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"Horaires des prières"

  

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Dimanche 18 février 2007

Nous avons parlé hier du début de la Révélation à la caverne de Hirâ’, mais avant d’entamer ce récit, je voudrais vous demander de vous figurer les scènes que nous allons aborder jusqu’aux détails les plus infimes afin de vous imprégner de l’ambiance et d’en tirer le maximum de leçons.

Après cet étrange entretien avec l’être extraordinaire, le Prophète (BP sur lui) quitta la caverne et descendit la montagne tremblant et transpirant. Il courut pendant tout le trajet du retour. En arrivant chez lui, frémissant de froid et tout en sueur il répéta seulement :’ Couvrez-moi, couvrez-moi.’

Il ne savait pas qu’il était devenu Prophète. Djibrîl (Gabriel) ne lui avait rien dit à ce sujet. Il ne savait pas non plus si ce qui lui était arrivé dans la caverne était une bonne ou une mauvaise chose. Il dit à Khadîdja : “J’ai eu peur pour ma vie”. Il pensait qu’il avait peut-être vu un Djinn. Djibrîl lui était apparu sous l’image d’un ange et il ne connaissait pas la différence.

Khadîdja avec sa sagesse habituelle lui répondit : “Non par Allah, Il ne t’humiliera jamais. Tu préserves les liens de famille, tu secours le faible, tu donnes au pauvre, tu honores ton invité et tu aides contre l’injustice.”

Nous devons nous arrêter un moment pour réfléchir à ces paroles. J’aimerai faire remarquer comment Khadîdja a soutenu son mari, comment elle l’a conforté et l’a encouragé avec ses paroles. Elle l’a écouté et ensuite lui a donné conseil. Tous les maris aimeraient que leurs femmes les écoutent dans les moments difficiles et leur donnent leur avis sans critiques ni blâmes.

Les hommes également doivent partager leurs soucis et leur vie quotidienne avec leurs femmes. Ainsi l’épouse sera prête à soutenir son mari et à le conseiller lorsqu’il en aura besoin. Ils vivront au même diapason. Si une femme désire avoir un mari comme le Prophète (BP sur lui) elle doit être elle-même comme Khadîdja.

Khadîdja a relevé le moral du Prophète (BP sur lui) avec son exclamation spontanée. Remarquons également qu’elle a vanté les qualités morales de son mari et non ses qualités d’adorateur. Elle savait que là était le mérite.

De nos jours, nous ne voyons que des gens pieux qui n’ont pas de principes moraux et qui par conséquent repoussent les gens loin de la religion ou des gens d’une haute morale qui ne pratiquent pas la religion et font penser aux autres qu’elle n’est pas importante. Je me demande pourquoi nous ne pouvons pas avoir les deux. Il faut se rappeler ces paroles du Prophète (BP sur lui) :

“La moralité est ce qui pèse le plus pour le serviteur le Jour de la Résurrection.”

“Les meilleurs Musulmans sont ceux aux meilleures moralités.”

“La moralité et la crainte d’Allah sont ce qui mènent le plus au Paradis.”

“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de moi le Jour de la Résurrection.”

“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de mon cœur le Jour de la Résurrection.”

Rappelez-vous que le bien n’est jamais perdu. Le Messager (BP sur lui) en faisait beaucoup et c’est pour cela que Khadîdja était sûre que Allah n’allait lui apporter rien de mal et elle le lui a rappelé. Souvenez-vous toujours que “Les bienfaits préviennent contre une mort atroce.”

Lorsque le Prophète (BP sur lui) se calma complètement, Khadîdja l’emmena voir son cousin Waraqa Ibn Nawfal, qui avait embrassé le christianisme depuis longtemps, connaissait l’Evangile et écrivait en hébreu. Bien que son cousin soit déjà vieux et aveugle à ce moment là, Khadîdja était sûr qu’il était le seul qui pouvait écouter et aider son mari.  Elle lui dit :’ Cousin, écoute ce que ton neveu a à dire.’

Waraqa demanda au Prophète: Qu’as-tu vu, neveu ?’ Le Prophète lui raconta tout ce qui lui est arrivé dans la caverne et à peine finit-il son récit que Waraqa s’exclama tout excité :Tu es le dernier des prophètes, tu es le prophète de cette Umma ! C’est An-Nâmoûs (le Confident)[i] que tu as vu. C’est celui qui est apparu à Moûssa (Moïse). Pourvu que je sois vivant lorsque ton peuple t’expulsera !” Le Messager (BP sur lui) l’interrompit : “Vont-ils m’expulser ?” Il lui répondit : “Oui. Il n’y a pas un homme qui soit venu avec ce que tu apportes sans qu’il soit combattu et expulsé ! Si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment !”

Nous déduisons de tout cela que le Message est une lourde responsabilité et que Allah sait mieux que quiconque où placer Son message. Nous apprenons également que le Prophète allait continuellement rencontrer Djibrîl, que sa route serait pleine d’obstacles et que le Message nécessite beaucoup d’efforts et de sacrifices. Waraqa le savait et c’est pourquoi il retint Khadîdja à sa sortie et lui dit : “Dis-lui d’être ferme.”

Vous savez certainement que les gens qui vécurent les deux guerres mondiales ne se doutèrent nullement qu’ils avaient vécu des événements aussi importants, à cause de leurs portées difficilement concevables à l’époque. Ce sont les historiens qui ont qualifié ces guerres de ‘mondiales’. Cependant en disant :’ J’aurais souhaité être plus jeune pour te supporter…’ Waraqa savait assurément qu’avec l’arrivée de ce Prophète, toute l’histoire de la terre allait changer et que de grands événements allaient voir le jour et que le Prophète allait avoir besoin de jeunes pour affronter les innombrables défis à venir. Je vous dis qu’à notre époque, et par ces temps difficiles que toute la terre traverse, nous avons besoin de jeunes hommes et femmes qui soient capables de porter la responsabilité de la renaissance de la Umma.

Waraqa est mort quelques jours après sa rencontre avec le Prophète (BP sur lui). Il avait dit au Prophète (BP sur lui) dans un moment de sincérité: “ Pourvu que je sois vivant lorsque ton peuple t’expulsera. J’aurai souhaité être plus jeune ... Si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment. ” Il semblait dire : “Je vivrai pour la vérité”. Le Prophète (BP sur lui) dit : “Waraqa a mérité la récompense de toute une Umma (nation) par un instant de sincérité.

Nous voulons tous le répéter et dire tout le temps en nous-même “Je vivrai pour la vérité”.

Mohammed (BP sur lui) sut qu’il était le prophète de son temps mais il n’en était pas encore certain puisque c’était juste un être humain comme lui qui venait de le lui dire.

Pendant toute un période, Djibrîl n’est pas descendu voir le Prophète (BP sur lui). Ce pendant le Prophète avait le temps d’absorber les informations qui lui ont été révélées, et de méditer sur sa décision : va t-il ou non  être en mesure d’accepter sa prophétie après sa discussion avec Waraqa Ibn Nawfal.

Le Prophète (BP sur lui) a enduré ces quelques jours avec nostalgie, jusqu’à ce qu’un jour, il a vu de nouveau Djibrîl devant lui, assis entre ciel et terre. Comme il l’a décrit lui-même, il couvrait la vue du ciel : « là où je regardais, il occultait la vue. Il me disait : "Ô Mohammad ! Tu es le messager d’Allah et je suis Djibrîl du ciel ».

Observez l’ordre des évènements agencés par Allah, exalté soit-Il. Au début, une rencontre puissante ; puis une discussion avec Waraqa Ibn Nawfal qui lui éclaircit certains points ; ensuite une période de réflexion et de méditation ; et enfin Djibrîl lui annonçant explicitement qu’il était le prophète et lui l’ange Djibrîl.

 Pour la première leçon, Djibrîl a emmené le Prophète (BP sur lui) dans le désert et a tapé avec son aile sur le sol pour en faire sortir un ruisseau d’eau. Puis il a entrepris de lui apprendre l’ablution et la Salat. Ainsi la première leçon fût la prière. Il lui a demandé de l’imiter, il a dit : « Ô Mohammad, fais comme je fais ». Et le Prophète s’est exercé au rituel de l’ablution, puis il a entamé la Salat telle que nous la connaissons. Pendant ce temps, le Prophète (BP sur lui) observait, imitait et apprenait.

Remarquez que cet enseignement est très pratique, et qu’à nos jours, nous nous limitons souvent aux leçons théoriques. Il y a des centaines d’années, Djibrîl a utilisé le principe de l’enseignement par la pratique pour instruire le Prophète (BP sur lui). Il lui a dit : « Ô Mohammad, fais comme je fais : deux Rakaâ le matin et deux le soir ».

La Salat a débuté ainsi ; au lieu des cinq prières que nous faisons par jour, il y avait seulement deux : Une le matin et l’autre le soir. Puis, avec l’ascension du Prophète (BP sur lui) le nombre de prières par jour a augmenté pour être cinq : Deux Rakaâ chacune. C’est après l’émigration du Prophète (BP sur lui) vers Médine que les cinq prières sont devenues, dans l’ordre : deux, quatre, quatre, trois et quatre Rakaâ. J’insiste encore sur le fait que la Salat a été la première leçon reçue par le Prophète, qui dit dans un hadith : « La salat est le pilier de la religion » et dans un autre « L’avant-garde de toute l'affaire est l’Islam et son pilier est la salat » Il dit encore : « L’islam est bâti sur cinq principes : l’affirmation qu’il n’y a pas de Dieu à part Allah et que Mohammad est son messager ; faire établir la prière ; ... » La salat est partout liée au mot : pilier ; signifiant que ceux qui la délaissent sont entrain de détruire tout l’édifice. Comme dans une maison, on peut tolérer que quelques meubles soient détruits, mais pas les fondations ou les piliers.

La miséricorde d’Allah est extrêmement large, or il existe un cercle qu’il ne faut pas pénétrer sous peine de s’attirer une insoutenable colère d’Allah ; il s’agit du cercle du délaissement de la prière et de la désobéissance aux parents. Avez-vous pensé à la signification du délaissement de la salat ? Cela veut dire que l’adoration d’Allah vous est désagréable et déplaisante. Vous ne direz jamais cela ouvertement, mais c’est la signification de votre délaissement de la salat. Comment peut-on se permettre de passer des heures devant le téléviseur, d’aller regarder un match de football, de parler deux heures au téléphone, et trouver difficile et lourd de faire la salat pendant dix minutes ?! Nous ne cessons de répéter toujours que la miséricorde d’Allah est immense mais sur ce point il faut insister, car la colère d’Allah est très grande, et ce sera vraiment dur si la personne meurt avant d’avoir regretté et corrigé son erreur. Le Prophète (BP sur lui) a dit : « la clé du paradis est la salat », « la lumière du croyant est la salat », « la salat est un remède » et lorsqu’on lui demande quel est le meilleur acte cultuel, il dit : « La salat à l’heure ». Nous sommes au mois de Ramadan, je vous conjure de faire vos prières à temps, juste après l’appel.

Après cette première leçon, Djibrîl revint avec trois sourates. La première s’adresse au Prophète - ce qui peut être traduit par : « Ô toi, l’enveloppé [dans tes vêtements]! Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie » (TSC[ii], Al-Mouzzammil (L’enveloppé) : 1 et 2). Cette sourate incite le Prophète à prier durant la nuit. Puis la seconde - ce qui peut être traduit par« O, toi (Muḥammad)! Le revêtu d’un manteau! Lève-toi et avertis » (TSC, Al-Mouddaththir (Le revêtu d’un manteau) : 1-2) incitant le Prophète à bouger. Ensuite la troisième, Al-Fatiha (le prologue ou l’ouverture).

On se demande pourquoi ces trois sourates précisément? En fait, il s’agit de donner au Prophète les bases de la religion : la première sourate commence  par ‘lis’- signifiant la science. Puis, le Prophète a besoin d’une énergie spirituelle pour sa mission- et doit donc prier, faire la salat pendant la nuit comme enjoint dans la sourate Al-Mouzzammil. Ensuite, l’ordre est direct : "Lève-toi et avertis"- maintenant que tu as acquis la connaissance et la force spirituelle, tu dois avertir les gens.

Mais il aura besoin d’un guide, qui n’est autre que la sourate Al-Fatiha : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers » (Verset 1). C’est un message de miséricorde : «Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Verset 2). Le message précise que l’au-delà existe : « Maître du Jour de la rétribution » (Verset 3).

Ainsi, le Prophète (BP sur lui) dispose de quatre outils : au départ, il reçut l’ordre de lire pour acquérir la connaissance ;  il a ensuite reçu l’ordre de prier pour avoir la force spirituelle, puis l’ordre de bouger et de travailler - sourate Al-Mouddaththir ; et il a Al-Fatiha qui résume les grandes lignes de la voie à suivre.

Par suite, la révélation s’est interrompue pendant deux mois, pour laisser au Prophète le choix de la méthode à suivre. La révélation a pour but de tracer les grandes lignes et au Prophète de planifier son action. Durant ces deux mois, le Prophète (BP sur lui) a beaucoup souffert, en croyant qu’il a commis une erreur pour laquelle Allah l’a délaissé. C’est ainsi que viennent le réconforter les versets -ce qui peuvent être traduit par : « Par le Jour Montant! Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté. » (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 1-3). Puis Allah, exalté soit-Il, le console en lui disant -ce qui peut être traduit par: « Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t’a accueilli! Ne t’a-t-Il pas trouvé égaré? Alors Il t’a guidé ? Ne t’a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t’a enrichi. » (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 6-8). Observez la douceur de ces versets adressés au Prophète (BP sur lui).

Je profite de l’occasion pour vous conseiller de suivre l’exemple du Prophète (BP sur lui), surtout en ce mois de ramadan, en ce qui concerne la prière durant la nuit et la lecture du coran.

Un jour le Prophète (BP sur lui) est passé à côté de Abdellah Ibn Amr Ibn El Aç (un des compagnons) et lui a dit : « ne sois pas comme tel, il priait durant la nuit, puis il a abandonné cette habitude » et en rencontrant Abdellah Ibn ‘Omar Ibn Al-Khattab il lui a dit : « Tu es vraiment un très bon serviteur, si seulement tu faisais la salat pendant la nuit ».

Un jour il a dit à Abou Dhar (Un autre compagnon) : « Si tu désirais voyager, tu préparerais le nécessaire du voyage n’est ce pas ? » il a répondu : « Oui, Ô messager d’Allah » alors le Prophète lui a répondu : « Et que fais-tu du voyage du jour du jugement dernier ? Ô Abou Dhar, assure-toi de ton embarcation, car la mer est profonde et prends suffisamment de provisions car le voyage est long » il lui a alors demandé : «  Et que faire donc pour cela, Ô messager d’Allah ? » et le Prophète a répondu : « Jeûne un jour très chaud pour le jour de la dispersion (le jour où les hommes sortiront de leurs tombes), et reste debout à prier dans l’obscurité de la nuit pour l’obscurité des tombes, et fais un pèlerinage pour les affaires plus importantes ».

Priez donc durant la nuit, lisez le coran, essayez de finir sa lecture dans la prière du ramadan. Faites au moins en sorte d’avoir l’un des quatre outils avec lesquels le Prophète avait commencé, car il n’y a pas de renaissance sans science et connaissance ; il faut abdiquer et prier pour avoir une énergie spirituelle ; il faut travailler et bouger ; le chemin à suivre est indiqué par Al-Fatiha et plus généralement par le Coran.

Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé avec ces quatre principes, seul et sans ressources. Sa seule fortune était ces quatre principes. Tout comme nous : Rester debout la nuit : c’est possible, maintenant que nous sommes au mois de Ramadan ; Bouger et travailler : rendez vous utiles pour votre pays et votre religion ; armez vous de la science : si vous n’êtes pas instruits, faites en sorte d’améliorer cet état et enfin le Coran est toujours à vos côtés pour vous montrer le chemin.

Nous avons tous ce que notre Prophète avait à l’époque pour commencer son œuvre. Si Djibrîl ne lui avait donné aucune instruction sur la façon de procéder, c’est pour que les musulmans soient créatifs en apprenant de leur Prophète.

Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé à mettre au point son plan. Il ne s’agissait pas de commencer par casser les idoles de pierre qui se dressaient sur la Ka’ba, ni par créer des confrontations dans la communauté, car la religion est là pour bâtir pas pour détruire.

Le plan était de choisir dans la communauté des personnes douées et talentueuses. Il s’agissait de choisir le meilleur de chaque famille ou tribu. Les critères de choix étaient simples : les personnes choisies devaient être uniques et de bonnes moralités. Il s’agissait de bâtir un noyau solide composé de personnes telles Abu Bakr, aimable, commerçant doué que tout le monde respecte, puis Khadîdja, sa femme, puis Ali, un enfant exceptionnel de dix ans. Ce dernier avait vu le Prophète prier et quand il lui expliqua les percepts de l’Islam et l’y invita. Ali lui dit: « Laisse-moi y réfléchir » et le lendemain il embrassa l’Islam.

Conclusion :

La mission a donc commencé avec quatre personnes. Comment seraient-elles accueillies ? Que feraient-elles ? Nous verrons tout cela pendant le prochain épisode.

Je vous pose deux dernières questions :

·         Soutiendras-tu le Prophète et soutiendras-tu sa mission comme Waraqa Ibn Nawfal ?

Le Prophète t’aurait-il choisi si tu avais vécu à son époque?

Source: Amr Khaled

Par Bouchra - Publié dans : Tu dois connaître cet homme, Mohammad
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Samedi 3 juin 2006

Introduction :

 Nous avons parlé de la préparation psychologique du Prophète (BP sur lui) pour la Mission. Il a perdu son père, puis sa mère et ensuite son grand-père. Il a dû commencer à travailler à l’âge de huit ans et acquit certaines qualités avec la garde des moutons. A quinze ans, il commença sa carrière de commerçant et y gagna beaucoup d’expérience, à la fois sociale et pratique. Il avait également assisté à une guerre et un traité de paix et s’était ainsi constitué un stock de connaissances et de savoir-faire considérable. Psychologiquement prêt, il lui manquait seulement la préparation spirituelle pour être capable de porter la majestueuse mission qui l’attendait.

Le monde, la péninsule Arabe et La Mecque attendaient l’événement.

 

La préparation spirituelle :

 Le Messager (BP sur lui) avait trente-huit ans et, pendant deux ans, il allait recevoir la préparation nécessaire pour recevoir le Message. Car la rencontre de Djibrîl (Gabriel) n’était pas peu de chose et le message n’était pas un message ordinaire. Les révélations allaient l’épuiser physiquement au point qu’il allait transpirer en plein hiver.

 Les derniers six mois avant la révélation, des incidents étranges lui arrivaient. Il voyait des songes qui se réalisaient au matin, ce qui lui fit dire plus tard : “Les songes qui se réalisent sont une part sur quarante-six de la prophétie.” Il entendait des rocs et des arbres qui le saluaient et dit lui-même : “Je connais à la Mecque un roc qui me saluait.”

 L’amour de la solitude lui pénétra le cœur, de sorte qu’il prit le temps de réfléchir à l’univers et à la vie. Il faut savoir que c’est Allah qui dépose la foi dans les cœurs. Le verset dit – ce qui peut être traduit par - Mais Allah vous a fait aimer la foi et l'a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance.”  (TSC[i], Al-Houjourât (LES APPARTEMENTS): 7). Les gens jeûnent le mois de Ramadan parce qu’Allah dépose dans leurs cœurs l’amour de l’obéissance au début de ce mois et de même pour les dix derniers jours qui comportent Laïlat Al-Qadr (la nuit du Destin). Le Prophète a dit : “Les cœurs sont entre deux des doigts du Miséricordieux qui les manipule comme Il veut.”

 Allah envoie ainsi des signes à Ses serviteurs qui doivent les remarquer et les suivre et ne pas leur tourner le dos. En ressentant l’amour de la solitude comme un de ces signes, le Prophète (BP sur lui) s’y adapta de suite.

 Je vais vous illustrer cette idée par une petite histoire comme exemple. Un jour un de mes amis, un médecin, a rendu visite à une dame malade. La visite terminée, la dame lui offrit de le faire raccompagner par son fils. Ce dernier était du genre qui ne sent aucune contrainte envers la religion et se moque au contraire de ceux qui la pratiquent. Tout au long du chemin, il se mit à se moquer tant et si bien que le médecin, ennuyé de cette attitude, lui demanda de le déposer au milieu du chemin. Quelques mois après, il dut rendre visite de nouveau à la même dame qui lui fit la même offre à la fin de la consultation. Le médecin essaya tant qu’il put de décliner l’offre mais lorsque la dame lui fit savoir que son fils priait à la mosquée et devait rentrer dans cinq minutes, il se sentit curieux de connaître la cause de ce revirement et il attendit. En voiture le médecin questionna le jeune homme qui lui expliqua que l’agence de voyage dans laquelle il travaillait avait décidé de faire des excursions de ‘Oumra et de Hadj (petit et grand pèlerinage) parce qu’il y avait de nombreux clients pour ce genre de voyage. Il avait été choisi pour accompagner les pèlerins et il avait été à La Mecque sans avoir l’intention d’accomplir le culte. Une fois là-bas, il s’était dit qu’il devait aller voir la Ka‘ba de près comme curiosité touristique et par hasard c’était le premier du mois de Cha‘bâne où la Ka‘ba est ouverte pour son nettoyage annuel. Il était debout à regarder en curieux les notables qui entraient lorsqu’un des cheikhs qui étaient près de lui le prit par la main et lui dit : “Allons, entrons nous aussi.”

 Nous savons tous que seuls des rares élus rentrent à l’intérieur de la Ka‘ba mais lorsque Allah veut déposer la foi dans le cœur d’une personne, rien ne s’y oppose. Notre jeune homme en est sorti transformé.

 Ne refusez donc pas les signes qu’Allah vous envoie. Si vous sentez que vous avez envie de prier ou de faire n’importe quelle bonne action, que rien ne vous retienne, commencez tout de suite.

 La caverne Hira’ et la méditation:

 L’amour de la solitude a été déposé dans le cœur de notre Prophète (BP sur lui) et la période de la caverne de Hirâ’ commença. C’est une caverne sur une haute cime de montagne. Un jeune homme en pleine forme l’escalade en une heure et demie. A son approche, il faut se faufiler entre de grands rocs. Sur le lieu même, la scène est impressionnante. On se retrouve dans un tout petit abri formé par trois grands rocs penchés l’un sur l’autre et le panorama est grandiose. Il y a d’un côté la dépression de la vallée avec la Ka‘ba visible, d’un autre les cimes des montagnes environnantes et devant soi tout le ciel ouvert.

 Le Prophète (BP sur lui) avait alors quarante ans, et il faisait ce trajet et restait dans la caverne  pendant une dizaine de jours à chaque fois. Il demeurait dans cet endroit solitaire que vous devez imaginer par une nuit sans lune comme celle où Djbrîl lui apparut pour la première fois. Il restait assis à réfléchir à ce qu’il voyait devant lui, à l’univers, aux étoiles, aux créatures, à sa communauté, et surtout à la vie et ses raisons d’être. Tous les livres expliquent que pendant ce temps, il pratiquait le culte, mais lequel ? Il n’était affilié à aucune religion.

 Il faut savoir que la réflexion et la méditation sont l’essence de toute religion. Tous les prophètes l’ont pratiquée. Le verset nous dit – ce qui peut être traduit par - : “En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre ... (TSC, 'Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN) :190, 191). Un des Compagnons de la seconde génération disait : “La méditation est la lumière de la foi”. Abou Ad-Dardâ’ disait : “Une méditation d’une heure vaut mieux que la prière de nuit pendant une année”. Al-Hassan al-Bassri dit : “La méditation est le meilleur culte”. Hassan Ath-Thawry disait aussi la même chose.

 Nous ne pourrons pas bâtir de renaissance sans pratiquer ce genre de culte qui nous apprend à réfléchir. Savez-vous que de grandes sociétés commerciales convoquent leurs employés à des séjours dans des endroits isolés pour leur donner l’occasion de réfléchir à leurs affaires ?

 Vous êtes-vous jamais demandés pourquoi est-ce que vous vivez et quels sont vos objectifs dans la vie ? Je vous conseille de vous donner du temps pour la réflexion et la méditation, et le meilleur moment peut être pendant la marche. Vous devez réfléchir à votre vie et savoir exactement ce que vous voulez en faire. Il a été dit que la vie est comme une flèche et chacun n’en a qu’une. S’il rate son but, il n’aura pas de seconde chance.

 Khadîdja (qu’Allah soit satisfait d’elle) et le rôle de l’épouse :

 Le Prophète se tenait donc dans la caverne de Hirâ’ et, pendant deux ans, il a réfléchi à la vie et à la mort. La mission à laquelle il était appelé était majestueuse et le nécessitait.

 Et où était Khadîdja dans tout cela ? Elle le soutenait, lui tenait compagnie et partageait tout avec lui comme toute femme doit le faire avec son mari. Elle escaladait cette montagne à l’âge de cinquante-cinq ans pour passer quelques moments avec lui et lui apporter des provisions. Elle a été la plus grande grâce octroyée au Prophète. C’était une femme sage et le Prophète (BP sur lui) la désigna comme la meilleure femme de l’univers avec Mariam bint ‘Imrân (Marie, mère de Jésus). Avant sa mort, Djibrîl lui avait annoncé à travers le Messager qu’elle aurait au Paradis une maison en perles et en rubis.

 C’est une leçon très importante pour les couples. Il leur faut partager leurs expériences et leurs pensées car ils en seront plus unis et leur mariage sera plus solide. Les gens doivent apprendre à communiquer entre eux. Notre religion incite à la communication et à la vie en communauté. Le Prophète (BP sur lui) dit : “ Celui qui vit proche des gens et les supporte est meilleur que celui qui vit en solitaire.” Si vous aimez la retraite, vous avez les dix derniers jours de Ramadan pour la pratiquer et vous devez même la faire à la mosquée c’est à dire au milieu des autres.

TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

Par Bouchra - Publié dans : Tu dois connaître cet homme, Mohammad
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Vendredi 2 juin 2006

Le début de la révélation :

 

Le Prophète avait passé deux ans de cette façon quand, par une nuit sans lune à la fin du mois de Ramadan Djibrîl lui apparut dans la caverne sur la montagne. Tout d’un coup il vit devant lui quelqu’un qui lui disait : “Lis”. Il dit : “Je ne lis pas.” Il lui répéta : “Lis.” Et le Prophète répéta : “Je ne lis pas.” Il le prit dans ses bras, le serra très fort et lui répéta : “Lis.” Le Prophète répondit : “Quoi lire ?” Il le serra une troisième fois au point de lui faire perdre le souffle et lui dit : “ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé ...  " (TSC, Al-`Alaq (L'ADHERENCE) : 1). C’était une scène unique où la lumière du ciel s’unissait à la lumière de la Terre pour illuminer l’humanité jusqu’à l’éternité. Djibrîl n’était pas descendu depuis six cents ans, depuis l’époque de ‘Îssa (Jésus). Et, depuis la mort du Messager (BP sur lui), il ne descend plus que durant la nuit du Destin, Laïlat Al-Qadr. Nous nous demandons ce qu’il pense de notre état et comment il nous trouvera cette année...

 

Pourquoi est-ce que Djibrîl avait donné ces étreintes au Prophète (BP sur lui) ?

 

·         Parce que notre religion est celle de l’amour, de la miséricorde et de la paix, et qu’elle doit être propagée par l’amour.

·         Pour faire comprendre à Mohammed qu’il était bien éveillé et que ce qu’il voyait n’était pas un songe.

·         Le moment était difficile et nous avons vu que chaque fois que le Prophète traversait un moment difficile, Allah lui envoyait un incident qui devait le consoler. Cette étreinte était donc comme une consolation et un encouragement à ce qu’il devait subir par la suite.

 

Djibrîl s’en alla et le Prophète (BP sur lui), épouvanté par ce qu’il venait de voir, descendit en courant vers Khadîdja et rentra chez elle tout tremblant en disant : “Couvrez-moi, couvrez-moi.”

 

Nous savons comment elle le rassura et le prit chez son cousin Waraqa qui lui dit que c’était l’annonce de la prophétie. Pourquoi cette rencontre avait-elle été organisée de cette façon impressionnante ? Pour faire comprendre au Prophète l’importance et la gravité de la chose.

 

Je dis également aux jeunes que nous vivons des temps difficiles et ardus. Prenez le sujet au sérieux, vous les jeunes qui n’avez en tête que la recherche des réjouissances et vous les parents qui n’avez en tête que d’amasser une fortune pour vos enfants.

 

Mais Djbrîl n’est pas réapparu et le Prophète (BP sur lui) s’en inquiétait et commençait à avoir des doutes à propos de ce qu’il avait vu. Pourquoi est-ce qu’Allah le fit attendre ? Pour susciter en lui le désir de revoir Djibrîl. La mission pour laquelle il était apprêté devait être difficile et il la supportera mieux quand il l’aura désirée. C’est un des arts du management, parce que lorsque la personne attend une chose, son désir de l’avoir augmente avec le temps et l’esprit se concentre dessus. Cette attente était comme pour lui dire « prépare-toi ».

 

Remarquez également que Djibrîl ne s’était pas fait connaître par le Prophète. Pourquoi ? Parce que le Prophète (BP sur lui) au moment de cette première rencontre était sous le choc et, pour bien comprendre une chose, il faut être concentré et attentif. C’est un humain qui lui avait expliqué le sujet.

 

Mais pourquoi est-ce le mot “Lis” qui a été le premier prononcé du Coran quand le Prophète ne savait pas lire ? Ce mot s’adresse à nous. Il devait nous faire comprendre que le temps des miracles des prophètes était révolu. Fini le temps du bâton de Moïse et le temps de l’arche de Noûh (Noé). Il n’y en aura plus, nous-mêmes serons le miracle, hommes, femmes et jeunes gens grâce à ce que nous réaliserons comme œuvres grandioses pour notre Umma. “Lis” (qui signifie la connaissance et le travail) doit devenir notre outil pour parvenir à vivre, résoudre nos problèmes et nous bâtir une renaissance. Le Prophète l’avait compris. Il n’est pas permis que la Umma dont le premier mot de son message est  “Lis” soit à 60% analphabète. Elle attend toujours les miracles qui doivent la délivrer de ces temps difficiles. Ce mot “Lis” a même été répété six fois dans les cinq premiers versets révélés du Coran à cause de son importance. Il prouve la véracité du message de notre Prophète et prouve qu’il est venu pour l’humanité de tous les temps parce qu’il prévoyait les besoins de nos jours. Quelle inimitabilité et quel miracle avec les significations de ce mot ! Il est vrai que le Messager (BP sur lui) ne savait pas lire mais il était instruit au point que les livres qui nous transmettent sa science sont comptés par milliers. Celui qui ne sait ni lire ni écrire a laissé toute cette science et cela est en lui-même un miracle prodigieux.

Le Prophète (BP sur lui) était descendu de la caverne de Hirâ’ tout tremblant parce que l’apparition de Djibrîl avait été une grande surprise pour lui. Il ne s’attendait pas à recevoir le message. Mais que recherchait-il ? Il recherchait la vérité.

 

Il y avait un homme nommé Abou ‘Âmer qui, sachant que la venue d’un messager était proche, avait commencé à se donner des airs respectables et savants pour essayer d’obtenir ce statut de Messager. Et lorsqu’il vit que c’était Mohammed (BP sur lui) qui avait reçu la Mission, il devint un de ses plus grands ennemis. C’était lui qui, pendant la bataille de Uhud avait creusé le trou où le Messager était tombé et où il a été blessé. Mais il fallait savoir que ce message ne pouvait être acquis, il était donné à qui le méritait le mieux. La Révélation et le Message étaient venus à Mohammed (BP sur lui) parce qu’il s’activait à la recherche de la vérité.

 

La vie passe vite et nous serons tous ensevelis sous terre. Il ne faut pas s’attacher aux futilités et s’en tenir aux actes superficiels, mais rechercher quoi faire au service de l’humanité. Il faut aimer l’Islam et essayer d’être l’artisan de son prestige.

 

Il faut également se rappeler de Khadîdja et de son rôle merveilleux auprès du Prophète (BP sur lui). C’était ainsi une femme qui avait été la première à devenir musulmane après le Prophète (BP sur lui) et à aider à la consolidation de cette religion.

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Par Bouchra - Publié dans : Tu dois connaître cet homme, Mohammad
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Jeudi 23 février 2006

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l'univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

 Introduction :

 En introduction, on va faire un rappel de l’identité du Prophète. Regardons d’abord son statut familial. Le Prophète a été un orphelin des deux parents, son père va mourir alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère, il est fils unique sans frère ni sœur. Cette situation va lui apprendre le vrai sens de la vie, qu’elle est courte et éphémère.

 Pour ce qui est de sa résidence. Il a vécu dans cinq foyers différents. Celui de sa mère, celui de Halima Es-Sadïa au désert chez qui il va rester deux ans avant de retourner chez sa mère et rester avec elle jusqu’à l’âge de six ans, puis il est parti habiter avec son grand-père après la mort de sa mère de l’âge de 6 à 8 ans. Enfin, après la mort de son grand-père, il demeura chez son oncle Abou Taleb. Donc, il connut cinq foyers en huit ans. Ces nombreux changements de résidence vont lui apprendre: le sérieux, le sens de la responsabilité, la capacité d’adaptation et la flexibilité, car les foyers étaient différents du point de vue social.

 Le troisième point concerne le travail du Prophète (BP sur lui). Ce dernier va travailler de l’âge de 8 à 15 ans en tant que berger et de 15 à 35 ans comme commerçant. Il apprit de son expérience de berger, la patience, la clémence et la capacité de réunir les gens. Et il apprit de son activité en tant que commerçant à connaître la nature humaine et à comprendre les caractères et les humeurs des gens.

 Pour ce qui est de sa situation financière, le Prophète (BP sur lui) était pauvre mais provenait d’une famille noble très respectée au sein des tribus arabes. De cette manière, il était proche aussi bien des pauvres que des riches.

 Son rôle dans la société : Il participait activement aux activités sociales, il n’était pas renfermé sur lui-même. Entre l’âge de 15 à 18 ans, il participa à la guerre de Foujar que les Quraychites ont menée. Il apprit ainsi l’art de la guerre. À 18 ans, il participa à la conclusion du pacte Al-Foudoul et il apprit ainsi l’art de la paix et comment conclure les ententes.

 Son éducation : il ne sait ni lire ni écrire. Ceci sera d’ailleurs l’un de ses miracles. Celui qui ne savait ni lire ni écrire va être le grand maître de l’humanité. Il va puiser son expérience dans la société en participant aux guerres, aux activités politiques et sociales et surtout de son activité en tant que commerçant. J’ai envie de demander à nos jeunes de ne pas s’isoler et de participer aux champs social et politique de leur pays. Nos jeunes s’isolent de la société sous prétexte qu’elle ne leur plaît pas. Regardez l’exemple du Prophète et soyez engagés dans votre société, car c’est de cette façon que nous aurons une jeunesse forte, expérimentée et efficace.

 Parfaire la préparation du Prophète pour endosser la mission prophétique :

 Revenons à l’histoire du Prophète (BP sur lui). À ce moment, il avait 25 ans. Allait-il recevoir la révélation à cet âge là ? Non. Jusqu’à cette date, il n’a pas quitté Qoraïche et il n’a pas rencontré d’autres tribus. Or, il est le messager de tout l’univers, sa révélation ne concerne pas seulement les Qoraïchites mais le monde entier. Donc, il doit rencontrer les autres peuples et connaître leurs mœurs et coutumes. Vous réalisez comment la préparation du prophète se profile. Pour ce faire, il doit voyager.

 Le Prophète, le commerçant :

 Le voyage est une expérience très enrichissante. Nos jeunes doivent comprendre que le voyage n’est pas une aventure touristique mais une expérience de vie. Une année de voyage confère à la personne la maturité de vingt ans. Le Prophète va travailler alors chez Khadîdja et voyager pour faire du commerce en Syrie et au Yémen. Pourquoi ces deux destinations ? En Syrie, il va avoir l’occasion de faire connaissance avec la puissance de l’empire Byzantin alors qu’au Yémen, il va découvrir l’empire Perse. Comment cela va être possible ? Son oncle Abou Taleb va lui dire : «ça fait 10 ans que tu travailles dans le commerce, tu travailles avec moi et comme tu vois, l’argent se fait rare et nos affaires ne sont pas florissantes. Que penses-tu d’aller travailler pour une femme riche et noble de Qoraïche ? C’est une femme dont on n’entend que du bien et qui réussit bien en commerce. Pourquoi ne pas gérer son commerce et voyager pour développer ses affaires ?». Le Prophète (BP sur lui) accepta.

 Va-t-il accepter de travailler pour une femme ? Oui bien sûr. Le Prophète (BP sur lui), n’avait pas une opinion bornée de la femme. Il s’agissait d’un travail et tant que celui-ci et les échanges qui en découlent restent dans le cadre du respect mutuel et des limites instaurées, son travail avec Khadîdja ne peut être gênant. Contrairement à nos où les jeunes usent de subterfuges pour aborder les filles. Donc, le Prophète (BP sur lui), nous démontre que les hommes peuvent travailler avec des femmes à condition qu’il y ait du respect dans les échanges.

 Par ailleurs, Khadîdja n’était pas une femme ordinaire mais est une femme d’affaires douée. À ce moment là, elle est âgée de 40 ans et veuve. De plus, elle est riche, non pas par hasard mais par son sens des affaires. Lorsque Abou Taleb vint la voir pour lui proposer le Prophète (BP sur lui), pour diriger ses affaires, elle accepta mais décida de le tester. Au début, elle lui attribua une petite mission avec un petit lot de marchandises et demanda à son serviteur, Maissara, de l’accompagner. Elle va ainsi l’envoyer trois fois au Yémen. Maissara lui revint avec les nouvelles et lui dit : «Je n’ai jamais vu quelqu’un comme lui. Je n’ai jamais vu pareil sérieux, dévouement et confiance dans le travail». Pour nos jeunes, ce dernier élément est important. Le Prophète (BP sur lui), travaillait avec sérieux. Il travaillait dix à douze heures par jour. Ça me fait vraiment de la peine quand je rencontre quelqu’un qui veut travailler et réussir mais qui n’est pas prêt à fournir l’effort nécessaire. C’est honteux de prétendre aimer le Prophète (BP sur lui) et ne travailler que deux heures par jour. C’est par le travail que vous pouvez exprimer vôtre amour au Prophète (BP sur lui).

 Le Prophète (BP sur lui) travaillait sérieusement et après chaque voyage, Maissara revenait dire à Khadîdja qu’il trouvait le Prophète (BP sur lui) très doué dans les affaires. Une fois, il lui signala que, tout comme elle, le Prophète (BP sur lui) n’adorait aucune idole. Ce qui attira particulièrement l’attention de Khadîdja et accrut son admiration envers le Prophète (BP sur lui), car peu nombreux étaient ceux qui ne prenaient pas les statuettes pour dieux. Comment Maissara avait-il remarqué cela ? Une fois, au cours d’une intense négociation, un commerçant demanda au Prophète (BP sur lui) de jurer par les statuettes. Alors, le Prophète (BP sur lui) répondit avec fermeté qu’il ne jurait pas par ce dont je ne crois pas.

 À partir de ce moment là, Khadîdja décida de charger le Prophète (BP sur lui) d’une plus grande mission et de guider sa principale caravane qui part pour la Syrie. Habituellement, les commerçants prennent le temps de voyager et restent cinq à six semaines en Syrie pour écouler leurs marchandises. Or, le Prophète, en commerçant doué, finit la vente de ses marchandises avant d’arriver à destination. Les gens croient que la fonction des messagers est restreinte au seul fait de transmettre leurs révélations. Eh bien non, l’exemple de notre Prophète (BP sur lui) démontre que ces derniers réussissent aussi dans leur vie professionnelle.

 Il ne s’agit nullement de miracles, mais de travail, de persévérance et de réussite humaine qui peut être imitée et réalisée de nos jours. La révélation a montré au Prophète (BP sur lui) le chemin global vers lequel il doit se diriger et non pas les tactiques pour y arriver. C’est lui qui devait planifier et réaliser. Le succès de notre Prophète s’est fait graduellement et souligne l’importance de fournir un effort soutenu pour atteindre progressivement ses objectifs dans la vie.

Par Bouchra - Publié dans : Tu dois connaître cet homme, Mohammad
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