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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:51

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Premièrement
: il est recommandé au jeûneur de dire à celui qui s’attaque à lui ou le combat : « J’observe le jeûne ». En plus, il doit le traiter bien compte tenu de ce qui a été rapporté par al-Boukhari et par Mouslim d’après Abou Hourayra selon qui le Messager d’Allah a dit :

« le jeûne est une protection ; que le jeûneur s’abstienne de tout propos obscène et n’agisse pas avec légèreté. Si quelqu’un s’attaque à lui ou lui adresse des injures qu’il dit : « J’observe le jeûne » deux fois. Au nom de celui qui tient mon âme en Sa main ! L’odeur de la bouche du jeûneur est plus agréable à Allah le Très Haut que celle du musc. Le jeûneur cesse de manger, de boire et de s’adonner au plaisir sexuel à cause de moi. Et je me chargerai de le récompenser et toute bonne action sera décuplée ». [Al-Boukhari n° 1894 et Mouslim 1151]

 

Deuxièmement, il est recommandé au jeûneur de prendre un repas à l’aube en application d’un hadith rapporté dans les Deux Sahih d’après Anas Ibn Malick , hadith selon lequel le Prophète a dit :

« Prenez le repas de l’aube, car il est béni » [ Rapporté par al-Boukhari, 1923 et par Mouslim, 1095]

 

Troisièmement, il est recommandé au jeûneur de retarder la prise du dit repas conformément à ce qui a été rapporté par Al-Boukhari, à savoir que Zayd ibn Thabit   a dit :

« Nous avons pris le repas de l’aube avec le Prophète puis il s’est levé pour aller prier ». « Combien de temps se passait entre l’appel à la prière et le début de celle-ci ? » - «  A peu près le temps de la lecture de 50 versets » [ Rapporté par al-Boukhari, 1921]

 

Quatrièmement, il est recommandé de hâter la rupture du jeûne compte tenu de la parole du Prophète  :

« Les gens seront bien aussi longtemps qu’ils rompront très vite leur jeûne dès le coucher du soleil » [Rapporté par al-Boukhari, 1957 et par Mouslim, 1098.]

 

Cinquièmement, il est recommandé de couper son jeûne en prenant des dattes fraîches ou, à défaut, des dattes tout court. Si l’on n’en trouve pas, que l’on se contente de l’eau, compte tenu du hadith dans lequel Anas dit :

« le Messager d’Allah coupait son jeûne en prenant des dattes fraîches avant d’aller prier. Quand il n’y en avait pas, il prenait des dattes sèches ou, à défaut, quelques gorgées d’eau ». [ Rapporté par Abou Dawoud, 2356 et par at-Tirmidhi, 696 et jugé « beau » par al-Irwa, 4/45.]

 

Sixièmement, il lui est recommandé – c’est même un devoir plus exactement – de prononcer le nom d’Allah et de dire après avoir rompu son jeûne : « Mon Seigneur ! J’ai jeûné pour Te complaire et coupé mon jeûne grâce à Ta subsistance. Mon Seigneur ! Agrée mon action, Tu es certes Celui qui entend tout et sait tout ». Ce hadith est faible d’après l’affirmation d’Ibn al-Qayyim dans Zad al-Maad, 2/51. Il est rapporté encore qu’il est recommandé de dire :

« La soif est étanchée et les veines sont arrosées et la récompense confirmée, s’il plaît à Allah »  [Rapporté par Abou Dawoud, 2357 et par al-Bayhaqui, 4/239 et jugé « beau » dans al-Irwa, 4/39.]

 

Des hadith sont rapportés à propos du mérite des prières du jeûneur. En voici quelques uns :

1/ D’après Anas le Prophète a dit :

« Trois prières ne seront pas rejetées : celle du père (pour son enfant), celle du jeûneur et celle du voyageur » [ Rapporté par al-Bayhaqui, 3/345 et jugé authentique par al-Albani dans as-Sahiha, 1797.]

2/ Un hadith rapporté par Abou Umama et hautement attribué au Prophète   dit :

« Allah le Très Haut, le Béni affranchit des gens à chaque rupture du jeûne »  [ Rapporté par Ahmad, 21698 et déclaré authentique par Al-Albani dans Sahih at-Targhib, 1/491.]

3/ Abou Said al-Khoudri a rapporté ce hadith qu’il a attribué hautement :

« Allah, le Très Haut, le Béni affranchit des gens dans chaque jour et chaque nuit du Ramadan, et tout musulman a chaque jour et chaque nuit uen prière exaucée » [ Rapporté par al-Bazzaz et déclaré authentique par al-Albani dans Sahih at-Targhib, 1/491.]

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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 15:25

Chers frères et soeurs,

 

Ramadan approche et malheureusement, il est possible qu’il passe sans que nous n’en tirions avantage. Probablement parce que nous n’avons pas compris sa valeur inestimable, mais peut-être aussi parce que nous vivons nos vies à un rythme effréné.
Cette année, face à ce risque, je me suis dit à moi-même : « Zeina ! Fini la fainéantise ! Tu dois tirer bénéfice de chaque instant de ce mois béni parce que c’est un cadeau précieux qu’Allah nous a donné. »
Et c’est aussi la meilleure occasion pour s’approvisionner en actes de bienfaisance et ce, autant que nous le pouvons.
Avant de commencer quoi que ce soit, je vous demande d’être patients avec moi. J’espère que vous me considérerez comme votre sœur qui vous aime... Sinon je n’aurai pas commencé avec vous comme je viens de le faire.

 

 

 

Récemment, j’ai donc fais ce plan pour Ramadan et je me suis lancée le défi de le suivre. Car pas un Ramadan n’est passé, sans qu’à chaque fois, une grande culpabilité ne m’oppresse, après m’être rendue compte de la belle opportunité que j’avais manquée. Bref, plus de remords ! Les paroles doivent être traduites en actes.

Maintenant vous vous demandez peut être pourquoi Zeina nous dit tout cela ? Et bien, chers frères et soeurs, le fait est que quand j’apprends, j’entends, ou fais quelque chose de bien ou d’utile, j’aime le partager avec les gens que j’affectionne sincèrement et dont je me soucis afin que nous en tirions tous bénéfice. Et je me sentirais sincèrement égoïste si je ne partageais pas ces mots avec mes chers amis... que vous êtes.

Si j’ai offensé quelqu’un en quelque façon que ce soit, je vous demande pardon !
Vous êtes peut être déjà entrain d’exécuter ces quelques principes, et peut être plus ! Je ne suis pas entrain de minimiser vos capacités. Ce sont seulement des mots qui viennent du cœur pour ceux que j’aime.

1 Jeûner de la bonne manière.

Pendant Ramadan nous n’arrêtons pas seulement de manger et de boire, mais surtout nous devons arrêter de crier, de nous fâcher, de dire du mal. Au cas où quelqu’un crie sur vous, vous devez lui dire : « Je jeûne » d’après un hadith du Prophète saws. Croyez-moi ! Cela nous radoucit tout de suite, de cette manière, nous pourrons tirer un maximum de récompenses de notre jeûne. In cha Allah !
Gardons en mémoire le fait que le jeûne est très important puisqu’il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam !

2 Prier à l’heure.

Nous devons faire des efforts pour prier, le plus souvent possible, juste après l’appel à la prière ce qui augmentera notre récompense. Je veux que vous ayez beaucoup de volonté sur ce point. Si nécessaire, assurez-vous d’avoir des habits de prière avec vous, partout où vous allez. Le but principal étant de ne plus rater une seule prière. C’est faisable d’après mon expérience. Fermez la porte de votre bureau pour cinq minutes si vous êtes au travail, ne soyez pas honteux de vous excuser de votre ami quelques minutes pour aller prier, même si vous êtes chez lui. S’il s’agit de musulmans, vous pouvez leur demander de prier avec vous, en groupe, ce qui multipliera votre récompense. Et si ils ne sont pas musulmans, ils vous laisseront sûrement prier par respect pour vos choix. In cha Allah ! Notre bien aimé prophète saws nous a d’ailleurs ordonné de traiter les autres avec bonté et respect, même s’ils ne sont pas musulmans.
Réglons nos agendas et donc nos déplacements en fonction du temps des prières. Allah nous en récompensera, car nous aurons préférez chercher son agrément avant tout.
Rien n’est pire que de rater une prière ! Pesons les pour et les contres et regardons ô combien nous voulons toujours faire plaisir aux gens avant de faire plaisir à Allah alors que c’est en agissant pour Allah en premier lieu que nous serons gagnants. Il faut vraiment garder ce principe en mémoire.
Rien de plus facile que de se lever au « fajr » -prière du matin- pendant Ramadan puisque de toute façon, nous devons nous levez avant l’heure de la prière pour prendre une petite collation : « souhour ».

A propos des ablutions ! Pour que nos prières soient complètes, nous devons commencer par vérifier que nous faisons nos ablutions de la bonne manière. Pourquoi ne pas en profiter pour nous procurer un petit livre sur les ablutions ? Peut-être allez-vous me détester pour cela mes sœurs, mais oui ! Il ne faut pas faire les ablutions avec le vernis à ongle, mais il faut le retirer, puis faire les ablutions. Idem pour tout ce qui forme une barrière entre l’eau et notre peau. Le Prophète saws nous a expliqué que l’eau des ablutions fait disparaître toutes les traces d’impureté, morale et ou physique, qu’il y a sur nous. Puis, nous prions, pour que Dieu nous les pardonne.

3 Lire le Saint coran.

Un jour, j’ai eu cet « email » : « Et si Allah nous privait un jour du Saint Coran pour toujours ! Ne nous sentirions-nous pas coupables de ne pas avoir su profiter suffisamment de ce trésor comme nous le devrions. » Et ce courrier Internet à fait trembler tout mon être, me rappelant de ne pas oublier ce point très important et qui est : Lire le Saint Coran régulièrement, quotidiennement !
Essayons de lire un « juzu’ », soit 20 pages par jour, c’est possible, en lisant 4 pages après chaque prière : 4 fois 5 prières, nous aurons ainsi lu 20 pages par jour, or sur 29 jours, nous aurons fini de lire le coran !
Une idée donc pour vous aider à lire lentement, mais correctement tout le Saint Coran pendant Ramadan ! Car n’oublions pas qu’il ne faut pas juste lire, mais méditer sur ce que l’on lit.

Il faut également se rappeler que dans « bismillahir rahman irrahim », qui se trouve au début de chaque sourate du coran, il y a 19 lettres arabes soit 19 bonnes actions, « hassAnat », à 10 « points » « l’hassanat » soit 190 « hassAnat ». Que dire alors si nous lisons un quart, la moitié, ou tout le coran ! Pour 35 minutes de lecture, soit environ un « juzu ’ » du coran, on peut obtenir autour de 700 000 bonnes actions ! Quelle belle opportunité sommes-nous donc entrain de perdre !
Il parait, et Allah en est le mieux informé que l’un de nos pieux prédécesseurs réussissait à relire le coran des dizaines et des dizaines de fois pendant le Ramadan !

4 L’aumône.

Quand nous jeûnons, nous ressentons ce que ceux qui n’ont pas à manger ressentent, ce qu’ils ont à endurer toute l’année. Alors que dans notre cas, c’est seulement pour le mois de ramadan et donc pas pour toute la journée : du levé au coucher du soleil seulement. Il faut donc sentir la bénédiction d’Allah d’avoir de la nourriture d’autant plus que si il n’y avait pas de la nourriture et de l’eau, nous mourrions. En conséquence, pensons de manière générale à tous les bienfaits d’Allah !
Essayons alors de partager ces plaisirs avec ceux qui en ont moins, que ce soit en leur donnant de l’argent, des vêtements ou de la nourriture. Ce sera une bonne habitude. Il faut bien sûr s’assurer d’avoir une intention pure et de le faire discrètement, mais donner une « sadaqah » devant autrui, peut aussi en encourager d’autres, montrer l’exemple.

5 Tarawih.

Pourquoi n’essayeriez-vous pas d’aller prier les « tarawih » à la mosquée, c’est une belle sensation que celle de prier en groupe, tous unis pour Allah pendant ce mois béni et quelle belle image de l’islam !
Même si cela peut être difficile à cause de notre famille, de notre travail, et donc de la fatigue qui en découle, essayons tout de même de nous libérer pour les dix derniers jours où l’on doit chercher la nuit du destin ou au moins une fois pour essayer !

6 Le dhhikr.

Des occasions en or et leurs trésors, voilà ce qu’on peut dire pour résumer le « dhhikr » - ou rappel d’Allah- pendant Ramadan. Pendant ce mois, faisons beaucoup d’ « istighfar », demandes de pardon pour nos péchés, faisons des invocations pour nous et nos proches, n’oublions pas tous les Musulmans qui souffrent en Palestine, en Irak, en Afghanistan, partout sur la terre, pensons aux morts, musulmans et musulmanes, ceux qui nous ont précédés dans la foi et qui seront sûrement heureux qu’on leur envoie des « dohas », pensons à faire des invocations pour la communauté islamique, laissons parler notre cœur.
N’oublions pas les enfants, faisons-leur sentir que c’est un mois exceptionnel, racontons-leur l’histoire d’un prophète. Prier avec eux une prière obligatoire ne nous prendra que quelques minutes, emmenons-les à la mosquée au moins une fois pour qu’ils voient la communauté entrain de prier et que nous sommes nombreux ! Décorons leurs chambres de guirlandes avec marqué « bon ramadan » ou « Allah » ou « Mohammed » saws.
Il y a énormément d’invocations à faire dans la journée, vous pourrez trouver celles que le Prophète saws a faites, notamment dans ce livre : « La citadelle du musulman » par Al qahtaani.

Une petite invocation pour finir :

Ramadan shahrou l’3afou, fa t’loubou l’3afou...
Allahomma annta 3Afouwwonn kareem touhibbou l’3afwa fa’3fou 3anna !
Allahomma anta rabbee la ilaha illa annta khalak-ta-nee wa ana 3abb-dok, wa ana 3ala 3ah-dika wa wa3-dika ma ss-tata3tou a3outhou bika min sharee ma sana3-tou, abou-ou laka bi ni3matika 3alayya wa abou-ou bi thann-bee, fa’ghfirr lee, fa innahou la yagh-firra th-thounouba illa annta.
Allahomma asskina minn nahri l’kawtharr yawma l’3atashi l’akbarr !!
Allahomma arihh-na ra’ihhata l’jinani ya hannan, ya mannan, ya kareem !!
Allahomma bayyid waj-hana yawwma tab-yaaddoo woujouh, wa yawwma tasswadou woujouh !!
Allahomma a3tina kitabana bi yameenina wa la to3tina kitabana bishimalina !!
Allahomma a3inna 3ala thik-rika wa shook-rika wa hoosni 3ibada-tika !!
Allahomma j’3all-na minn ahli l’jannah wa r’zokna an-na-tha-ra ila waj-hika l’kareemi YA ALLAH !!
Allahomma onn-sorr al-islama wal muslimeen !!
Ya moukalliba l’kouloub, thabit kalbee 3ala deenika !!
Ameen.
Alhamdoulillah allathee hadana li hatha, wa ma komma li-nah-tadee lawwla ann hadana Allah, Allahomma sallee 3ala Mohammed 3abdika wa rassoulika annabiyy l’ommiyy, wa 3ala alihee wa ssahh-bee-hee wa sallam.
Asstaghfirou ALLAH lee wa lakoumm

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de passer un bon Ramadan.
Qu’ Allah pardonne aux musulmans et aux musulmanes.


Traduction du livret de Zeina : A letter from the heart.
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 20:22

Allah le Très Haut dit :
« (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d' Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! » (Coran, 2 : 185).

 

Ce mois béni est une grande occasion pour le bien, la pratique cultuelle, la dévotion et l’obéissance à Allah.

C’est un mois important, une belle occasion , un mois au cours duquel les bonnes oeuvres sont décuplées, les mauvaises aggravées, les portes du paradis ouvertes et les portes de l’enfer fermées. Allah y agrée le repentir des auteurs de péchés et de mauvaises actions. C’est un mois dont le début est miséricorde, le milieu pardon  et la fin affranchissement de l’enfer.

Remerciez Le pour les occasions de bien et de bénédiction qu’Il vous a données. Remerciez-Le de vous avoir réservé des causes de grâce et des catégories de bienfaits abondants. Profitez du passage de ces moments sacrés et de ces occasions privilégiées en les meublant par des actes de piété et par l’abandon des interdits. C’est ainsi que vous mènerez une bonne vie et accéderez au bonheur après votre mort.

Pour le vrai croyant, tous les mois sont des occasions pour la dévotion, toute sa vie étant une occasion pour l'obéissance. Mais son désir pour le bien se renforce considérablement en Ramadan, et son coeur se livre avec plus d'énergie à la dévotion. Il s’oriente vers son Maître Transcendant et Très Haut. Pour Sa grande générosité, notre Maître octroie Sa grâce aux croyants jeûneurs et leur accorde une récompense multipliée pendant ce temps particulier. Il les rétribue abondamment pour leurs bonnes œuvres.

Combien aujourd’hui ressemble à la veille ! …Les jours passent rapidement comme des instants. A peine avons-nous accueilli le Ramadan que nous lui disons au revoir. Et, peu de temps après, nous accueillerons le Ramadan une nouvelle fois.  
C’est à nous de nous dépêcher d’accomplir de bonnes œuvres dans ce mois important et de veiller à tout ce qui peut plaire à Allah et nous procurer le bonheur le jour où nous Le rencontrerons.

Comment nous préparer pour le Ramadan ?

La préparation du Ramadan commence par un examen de conscience pour constater sa propre négligence dans la réalisation des exigences des deux attestations et dans l’accomplissement des obligations et l’abandon des sources de plaisir inutile ou suspect.

Le fidèle doit évaluer sa conduite afin que le Ramadan marque une accélération de sa progression dans la foi. Car celle-ci peut augmenter ou diminuer ; l’obéissance l’augmente et la désobéissance l’affaiblit. L’obéissance commence par la réalisation de la vraie servitude envers Allah seul. Cela est marqué par la croyance ferme qu’Allah est le seul qui mérite vraiment d’être adoré. Et puis on Lui consacre toute forme d’adoration sans Lui associer personne en cela. L’on doit aussi être convaincu que ce qui nous arrive ne pourrait pas ne pas nous arriver et ce qui nous a raté ne pourrait pas nous frapper puisque tout est prédéterminé.

Nous nous abstenons de tout ce qui s’oppose à la réalisation des deux attestations et nous évitons d’introduire des innovations dans la religion et réaffirmons notre alliance et notre désaveu (...). Nous aimons la Sunna et ceux qui l'appliquent et nous la défendons partout et toujours.

Ensuite nous faisons notre propre examen de conscience pour la négligence que nous manifestons dans les pratiques rituelles comme l’accomplissement des prières en groupe, le rappel d’Allah, le Puissant et Majestueux, le respect des droits du voisin des proches et des autres musulmans. Il en est de même de notre laxisme relatif à la recommandation du bien, à l’interdiction du mal, à la recommandation mutuelle de la vérité, à la persévérance en cela, à la persistance dans l'abandon des mauvais actes et dans l’accomplissement des actes cultuels et l’endurance des décrets d’Allah le Puissant et Majestueux.

L’examen de conscience doit encore concerner les actes de désobéissance et l’acharnement aux plaisirs. Il s’agit alors de cesser tout acte de désobéissance majeur ou véniel ; qu’il soit accompli à l’aide de l’oeil comme un regard porté sur un objet interdit ou par l’oreille comme l’écoute de la musique ou par le pied comme la marche vers ce qu'Allah le Puissant et Majestueux n’agrée pas ou par les mains comme leur usage contraire à l’agrément d’Allah ou la bouche comme la consommation de ce qu’Allah a rendu illicite comme le fruit de l'usure ou de la corruption ou d'autres revenus qui entrent dans la rubrique : spoliation des biens d’autrui.

Nous devrions avoir présent à l’esprit qu’Allah tend la main le jour pour permettre au pécheur de la nuit de se repentir et tend la main la nuit pour permettre au pécheur du jour de se repentir. A ce propos, Allah a dit :

« Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, - qui dépensent dans l' aisance et dans l' adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants -- et pour ceux qui, s' ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d' Allah et demandent pardon pour leurs péchés - et qui est - ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. - Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! » (Coran, sourate 3 : verset 133-136 )

et :

« Dis: "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d' Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.» (Coran, sourate 39 : verset 53 )

et :

« Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d' Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran, sourate 4 : verset 110 ).

C’est avec cet examen de conscience, avec ce repentir et cette imploration du pardon que nous devrions accueillir le Ramadan : « Le vrai intelligent est celui qui se maîtrise et oeuvre pour préparer la mort. L’incapable est celui qui s’adonne à la passion et souhaite tout obtenir d’Allah ».

Le mois de Ramadan est certes un mois de profits et de gains. Le commerçant averti saisit les opportunités pour augmenter ses bienfaits. Profitez de ce mois grâce à la dévotion par la multiplication des prières, la lecture du Coran, le pardon aux autres, la bienfaisance à leur égard et la distribution d’aumônes aux pauvres.
En Ramadan, on ouvre les portes du paradis, ferme les portes de l'enfer, enchaîne les démons et lance chaque nuit cet appel : ô celui qui cherche le bien ! Avance. Ô celui qui cherche le mal ! Recule.

Soyez de bons serviteurs d'Allah fidèles à la tradition des ancêtres pieux et guidés par la Sunna de votre Prophète de sorte à obtenir au sortir du Ramadan le pardon de vos péchés et l’exaucement de vos bonnes oeuvres.

Sachez que le Ramadan est le meilleur des mois. Ibn al-Qayyim dit : « La comparaison des choses créées par Allah amène à préférer le Ramadan à tous les autres mois et ses dix dernières nuits à toutes les autres ». Voir Zad al-m'aad, 1/56.

 

Ce mois est préféré aux autres pour quatre raisons :

Premièrement, il comprend la meilleure nuit de l'année, la nuit du Destin à propos de laquelle Allah le Très Haut a dit : « Nous l' avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d' Al-Qadr. - Et qui te dira ce qu’est la nuit d' Al-Qadr? - La nuit d' Al-Qadr est meilleure que mille mois. - Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. - Elle est paix et salut jusqu'à l’apparition de l’aube. » (Coran, 97 :1-5).

La pratique cultuelle faite dans cette nuit est meilleure que les pratiques cultuelles faites dans mille autres mois.
 

Deuxièmement, c’est au cours de ce mois que le meilleur livre fut révélé au meilleur des prophètes . A ce propos le Très Haut a dit : « (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement.» (Coran, 2 : 185) et : « Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, - durant laquelle est décidé tout ordre sage, - c''est là un commandement venant de Nous. C’est Nous qui envoyons (les Messagers),» (Coran, 44 : 3-5).

Dans al-Mu’djam al-Kabir, at-Tabarani a rapporté à la suite d’Ahmad d’après Wailah ibn al-Asqu’a que le Messager d’Allah a dit : « Les feuilles d'Ibrahim furent révélées durant la première nuit du Ramadan, et la Thora à la sixième nuit du mois et le Coran à la vingt quatrième » (hadith déclaré bon dans as-Silsila as-Sahihi, 1575).
 

Troisièmement, les portes du paradis sont ouvertes pendant ce mois et les portes de l’enfer fermées et les démons enchaînés.  D’après Abou Hourayra le Messager d’Allah a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes, celles de l’enfer fermées et les démons enchaînés » (cité par al-Boukhari et Mouslim).

An-Nassaï a rapporté d’après Abou Hourayra que le Messager d’Allah a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes, celles de l’enfer fermées et les démons enchaînés » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami, 471). At-Tirmidhi , Ibn Madja et Ibn Khouzayma (selon une version) ont rapporté  : « Dès la première nuit du Ramadan, les démons et les plus méchants des djinns sont enchaînés et les portes de l’enfer sont toutes fermées et celles du paradis toutes ouvertes. L’on appellera ainsi : ô chercheur du bien ! Avance. Ô chercheur du mal ! Recule. Et, à chaque nuit, Allah affranchit des gens de l’enfer » (déclaré bon par Al-Albani dans Sahih al-Djami (759).

Si on dit : si les démons sont enchaînés pourquoi tant de maux et de péchés arrivent en Ramadan ?

La réponse est que ceux qui respectent les règles et conditions du Ramadan ne sont concernés que faiblement. On peut aussi dire que seule une partie des démons est enchaînée : les plus méchants. On peut encore dire qu'il s'agit d'une diminution des maux. Ce qui est constaté. Car les maux et péchés sont moins fréquents dans ce mois. En outre, l'enchaînement de tous les démons n’impliquent pas nécessairement l’absence total de maux et péchés, ceux-ci ayant d'autres causes que les démons, comme les mauvaises âmes, les habitudes odieuses et les démons à visage humain. Voir al-fateh, 4/145.
 

Quatrièmement, le mois comprend beaucoup d’actions cultuelles. Certains de celles-ci ne se retrouvent qu'en Ramadan. C’est le cas du jeûne, des prières nocturnes, de la distribution des nourritures, de la retraite pieuse, de l'aumône et de la lecture du Coran.

Je demande à Allah, l'Auguste, l'immense de nous assister tous à bien jeûner, à bien célébrer les prières nocturnes, à faire les actes d'obéissance et à nous abstenir des interdits. Louanges à Allah, le Maître des Univers.

 

Cheikh Saleh el Mounajeed

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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 23:08

Ramadan Mubarak




C’est comme un invité, que tu reçois soit avec les civilités apparentes,
soit avec le plaisir de la visite soit enfin avec la joie profonde de
l’accueil et des retrouvailles.


C’est un mois où tu pourras te priver de manger et de boire à la surface des
besoins de ton corps. Tu pourras aussi partager avec tes sœurs et tes frères
l’ambiance fraternelle du mois... ou tu pourras, plus profondément, inviter
ton comportement, ta conscience et ton cœur à également jeûner durant ce
mois.


Proche de la lumière du Coran, de ses mots et de ses inspirations, il faut
vivre la rupture. Servir les hommes, les pauvres... Eveiller ta conscience à
proximité des blessures et des injustices que vivent les hommes... Eloigner
de ton cœur les mauvaises pensées, t’éloigner des dimensions les plus
sombres de ton être, tes violences, tes jalousies, tes superficialités.


Invite ce mois, comme tu invites ton plus précieux ami, fais lui l’accueil
des amants qui changent en présence de l’aimé, qui se font beaux, qui se
font aimables, qui donnent et se donnent sans compter. Dont les gestes sont
sourires et les paroles prières.


Ce mois est ton invité béni... et les invités très vite sentent et savent la
place qu’ils occupent dans le cœur de leur hôte. Le mois du Ramadan, c’est
la Lumière, la Bonté et l’Amour à ta porte... et cela n’a pas de prix.


Fais entrer ton invité dans la plus précieuse demeure de ton cœur et
honore-le chaque jour en faisant cadeau de ta mémoire, de ta générosité, de
ta fraternité et de ton amour. C’est le plus beau cadeau que tu puisses
faire à ton hôte, c’est ainsi que tu inviteras à tes côtés l’Infiniment Bon,
le Très Rapproché.


Ramadan béni. Ton invité est ton hôte. Puisses-tu répondre à son invitation
par la méditation qui lui sied.


Que l’Unique agrée ton jeûne, ton amour, ta générosité.
Avec tendresse, et amour.
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Published by Bouchra & Samir - dans * Special Ramadan*
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 22:29
question:

Qu’est-ce qui est préférable pendant les jours du Ramadan : la lecture du Coran ou les prières surérogatoires ?

Reponse:

Louange à Allah
La pratique prophétique consistait à multiplier les actions cultuelles pendant le mois de Ramadan. Gabriel y aidait le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à se remémorer le Coran dans la nuit et quand Gabriel le rencontrait, il devenait aussi généreux qu’un vent déchaîné. En fait, il était l’homme le plus généreux, et sa générosité s’intensifiait pendant le Ramadan. Il y multipliait les aumônes, les actes de charité, la lecture du Coran, la prière, le dhikr et les retraites spirituelles. Voilà ce qui caractérisait la pratique cultuelle du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pendant ce mois béni.
Quant à savoir si la lecture du Coran est préférable ou la prière surérogatoire, cela dépend des situations individuelles et ne peut être appréciée que par Allah le Puissant, le Majestueux dont la science embrasse tout.
Extrait du livre intitulé : al-djawab as-sahih min akkami salât al-layli wa tarawih par Cheikh Abd al-Aziz Ibn Baz, p. 45.
Une action déterminée peut être la meilleure par rapport à une personne alors qu’une autre est la meilleure pour une autre personne, en ce sens que chacune des deux s’avère la plus apte à rapprocher son auteur d’Allah, le Puissant, le Majestueux. C’est ainsi que certaines personnes se trouvent très sensibles aux prières surérogatoires car elles leur inspirent révérence et se révèlent plus à même de les rapprocher à Allah que les autres actions. Dans ce cas, elles sont les meilleures pour eux. Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

source:  www.islam-qa.

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 21:57

Chers frères, chères soeurs, suite à l'annonce du CFCM,
Le jeûne du
mois de Ramadan est fixé au 

**jeudi 13 Septembre 2007
,**

La prière
de tarawih
débutera donc le mercredi soir : 12 septembre 2007
Toute l'Equipe Anwaroul-islam vous souhaite un mois emplit de paix et de piété.

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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 20:00

 

 

Allah le Très Haut dit :

« (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. - Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d' Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants! » (Coran, 2 : 185).

 

Ce mois béni est une grande occasion pour le bien, la pratique cultuelle, la dévotion et l’obéissance à Allah.

C’est un mois important, une belle occasion , un mois au cours duquel les bonnes oeuvres sont décuplées, les mauvaises aggravées, les portes du paradis ouvertes et les portes de l’enfer fermées. Allah y agrée le repentir des auteurs de péchés et de mauvaises actions. C’est un mois dont le début est miséricorde, le milieu pardon  et la fin affranchissement de l’enfer.

Remerciez Le pour les occasions de bien et de bénédiction qu’Il vous a données. Remerciez-Le de vous avoir réservé des causes de grâce et des catégories de bienfaits abondants. Profitez du passage de ces moments sacrés et de ces occasions privilégiées en les meublant par des actes de piété et par l’abandon des interdits. C’est ainsi que vous mènerez une bonne vie et accéderez au bonheur après votre mort.

Pour le vrai croyant, tous les mois sont des occasions pour la dévotion, toute sa vie étant une occasion pour l'obéissance. Mais son désir pour le bien se renforce considérablement en Ramadan, et son coeur se livre avec plus d'énergie à la dévotion. Il s’oriente vers son Maître Transcendant et Très Haut. Pour Sa grande générosité, notre Maître octroie Sa grâce aux croyants jeûneurs et leur accorde une récompense multipliée pendant ce temps particulier. Il les rétribue abondamment pour leurs bonnes œuvres.

Combien aujourd’hui ressemble à la veille ! …Les jours passent rapidement comme des instants. A peine avons-nous accueilli le Ramadan que nous lui disons au revoir. Et, peu de temps après, nous accueillerons le Ramadan une nouvelle fois.  
C’est à nous de nous dépêcher d’accomplir de bonnes œuvres dans ce mois important et de veiller à tout ce qui peut plaire à Allah et nous procurer le bonheur le jour où nous Le rencontrerons.

Comment nous préparer pour le Ramadan ?

La préparation du Ramadan commence par un examen de conscience pour constater sa propre négligence dans la réalisation des exigences des deux attestations et dans l’accomplissement des obligations et l’abandon des sources de plaisir inutile ou suspect.

Le fidèle doit évaluer sa conduite afin que le Ramadan marque une accélération de sa progression dans la foi. Car celle-ci peut augmenter ou diminuer ; l’obéissance l’augmente et la désobéissance l’affaiblit. L’obéissance commence par la réalisation de la vraie servitude envers Allah seul. Cela est marqué par la croyance ferme qu’Allah est le seul qui mérite vraiment d’être adoré. Et puis on Lui consacre toute forme d’adoration sans Lui associer personne en cela. L’on doit aussi être convaincu que ce qui nous arrive ne pourrait pas ne pas nous arriver et ce qui nous a raté ne pourrait pas nous frapper puisque tout est prédéterminé.

Nous nous abstenons de tout ce qui s’oppose à la réalisation des deux attestations et nous évitons d’introduire des innovations dans la religion et réaffirmons notre alliance et notre désaveu (...). Nous aimons la Sunna et ceux qui l'appliquent et nous la défendons partout et toujours.

Ensuite nous faisons notre propre examen de conscience pour la négligence que nous manifestons dans les pratiques rituelles comme l’accomplissement des prières en groupe, le rappel d’Allah, le Puissant et Majestueux, le respect des droits du voisin des proches et des autres musulmans. Il en est de même de notre laxisme relatif à la recommandation du bien, à l’interdiction du mal, à la recommandation mutuelle de la vérité, à la persévérance en cela, à la persistance dans l'abandon des mauvais actes et dans l’accomplissement des actes cultuels et l’endurance des décrets d’Allah le Puissant et Majestueux.

L’examen de conscience doit encore concerner les actes de désobéissance et l’acharnement aux plaisirs. Il s’agit alors de cesser tout acte de désobéissance majeur ou véniel ; qu’il soit accompli à l’aide de l’oeil comme un regard porté sur un objet interdit ou par l’oreille comme l’écoute de la musique ou par le pied comme la marche vers ce qu'Allah le Puissant et Majestueux n’agrée pas ou par les mains comme leur usage contraire à l’agrément d’Allah ou la bouche comme la consommation de ce qu’Allah a rendu illicite comme le fruit de l'usure ou de la corruption ou d'autres revenus qui entrent dans la rubrique : spoliation des biens d’autrui.

Nous devrions avoir présent à l’esprit qu’Allah tend la main le jour pour permettre au pécheur de la nuit de se repentir et tend la main la nuit pour permettre au pécheur du jour de se repentir. A ce propos, Allah a dit :

« Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, - qui dépensent dans l' aisance et dans l' adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants -- et pour ceux qui, s' ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d' Allah et demandent pardon pour leurs péchés - et qui est - ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. - Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! » (Coran, sourate 3 : verset 133-136 )

et :

« Dis: "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d' Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.» (Coran, sourate 39 : verset 53 )

et :

« Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d' Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran, sourate 4 : verset 110 ).

C’est avec cet examen de conscience, avec ce repentir et cette imploration du pardon que nous devrions accueillir le Ramadan : « Le vrai intelligent est celui qui se maîtrise et oeuvre pour préparer la mort. L’incapable est celui qui s’adonne à la passion et souhaite tout obtenir d’Allah ».

Le mois de Ramadan est certes un mois de profits et de gains. Le commerçant averti saisit les opportunités pour augmenter ses bienfaits. Profitez de ce mois grâce à la dévotion par la multiplication des prières, la lecture du Coran, le pardon aux autres, la bienfaisance à leur égard et la distribution d’aumônes aux pauvres.
En Ramadan, on ouvre les portes du paradis, ferme les portes de l'enfer, enchaîne les démons et lance chaque nuit cet appel : ô celui qui cherche le bien ! Avance. Ô celui qui cherche le mal ! Recule.

Soyez de bons serviteurs d'Allah fidèles à la tradition des ancêtres pieux et guidés par la Sunna de votre Prophète de sorte à obtenir au sortir du Ramadan le pardon de vos péchés et l’exaucement de vos bonnes oeuvres.

Sachez que le Ramadan est le meilleur des mois. Ibn al-Qayyim dit : « La comparaison des choses créées par Allah amène à préférer le Ramadan à tous les autres mois et ses dix dernières nuits à toutes les autres ». Voir Zad al-m'aad, 1/56.

 

Ce mois est préféré aux autres pour quatre raisons :

Premièrement, il comprend la meilleure nuit de l'année, la nuit du Destin à propos de laquelle Allah le Très Haut a dit : « Nous l' avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d' Al-Qadr. - Et qui te dira ce qu’est la nuit d' Al-Qadr? - La nuit d' Al-Qadr est meilleure que mille mois. - Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. - Elle est paix et salut jusqu'à l’apparition de l’aube. » (Coran, 97 :1-5).

La pratique cultuelle faite dans cette nuit est meilleure que les pratiques cultuelles faites dans mille autres mois.
 

Deuxièmement, c’est au cours de ce mois que le meilleur livre fut révélé au meilleur des prophètes . A ce propos le Très Haut a dit : « (Ces jours sont) le mois de Ramadân au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement.» (Coran, 2 : 185) et : « Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, - durant laquelle est décidé tout ordre sage, - c''est là un commandement venant de Nous. C’est Nous qui envoyons (les Messagers),» (Coran, 44 : 3-5).

Dans al-Mu’djam al-Kabir, at-Tabarani a rapporté à la suite d’Ahmad d’après Wailah ibn al-Asqu’a que le Messager d’Allah a dit : « Les feuilles d'Ibrahim furent révélées durant la première nuit du Ramadan, et la Thora à la sixième nuit du mois et le Coran à la vingt quatrième » (hadith déclaré bon dans as-Silsila as-Sahihi, 1575).
 

Troisièmement, les portes du paradis sont ouvertes pendant ce mois et les portes de l’enfer fermées et les démons enchaînés.  D’après Abou Hourayra le Messager d’Allah a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes, celles de l’enfer fermées et les démons enchaînés » (cité par al-Boukhari et Mouslim).

An-Nassaï a rapporté d’après Abou Hourayra que le Messager d’Allah a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes, celles de l’enfer fermées et les démons enchaînés » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahih al-Djami, 471). At-Tirmidhi , Ibn Madja et Ibn Khouzayma (selon une version) ont rapporté  : « Dès la première nuit du Ramadan, les démons et les plus méchants des djinns sont enchaînés et les portes de l’enfer sont toutes fermées et celles du paradis toutes ouvertes. L’on appellera ainsi : ô chercheur du bien ! Avance. Ô chercheur du mal ! Recule. Et, à chaque nuit, Allah affranchit des gens de l’enfer » (déclaré bon par Al-Albani dans Sahih al-Djami (759).

Si on dit : si les démons sont enchaînés pourquoi tant de maux et de péchés arrivent en Ramadan ?

La réponse est que ceux qui respectent les règles et conditions du Ramadan ne sont concernés que faiblement. On peut aussi dire que seule une partie des démons est enchaînée : les plus méchants. On peut encore dire qu'il s'agit d'une diminution des maux. Ce qui est constaté. Car les maux et péchés sont moins fréquents dans ce mois. En outre, l'enchaînement de tous les démons n’impliquent pas nécessairement l’absence total de maux et péchés, ceux-ci ayant d'autres causes que les démons, comme les mauvaises âmes, les habitudes odieuses et les démons à visage humain. Voir al-fateh, 4/145.
 

Quatrièmement, le mois comprend beaucoup d’actions cultuelles. Certains de celles-ci ne se retrouvent qu'en Ramadan. C’est le cas du jeûne, des prières nocturnes, de la distribution des nourritures, de la retraite pieuse, de l'aumône et de la lecture du Coran.

Je demande à Allah, l'Auguste, l'immense de nous assister tous à bien jeûner, à bien célébrer les prières nocturnes, à faire les actes d'obéissance et à nous abstenir des interdits. Louanges à Allah, le Maître des Univers.

 

Cheikh Saleh el Mounajeed

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 19:47

C’est une aumône due à la fin de Ramadan. Elle est prescrite sur tout musulman, qu’il soit enfant ou adulte, homme ou femme.
Bukhari et Muslim ont rapporté d’après Omar : « Le messager de Dieu  a ordonné de payer l’aumône de la rupture à l’échange de chaque musulman, un sa’ de dattes ou d’orge, qu’il soit un esclave, un homme libre, une femme, un homme, un enfant ou un adulte »

Sa raison


La législation de cette aumône a eu lieu au mois de Cha’ban à la deuxième année de l’Hégire pour purifier le jeûneur de tout ce qu’il a commis de propos inutiles et obscènes et pour que cette aumône soit un aide aux pauvres et aux nécessiteux.

Abu Dawud, Ibn Maja et Daraqutni ont rapporté d’après Ibn Abbas que « le messager d’Allah a présenté l’aumône de la rupture du jeûne, pour purifier le jeûneur des propos inutiles et obscènes et pour donner à manger aux pauvres. Celui qui la donne avant la prière de la fête, son aumône sera acceptable et s’il la donne après la fête, elle sera une des aumônes bénévoles »

Qui doit la payer?


Elle doit être payée par tout musulman libre qui possède un Sa’ de nourriture plus que le besoin de sa famille d’une journée et d’une nuit.
Elle est due sur sa personne ainsi que sur ceux qu’il doit pouvoir à leurs dépenses comme sa femme, ses enfants et ses domestiques ( sur qui il est responsable de pouvoir à leurs dépenses).

Combien doit-il payer?


Le devoir c’est de payer un Sa’ de blé, d’orge de datte, de raison sec, de yaourt, de riz, de maïs ou de tout autre genre de nourriture.

Abu Hanifa a permis le fait de payer la valeur de Sa’, et il a dit : « s’il veut donner du blé, il sera dispensé de donner la moitié de Sa’ ».

Abu Saïd Al-Khudri a dit : « Au temps du messager d’Allah, nous payions l’aumône de la rupture de jeûne à l’échange de chaque enfant, adulte, libre et esclave, un Sa’ de blé, de yaourt, d’orge de datte, ou de raisin sec. Nous avons continué à suivre cette tradition jusqu’au temps du Mu’awia qui pendant son pèlerinage ou sa visite pieuse, s’est mis sur la chaîne et a dit:« Je vois que la moitié d’un Sa’ de blé, vaut un Sa’ de datte». Alors tout le monde a suivit son avis ». Il a ajouté ( c’est-à-dire Abu Saïd): «Mais moi je continue à payer un Sa’ complet jusqu’à la fin de ma vie ». Cette tradition est rapporté par Al-Jama’a.

Tirmidhi a dit:« Certains Ulémas voient qu’il faut payer un Sa’ complet ». C’est la doctrine de Chafi’i et Ishaq.
D’autres Ulémas ont dit:« Il faut payer de tout genre de grain un Sa’, sauf le cas du blé, on doit payer la moitié d’un Sa’ et c’est suffisante ». C’est la doctrine de Sufyan, Ibn Mubarak, et les Ulémas du Kufa.

A quel moment faut-il la payer?


Les ulémas se sont mis d’accord sur le fait de la payer vers la fin de Ramadan ( mois de jeûne), mais il y a une divergence entre eux dans la détermination d‘un moment précis.
Selon Thawri, Ahmed, Ishaq, Chafi’i dans sa nouvelle doctrine et l’une des deux versions rapportées d’après Malik:« Le moment dans lequel il faut la payer c’est après le coucher du soleil, à la veille de la fête, car c’est l’heure où on termine le jeûne de Ramadan».
Cependant, selon Abu Hanifa, el-Layth, Chafi’i dans son ancienne doctrine et la deuxième version rapportée d’après Malik:« Son terme est l’aube du jour de la fête».
L’objectif de ce désaccord, détermine le statut du bébé né avant l’aube du jour de la fête.
Selon la première doctrine: on ne doit pas son aumône car il est né après son terme. Cependant, on doit la payer selon la seconde doctrine car il est né avant son terme.

Se presser de la payer avant son terme


La majorité des ulémas, ont été d’accord sur le fait de payer l’aumône de la rupture du jeûne avant la fête d’un ou des deux jours Ibn Omar ( qu’Allah l’agrée) a dit:« Le messager d’Allah nous a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne, avant d’aller faire la prière de la fête».
D’ailleurs Nafi’ a dit:«Ibn Omar la payait avant la fête d’un ou de deux jours ».
Cependant il y a un désaccord si le nombre de jours est plus que ça.
En fait, selon Abu Hanifa, on peut la payer même avant  Ramadan.
Chafi’i de son côté a mentionné qu’on peut la payer au début du mois. Mais Malik et ahmed dans son avis le plus célèbre ont dit:« On peut la payer un ou deux jours avant, seulement».
En outre, les ulémas de la nation se sont mis d’accord sur le fait que: tout homme qui s’est mis en retard et ne l’a pas payée en son terme, n’en sera jamais dispensé et doit la payer même se mort d’un seul jour.
De même, ils se sont mis d’accord sur le fait qu’il n’est pas permis de l’ajourner et la payer près la fête. Pourtant Ibn Sirin, AL-Nakh’i ont dit:« On peut l’ajourner et la payer après la fête ».
De son côté, Ahmed a dit:« Je souhaite que ceci ne soit pas mal».
En effet, Ibn Rislan a dit que c’est une aumône prescrite et la retarder est un pêché semblable à retarder la prière après la fin de son terme et on a déjà cité une tradition à ce propos:« Celui qui la donne avant la prière de la fête, son aumône sera acceptable et s’il la donne après la fête, elle sera une des aumônes bénévoles».

Qui a droit à cette aumône?


Ceux qui ont droit à la Zakat sont ceux qui ont droit à l’aumône de la rupture du jeûne.
En fait: les pauvres sont les plus dignes de l’avoir puisque dans son hadith, le messager d’Allah nous a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne pour purifier le jeûneur des propos inutiles et obscènes, et pour donner le pain aux pauvres.
De même, Bayhaqi et Daraqutni ont rapporté d’après Ibn Omar (qu’Allah l’agrée) a ordonné de payer l’aumône de la rupture du jeûne en disant:« Rendez-vous les riches en ce jour là». Selon la version de Bayhaqi:« Dispensez les d’aller travailler au jour de la fête».
En outre on a déjà étudié la question du lieu où elle va être payer dans le chapitre qui étudie le transport de la Zakat.

  Peut-on donner cette aumône aux gens du Livre?


Zuhri, Abu Hanifa, Muhammad et Ibn Chabrama, ont permis de payer l’aumône de la rupture du jeûne aux gens du Livre ( juifs et chrétiens) conformément à ce qu’Allah le Très Haut a dit [ce qui signifie]: «Dieu ne vous interdit pas d’être bons et justes envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et ne vous expulsent pas de vos demeures. Allah aimes les justes» sourate Mumtahana (60): 7


Fiqh As-Sunna de Sayed Sabiq (traduction initiale de Iman Lagha & Rawya Naji)

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 15:55

Allâh a disposé plusieurs règles sur « al-’Aîd » qui sont :

 

1) Qu’il est fortement recommandé que les gens fassent le « takbîr » [glorification d’Allâh] pendant la nuit de « al-’Aîd », du coucher du soleil du dernier jour de Ramadhân jusqu’à ce que l’imâm vienne accomplir la prière. La façon de faire le « takbîr » se présente comme suit :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, La ilaha illa Allâh, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd »

 Qui veut dire :

« Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, il n’y a de dieu si ce n’est Allâh,
Allâh est le plus Grand, Allâh est le plus Grand, et toutes les louanges sont à Allâh »

Ou dire trois fois comme ceci :

« Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, La ilaha illa Allâh,
Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar, wa Lilleh il-Hamd »

Et tout cela est permis.

Et il leur est demandé que les voix soient élevées pour ceux qui récitent ce « Dhikr », dans les marchés, les mosquées et les maisons, mais les femmes ne doivent pas élever leurs voix.

 

2) Qu’ils mangent un nombre impair de dattes avant de sortir pour la prière de « al-’Aîd », car le Prophète n’a pas entamé le jour de « al-’Aîd » jusqu’à ce qu’il eût mangé un nombre impair de dattes.

Ils doivent se limiter à un nombre impair comme le Prophète l’a fait.


 

3) Ils doivent porter leurs meilleurs vêtements, et cela est pour les hommes. Quant aux femmes, elles ne doivent pas porter de beaux vêtements quand elles sortent pour le lieu de prière de « al-’Aîd », car le Prophète a dit :

« Laissez-les sortir de manière décente »
[Rapporté par l’Imâm Ahmad, Abû Dâwud]

Cela veut dire : dans des vêtements habituels [coutumiers] qui ne sont pas des vêtements extravagants. Il est interdit pour elles de sortir parfumées et maquillées.

 

4) Il est recommandé (Mustahab) selon certains savants que les gens fassent le « Ghusl » ,les grandes ablutions pour la prière de « al-’Aîd », parce qu’il est raconté sur le sujet que certains anciens [Salafs] l’ont fait. « al-Ghusl », les grandes ablutions, pour « al-’Aîd » est « mustahab », recommandé, comme il est prescrit pour le « Djumu’ah », la prière du vendredi, parce que l’on va rencontrer des gens.

Et si les gens font le « Ghusl » pour cette occasion, alors cela est bon.

 

5) La prière de « al-’Aîd ». Les Musulmans se sont unanimement consentis sur le fait que la prière de « al-’Aîd » est légiférée. Certains parmi eux disent : c’est une Sounnah. D’autres disent : c’est une obligation communautaire (Fardh al-Kifâyah). Et d’autres encore parmi eux disent : c’est une obligation individuelle (Fardh al-’Ayn), et que celui qui l’a délaisse est un pécheur.

 

Ils ont cité comme principe le fait que le Prophète a ordonné aux femmes vierges et célibataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortait pas, d’assister à la prière de « al-’Aîd ».

Mais que celles qui avaient leurs règles (al-Haydh) devaient rester loin du lieu de prière, car il n’est pas permis à une femme ayant ses règles de rester dans la mosquée ; il lui est certes permis de la traverser mais pas de s’y installer.

Ce qui me semble le plus évident sur la base de preuve (ad-Dalîl), c’est que la prière de « Aîd » est une obligation individuelle (Fardh al-’Ayn), et qu’il est obligatoire à chaque homme d’y assister, à l’exception de ceux qui ont une excuse valable. Et cela est aussi la position de SHeikh Ibn Taymiyyah  . [...]

L’imâm récite dans la première rak’ah : « Sabbih isma rabbika al-A’ala » [Sourate 87] et dans la deuxième rak’ah : « Hal atâka hadîth ul-ghâchiyah » [Sourate 88]. Ou il peut réciter la Sourate « Qâf » [Sourate 50] dans la première raka’ah et la Sourate « al-Qamar » [Sourate 54] dans la seconde. Les deux choix ont été authentifiés dans des traditions provenant du Messager d’Allâh.

 6) Quand « al-Djumu’ah », la prière du vendredi et « al-’Aîd » tombent le même jour, la prière de « al-’Aîd » doit être maintenue, comme doit être maintenue la prière de « al-Djumu’ah », comme l’indique le sens apparent du hadîth de an-Nu’mân Ibn Bashîr rapporté par Muslim dans son Sahîh. Ceci dit, ceux qui assistent à la prière de « al-’Aîd » avec l'imâm peuvent aussi assister à la prière du « Djumu’ah » s’ils le souhaitent, ou ils peuvent prier « adh-Dhuhr », la prière du zénith.

 7) Parmi les règles de la prière de « al-’Aîd », et cela d’après un grand nombre de gens de science, si une personne vient au lieu de prière de « al-’Aîd » avant que l’imâm ne vienne, il doit s’asseoir et il ne doit pas prier deux raka’ah, car le Prophète a prié « al-’Aîd » en deux raka’ah, et il n’a pas fait de prière ni avant ni après. [Rapporté par al-Bukhârî - n°964]

D’autres parmi les gens de science sont d’avis que quand une personne vient à la prière de la fête elle ne doit pas s'asseoir avant d’avoir accomplit deux raka’ah, car le lieu de prière de « al-’Aîd » est une mosquée, c’est la preuve de l'interdiction pour les femmes qui ont leurs menstrues de s’y rendre, donc cela relève du même jugement que pour la mosquée, ce qui indique que le lieu de prière de la fête est une mosquée.

Ce qui entre dans la signification générale de la parole du Prophète :

« Si l’un de vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoit pas avant d’effectuer deux raka’ah ».
[Rapporté par al-Bukhârî - n°444]

Quant au fait que le Prophète n’a pas fait de prière ni avant ni après la prière de « al-’Aîd », cela est dû au fait qu’il arrivait quand la prière [de la fête] avait commencé.

Ainsi donc, il est démontré que nous devrions prier « Tahiyyat al-Masjid » , les deux unités de prière de salutation de la mosquée, sur le lieu de prière de « al-’Aîd », comme pour ce qui est du cas de toutes les mosquées, car si nous supposons du hadîth qu’il n’y a pas de « Tahiyyat al-Masjid » pour le jour de « al-’Aîd », alors nous dirions qu’il n’y a pas pour la prière du Vendredi de « Tahiyyat al-Masjid », car quand le Messager d’Allâh est arrivé à la mosquée du Vendredi, Masdjid al-Djumu’ah, il faisait la « khutbah » (Sermon) ensuite il priait les deux raka’ah, et puis il priait la Sounnah régulière du Vendredi dans sa maison, il n’a donc pas fait de prière ni avant ni après à la mosquée.

Ce qui paraît vraisemblablement le plus juste est que nous devrions prier sur le lieu de prière de « al-’Aîd » les deux raka’ah comme salutation de la mosquée (Tahiyyat al-Masjid), et avec cela nous ne devrions pas réprouver untel ou untel sur cette question, car c’est une question sur laquelle existe des divergences de la part des savants. Il ne doit pas y avoir de blâme sur les questions qui sont matière à divergence, à moins qu’il y ait un texte clair fait de toute clarté. De ce fait, nous ne devrions pas réprouver celui qui prie Tahiyyat al-Masjid comme nous ne devrions pas réprouver celui qui s’assied sans prier.

 8) Parmi les règles du jour de « al-’Aîd », il y a « ’Aîd al-Fitr » où l’on doit donner, en ce jour, « Zakât al-Fitr ». Le Prophète a ordonné qu’elle devrait être sortit avant la prière de « al-’Aîd ». Il est permis de la sortir un ou deux jours avant cela, sur la base du hadîth de Ibn ’Umar rapporté par al-Bukhârî :

« [...] Il la donnait un ou deux jours avant la fête de rupture [al-’Aîd]. » [Rapporté par al-Bukhârî - n°1511].

Et si celle-ci est sortit après la prière de « al-’Aîd », elle n’est pas considérée comme « Sadaqat al-Fitr », sur la base du hadîth de Ibn ’Abbâs :

« Quiconque la paie avant la prière, c’est une Zakât al-Fitr, et quiconque la paie après la prière, c’est une aumône parmi les aumônes. » '

Il est interdit de reporter cette « Zakât al-Fitr » jusqu’à après la prière de « al-’Aîd ». Si celle-la est reporté sans excuse, c’est une Zakâh qui n’est pas acceptée, mais si la personne à une excuse valable tel que le voyage, et qu’elle n'a rien à donner ou personne à qui donner, ou qu’elle attend que sa famille la paie et qu’ils (sa famille) attendent qu'elle la paie, dans ce cas elle devrait la sortir quand cela s’avère être facile pour elle, quand même cela serait fait après la prière, et il n’y a aucun péché sur elle, car elle a une excuse.

 9) Les gens doivent se féliciter les uns les autres, mais le plus souvent cela se traduit par des comportements interdit de la part de beaucoup de personnes, au point que quand des hommes entrent dans les maisons, ils serrent la mains aux femmes dévoilées sans la présence de mahrâm [personne avec qui la femme ne peut se marier]. Certaines choses blâmables peuvent être pires que d’autres encore.

Mais il leur est obligatoire d’expliquer et de leur dire d’interroger des personnes de confiance parmi les gens de science [afin qu’ils vérifient ces actions]. Elles doivent leur dire ne pas se mettre en colère et de ne pas suivre les coutumes de leurs pères et aïeux, car ce n’est pas une interdiction permise ni même une permission interdite. Elles se doivent de leur expliquer que si elles font cela, elles seront comme pour qui Allâh a dit :

{ Et c’est ainsi que Nous n’avons pas envoyé avant toi d’avertisseur en une cité, sans que ses gens aisés n’aient dit : Nous avons trouvé nos ancêtres sur une religion et nous suivons leurs traces.} [Sourate 43 - Verset 23]

Certaines personnes ont comme habitude de sortir au cimetière le jour de « al-’Aîd » afin de passer les félicitations aux occupants des tombes, mais les occupants des tombes n’ont aucun besoin de toutes ces félicitations, car elles jeûnent pas ni ne prient.

La visite des tombes n’est pas spécifique au jour de « al-’Aîd » ou au vendredi ou tout autre jour. Il a été prouvé que le Prophète a visité les tombes le soir, comme mentionné dans le hadîth de ’Âisha [Qu'Allah soit satisfait d'elle] rapporté par Muslim. Et le Prophètea dit :

« Visitez les tombes car elles vous rappelleront l’Au-delà. » [Rapporté par Muslim - n°978] [...].

La visite des tombes est un acte d’adoration, et les actes d’adoration n’ont pas lieu d’être à moins qu’ils soient conformes à la « Charî’ah » (La Loi Islamique). Certes le Prophète n’a pas spécifié le jour de « al-’Aîd » pour la visite des tombes, donc nous ne devons pas le spécifier non plus.

 10) Que les hommes le jour de « al-’Aîd » s’embrassent les uns les autres, il n’y a pas de mal à cela. Que les femmes embrassent leurs « Mahrâms » (personnes avec qui elles n’ont pas le droit de se marier) il n’y a pas de mal.

Cependant, des savants le désapprouvent si ce n’est pour la mère que l’homme embrasse sur la tête ou le front, de même pour sa fille. En dehors de ces deux catégories de personnes parmi les « Mahrâms » l’embrassade doit se faire sur les joues, cela est plus saint.

 11) Il est prescrit pour celui qui sort pour la prière de « al-’Aîd » d’aller par un chemin et de revenir par un autre, en suivant l’exemple du Messager d’Allâh [Rapporté par al-Bukhârî - n°986]. Cette Sounnah [tradition] ne s’applique pas aux autres prières, ni pour « al-Djumu’ah » ou pour toute autre prière, elle est spécifique à « al-’Aîd ».

Certains savants voient que cela est aussi légiféré pour la prière du « Djumu’ah » (Vendredi). Ceci dit, la règle en la question est que : « Toutes action qui trouve sa raison à l’époque du Prophète et qu’il n’a pas fait, et qui est prise comme un acte d’adoration est considérée comme une innovation (Bid’ah) parmi les innovations. » [Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn ’Uthaymîne, vol-16 p.216-222]

 

Sheikh Mouhamed ibn Saleh El ’Uthaymîne

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 16:42
 A vous qui avez repris le contact avec la lecture du Coran durant ce mois de Ramadan, ne perdez pas cette pratique. Car qui dit aimer Allah , devra aimer Sa Parole qui est le Coran. Mais peut-on imaginer un seul instant l'existence d’une personne qui se dit musulmane, et dont le rapport avec le Coran se limite au strict minimum de ce qu'elle lit durant ses prières ?

 

Peut-on se représenter un seul instant une personne se proclamant musulmane qui ne lit pas quotidiennement le Coran, quelques versets ou un hizb, ou sa moitié, ou son quart, ou même son huitième ?

Ramadan fini, laisserons-nous notre exemplaire du Coran bien plié, dans un coin oublié de notre bibliothèque, ou comme ornement de décor, dans l’attente du prochain Ramadan ?  Fasse Allah que nous ne le ferons pas.

 

   A vous qui avez eu l’occasion de faire les tarawih, et ceux qui ont poussé leurs efforts pour faire la prière nafila de la nuit (le tahadjoud), laisserez-vous tomber cette si belle conduite, si belle expérience, ces moments intenses de rapprochements à Allah , de purification, des larmes versées dans la profondeur de la nuit, de l’extase vécue en invoquant Allah (dou’a), vos mains tendues vers le don d'Allah , implorant Sa Miséricorde, Son Aide, Sa Sollicitude, Sa Protection, Sa Bonté ?

Ne vivrez-vous ces instants d’intense bonheur, d’extrême foi qu’occasionnellement, furtivement, que "par hasard" ? Non cela ne saurait être ainsi pour qui dit aimer Allah et Son Prophète . Nous nous devons de répéter ces moments de prière, d’invocation d'Allah et de son évocation une fois la semaine, sinon une fois les quinze jours, sinon une fois le mois. Si tu ne peux passer trois ou quatre heures en prière et en lecture du Coran la nuit ou peu avant l’aube, passes-y une heure, une demi-heure, quelques minutes.

   A vous qui avez jeûné le Ramadan obligatoire, ne perdez pas cette habitude du jeûne et ne délaissez pas Sa récompense divine. Le Prophète exhorte les musulmans de jeûner notamment 6 jours (continus ou discontinus) du mois qui suit le Ramadan. Il recommande aussi de jeûner 3 jours par mois, ou 2 jours par semaine. Le jeûne est une excellente école de patience, de persévérance et de tolérance.

 

   A vous qui avez été généreux pendant ce mois béni, sachez que l’aumône dissous les péchés, retient la punition d'Allah  par Sa propre Volonté, purifié nos biens, et introduit dans les coeurs des nécessiteux et des démunis cette lueur d’espérance et renforce les liens de la communauté.

 

Soyez aussi généreux après Ramadan, car nous avons besoin de nous purifier,

Et nos frères et soeurs ont besoin de nous.

 

Qu’Allah accepte nos oeuvres et nous accorde la Foi et la Patience nécessaire pour que chaque jour soit un témoin pour nous et non contre nous  

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