommes étrangers. La femme est alors exposée à un risque de manque de respect, à des avances. Seul un environnement constitué de Musulmans respectueux de leur religion peut lui garantir une sécurité morale.

Travailler relève plutôt d’un choix personnel de la femme, en concertation avec son époux, selon les besoins financiers, sa capacité à concilier la vie professionnelle avec la vie familiale, l’apport de son travail à la société. Cependant, il n’est pas facile de respecter toutes les conditions requises citées précédemment dans une société majoritairement non musulmane comme en France. Travailler devient alors pour la femme un véritable défi. De plus, la Musulmane ne doit pas oublier ou négliger ses obligations religieuses et familiales. Elle est responsable de son foyer et devra en rendre compte :

 

" Chacun d’entre vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le Chef de la Communauté musulmane est un berger et il lui sera demandé compte de son troupeau ; l’homme est le berger des siens et il est responsable de son troupeau, la femme est une bergère dans la demeure de son mari et elle sera responsable de son troupeau ; le serviteur est un berger quant au bien de son maître et il est responsable de son troupeau. "
(Sahih Al Bokhari 11-11)

 

" Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’ absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. ",
Sourate 4, An-Nisâ’ (Les femmes), verset 34


 

Leila R.

           
par Bouchra & Samir publié dans : Femina/famille
Dimanche 21 octobre 2007
 

A force d’observer la situation des femmes, je ne peux m’empêcher d’avoir quelques réflexions sur le rôle de l’homme dans l’éducation de la femme. Loin de moi, l’idée de prétendre être savante ou de donner des leçons ; je ne cherche qu’à conseiller mes sœurs et frères en islam afin de tenter de nous rapprocher auprès de notre Créateur.

 

 

(JPEG) Le droit à l’éducation est acquis, il ne s’agit pas ici de le démontrer. La question est plutôt de savoir comment la femme peut-elle acquérir une éducation et instruction. On focalise souvent sur l’instruction, celle que l’école fournit, plus ou moins bonne selon le pays, la ville où l’on vit. Un minimum de connaissances transmises par l’école est indispensable. Les études supérieures sont fortement encouragées, valorisées par toute la société. Mais c’est beaucoup moins le cas de l’éducation islamique. Pourtant bien connaître sa religion est essentiel pour pouvoir orienter correctement sa vie, ses actes. Nous ne devons pas oublier le but premier de notre vie et que nous aurons tous à rendre compte de nos actes auprès de notre Créateur. Les actes ne valent que par leur intention, si l’intention n’est pas bonne, l’acte perd de sa valeur. Par la suite, il sera question de cette éducation que peu de structure à elle seule peut donner. Elle s’acquiert par l’exemple donné autour de soi et la connaissance islamique transmise sous de multiples formes (lecture, leçons, conférences, cassettes, télévision, entourage).

Pendant sa jeunesse, la responsabilité revient tout naturellement aux parents et aussi à l’école pour l’instruction. Mais est-ce suffisant ? Il arrive que les parents soient dépassés, débordés par leurs occupations, n’aient pas la capacité ou encore absents. La responsabilité de l’éducation des enfants revient le plus souvent à la femme. Cependant si la femme elle-même n’a pas les bases suffisantes ou bien est débordée par le quotidien de la maison, elle ne peut assurer une éducation suffisante et se poser alors la question de savoir qui peut compléter ce rôle. Il se peut que la famille et l’entourage y participe. Jeune femme, elle peut compléter ses lacunes, approfondir ses connaissances par elle-même si elle est motivée et/ou encouragée par son entourage. Une fois mariée, les choses se compliquent. Il n’est plus question de s’occuper uniquement de soi-même mais aussi de son mari dans un premier temps puis des enfants par la suite.

Il faut admettre que souvent l’homme a du temps pour lui. L’image classique de l’homme qui rentre du travail, se détend, lit un journal ou un livre, va voir ses amis, accomplit ses prières tranquillement ou dans un autre registre se plante devant la télévision, n’est pas un mythe mais une réalité. En rendant obligatoire la prière à la mosquée, Dieu a accordé à l’homme un de Ses innombrables bienfaits. Les prières accomplies à la mosquée sont certainement réalisées avec plus de concentration que celles réalisées à la maison avec les jeunes enfants autour de soi, le téléphone qui sonne ou mille autres perturbations. Pourtant c’est le lot de nombreuses mères avec de jeunes enfants. La femme a donc sa part de lutte - récompensée à sa juste valeur par Le Très Haut - pour accomplir les actes d’adoration obligatoires.
On imagine que la femme au foyer a beaucoup de temps libre et n’a « rien à faire ». Avez-vous seulement pris une fois la place d’une femme qui s’occupe de ses enfants, son mari et sa maison ? Elle court toute la journée pour satisfaire les besoins de chacun des membres de la famille, sans toujours beaucoup de gratitude en retour. Il arrive souvent que la femme arrive à la fin de la journée épuisée tout en ayant l’impression de n’avoir rien fait de son temps. Certes une fois que les enfants grandissent, vont à l’école, les charges s’amenuisent. Le temps ainsi dégagé est-il employé à bon escient ? Pas toujours.
Quant à la femme qui travaille à l’extérieur, elle se trouve avec deux emplois à gérer, à l’extérieur et à la maison. Malgré la soit disante « libération de la femme », c’est toujours elle qui s’occupe de la plupart des tâches ménagères et des enfants. La fameuse égalité est toujours loin d’être une réalité que ce soit dans les salaires ou bien le partage des tâches.

Quelle est la part de responsabilité de l’homme dans l’éducation de la femme ?

L’homme, par le biais d’activités extérieures, peut compléter son éducation mais la femme a moins de possibilités du fait de ses responsabilités à la maison. Pourquoi en est-il responsable ? Tout simplement parce qu’il est responsable de toutes les personnes vivant sous son toit, il en est le gardien comme le dit le hadith suivant :

 

« Chacun d’entre vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le Chef de la Communauté musulmane est un berger et il lui sera demandé compte de son troupeau ; l’homme est le berger des siens et il est responsable de son troupeau, la femme est une bergère dans la demeure de son mari et elle sera responsable de son troupeau ; le serviteur est un berger quant au bien de son maître et il est responsable de son troupeau. »
(Sahih Al Boukhari 11-11)

 

Certains discours de musulmans sont durs vis-à-vis de la femme, en l’accusant de beaucoup de maux si ce n’est tous. Il arrive parfois que le comportement des femmes ne soit pas des meilleurs dans les mosquées (bavardages, non respect de la ligne, etc.) ou en public (habillement peu pudique, démarche provocante, etc.). Mais comment se fait-il que ces mêmes hommes qui montrent du doigt ces défauts ne fassent rien pour les corriger ? Pourquoi n’enseignent-ils pas ce qui est convenable à leurs filles, sœurs et femme ? Pourquoi les laisser dans l’ignorance ? Combien d’entre eux prennent-ils le temps de leur expliquer calmement et avec sagesse ? Comment ?

L’homme peut y contribuer de plusieurs façons. Tout d’abord en diminuant ses exigences au quotidien afin d’alléger les charges de son épouse. Est-il vraiment nécessaire d’exiger un repas élaboré tous les jours ? Des repas plus simples, rapides peuvent nourrir tout aussi correctement si ce n’est plus sainement. Passer tous les jours des heures à cuisiner pour le plaisir du palais est certainement loin de la sunnah de notre Prophète saws, pour qui manger était une nécessité et non un plaisir. On peut joindre l’utile à l’agréable certes, mais pas au détriment de sa religion. Le temps passé à la cuisine ainsi économisé peut être investi dans la lecture ou l’apprentissage du Coran par exemple. Combien d’hommes délaissent leur ventre de temps en temps et encouragent leur épouse à lire ? Dans le même registre, on peut faire veiller à ce que les invitations ne soient pas trop fréquentes au point d’être quotidiennes ou presque, car ces dernières génèrent beaucoup de travail pour la femme (cuisine, service, vaisselle). Nombreuses sont celles qui se reconnaîtront dans ses situations. Une autre façon de décharger son épouse est la participation aux tâches ménagères. Si chaque membre de la famille y participe à la hauteur de ses capacités, adultes comme enfants, la femme gagnera ainsi plus de temps à consacrer à sa propre éducation islamique ainsi que celle de ses enfants. Certains diront que c’est le rôle de la femme de s’occuper de la cuisine, le linge, le ménage et qu’elle n’a que « ça » à faire la journée et que l’homme doit se reposer après sa journée de travail. Pourquoi la femme qu’elle soit au foyer ou qu’elle travaille à l’extérieur n’aurait pas aussi le droit au repos le soir ? Ce type de raisonnement machiste n’a aucune relation avec l’exemple du Prophète saws qui n’exigeait rien de ses épouses (au pluriel) et raccommodait lui-même ses vêtements, exemple à méditer et à suivre...

Ensuite, l’homme peut partager, transmettre ce qu’il apprend à l’extérieur. Par exemple, en rentrant de la prière du vendredi, le mari devrait toujours partager le prêche qu’il a écouté avec le reste de la famille, femme et enfants. Il peut ainsi instaurer des sessions du savoir. Ce prêche n’a pas été instauré exclusivement pour l’homme mais pour toute la communauté. Par le biais de chaque homme qui y assiste, c’est un moyen -en autres - de diffuser la connaissance et de renforcer la foi de chacun des membres de la communauté et ce, chaque semaine. Il arrive que le prêche concerne principalement les femmes, celles-ci étant peu présentes à la mosquée ne peuvent en bénéficier que par le biais de leur mari, frère, oncle ou fils à condition qu’ils prennent le temps de leur rapporter. La même chose peut être faite lorsque l’homme participe à une conférence à laquelle son épouse n’a pu assister.

L’homme doit encourager sa femme à étudier et apprendre sa religion et surtout lui en donner la possibilité. Comme nous l’avons vu précédemment, en diminuant ses exigences, en prenant le relais de temps en temps auprès des enfants, en participant aux tâches ménagères, l’homme peut libérer un peu l’emploi du temps de son épouse et l’encourager à consacrer ce temps gagné à s’instruire, lire, mémoriser le Coran, faire quelques actes d’adoration surérogatoires, assister à une leçon. Cette pause de la vie quotidienne permet à la femme de se ressourcer, revivifier sa foi pour pouvoir mieux affronter les difficultés au jour le jour.

En espérant que cette réflexion encouragea certains dans la voie du savoir incha Allah.

 

Leila R.


Vendredi 29 juin 2007

Louange à Dieu, Seigneur des mondes. Paix et salut de Dieu sur notre Prophète Mouhammad.
 
Chères sœurs, que la paix et la miséricordie soient sur vous. Ce mois-ci, j’ai choisi de parler d’un hadith de notre bien-aimé Prophète saws qui peut parfois nous poser problème dans sa compréhension et son application. Ce sujet est une réflexion personnelle sur les conséquences de cette parole prophétique et non un commentaire. Que Dieu fasse que ce modeste article aide à éclairer des points d’ombre et à déjouer les pièges de notre ennemi juré qui est le diable.

 

 

Tout d’abord, voyons quel est ce hadith. Le Prophète saws a dit : “Lorsque l’homme appelle sa femme pour qu’elle vienne dans son lit et qu’elle refuse, et qu’il passé la nuit irrité contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin” [Boukhari-Mouslim]. Suivant une variante : “Jusqu’à ce qu’elle réponde à son appel”.

En résumé, l’épouse doit répondre aux besoins de son mari, sauf dans le cas oú elle est malade ou autre (c’est-à-dire pour une raison valable). Les règles n’empêchent pas le mari de jouir du haut du corps de sa femme, elles ne sont donc pas comptées comme excuse.

Ce hadith, pour certaines femmes, peut paraître révoltant et être une forme de “viol organisé et légalisé”. Dans certaines législations, d’ailleurs, si l’épouse n’est pas consentante, il s’agit bien d’un viol de la part du mari...

Prenons tout d’abord, comme axiome central l’idée que Dieu, notre Créateur, connaît mieux Ses créatures que ces dernières se connaissent elles-mêmes, Il sait donc mieux ce qui est bon pour nous. De plus, n’oublions pas, que l’Islam prend les gens tels qu’ils sont vraiment et non pas comme ils devraient être. La mise en pratique de ce hadith demande un énorme effort, de la part de la sœur, pour combattre l’égoïsme afin de plaire à Dieu. L’homme, de par sa nature a plus de besoins sexuels que la femme, de même la vie à l’extérieur lui procure beaucoup de stress, qui pourra, par le plaisir conjugal être éliminé. Adam, sur lui la paix, lui même, lorsqu’il était au Paradis, a ressenti de la solitude et Dieu a créé pour le premier homme sa femme Eve pour qu’elle soit un repos pour lui. Le repos qu’une musulmane peut apporter à son mari peut être de différentes sortes : l’aide morale, spirituelle, un bon repas, etc, et également l’acception des rapports conjugaux sans que ce soit à chaque fois “la guerre” !

Pour accepter ce hadith, “avec le cœur”, cela demande un jihad intérieur de la part de chaque sœur. Pour s’aider dans cette voie, il faut se rappeler que les rapports conjugaux licites sont récompensés par Dieu, que l’obéissance de la femme envers son mari (dans le bien) est rétribuée et que son attitude est surtout faite en vue de Dieu. Parfois, il arrive que l’on n’aime pas une pratique dans l’Islam, mais que l’on se force, par crainte de Dieu. Au début, c’est dur, mais après Dieu, le Tout Puissant, nous montre la sagesse de cet ordre. Au début c’était difficile, c’était la période d’examen, mais la récompense est souvent proche, si Dieu veut.

Une sœur pourrait me dire, tout cela est bien beau, mais je ne suis pas une machine, avec un bouton sur lequel on appuie, et tout se passe bien. Quand je n’ai pas envie, c’est tout, pas de compromis...
Je répondrai à cette sœur, que je suis d’accord avec elle, mais que par amour pour Dieu, elle doit essayer et elle verra le résultat. De plus, si elle aime son mari, elle aime également lui faire plaisir, sans jamais oublier qu’à l’extérieur “l’instinct masculin” est littéralement agressé par la publicité pornographique présente partout, et par l’attitude et l’habillement de certaines femmes... Donc l’homme musulman, aux besoins exacerbés par la société, lorsqu’il rentre chez lui et qu’il s’entend dire “non” à chaque fois, oú va-t-il aller ?

L’homme, par ce droit que l’Islam lui a accordé, ne doit pas devenir non plus “un tyran sexuel”, car il a le devoir d’être tendre et caressant avec sa femme, avant tout rapport, ce qui provoquera le désir chez elle également. Cela non plus, il ne faut pas l’oublier.

Le fait d’avoir des rapports réguliers entre époux permet d’entretenir et d’augmenter l’amour et la tendresse qu’il y a entre eux. C’est un besoin naturel que notre Créateur a déposé dans chacun de nous, on doit le respecter et non le bafouer. Même au Paradis, l’acte sexuel est également présent, ce qui nous montre bien son importance.

Chères sœurs, que Dieu nous aide à Lui obéir, à être de bonnes épouses et de bonnes mères croyantes. Ne nous laissons pas influencer par les clichés imposés par la société, soyons des êtres libres d’adorer notre Seigneur, notre Créateur.
Je m’excuse si j’ai parlé de choses “osées” mais ce n’est uniquement que par désir de vérité et d’aider. Chères sœurs, si vous avez des commentaires, n’hésitez pas à nous écrire. Paix et Miséricorde de Dieu sur vous.

 

Louange à Dieu, Seigneur des Mondes, et
Paix et salut sur notre Prophète Mouhammad

 

 

 Auteur:Imane T.

par Bouchra & Samir publié dans : Femina/famille
Lundi 18 juin 2007


L'Islam a incité au mariage de différentes façons. Tantôt il mentionne qu'il est l'une des traditions des prophètes et des enseignements des Messagers et que ce sont eux qu'on doit suivre.

Allah le Très Haut a dit : { Nous avons envoyé avant toi des Messagers et leurs avons assigné des épouses et de la descendance } [ Sourate 13 - Le Tonnerre - Verset 38 ]. 
Tirmidhy a rapporté d'après Abu Ayyub que le Messager d'Allah a dit: «Quatre sont des traditions des Messagers : Le henné, le parfum, le cure-dent et le mariage »
 
Tantôt il le mentionne en nous rappelant les bienfaits qu'Allah
nous a accordés.
{ Allah vous a assigné de vous mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a assigné des enfants et des petits enfants. Il vous a attribué aussi d'excellentes choses }

[Sourate 16 - Les Abeilles - Verset 72 ].

Parfois il considère le mariage comme l'un des signes d'Allah

{ II est de ses Signes d'avoir crée de vous des épouses pour que vous reposez près d'elles,  et Il a assigné entre vous amour et miséricorde, Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

 L'homme hésite parfois d'accepter le mariage, il s'en abstient alors de peur qu'il ne puisse assumer ses responsabilités . L'Islam attire alors son attention sur le fait qu'Allah fera de ce mariage un moyen qui mène à la richesse et que c'est Lui qui va assumer cette responsabilité à sa place et qu'Il va lui fournir la force nécessaire pour vaincre les causes de la pauvreté.

Allah dit :  { Mariez les veufs les veuves et les bons gens parmi vos esclaves (mâles et femelles), s'ils sont besogneux, Allah par sa grâce les mettra à l'abri, Allah cependant est Immense et Savant } [Sourate 24 - La Lumière - Verset 32 ].

 Tirmidhy a rapporté d'après Abu Hurayra que Le Messager d'Allaha dit : "Trois personnes Allah doit les aider : le combattant pour la grâce d'Allah, l'esclave affranchi sous condition de payer son terme et l'épouseur qui cherche la chasteté".  Et la femme est le meilleur trésor ajouté au capital de l'homme...

Tirmidhy et Ibn Mâja ont rapporté d'après Thawbân que lors de la révélation du verset suivant :  

{ À ceux qui entassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas pour la grâce d'Allah.
Alors annonce leurs un châtiment douloureux } [ Sourate 9 - Le Repentir - Verset 34 ].

Il a dit: "Nous étions avec le Messager d'Allahpendant un voyage, alors quelques uns de ses compagnons lui ont demandé: "Ce verset est-il particulièrement révélé pour l'or et l'argent ? Pouvons nous savoir quel genre de monnaie peut-on entasser ?". Le Messagera répondu : "Une langue qui prie Allah , un coeur qui reconnaît Allah et une épouse croyante qui l'aide à pratiquer sa religion"

Tabary a rapporté selon une chaîne bonne d'après Ibn 'Abbâs que le Prophètea dit :

"Celui qui possède ces 4 choses aura le bien de la vie d'ici-bas et de l'au-delà : un coeur reconnaissant, une langue qui pria Allah, un corps qui supporte les malheurs et une femme qui ne commet aucun péché d'honneur et garde l'argent de son mari".

Muslim a rapporté d'après 'Abdullâh Bin 'Amr Bin EI-'As que le Messager d'Allaha dit:

"La vie est pleine de jouissances et la femme pieuse est la meilleure jouissance".

Dans un moment spirituel l'homme pense à vivre dans le célibat et s'éloigner de tout ce qui est en relation avec la vie. II prie alors toute la nuit, jeûne le jour, s'abstient des femmes et plonge dans la vie monacale ce qui contredit la vie humaine. L'Islam lui enseigne alors que cela est incompatible avec son bon sens et distinct de sa religion.

En plus le chef des prophètes - le plus pieux des gens - ne jeûnait pas quotidiennement et ne priait pas toutes les nuits aussi il épousait les femmes, alors celui qui essaye de s'éloigner de ses renseignements n'aura pas l'honneur d'appartenir à sa nation.

Bukhâry et Muslim ont rapporté d'après Anas :

"Trois hommes sont venus demander aux femmes du Prophèteà propos de son culte; quand elles répondirent - ils l'ont considéré comme simple - ils ont dit : "Où sommes-nous du Prophète Allah lui a pardonné tous ses péchés : ce qui a été dans le passé et ce qui viendra dans le futur".

L'un d'eux dit alors : "Quant à moi je prie toute la nuit !" . L'autre dit : "Moi je jeûne tous les jours !". Le troisième dit : "Moi je m'abstiens des femmes et je ne me marie jamais !".

Le Messager d'Allahvint alors et leur dit :

"Est-ce vous qui avez dit telle et telle chose?... Par Allah, je crains Allah plus que vous et je suis le plus pieux parmi vous mais je ne jeûne pas tous les jours, je ne prie pas toutes les nuits je m'endors des nuits et j'épouse les femmes, celui qui refuse ma tradition ne m'appartient pas".

L' épouse pieuse est un bonheur qui envahit la maison et la remplit de joie, de jouissance et de clarté.

Abu Umâma a rapporté d'après le Prophète :

"Le croyant ne bénéficie d'un bien -après la piété- que d'une bonne épouse, s'il lui ordonne quelque chose elle lui obéit, s'il la regarde, il sent le plaisir, s'il lui fait jurer par le nom d'Allah, elle satisfait son serment et s'il s'absente elle garde son honneur et son argent". [ Ibn Mâja a rapporté ce hadith.]

D'après Sa'd Bin Abi Waqqâs le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur au fils d'Adam et trois choses lui apportent le malheur. Ce qui apporte le bonheur : la femme pieuse, le logement convenable et la bonne monture. Ce qui apporte le malheur : la femme méchante, le logement inconvenable et la mauvaise monture" . [ Ahmad a rapporté ce hadith d'après une chaîne authentique. Aussi Tabarâny, Bazzâz et Hâkim qui l'a authentifié.]

L'interprétation de ce hadith est mentionnée dans un autre rapporté par Hâkim : "Le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur : la femme pieuse quand tu la contemples elle te plaît, quand tu t'absentes tu lui confies son corps et ton argent, la monture rapide qui te fait rattraper tes amis et la maison vaste à plusieurs dépendances. Et trois choses apportent le malheur : La femme que tu ne trouves pas le plaisir à son regard, qui t'attaque par sa langue et qui tu ne peux pas lui confier son corps et ton argent, la monture lente fatiguante qui ne te fait pas rattraper tes amis si tu la laisses à son aise, et la maison étroite qui a peu de dépendances".

Le mariage est un culte par lequel l 'homme complète l'autre moitié de sa religion et va à la rencontre de son Seigneur dans son meilleur cas de pureté et de netteté.

Anas a rapporté d'après le Messager d'Allah: "Celui qu'Allah lui procure une femme pieuse, Il l'a aidé dans la moitié de sa religion qu'il le craint alors dans la moitié qui reste". [ Tabarâny et Hâkim ont également rapporté ce hadith. Hâkim a dit que sa chaîne est authentique.]

Ibn Mass'ud a dit:   « Si je n'étais pas sûr que je mourrai dans 10 jours et que je peux épouser les femmes je l'aurais fait de peur de tomber dans l'impiété ! »

 

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