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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 21:04

Son nom

Mouhammad Al-Ghazâlî Ahmad As-Saqqâ

Sa naissance

Né en 1917, à Nakla al-cinab, Province d'Al-Buhayrah, Egypte.

Son autobiographie

Il dit : "Mon père, puisse Dieu bénir son âme, aimait le Sheikh de l'Islam Abou Hâmid Al-Ghazâli. Il fut un amoureux du soufisme, respectait ses gens et prenait de leurs enseignements ce qu'il souhaitait. Il fut également un Hafidh du Coran et avait une profonde compréhension de ses versets. Mon père raconta aux amis de la famille qu'il m'appela "Mouhammad Al-Ghazâli" à la demande de l'Imâm Abou Hâmid, que Dieu lui fasse miséricorde, qu'il vit en songe. Cependant, bien que son nom est associé au mien, il n'est pas forcément associé à mon école de pensée. J'ai beaucoup profité des écrits d'Abou Hâmid Al-Ghazâlî, plus particulièrement, de sa Critique des Philosophes [Tahâfut Al-Falâsifah], de même que j'ai tiré profit des écrits de ses contemporains comme Ibn Rushd dans "La Critique de la Critique" où Ibn Rushd critiqua les écrits d'Abou Hâmid. Si Al-Ghazâlî a l'approche d'un philosophe et Ibn Taymiyah celle d'un juriste [faqîh], alors je me considère comme un élève des deux écoles, celle de philosophie et celle du fiqh.

Je suis né en 1336 A.H. (1917 E.C). Je fus élevé dans un environnement religieux et fus l'aîné de sept frères et sœurs. Mon père fut un pieux commerçant. C'est lui qui encadra mon apprentissage du Coran. Jamais je n'oublierai l'immense générosité dont il fit preuve lorsqu'il vendit tout ce qu'il possédait pour m'envoyer à l'Institut d'Al-Azhar le plus proche. Ce dernier était à Alexandrie. Ainsi, il dut quitter son village (Nakla El-'Enab, province de Buhyara, Egypte) et s'installa à Alexandrie afin que j'étudie à Al-Azhar. J'avais alors dix ans.

J'eus une enfance qui n'avait rien hors du commun, si ce n'est que la lecture était ma drogue. Je lisais tout le temps. Ma lecture n'était pas restreinte à un domaine donné. Je lisais en marchant, voire en mangeant.[...]

Sheikh 'Abd Al'Adhim Az-Zurqâni, qui fut mon professeur à la Faculté des Fondements de la religion, eut une influence sur ma personnalité. C'était un savant qui avait un grand savoir tant dans la religion qu'en littérature. Dans ses écrits, il manifestait une remarquable maîtrise de l'éloquence et une expression aisée et claire.

A l'institut d'Alexandrie, je fus marqué par Sheikh Ibrâhîm Al-Gharabâwy et Sheikh 'Abd Al-'Aziz Bilâl. Ils avaient beaucoup de professionnalisme dans leur approche pédagogique basée sur la psychologie et avaient tous les deux atteint un degré élevé en piété. Dans chacun de leur cours, ils donnaient des conseils au sujet de l'observance de Dieu, le travail pour l'Au-delà et la vigilance pour ne pas être ébloui par les certificats honorifiques et le prestige que l'on pourrait rechercher. Ils disaient que les titres peuvent manifestement altérer la sincérité et que cette prise de conscience et vigilance sont indispensables pour la foi.

En outre, je fus influencé par Sheikh Mahmûd Shaltût, qui devint ultérieurement le grand Imam d'Al-Azhar. Il fut mon professeur dans la discipline d'exégèse du Coran (tafsir). Il avait une compétence certaine dans ce domaine, outre sa compétence en Fiqh (jurisprudence) et sa compréhension profonde de la législation islamique. Il fut, que Dieu lui fasse miséricorde, une figure de renommée internationale.

Celui qui me marqua le plus, c'est le martyr, l'Imam Hasan Al-Bannâ.[...]

Toutefois, je considère que l'école dont j'ai pavé la voie et dont je suis le pionner, profite des toutes les écoles de pensée qui apparurent dans l'Histoire Islamique. Je crois aussi en l'usage bénéfique des découvertes humaines et philosophiques en matière de psychologie, sociologie, science politique, économie et Histoire. Je crois en la fusion de tout cela avec la profonde compréhension du Livre de Dieu et la Sunnah de Son Prophète - paix et bénédiction de Dieu sur lui.[...]

Je fus diplômé par Al-Azhar en 1360 A.H. (1941 E.C.). Depuis cette date, j'ai travaillé au service de l'islam, prêchant pour inviter les gens à le suivre et l'enseignant.[...]

Après quarante ans de travail dans la prédication islamique, je réalise que le plus dangereux des défis ce sont les pratiques religieuses corrompues. Cela englobe le travail pour les caprices et les illusions, ainsi que le travail pour les désires et bénéfices personnels.[...]

J'ai rédigé quelques-uns de mes ouvrages, préoccupé par le combat de telles pratiques. J'ai abord cela dans mes livres : Réflexions sur la Religion et la Vie, Pratiques non-islamiques, Fondements de la Foi entre le Cœur et la Raison, et la Da'wah (appel) Islamique au 15e siècle higérien..[...]

J'ai commencé à écrire depuis ma tendre enfance. C'était mon passe-temps favori et un désire où je prenais beaucoup de plaisir. Je n'ai écrit sur la religion qu'après avoir commencé mon activité dans la Da'wah. Mon écriture mélange le style technique et poétique. J'essaie d'introduire le savoir islamique à travers les problèmes contemporains. Je dirais que les deux thèmes majeurs des trente-cinq livres que j'ai rédigés pendant ces quarante années sont, d'une part la Foi, la raison et le Cœur, et d'autre part, l'Islam et les énergies inexploitées et inertes.

Mon moment favori pour tenir ma plume c'est après la prière du Fajr. Je me sens plein de fraîcheur à ce moment, concentré et disposé à véhiculer ce que j'ai dans le cœur par le biais de ma plume. Mon premier jet est souvent la version finale. Je retouche rarement ce que j'ai écrit et je lis rarement un livre que j'ai publié, à moins que cela soit vraiment nécessaire. Je ressaisirai un de mes livres pour préparer un dialogue ou une discussion à son sujet.

J'ai toujours souhaité écrire une exégèse contextuelle du Coran. Chaque sourate constitue une unité à part entière contenant des liaisons subtiles entre ses versets. Le début de chaque sourate introduit ce qui viendra à sa fin. Chaque sourate a un thème principal. J'ai un profond désire d'écrire une interprétation du Coran complète et prenant en considération le contexte lié à chacun de ses versets".

Engagement

En 1940, il obtint son diplôme et devint prédicateur dans une mosquée du Caire, dans le quartier de Al-'Atabah. Il occupa divers postes, liés à la prédication, dans la hiérarchie d'Al-Azhar jusqu'à ce qu'il devint le président de la prédication islamique en 1971. Dix ans plus tard, on lui attribua le poste de vice ministre d'Al-Awqâf (Donations Islamiques).

Il écrivit dans le journal du groupe des Frères Musulmans dans les années quarante. Il marqua les esprits par son style unique dans la présentation d'idées islamiques. Sheikh Al-Ghazâli est l'un des savants et penseurs d'Al-Azhar qui ont publié un grand nombre d'ouvrages. L'ensemble de ses ouvrages, plus de cinquante livres, constitue, selon Dr. Mouhammad 'Imârah, "un projet intégré né d'une pensée islamique".

Depuis 1980, Sheikh Al-Ghazâlî participa à de nombreux dialogues avec les voix de la laïcité en Egypte. Il mit l'accent sur la société juste que l'Islam développe. La qualité de ses arguments et ses raisonnements fit son excellence dans les débats. Son caractère fort et son esprit éclairé motivèrent de nombreux penseurs islamiques pour s'impliquer dans ces débats et le soutenir. Sa confrontation avec la laïcité se fit en parallèle avec l'écriture d'ouvrages destinés à guider les jeunes dans leur éveil islamique croissant.

Parmi ses ouvrages

L'Islam et l'Economie

L'islam et les systèmes sociaux

L'Islam et le Totalitarisme politique

L'Islam, et sa calomnie entre le Communisme et le Capitalisme

Pour que l'on sache

Réflexions sur la Religion et la Vie

L'Ethique du musulman (disponible en francais)

Le Credo du Musulman

Le Fanatisme et la Tolérance entre le Christianisme et l'Islam

Le Fiqh de la Sîrah

Dans la Caravane de la Da'wah

Ténèbres de l'Occident

Renouvelle Ta Vie

Pratiques non-islamiques

Jalons de la Vérité

Comment comprendre l'Islam ?

L'Impérialisme

Réflexion sur le Coran

Avec Dieu - Etude de la Da'wah et de ses Hommes

Le Combat du Coran

Le Combat de la Religion

L'Islam et les Energies oisives

Les Droits de l'Homme entre les Enseignements de l'Islam et la Déclaration des Nations Unies

Telle est notre Religion

La Vérité derrière le Nationalisme arabe et le Mythe du Renouveau Arabe

Le cote Spirituel de l'Islam

Défense de la Foi et de la Sharicah contre les accusations des orientalistes.

Les Fondements de la Foi entre la raison et le Cœur

Les Graines de la Fierté

L'Islam et l'invasion rouge

La Da'wah Islamique au 15e siècle hégirien

L'Art du Dhikr et des Invocations du Sceau des Prophètes

La Constitution d'une Unité culturelle entre les Musulmans

La Situation de Monde Islamique au début du 15e siècle hégirien

Obstacles dans la Voie de la Vie Islamique

Devoirs de l'Appeleur à Dieu

Cent questions sur l'Islam

Maladies et Remèdes

Le Futur de l'Islam en dehors de sa terre. Quelle approche ?

L'histoire d'une vie

La Raison du Déclin des Arabes et des Musulmans

Tel est la Voie

Le combat de la Da'wah entre les incapacités internes et les complots externes.

La Vérité Amère (en 6 volumes).

L'invasion culturelle

Cinq thèmes principaux du Noble Coran

La Sounnah du Prophète entre les gens du Fiqh et ceux du Hadith

Les Problèmes de la Femme Entre des Traditions Stagnantes et des Traditions Etrangères

Notre Patrimoine Intellectuel Juge par la Sharicah et la La logique

Comment se comporter avec le Noble Coran ?

Les pleurs de mise en garde des missionnaires

Vers une interprétation contextuelle du Noble Coran ( 3 volumes)

Trésors de la Sunnah

La Première Vie (recueil de poésie)

Les Sermons du vendredi (5 volumes)

Sa mort

Décédé en 1996.

Paroles de savants à son sujet

Yûsuf Al-Qaradâwî parle de l'homme qui a passé sa vie, jusqu'à ses derniers souffles, dans la défense de l'Islam. Il rajouta "son père, Sheikh Ahmad As-Saqqâ, espérait voir en lui un héritier de la lumière de l'Imâm Abou Hâmid Al-Ghazâlî. Sans aucun doute, Sheikh Mouhammad fut Le Ghazâlî de notre siècle et il fut un argument de l'Islam et un grand penseur musulman du XXe siècle."

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9 juin 2007 6 09 /06 /juin /2007 20:52
Abu Nasr Mohammad Ibn al-Farakh al-Farabi

(870-950 ap.jc)


PRÉSENTATION

Abu Nasr Muhammad b. Tarkhan b. Awzalag al-Farabi est connu en Occident, au Moyen Âge, sous les noms d'Avennasar et d'Alfarabius. Bien que turc, il est le deuxième en date des grands philosophes hellénisants musulmans de langue arabe, après al-Kindi et avant Avicenne, qui lui doit beaucoup. Il fut appelé le "deuxième maître", Aristote étant le premier.

Abu Nasr Mohammad Ibn al-Farakh al-Farabi est né dans un petit village Farab proche de Turkistan en 259 A.H. (870 APR. J.C.). Ses parents étaient d'origine Persane originairement, mais ses ancêtres avaient émigré à Turkistan. Connu comme al-Phrarabius en Europe, Farabi était le fils d'un général a complété son éducation plus tôt à Farab et Bukhara mais, plus tard, il est allé à Bagdad pour des plus hautes études où il a étudié et a travaillé de 901 APR. J.C. à 942 APR. J.C. Pendant cette période il a acquis la connaissance approfondie de plusieurs langues aussi bien que plusieurs branches de connaissance et technologie. Il connaissait le règne de six Califes Abbassid. Philosophe, scientifique et expert dans les langues différentes; Farabi a voyagé en Egypte et revenait à Damas en 942 pour se fixer définitivement à Halab (Allepo) où il est devenu le Qadi (Juge) de la ville et un des compagnons constants du Souverain Hamdanide d'Alep Saif al-Daula. Pendant sa carrière, il avait souffert de grandes épreuves et à un moment donné il a travaillé comme gardien d'un jardin. Il est mort en célibataire à Damas en 339 APR.H. /950 APR. J.C. à l'âge de 80 ans. Farabi a contribué considérablement à la science, philosophie, logique, sociologie, médecine, mathématiques et musique . Ses contributions majeures paraissent être dans la philosophie, logique, sociologie et bien sûr comme un Encyclopediste. 

Al-Farabi, est un philosophe hellénisant du monde islamique, qui a tenté d'étayer la foi par la raison et il a affirmé le primat de la vérité philosophique sur la révélation. Pour lui, les vérités philosophiques sont universelles contrairement aux croyances des religions. Après avoir étudié la logique, aristotélicienne, la grammaire, les mathématiques, la musique et la philosophie, Al-Farabi s'est installé à la cour de Sayf al-Dawla qui héberge les savants et les hommes de lettres de cet époque. Il est l'un des premiers penseurs musulmans à commenter et transmettre au monde arabe les doctrines de Platon et aussi d'Aristote qui, selon lui, sont identiques (Synthèse des opinions des deux sages). Pour cette raison, al-Farabi sera surnommé le «deuxième maître». Son influence sera considérable sur des philosophes musulmans ultérieurs comme Avicenne, Avempace et Averroès. Une des contributions importantes de Farabi était de faire l'étude de la logique plus facile en la divisant en deux catégories: Takhayyul (idée) et Thubut (preuve).

ŒUVRES.

Al-Farabi a formulé l'idéal d'une religion universelle, dont toutes les autres religions existantes seraient l'expression symbolique. Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages, qui ont été perdus pour beaucoup d'entre eux, comme ses commentaires d'Aristote, d'autres ont subsisté seulement dans leur traduction en latin médiéval.
Dans la sociologie il a écrit plusieurs livres dont "Ara Ahl al-Madina al-Fadila" qui est devenu célèbre, il est une contribution tant considérable en sociologie et en sciences politiques.
Ses livres sur la psychologie et la métaphysique ont été basés sur son propre travail pour une grande part.
Outre ses écrits philosophiques, il a compilé un catalogue des sciences,qui est une première tentative musulmane de systématisation de la connaissance humaine,le livre "Kitab al-Ihsa al-Ulum" qui discute une classification des principes fondamentaux des sciences de façon unique et utile.
Il a aussi contribué à la théorie musicale dans son Grand Livre de la musique"kitab al musiqa"; Il était un grand expert dans l'art et surtout en musique et a inventé plusieurs instruments de musique, sans compter sa contribution à la connaissance de notes musicales.Il a été rapporté qu'il pourrait jouer si bien son instrument jusqu'à faire rire ou pleurer les gens à volonté.
Bien que beaucoup de ses livres ont été perdu, on a rescencé 117. 43 sont sur logic, 11 sur la métaphysique, 7 sur l'éthique, 7 sur les sciences politiques, 17 sur la musique, médecine et sociologie, alors que 11 sont des commentaires. Quelques-uns de ses livres plus célèbres incluent le livre "Fusus al-Hikam" qui est resté un livre du texte de philosophie pour plusieurs siècles dans plusieurs centres d'érudition en orient.
Dans les physiques, il a démontré l'existence du vide??.
Farabi a exercé la grande influence sur les science et les connaissance durant plusieurs siècles. Malheureusement, la Théologie du livre d'Aristote, comme elle était disponible en son temps, a été considéré par lui comme authentique, bien que plus tard il sest avéré être le travail de quelques écrivains Neoplatonistes. il a pavé le chemin pour le travail d'Ibn Sina.
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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 21:01
Son nom

Abou 'Abdillâh Mouhammad Ibn Idrîss Ibn Al-Abbâs Ibn Othmân Ibn Châfi' Ibn As-Sâib Ibn 'Abîd Ibn Yazîd Ibn Hâchim Ibn Al-Mouttalib, Ibn 'Abd Manâf.

Sa naissance (150 H)

Il est né en 150 H (772) à Ghaza en Palestine, selon l'opinion la plus reconnue.

L'Imâm Ach-Châfi'i a dit : "Je suis né à Ghaza en l'an 150, qui est l'année où s'est éteint Abou Hanîfa".

Une autre version affirme qu'il est né à Asqalon et une autre au Yemen. En tout état de cause, il est né dans une région qui lui était étrangère, et éloignée du pays d'origine de sa tribu à la Mecque.

Son départ pour la Mecque (152 H ; 2 ans)

Son père est mort avant que Mouhammad ne le connaisse, et il le laissa donc à sa mère, qui était une femme appartenant à la tribu des Azd.

Il a dit : "Ma mère m'a emmener avec elle à la Mecque alors que je n'avais que deux ans".

Le début de ses études

Il apprit le Coran par coeur à la Mecque étant encore un jeune enfant, puis il se mit à étudier la langue arabe, la littérature et la poésie avec ardeur, jusqu'à devenir une référence dans ces trois matières.

Ismâîl Ibn Yahiâ a dit : "j'ai entendu Ach-Châfi'i dire : "J'ai appris le Coran à l'âge de sept ans et le Mouwattâ de l'Imam Mâlik à l'âge de 10 ans".

L'apprentissage de l'arabe dans la tribu des Banî Hudhayl

Il quitta la Mecque pour rejoindre la tribu des Banî Hudhayl, avec qui il resta plus de 17 ans, car ils étaient la tribu la plus éloquente de toute l'Arabie. Il apprit d'eux l'éloquence de la langue et sa force.

Son niveau est dejà alors exceptionnel

Mouslim Ibn Khâlid dit un jour à Mouhammad Ibn Idrîss Ach-Châfi'i, alors qu'il n'était âgé que de 18 ans : "Emet des fatwas, Ô Abu Abdillah ! Car tu as largement atteint le niveau pour cela !"

La science du hadîth à Médine

Quant Ach-Châfi'i se présenta à Mâlik pour s'instruire auprès de lui, Mâlik fut surpris de sa grande intelligence et de sa bonne compréhension, et lui dit : "Je me rends compte qu'Allâh a jeté de la lumière dans ton cœur ; ne la laisse pas s'éteindre à cause de l'obscurité qui résulte des péchés".

L'Imam Malik lui dit un jour : "Ô fils de mon frère ! Apprends et Allâh t'élevera".

Une autre fois, il lui dit : "Ô Mouhammad ! Crains Allah, car tu vas certainement avoir un avenir d'une brillance hors du commun".

Ahmad Ibn Hanbal a dit : "Ach-Châfi'i faisait partie des personnes les plus éloquentes. Et l'Imam Malik était subjugué par sa lecture, en raison de son éloquence".

Son premier voyage vers Baghdad (195 H ; 45 ans)

Son retour à la Mecque (197 H ; 47 ans)

Al-Asma'i a dit : "J'avais l'habitude de corriger mes fautes de poésie hudhaylite auprès d'un jeune à la Mecque qui s'appelait Mouhammad Ibn Idrîss".

Son deuxième sejour à Baghdad (198 H ; 48 ans)

Son installation en Egypte (199 H ; 49 ans)

Al-Houmaydi a dit : "Bien que la volonté ne nous (spécialistes du hadith) manquait pas, nous ne savions comment répondre aux juristes du Ray, jusqu'à ce que Ach-Châfi'i apparut. C'est grâce à lui que nous apprîmes à répliquer et à vaincre nos adversaires".

Les cours qu'il dispense dans diverses matière

Ar-Rabî' Ibn Soulayman rapporte : "Ach-Châfi'i (qu'Allâh lui fasse miséricorde) avait l'habitude de s'asseoir dans son assemblée après la prière du Sobh. C'est alors que venait à lui les spécialistes du Coran. Ils prenaient de sa science puis le quittaient lorsque le soleil se levait. Venait alors le tour des spécialistes du hadith, qui le questionnaient au sujet de l'éxégèse et du sens des paroles du Prophète (صلى الله عليه و سلم). Ils quittaient l'assemblée lorsque le soleil était haut dans le ciel, et l'assemblée se consacrait alors à la confrontation des avis et à la déduction. Lorsque l'heure du Dhohâ sonnait (milieu de la matinée), les élèves se levaient pour laisser place aux spécialistes de la langue arabe, de la métrique (science de la composition des vers de poésie), de la grammaire et de la poésie. Ils restaient à ses côtés et profitaient de sa science jusqu'à ce que le soleil atteigne presque son zénith, moment où l'Imam Ach-Châfi'i quittait l'assemblée... qu'Allâh l'agrée".

Mouhammad Ibn Abdelhakam rapporte : "De ma vie je n'ai vu quelqu'un de comparable à Ach-Châfi'i. Les spécialistes du hadith venaient à lui et lui présentaient les sujets ardus de la science du hadith. Il leur donnait alors des enseignements concernant les secrets de cette science, secrets dont ils n'avaient jamais soupçonné l'existence auparavant. Ils se levaient alors de l'assemblée, pleins d'admiration pour l'Imam. Quant aux spécialistes de la jurisprudence (fiqh) - qu'ils soient des adeptes de son école ou non - ils ne quittaient pas son assemblée sans reconnaître sa suprématie. Les spécialistes de la littérature lui présentaient des poèmes, dont il n'avait aucune difficulté à percer le sens profond. Il connaissait par coeur 10 000 vers de poésie Hudhaylite (de la tribu des Banî Hudhayl), de même qu'il savait parfaitement les analyser et les expliquer. En outre, il faisait partie des plus grands savants concernant l'histoire des arabes... et tout cela grâce à la sincérité de ses actes pour Allâh le Très-Haut".

Abu 'Ubayd a dit : "Ach-Châfi'i faisait partie de ceux auprès desquels on venait apprendre la langue"

Abu Ayyoub As-suwaid a dit : "Apprenez la langue arabe chez Ach-Châfi'i"

Parmi ses livres

- La mère [Al-Oum]

- La Risâla - les fondements du droit musulman

Abu Nu'aym Al-Astrabâdhi a dit : j'ai entendu Ar-Rabi' dire : "Si tu voyais Ach-Châfi'i, son éloquence et son beau parlé, tu en serais étonné. Et s'il avait écrit ses livres avec la langue arabe qu'il utilisait lors de nos débats, personne n'aurait pu les lire, en raison de sa grande éloquence et de la rareté de certaines de ses expressions. Cependant, il s'efforçait de faire de telle façon que ses oeuvres puissent être lues par n'importe qui".

Sa mort (204 H ; 54 ans)

Al Muzaniyy entra chez l'Imam Ac-Chafi'i durant sa maladie qui causa sa mort. Il lui demanda : "Comment te sens-tu ?"
Il lui repondit : "Je me sens quittant le monde Me séparant de mes compagnons
Rencontrant mes mauvaises actions Et buvant le verre de la mort
Vers Allâh je serai porté Ne savant pas trop où mon âme ira
Au Paradis,je la féliciterai Ou en Enfer, je la consolerai"

Il s'est éteint après la prière du Maghrab, la nuit du vendredi, dernier jour du mois de Rajab de l'an 204H, à l'âge de 54 ans.

Les éloges à son sujet

Ibn Khallikan a dit : "Il y a eu consensus des savants de toutes les contrées, parmi les gens du hadith, du fiqh, des bases du fiqh, de la langue, de la grammaire et des autres sciences, au sujet de sa probité, sa dignité, sa notoriété, sa frugalité, sa crainte d'Allah, sa vie probe, sa place élevée et sa générosité".

Mas'ab Ibn Abdillah Az-Zubeyri a dit : "Je n'ai jamais vu une personne plus versée dans l'histoire des arabes que Ach-Châfi'i".

Ahmad Ibn Hanbal a aussi dit : "Personne ne touche un encrier ou une plume sans qu'il ne soit redevable de quelque chose à Ach-Châfi'i".

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 15:24
Son nom

Abou l-Qâsim Soulayman Ibn Ahmad At-Tabarâni

Sa naissance

Né en 260

Ses professeurs

Près de 1000 professeurs

Parmi ses livres

Al-Mou'jam Al-Kabir

Al-Awsat

Al-Mou'jam As-Saghir

Sa mort

Mort en 360

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27 février 2006 1 27 /02 /février /2006 16:04

Al-Balkhi (Abou-Zeid Ahmed ben Sahl).

Voyageur, philosophe et écrivain géographe du Xe siècle (850-934). Formé aussi bien à l'astronomie, à l'astrologie, à la médecine, à la philosophie qu'à la théologie, il est surtout connu pour sa contribution à la géographie, au travers de son Livre de la disposition des pays (Kitab Taqwim albuldan ), paru en 920. On y trouve, sous la forme d'un atlas de 20 cartes, une description de la Terre connue (et plus spécialement du monde musulman), dont le canevas porte l'héritage des Grecs (remanié par Kwarizmi). Avec une innovation, cependant, la division du monde se fonde ici moins sur la répartition selon ses climats que sur ses pays. A la même époque, d'autres géographes (al-Istakhrï, al-Muqaddasî et Ibn Hawqal) auront la même approche. (pour en savoir plus, voy. Hammer, Arab. literraturgesch., t. V, p. 326. ou J. H. Kramers, La question Balkhî - Ibn Hawqal et l'Atlas de l'Islam, in Acta Orientalia, 10, 1931, p. 9-30. ).

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 16:19

Jâbir Ibn Hayyân, connu au Moyen-Age sous le nom de l’alchimiste Geber, est réputé comme étant le Père de la Chimie. Son nom entier est Abû Mûsâ Jâbir Ibn Hayyân. Il s’est établi comme un scientifique de premier plan en exerçant la médecine et l’alchimie à Al-Koufah (Irak) vers 776 après J.-C. Au cours de sa jeunesse, il était sous la protection du Ministre Barmaki, pendant le Califat abbasside de Haroun Ar-Rachid. Jâbir mourut en 803 après J.-C.

La contribution majeure de Jâbir (ou Geber) s’est faite en Chimie. Il est célèbre pour avoir rédigé plus de cent traités monumentaux dont vingt-deux ont trait à la chimie et à l’alchimie. Il introduisit la méthode expérimentale en alchimie (mot dérivant du terme arabe al-kîmiâ), donnant ainsi l’élan à la Chimie moderne. Jâbir mit l’accent sur l’expérimentation et sur le développement de méthodes qui permettraient d’assurer la reproductibilité de ses travaux. Il concentra ses efforts sur la mise au point de procédés chimiques de base et sur l’étude de différents mécanismes de réactions chimiques. Il aida ainsi à faire émerger la chimie en tant que science par opposition aux légendes de l’alchimie. Jâbir insista sur le fait que des quantités définies de différentes substances sont impliquées dans les réactions chimiques. Par conséquent, on peut dire qu’il ouvrit la voie à la loi de conservation de la masse.

Sa contribution à la chimie qui est d’une importance fondamentale inclut le perfectionnement de techniques scientifiques comme la cristallisation, la distillation, la calcination, la sublimation et l’évaporation ainsi que la mise au point de plusieurs instruments permettant de réaliser ces expérimentations. La plus grande réalisation concrète de Jâbir est la découverte des minéraux et des acides, qu’il prépara pour la première fois dans son alambic (al-imbîq en arabe). Son invention de l’alambic permit au processus de distillation de devenir aisé et méthodique. Parmi ses différentes percées, on peut citer la préparation des acides nitrique, chlorhydrique, citrique et tartrique. L’insistance de Jâbir sur la méthode expérimentale est de première importance. C’est sur la base de ces travaux qu’il est considéré comme le père de la Chimie moderne. Selon les mots de Max Mayerhaff, le développement de la chimie en Europe peut être directement relié à Jâbir Ibn Hayyân.

Jâbir fut le pionnier d’un grand nombre de processus chimiques appliqués. Ses contributions incluent la mise au point de l’acier, la préparation de différents métaux, la prévention face à la corrosion, l’inscription sur l’or, l’utilisation du dioxyde de manganèse pour la fabrication du verre, la teinture des tissus et le tannage du cuir, le vernissage de tissus imperméables, l’identification de peintures et de graisses. De surcroît, il développa l’aqua regia pour la dissolution de l’or.

Les idées expérimentales de Jâbir ont ouvert la voie à ce qui est aujourd’hui communément connu sous le nom de classification des éléments en métaux, non-métaux et substances volatiles. Il distingua trois types de substances en fonction de leurs propriétés  :

  1. les spiritueux, c’est-à-dire, les substances qui se vaporisent par réchauffement, comme le camphre, l’arsenic et le chlorure d’ammonium.
  2. les métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le cuivre, le fer.
  3. les composés qui ne peuvent être réduits en poudre.

Les traités de Jâbir en chimie, dont son Kitâb Al-Kîmiâ (Le Livre de la Chimie) et son Kitâb As-Sab`în (Le Livre des Soixante-dix), furent traduits en latin au Moyen-Age. La traduction de Kitâb Al-Kîmiâ fut publiée par l’Anglais Robert de Chester en 1144 sous le titre " The Book of the Composition of Alchemy " (Le Livre de la Composition de l’Alchimie). Le deuxième ouvrage fut traduit par le célèbre Gérard de Crémone (mort en 1187). Berthelot traduisit quelques livres de Jâbir sous les titres " Livre du Royaume ", " Livre des Balances ", " Livre du Mercure Oriental ". Il est évident qu’il n’a pas repris les titres corrects pour les ouvrages de Jâbir. L’Anglais Richard Russel traduisit et publia en 1678 une autre œuvre de Jâbir sous le titre " Sum of Perfection " (Somme de la Perfection). Il le décrivit comme Geber, le plus célèbre prince et philosophe arabe. Ces traductions ont été populaires en Europe pendant plusieurs siècles et ont influencé l’évolution de la chimie moderne. De nombreux termes techniques introduits par Jâbir, comme alcali, se retrouvent dans différentes langues européennes et font désormais partie du vocabulaire scientifique. Seuls quelques-uns de ses écrits ont été édités et publiés, alors que beuacoup d’autres préservés en arabe n’ont pas encore été traduits. Jâbir contibua également dans d’autres sciences comme la médecine et l’astronomie.

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22 décembre 2005 4 22 /12 /décembre /2005 16:22

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Philosophe et Médecin, né au mois d'août 980 (370 de l'hégire), dans la petite ville d'Afshéna, près de Bokhara; mort à Hamadan en juillet 1037. Son père, originaire de Balkh, était venu se fixer dans le village de Kharmaithan où il occupait un petit emploi auprès du prince samanide (Samani) Nouh ibn Mansoûr, mais il était ensuite allé vivre à Afshéna. Il appartenait à la secte des Ismaéliens et avait l'habitude de discuter chez lui avec ses coreligionnaires des questions philosophiques et religieuses. Le jeune Avicenne était donc à bonne école. A l'âge de dix ans, dit-il lui-même, il savait parfaitement le Coran et une bonne partie des sciences profanes.

Ses Activités

- Médecin réputé, fonction qui lui vaut tout d’abord sa célébrité, puis l’aide à vivre.

- Homme politique proche des princes (persécuté par les uns, protégé par les autres), plusieurs fois ministre, il s’occupe des affaires juridiques de l’État.

- Philosophe, il commente l’oeuvre d’Aristote.

- Esprit scientifique, il s’intéresse aux sciences de la nature et aux mathématiques.

- Poète par souci pédagogique lorsqu’il met en vers des abrégés de logique et de médecine, il sait être un poète véritable lorsqu’il revêt d’images sa doctrine philosophique.

 

Ses idées

- Avicenne est un grand médecin et un homme affronte constamment des difficultés. La Logique d’Aristote lui paraît insuffisante parce qu’elle n’entre pas assez dans une application proche de la vie. C’est un scientifique qui s’efforce d’amener les théories grecques au niveau de ce que son étude du concret lui a apporté.

- Pour lui, la logique est la science instrumentale des philosophes.

- Il croit en Dieu créateur, selon l’Islam. Pour les musulmans, comme pour les juifs et les chrétiens, la source du savoir est la Révélation faite par Dieu aux hommes par l’intermédiaire des prophètes. Avicenne tente de réintégrer le dogme dans son élaboration philosophique. Pour lui, la métaphysique doit apporter la preuve de l’existence du dieu créateur.

 

Postérité

- L’influence philosophique d’Avicenne en Occident a été dépassée par celle d’Averroès, qui a remis en cause ses commentaires d’Aristote, mais elle est constante dans le monde iranien. Son oeuvre est contemporaine de la constitution du corpus ismaélien (branche du schisme qui représente l’ésotérisme de l’islam).

- Sa pensée sur la distinction de l’«essence» de l’être et de l’existence sera exploitée par Thomas d’Aquin ; elle est une des bases de la philosophie scolastique néo-aristétotélicienne du Moyen Âge chrétien.

- Du XIIe au XVIIe siècle, l’enseignement et la pratique de la médecine musulmane et occidentale sont fondés sur son monumental Canon de la médecine, entièrement traduit par Gérard de Crémone entre 1150 et 1187. Ainsi, au moment où les chrétiens d’Europe traversent la Méditerranée pour partir en croisade contre les Infidèles et brûlent les hérétiques sur la place publique, en Europe les médecins chrétiens tirent quotidiennement parti, pour soigner les maux du corps, de la sagesse des médecins musulmans. Une première contestation du Canon apparaît à la Renaissance : Léonard de Vinci rejette l’anatomie selon Avicenne et Paracelse brûle le Canon à Bâle. Mais c’est surtout à partir de la découverte de la circulation sanguine (Harvey, 1628) que le Canon apparaîtra dépassé.

OEUVRES PRINCIPALES:

L’ oeuvre d’Avicenne parvenue jusqu’à nous est incomplète. Il écrivait sans relâche partout, à cheval, en prison, et toutes ses connaissances n’étaient accessibles que de mémoire. Il citait Aristote sans avoir besoin de le relire.

Il nous manque plusieurs ouvrages fondamentaux de son oeuvre philosophique, (son Traité de philosophie illuminative fut détruit de son vivant).

- Le Livre de la guérison [de l’âme] est une oeuvre philosophique dans laquelle on trouve des écrits sur les sciences naturelles, les mathématiques ou encore la métaphysique.

- Le Canon de la médecine est une somme claire et ordonnée de tout le savoir médical de son temps, enrichi de ses propres observations.

- Écrits sur la géologie, les minéraux, les fossiles et les métaux.

 

 

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29 novembre 2005 2 29 /11 /novembre /2005 16:38
Son nom et sa généalogie

Il se nomme Muhyiddîn, Abou Zakariyyâ, Yahyâ Ibn Sharaf Ibn Marrî Ibn Hasan Ibn Husayn Ibn Hizâm Ibn Muhammad Ibn Joumou'a An-Nawawî.

Sa naissance (631 H)

Il naquit en 631 A.H. dans le village de Nawâ - un village affilié à Damas en Syrie.

Son enfance

Il apprit le Coran dans son enfance et se forma dans diverses sciences islamiques comme le Hadîth, la Langue Arabe et le Fiqh.

Doté d'une excellente mémoire, l'Imâm An-Nawawî se dépensait dans l'apprentissage des sciences religieuses et assistait quotidiennement à près de douze cours traitant de diverses branches des sciences islamiques.

Les signes de l'excellence et la piété apparurent en lui dès son enfance. Son père raconte que la veille du 27e jour de Ramadan en l'an 638 A.H., le jeûne An-Nawawî, alors âgé de sept ans, dormait auprès de lui. Il se réveilla et s'exclama : "mon père ! quelle est cette lumière qui emplit la maison ? !".
Son père dit : "Nous nous sommes réveillés et ne vîmes aucune lumière. Nous avons alors su qu'il s'agissait de Laylat Al-Qadr (La Nuit du Destin)".

Yâsîn Ibn Yûsuf Al-Marrâkishî raconte : "J'ai vu le Sheikh [An-Nawawî] à Nawâ alors qu'il n'avait que dix ans. Les enfants essayaient de le forcer à jouer avec eux, mais il fuyait en récitant le Coran et pleurait de leur comportement. Son amour s'installa alors dans mon cœur. Son père le fit travailler dans une petite boutique, mais les ventes et les achats ne le distrayaient guère de la récitation du Coran. Je partis voir celui qui lui enseignait le Coran et lui recommandai de lui porter des soins particuliers.
Je lui dis : "Il est à espérer que ce garçon devienne le plus savant des gens de son temps et le plus versé dans l'ascétisme parmi eux, et il est à espérer que les gens bénéficient de son savoir".
"Tu prédis l'avenir ? !" m'a-t-il répondu.
"Non, dis-je, mais Allâh m'a fait dire cela".
L'enseignant de Sheikh An-Nawawî rapporta cela à son père qui lui accorda beaucoup de soins, si bien que l'Imâm An-Nawawî termina l'apprentissage du Coran vers sa puberté.

Ses principaux maîtres

    1- En jurisprudence

    Son premier Sheikh en Fiqh fut l'ascète, le juriste shaféite, Abou Ibrâhîm Ishâq Ibn Ahmad Ibn Othmân Al-Maghribî Al-Maqdisî. Puis il s'initia auprès de son Sheikh, l'Imâm, le dévot, le Mufti de Damas à l'époque, Abou Muhammad Abd Ar-Rahmân Ibn Nûh Ibn Muhammad Ibn Ibrâhîm Ibn Mûsâ Al-Maqdisî Ad-Dimashqî. Ensuite, il eut comme professeur, l'Imâm, le Mufti, Abou Hafs 'Omar Ibn As'ad Ibn Ghâlib Al-Irbîlî. Citons également parmi ses maîtres en Fiqh, l'Imâm Abou Al-Hasan Ibn Al-Hasan Al-Irbîlî Al-Halabî Ad-Dimashqî.

    2- Dans la voie du Tasawwuf (At-Tarîq)

    L'Imâm As-Sakhâwî dit : "As-Soubkî a dit dans At-Tabaqât Al-Kubrâ que son Sheikh dans la voie est Sheikh Yâsîn Al-Marrâkishî. En témoigne la parole d'Adh-Dhahabî que nous avons déjà mentionnée : Sheikh An-Nawawî partait le voir, s'éduqait en sa compagnie et lui rendait visite. Il espérait sa bénédiction et le consultait dans ses affaires."

    3- Dans les lectionnaires coraniques (Al-Qirâ_ât)

    Al-Lakhmî affirma que l'Imâm An-Nawawî connaissait le Coran avec les sept lectionnaires. Toutefois, il n'a pas mentionné ses enseignants dans cette discipline. Il se peut qu'il les ait appris auprès de son Sheikh, l'Imâm Abou Shâmah - qui dirigea Dar Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah à Damas avant l'Imâm An-Nawawî.

    4- En Hadîth

    Il étudia Sahîh Mouslim et la majeure partie de Sahîh Al-Bukhârî auprès de son Sheikh, Abou Ishâq Ibrâhîm Ibn 'خsâ Al-Murâdî Al-Andalusî Ash-Shâfi'î.

    Il étudia Al-Kamâl fî Asmâ' Ar-Rijâl ('Abd Al-Ghanî Al-Maqdisi) auprès du mémorisateur du Hadîth, Sheikh Az-Zayn Abou Al-Baqâ' Khâlid Ibn Yûsuf Ibn Sa'd An-Nâbulsî.

    Il accompagna également le savant du Hadîth, l'Imâm Ad-Diyâ Ibn Tammâm Al-Hanafî et profita de son savoir.

    Il écouta le Hadîth enseigné par un certain nombre de savants dont :

    Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn 'Alî Ibn Ahmad Ibn Fadl Al-Wâsitî.

    Abû Al-'Abbâs Ahmad Ibn 'Abd Ad-Dâ'im Al-Maqdisî

    Abû Muhammad Ismâ'îl Ibn Ibrâhîm Ibn آbî Al-Yusr At-Tanûkhî

    Abû Muhammad 'Abd Ar-Rahmân Ibn Sâlim Ibn Yahyâ Al-Anbârî

    As-Shams Abou Al-Faraj 'Abd Ar-Rahmân Ibn Abî 'Omar Muhammad Ibn Ahmad Ibn Qudâmah Al-Maqdisî - l'un de ses plus grands Sheikhs.

    Ash-Sharaf Abou Muhammad 'Abd Al-'Azîz Ibn Abî 'Abd Allâh Muhammad Ibn 'Abd Al-Muhsin Al-Ansârî

    'Imâd Ad-Dîn Abou Al-Fadâ'il 'Abd Al-Karîm Ibn 'Abd As-Samad Ibn Al-Horastânî.

    5- En grammaire et langue arabe

    Parmi ses maîtres dans cette discipline citons : Al-Fakhr Al-Mâlikî, Sheikh Abou Al-'Abbâs Ahmad Ibn Sâlim Al-Misrî et Sheikh Al-Jamâl Abou Abd Allâh Muhammad Ibn Abd Allâh Ibn Mâlik Al-Jiyânî.

    6- En Usûl Al-Fiqh (Fondements de la Jurisprudence Islamique)

    Il étudia une partie d'Al-Muntakhab (Fakhr Ad-Dîn Ar-Râzî) et Al-Mustasfâ (Al-Ghazâlî) auprès du juge, le juriste shaféite, Abou Al-Fath 'Omar Ibn Bundâr Ibn 'Omar Ibn 'Alî At-Taflîsî.

    L'Imâm As-Sakhâwî dit : "Il étudia également la majeure partie de Mukhtasar Ibn Al-Hâjib auprès du Grand Juge de Damas, Al-'Izz Abou Al-Mafâkhir Muhammad Ibn Abd Al-Qâdir Ibn Abd Al-Khâliq Ibn As-Sâ'igh".

Ses ouvrages

L'Imâm An-Nawawî ne se maria pas et n'eut par conséquent aucune descendance. Mais ses meilleurs héritiers sont certainement ses remarquables ouvrages.

Il composa un précieux commentaire de Sahîh Mouslim. Il commenta également une partie de Sahîh Al-Bukhârî ; il s'arrêta à Kitâb Al-'Ilm (Le Livre du Savoir, et intitula son commentaire At-Talkhîs. Il commença aussi un commentaire de Sunan Abî Dâwûd. L'Imâm As-Sakhâwî dit : "Il arriva à la partie traitant des ablutions et intitula son commentaire Al-خjâz. J'ai entendu dire que l'ascète de son temps, Ash-Shihâb Ibn Raslân, a repris intégralement cet écrit de l'Imâm An-Nawawî au début de son propre commentaire de Sunan Abî Dâwûd, et ce en guise de bénédiction".

Il écrivit également deux valeureux ouvrages répandus parmi les musulmans et les étudiants en sciences islamiques : Le Livre des invocations [Kitâbou l-Adhkâr] (fini en Mouharram 667 H) et Les jardins des vertueux [Riyâd As-Sâlihîn] (fini en Ramadan 670 H).

On lui doit aussi Les quarante hadiths [Al-Arba'în An-Nawawiyya], qu'il acheva 668 A.H. et - son Receuil de hadiths Qudsis.

Il aborda l'éthique des mémorisateurs du Noble Coran dans son ouvrage At-Tibyân fî آdâb Hamalat Al-Qour_ân. L'Imâm As-Sakhâwî témoigna de l'importance de ce ouvrage en disant : "C'est un livre précieux. On ne peut s'en passer - surtout les récitateurs et les enseignants de la récitation coranique".

Il composa aussi At-Tarkhîs fî Al-Ikrâm wa Al-Qiyâm. L'Imâm As-Sakhâwî dit : "C'est un ouvrage pour les gens de vertus et leurs semblables".

Il écrivit dans l'ascètisme et le soufisme : Le Jardin des Gnostiques [Boustân Al-'آrifîn].

On lui doit aussi, entre autres : Rawdat At-Tâlibîn, Al-Minhâj, Al-Manâsik fi Al-Fiqh, Al-Fatâwâ An-Nawawiyyah, Tabaqât Al-Fuqahâ, Tahdhîb Al-Asmâ wa al-Lughât, Tashîh At-Tanbîh, At-Tahqîq, Ru'ûs Al-Masâ'il wa Tuhfat Ashâb Al-Fadâ'il.

Son enseignement

En 665 A.H., il commença à enseigner à Dâr Al-Hadîth Al-Ashrafiyyah, à Damas. Il refusa d'être rémunéré pour l'enseignement qu'il dispense et accomplit le pèlerinage deux fois dans sa vie.

Sa mort (676 H. ; 45 ans)

A la fin de sa vie, il séjourna dans son village, Nawâ. Certains pieux lui ordonnèrent de visiter Al-Quds (Jérusalem) et Al-Khalîl. Il le fit puis retourna à son village natal chez ses parents. Il fut atteint d'une maladie et son âme retourna à Allâh au cours du mois de Rajab, en l'an 676 A.H. Il fut enterré dans son village.

Les éloges à son sujet

Abou Abd Ar-Rahîm Al-Akhmîmî dit de lui : "Il cheminait sur la voie des compagnons, que Allâh les agrée. Je ne connais nul autre de son époque qui cheminait sur leur voie".

Abou Al-'Abbâs Ibn Farûkh dit de lui : "Il a réuni trois degrés, chacun d'eux aurait suffi pour que les gens viennent de loin pour le voir et apprendre de lui : le degré du savoir, le degré de l'ascétisme et le dégré de l'appel au bien et de l'interdiction du blâmable".

Ibn As-Subkî dit de lui : "Il fut un maître et un chaste. Il fut aussi un ascète. Peu lui importait que sa vie ici-bas devienne une ruine, tant que sa religion était florissante. Il était distingué par son ascétisme et son contentement de ce que Allâh lui accorde. Il marchait sur les pas des pieux prédécesseurs de Ahl As-Sunnah wa Al-Jamâ'ah. Dévoué et patient dans les voies du bien, il ne perdait pas un instant dans des œuvres n'impliquant pas l'obéissance à Allâh".

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8 novembre 2005 2 08 /11 /novembre /2005 00:00

Jalal Ad-Dîn Abou Al-Faraj Ibn Al-Jawzî le hanbalite.

Il dit à son fils: "Sache que nous sommes descendants d'Aboû Bakr As-siddîq. Notre grand père, Al-Qâsîm Ibn Muhammad Ibn Abû Bakr, ainsi que sa biographie, se trouvent dans le livre Sifat as safwa".

Parmi ses livres

- L'illusion de Satan [Talbis Iblis]

- [Sayd Al-Khâtir]

- Adab al-Chaykh al-Hassan Ibn al-Hassan al-Basri

- Manaqib Rabi`a al-`Adawiyya

- Manaqib Bishr al-Hafi

- Sifat al-safwa (Les manières des élites) un abrégé du Hilyat al-awliya (L'ornement des saints) d'Abou Nou`aym

- Minhaj al-qassidin wa moufid as-sadiqin (La voie des voyageurs vers Allâh et le dirigeant à la vérité) qui traite de l'auto-purification et des éthiques

Sa mort

En 597 H


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16 septembre 2005 5 16 /09 /septembre /2005 00:00
Son nom

Mouslim Ibn Al-Hajjaj Ibn Mouslim Al-Qochairi An-Nissabouri, Abou al houssayn.

Il est appelé "L'Imâm des savants du Hadîth".

Sa naissance (204 H.)

Il y a une incertitude au sujet de sa date de naissance. Selon certaines opinions, il serait né en 204 A.H. (820), selon d'autres, sa naissance fut en 206 A.H., à Nichâpour (Khorasan).

Début de son apprentissage

Depuis sa plus tendre enfance, l'Imâm Mouslim, commença l'apprentissage des sciences religieuses et notamment la loi islamique. Cette jeune pouce grandit dans une terre des plus fertiles et porta ses fruits.

En 218 A.H., alors qu'il n'avait que 12 ou 14 ans, il s'initia à Naysabûr aux sciences du Hadîth grâce à son Sheikh Yahyâ At-Tamîmî.

Son pélerinage (220 H ; 16 ans)

Le premier voyage entreprit par l'Imâm fut en 220 A.H. lorsqu'il quitta Naysabûr pour accomplir le pélerinage. Au cours de son voyage, il assista à des séances d'enseignement de Hadîth.

Il rencontra à la Mecque Sheikh 'Abd Allâh Ibn Maslamah Al-Qa'nabî et assista à son enseignement du Hadîth. Sur son chemin, arrivé à Kûfah, il écouta Sheikh Ahmad Ibn Yûnus enseigner le hadîth ainsi que quelques autres savants.

Il fut de retour rapidement à sa terre natale.

Les longs voyages pour l'apprentissage

Il entreprit un long voyage avant 230 A.H. pour acquérir la science. Il parcourut les terres et accompagna de nombreux savants pour puiser dans leur savoir. Citons les pays où il étudia le hadîth lors de ce voyage:

    La région de Khorasân.

    Ar-Ray.

    L'Iraq: plus précisément, il apprit par les savants de Kûfah, de Bassora et de Bagdâd où il fut de passage plusieurs fois. Son dernier séjour à Bagdâd fut en 259 A.H., cette fois il enseigna la science du Hadîth qu'il avait acquise avec brio pendant de longues années.

    le Hijâz: en particuler, la Médine et la Mecque. Il y entendit le Hadîth par les grands sheikhs de la région, notamment de Isma'îl Ibn Uways et Sa'îd Ibn Mansûr.

    le Shâm [actuels Syrie, Liban et Palestine]: Al-Khatîb, Ibn 'Asâkir et As-Sam'ânî ont mentionné le passage de l'Imâm Mouslim par le Shâm. Adh-Dhabî soutient que l'Imâm Mouslim n'a pas appris le hadîth au Shâm en raison du fait que l'Imâm n'a connu qu'un seul savant de Damas, qu'il aurait rencontré non à Damas, mais pendant son pélerinage. Si l'opinion d'Adh-Dhahabî est correcte, l'Imâm Mouslim aurait juste traversé le Shâm sans passer par Damas.

    l'Egypte.

Ses Maîtres

Dans le Recueil des hadîths authentiques de Mouslim, Adh-Dhahabi compte 220 savants du Hadîth dont Mouslim rapporta des narrations fiables.

Citons quelques-uns de ses grands maîtres:
- 'Abd Allâh Ibn Maslamah Al-Qa'nabî.
-
Ahmad Ibn Hanbal.
- le jurisconsulte et Hafidh, Ishâq Ibn Rahaweih.
- le spécialiste du jarh et de la science des hommes du hadîth, Yahyâ Ibn Ma'în.
- Le Hâfidh, Ishâq Ibn Mansûr Al-Kawsaj.
-
Abou Bakr Ibn Abî Shayba.
-
'Abd Allâh Ibn Abd Ar-Rahmân Ad-Dârami
- le Hâfidh, Muhammad Ibn 'Abd Allâh Ibn Numayr.
- le savant 'Abd Ibn Humayd.
- l'Imâm Abou Zur'âh Ar-Râzî, le grand savant du Hadîth de Rayy.

Il rencontra l'Imâm Al-Boukhârî. Ad-Daraqoutni raconte: "Sans Al-Boukhari, Moslim n'aurait rien pu".
Lors d'une séance d'enseignement Ad-Dhuhli fit une remarque au sujet de Al-Boukhari, Moslim se leva et s'en alla, après quoi, Moslim rassembla tout ce qu'il avait écrit d'après lui et le renvoya à son domicile.
 

Ses élèves

Parmi ses disciples les plus remarquables qui ont voyagé pour le rencontrer et s'instruire de sa science, figurent l'Imâm Abou 'خsâ At-Tirmidhî, Yahyâ Ibn Sâ'id, Ibn Khuzayma, Abou Bakr Muhammad Ibn An-Nadir Al-Jârûdî, et d'autres encore.

Ses Ecrits

Parmi les livres qui nous sont parvenus de lui et qui témoignent de la science généreuse de cet homme:
- Al-Kunâ wa Al-Asmâ,
- Tabaqât At-Tabi'în,
- Al-Munfaridât wa Al-Wijdân
- Sahîh Mouslim, le célèbre recueil de hadîths authentiques, Il commença la rédaction de ce livre relativement tôt à Naysabûr, Il avait 29 ans lorsqu'il entamma l'écriture de son Sahîh. Quinze ans plus tard, il mit le point final du livre que nous avons entre les mains.

    On relate qu'il dit au Sujet de Sa Somme de Hadîths authentiques: "J'ai rédigé ce reccueil de hadîths authentiques à partir de 300 000 hadîths transmis oralement".

    Il dit également: "Je n'ai inscrit un seul Hadîth dans ce reccueil sans preuve et je n'ai écarté le moindre Hadîth sans preuve".

    Pendant 15 ans de sa vie, il scruta les 300 000 milles Hadîths auxquels il fait référence pour retenir ceux qui composent son recueil, à savoir des hadîths fiables dont l'authenticité ne fait pas l'ombre d'un doute. Il retint, sans répétition, 3033 hadîths qu'il a organisé en chapitres, puis il a réuni les chapitres en livres. Le noble savant Muhammad Fu'âd 'Abd Al-Bâqî dénombra 54 livres dans le Sahîh. Le premier livre est le livre de la foi (Al-خmân) qui englobe plusieurs chapitres: le chapitre "la religion exige le conseil", chapitre "l'interdiction de l'orgueil", etc... Puis il suivit ce livre par le "livre des menstrues", puis le livre de la prière, et ainsi de suite jusqu'au livre de l'exégèse qui scelle cet précieux ouvrage.

    L'Imâm Mouslim a décidé d'inscrire chaque hadîth dans un seul endroit de son ouvrage, en le citant, avec les diverses voies de narration qu'il agrée selon ses critères d'authenticité et avec les variantes.

    Mouslim a été très méthodique en répertoriant les hadiths en fonction de leurs chapitres et de leur jurisprudence (le fiqh). Pour cela ce sahih est réputé être l'un des rares ouvrages que l'on se réfère souvent.

    En faisant la comparaison entre Sahih Mouslim et Sahih Al-Boukhari, bien que la plupart des hadiths est presque la même, on trouve que celui de Mouslim est plus méthodique que celui de Al-Boukhari, car Mouslim a classé les hadiths selon leurs sujets dans leurs propres chapitres. Tandis qu'on trouve ces hadiths épars chez Al-Boukhari, malgré que le Sahih Al-Boukhari est jugé être plus authentique.

    L'ensemble de la communauté musulmane, savants ou pas, a reçu avec joie cet ouvrage et lui a accordé une place toute privilégiée, semblable à celle de Sahîh Al-Boukhârî. Les savants s'accordent pour le considérer comme Recueil de hadîths authentiques et ils ont dépensé des efforts conséquents pour servir ce livre. De nombreux savants ont composé des commentaires de Sahîh Mouslim. Citons à titre d'exemple, Ikmâl Al-Mu'lim bi Fawâ'idi Mouslim par Al-Qâdî 'Iyâd, Al-Minhâj fî Sharh Sahîh Mouslim Ibn Ak-Hajjâj par l'Imâm An-Nawawî, Ikmâl Al-'Ilm par Muhammad Ibn Khalîfah connu par Al-Ubayy.

    L'intérêt accordé à Sahîh Mouslim motiva l'écriture d'ouvrages traitant des narrateurs de hadîths présents dans ce recueil. Citons par exemple Rijâl Sahîh Mouslim (les hommes de Sahîh Mouslim) pat Ibn Manjaweih Al-Asbahânî, Rijâl Mouslim Ibn al-Hajjâj (les hommes de Mouslim Ibn al-Hajjâj) par Ibn Shirbîn Al-Ansârî, Tasmiyat Rijâl Sahîh Mouslim Alladhîna Infarada bihim 'an Al-Bukhâri (Mention des hommes de Sahîh Mouslim qu'Al-Bukhâri n'a pas cité) par Al-Hâfidh Adh-Dhahabî.

    Des abrégés, ommettant les répétitions et les chaînes de transmission, ont également vu le jour, comme Mukhtasar Sahîh Mouslim (l'Abrégé de Sahîh Mouslim) par l'Imâm Al-Qurtubî, Al-Jâmi' Al-Mu'lim bi Maqâsid Jâmi' Mouslim (La Somme informant des finalités de la Somme de Mouslim) par Al-Mundhirî. Des savants anciens comme Al-Jawzaqî et Al-Baghawî ont réuni Sahîh Mouslim et Sahîh Al-Bukhâri dans un ouvrage. Sheikh Ash-Shinqîtî a écrit Zâd Al-Mouslim fîmâ ittafaqa 'Alayh Al-Bukhârî wa Mouslim, la Subsitance du musulman sur les hadîths agrées par Al-Bukhârî et Mouslim. Sheikh Muhammad Fu'âd Abd Al-Bâqî a composé Al-Lu'lu' wa Al-Marjân fîma ittafaqa 'alayh Ash-Shaykhân.

    L'Imâm An-Nawawî dit dans la Préface de son valeureux Commentaire de Sahîh Mouslim: "[ce livre] lui a préservé une agréable mention et une bonne éloge jusqu'au Jour du Jugement".

    Al-Hâfidh Ibn Salâh affirma: "Par son recueil, Allâh -Que Son Nom soit exalté - l'a élevé comme un astre. Il est devenu ainsi un Imâm, un argument, dont le nom est mentionné en permanence dans les sciences du Hadîth ainsi que d'autres sciences".

Parmi ses livres qui n'ont pas survécu aux aléas des jours: Awlâd As-Sahâba (Les Fils des Compagnons), Al-Ikhwah wa Al-Akhawât (les Frères et les Soeurs), Al-Aqrân (Les Paires), Awhâm Al-Muhadithîn (les Illusions des Muhaddiths), Dhikr Awlâd Al-Husayn (Mention des Fils d'Al-Husayn), Mashâyikh Mâlik (les sheikhs de Mâlik), Mashâyikh Ath-Thawrî (les sheikhs d'Ath-Thawrî), Mashâyikh Shu'bah (les sheikhs de Shu'bah).

Sa mort (261 H ; 57 ans)

Il dépensa son temps entre l'enseignement oral et la composition d'ouvrages si bien que la nuit même de son décès il était préoccupé par une question qui fut évoquée dans son assemblée de science. Il passa alors sa nuit dans la recherche, mais avant la levée du jour, il répondit à l'appel de Son Seigneur dans la soirée du dimanche au mois de Rajab en l'an 261 H (875) à Nichâpour.

Son physique

On dit qu'il était grand de taille, portant une barbe blanche et un turban dont l'extrémité descendait au milieu de ses épaules.

Ses mérites

En voyant cette pouce bénie, son Sheikh Ishâq Ibn Rahaweih vit qu'elle était promise à un grand avenir et s'exclama: "Quel homme sera-t-il lui !".

Son disciple et ami Ahmad Ibn Salamah An-Naysâbûrî disait: "J'ai vu Abou Zur'ah et Abou Hâtim donner la préeminence à Mouslim Ibn Al-Hajjâj par rapport aux autres savants du hadîth de son époque".

Abû 'Abd Ar-Rahmân Ibn Abî Hâtim, un imâm du hadîth, dit de Mouslim: "Il fut un homme de confiance, du nombre des mémorisateurs [Hafidh], maîtrisant le Hadîth".

Son Sheikh Muhammad Ibn Bashshâr le compta parmi les quatre grand mémorisateurs du Hadîth de son temps: "les mémorisateurs (du Hadîth) sur terre sont quatre, dit-il, Abou Zur'ah Ar-Râzî à Rayy, Mouslim à Naysabûr, 'Abd Allâh Ad-Dârimî à Samarqand, Muhammad Ibn Ismâ'îl à Bukhârâ".

Qâdî 'Iyâd a dit: "C'est l'un des des Imâms des musulmans, l'un des mémorisateurs parmi les savants du Hadîth, aux écrits perfectionnés. Plus d'un Imâm parmi les anciens et les contemporains ont fait son éloge. Ils sont unanimes quant à son rang d'Imâm, sa prééminence et l'authenticite de son Hadîth, sa capacité de distinguer le vrai du faux. Ils s'accordent tous à dire que c'est un homme de confiance et acceptent son Hadîth".

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