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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 11:24
Question :

La sunna enseigne-t-elle le fréquent recours au jeûne pendant le mois de Muharram ? Ce mois possède-t-il un mérite particulier par rapport aux autres mois ?

Réponse :

Louanges à Allah

Le mois de Muharram est le premier mois du calendrier arabe et l’un des quatre mois sacrés d’Allah. A ce propos le Très Haut dit : « Le nombre de mois, auprès d' Allah, est de douze (mois), dans la prescription d' Allah, le jour où Il créa les cieux et la terre. Quatre d' entre eux sont sacrés: telle est la religion droite. (Durant ces mois), ne faites pas de tort à vous-mêmes. Combattez les associateurs sans exception, comme ils vous combattent sans exception. Et sachez qu' Allah est avec les pieux.» (Coran, 9 : 36). Al-Boukhari (3167) et Mouslim (1679) ont rapporté d’après Abou Bakrata que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Le temps a repris son cours tel qu’il était quand Allah créa les cieux et la terre : l’année compte douze mois dont quatre mois sacrées ; les trois se succèdent et ont pour nom Dhoul-Qa’ada, Dhoul Hidjdja et Muharram et le quatrième Rajab intercalé entre Djoumadaa et Chabaane.

Il a été rapporté de façon sûre d’après le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) que le jeûne effectué en Muharram est le meilleur après celui du Ramadan. A ce propos, Abou Hourayra (P.A.a) dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le meilleur jeûne après celui du Ramadan est le jeûne effectué pendant le mois d’Allah, Muharram. Et la meilleure prière faite après la prière obligatoire est celle effectuée dans la nuit (rapporté par Mouslim, 1163).

Le fait d’annexer le mois à Allah en disant le mois d’Allah vise à en montrer l’importance. Selon al-Quari, il s’agit de jeûner tout le mois de Muharram. Cependant il a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n’a pas jeûné un mois complet en dehors du Ramadan. Ce qui permet de comprendre que le présent hadith ne vise que de nous inciter à une fréquente pratique du jeûne au mois de Muharram sans aller jusqu’à jeûner tout le mois. Allah le sait mieux.

Islam Q&A
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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 17:03
Question :

Dans nos sociétés, beaucoup de sœurs ont adopté les noms de leur mari sans savoir qu’elles doivent conserver leur propre nom de famille. Doivent-elles obligatoirement reprendre leur nom de jeune fille ou peuvent-elles garder le nom de leur mari ?
Par ailleurs, l’enfant adultérin doit-il porter le nom de famille de son père ou celui de sa mère ? Quelle est la preuve de tout cela ? Puisse Allah vous récompenser par le bien.

Réponse :

Louange à Allah

Il n’est pas permis à personne de s’affilier à un autre que son père. L’imitation des infidèles dans leur pratique qui consiste à donner à la femme mariée le nom de famille de son mari et de supprimer son propre nom est interdit. C’est faux et constitue une insulte à la femme. Celle qui l’a fait doit se repentir à Allah et rétablir la vérité en s’affiliant à son père. Quant à l’enfant naturel, il est affilié à sa mère et non au fornicateur.


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 14:54
Question :

Si vous vous référez au dictionnaire vous saurez que le mot « islam » signifie : soumission totale aux ordres et interdits divins, observance d’un culte sincère voué au Transcendant, acceptation de son information et croyance en Lui. Mais le mot est devenu le nom propre de la religion apportée par Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui).
Pourquoi cette religion a-t-elle été appelé  Islam ?

Réponse :

Louange à Allah

Les diverses religions de la terre portent soit le nom d’une personne soit celui d’un peuple. La nasraniyya (christianisme) tire son nom des Nassara ; le boudhisme porte le nom de son fondateur Boudha. La Zradestiyya est célèbrre sous ce nom parce que fondée par Zradest. Il en est de même du judaïsme apparu au sein d’une tribu dite Yahouda et appelé pour cette raison judaïsme, etc. Seul l’Islam ne porte pas le nom d’une personne ni celui d’une nation. Son nom ne fait que traduire une spécificité qui découle du sens  du mot « islam ». Ce nom indique que cette religion n’a pas été fondée grâce aux soins d’un homme. Il n’appartient pas non plus à une nation à l’exclusion des autres. Son objectif est de parer l’ensemble des occupants de la terre par la qualité que confère l’Islam. Celui qui a acquis cette qualité, à travers les générations, est un musulman, et sera musulmane toute personne qui, dans le futur, s’en parera.


 Extrait de l’ouvrage intitulé : al-islam : ousoulouhou wa mabadi’ou par Dr Muhammad ibn Abd Allah ibn Salih as-Soulayma
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17 novembre 2005 4 17 /11 /novembre /2005 12:50
Question :

Quel est le fondement des classes sociales en Islam ?
Comment se présentent-elles ? Dans quelle mesure existent-elles ?

Réponse :

Louange à Allah

Les sociétés humaines ont connu différents types d’organisation sociale. Certaines ont connu une classe constituée des princes, une autre des soldats, une autre des cultivateurs, et une autre des esclaves. Ceci a donné lieu à beaucoup de pratiques injustes notamment l’esclavage, la domination, l’asservissement et la spoliation des droits des autres.

Quant à la loi d’Allah, elle ne connaît absolument pas cela. Bien au contraire, riches et pauvres, nobles et gens du commun ont tous les mêmes droits. La seule base qui permet d’établir une différenciation entre les gens est celle que mentionne le saint Coran dans la parole du Très Haut : «Ô hommes! Nous vous avons créés d' un mâle et d' une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d' entre vous, auprès d' Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » (Coran, 49 : 13) et la parole du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) : « ô gens ! Votre Maître est un et votre père est un. En vérité, l’arabe n’est pas supérieur au non arabe ni le non arabe à l’arabe ni le rouge au noir ni celui-ci au rouge, si ce n’est grâce à la crainte d’Allah ». (rapporté par l’imam Ahmad, 22391 et cité dans as-silsila as-sahiha, 2700.

Voilà le fondement de l’organisation sociale en Islam. La société qui en résulte est la société humaniste et universelle que l’humanité a toujours essayé sans succès de réaliser. C’est parce qu’elle n’a pas voulu s’engager dans la seule voie droite qu’y conduit, celle tracée par Allah, le Puissant et Majestueux. C’est encore parce que l’humanité ne se range derrière l’unique drapeau rassembleur, celui d’Allah, le Très Haut.

Les gens vivent sur la terre et établissent entre eux différents liens dont chacun a un poids et un attrait dans leur vie ; ils impliquent la parenté, la force, l’argent et les échanges pratiques en termes économiques et autres qui résultent de la communauté basée sur ces liens … La situation des uns est inférieure à celle d’autres et les uns deviennent plus influents que les autres selon les balances en usage sur la terre (critères d’appréciation)… Et puis l’Islam vient dire : «Ô hommes! Nous vous avons créés d' un mâle et d' une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d' entre vous, auprès d' Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur. » (49 : 13). Il entend ainsi faire fi des valeurs qui pesaient lourds dans la vie des gens, et les a remplacées par de nouvelles valeurs fournies par la révélation (divine) qui sont les seules reconnues sur la balance d’Allah, le Puissant et Majestueux. Il s’agit en vérité de la crainte d’Allah, le Très Haut qui se traduit par Son adoration, Lui seul sans rien lui associer ni un enfant ni un égal et se traduit encore par l’obéissance à Ses ordres et l’abandon de Ses interdits dans le but d’obtenir Son agrément et l’accès à Son paradis, et se traduit enfin par la crainte de Son mécontentement et de l’entrer en enfer. Allah voit bien Ses fidèles serviteurs.


Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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7 novembre 2005 1 07 /11 /novembre /2005 00:00

S’il y a eu une distraction dans la prière, il suffit de revenir à notre coeur et de témoigner notre humilité et notre insuffisance envers Dieu pour qu’Il le purifie..

La prière fait un dialogue unilatéral dans lequel un interlocuteur - en l'occurrence le Serviteur - parle et l'autre (Dieu) écoute, ou inversement comme dans l'écoute de la lecture du Coran où c'est Dieu Qui parle et le serviteur écoute.

 Un savant a dit : « Si tu veux parler avec Dieu, fais la prière. Et si tu veux que Dieu te parle, lis le Coran ».

 La concentration dépend du degré de la foi et de l’amour de Dieu : il faut aussi apprendre à prier. C’est une tâche difficile car relève de l’éducation du c½ur. L’imam Ghazali dit : « Enlever du c½ur l'amour du monde d’ici-bas est une tâche difficile et l'effacer intégralement est une chose rare. Aussi, il convient de s'y exercer dans la mesure du possible, et finalement, c'est Dieu qui accorde le succès et l'assistance ».

 Ceci ne s'accomplit pas aisément, mais une simple tentative dans cette direction aura son utilité.

A l’époque du Prophète BSSL, la prière était une transmission vivante, par laquelle les compagnons apprenaient aussi bien les règles gestuelles que la spiritualité. C’est dans la prière que l’on jauge notre spiritualité et notre attachement à Dieu. L’Amour et l’humilité (éprouver le sentiment d'un manque spirituel à combler et avoir la conscience du caractère vil de l’âme) qui y puise, atteint le summum de la concentration.

 Quelques conseils pour la concentration:

 - Il faut apprendre à se prédisposer afin de recevoir la Présence divine : la propreté des vêtements et des lieux, le calme et l’ambiance spirituelle, ne pas prier alors que le c½ur est occupé par quelque chose qui pourrait déconcentrer (prier alors que le repas est servi, besoin d’aller aux toilettes, une marmite au feu, avoir très soif ou très faim..). Cela signifie que le c½ur doit se vider de toute autre préoccupation et s'élever au-dessus des considérations purement matérielles.

 - Prendre le temps de toute chose relative à la prière et ne pas se précipiter : bien perfectionner les ablutions, faire le dou’a des ablutions.., accomplir des prières surérogatoires avant la prière obligatoire. Prendre le temps de s'incliner, de se prosterner, que les membres se reposent. Prier lentement, en réfléchissant à ce que l'on récite (en utilisant le Tajweed). Penser qu'on est devant Dieu et qu’Il est entrain de nous regarder. Le mot salat (prière) en arabe est un dérivé du mot sila qui veut dire relation. Savoir qu’en cas d’absence du c½ur, le but recherché par les invocations n’est pas atteint car la langue n’exprime pas ce qu’il y a dans le coeur.

 - Demander à Dieu de nous donner de la concentration dans cette prière. Connaitre la majesté et la grandeur de Dieu et se rappeler les péchés antérieurspour avoir la pudeur vis-à-vis de Dieu, la crainte et l’espérance de son Pardon. Les implorations dans la prière font sortir la personne de ses occupations terrestres pour le mettre en relation et en contact avec le Créateur. Beaucoup d’implorations et voilà la concentration qui revient.

- Prendre conscience de l'appartenance de l'univers, dans sa totalité, à Dieu et réfléchir sur la Toute-Puissance divine et à Son Pouvoir absolu et c'est là un acquis spirituel de taille.

 - La prière suppose un effort et une lutte contre nous mêmes et contre les ruses du Satan. Si des insufflations sataniques envahissent le coeur :

 Il faut donc chercher refuge auprès de Dieu et souffler une brume à gauche trois fois en disant : « Ahouzou bilahi mina chaytani radjim» « Je cherche refuge auprès de Dieu contre Satan le lapidé », ou bien : "Ahouzou bilahi mina chaytani radjim min hamzihi wa nafkhihi wa nafthihi" .

 Il est dit dans le coran : « Puisque Tu m'as mis en erreur, dit [Satan], je m'assoirai pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants » (sourate7/versets 16-17)

 On rapporte qu’un des compagnons ‘Outhman Ibnou Abi Al ‘As (radiya lahou 'anhou), est venu se plaindre auprès du Prophète (BSSL ) et il lui dit « Le Satan vient entre moi et ma prière et me cause des problèmes avec ma récitation ». Le Messager de Dieu (BSSL) a dit : « C'est un Satan appelé Khinzab, ainsi si vous sentez sa présence, cherchez le refuge auprès de Dieu et soufflez une brume à votre gauche trois fois. » Il a dit : « J'ai appliqué ce conseil et Dieu m'a débarrassé de lui »

 - Ne pas se précipiter après la prière, mais rester assis pour faire du Dhikr ou des prières surérogatoires.

 -La difficulté principale dans l’exercice de la prière est notre manque de foi : La concentration dans la prière dépend du Wird, et donc le programme spirituel que le musulman accomplit chaque jour pour s’élever spirituellement : (la prière de la nuit, lecture du Coran, Dhikr (lailaha illallah, salutations et bénédictions sur le Prophète, demande du pardon…). La prière collective dans les mosquées est d'une grande aide quand elle est faite dans une atmosphère de respect et de quiétude. Ainsi, en persévérant dans le Wird, nous pouvons acquérir l'habitude d'une présence quotidienne avec Dieu. Essayer de se lever la nuit un peu avant le fajr pour faire la prière de nuit. Cette prière aide énormément à avoir la présence dans la prière.. Une séance de Dhikr est d’une très grande utilité car elle a pour objectif la pureté du c½ur afin qu’il soit réceptif à la lumière divine dans la prière.

 - Durant la prière, en nous dirigeant vers la Kaaba, on ressent le flux des prières de tous les musulmans à travers le monde qui convergent, en permanence, vers La Mecque : du fait des décalages horaires, les cinq prières par jour deviennent multitude. On perçoit alors l’unité de la communauté musulmane et, au-delà, de la communauté humaine.

 - Lecture des histoires du Prophète, de ses compagnons et de nos prédécesseurs pieux, savoir comment étaient leurs états pendant la prière. Dans ce sens, il convient de se procurer des livres qui traitent de la spiritualité tels que le livre de Ghazali intitulé "la revivification des sciences de religion". En effet, c'est très important de savoir comment on est très devancé dans ce domaine.

 - Fréquenter les assises de foi et de science, et assister à des conférences qui parlent de la spiritualité.

- La concentration dans la prière est le projet de la vie. Si nous prenons conscience de la valeur de la concentration, nous désirons ardemment la pratiquer chaque jour. C’est pourquoi le Prophète BSSL demandait à Bilal de faire l’appel à la prière afin qu’il soit soulagé par la prière "Ô Bilâl repose nous par l'appel à la prière".

Dr.Eouazzani

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5 novembre 2005 6 05 /11 /novembre /2005 00:00

 Question:

 Existe -t-il une preuve sur l’incapacité de Muhammad de lire et d ’ecrire?

Réponse :

Louange à Allah . 

          Allah le très Haut: «Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu' ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. Ceux qui croiront en lui, le soutiendront, lui porteront secours et suivront la lumière descendue avec lui; ceux-là seront les gagnants. » (Coran,7:157) . Al-Qurtoubi (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit dans son commentaire de ce verset: «  A propos du terme « illettré », Ibn Abbas a dit: votre prophète (bénédiction et salut soient sur lui) fut analphabète ne sachant ni lire ni ecrire ni calculer...Allah le Très haut a dit :  « Et avant cela, tu ne récitais aucun livre et tu n' en écrivais aucun de ta main droite. Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes.» (Coran,29:48).Ibn Kathir (puisse Allah lui accorder Sa miséricorde)dit dans son commentaire du même verset: «  tu avais vécu long temps au sein de ton peuple avant la révélation du Coran et tout le monde savait que tu ne pouvais ni lire ni ecrire.Ce qui rejoint ta description que les livres antérieurs font de lui d’après ces propos du Très Haut : « Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu' ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable» (Coran,7:157).Voilà ce qu’ a toujours été le Messager d’Allah et ce qui sera retenu de lui jusqu’au jour de la Résurrection: un illettré qui n’a su rien ecrire, même pas une seule lettre.C’est pourquoi il avait à ses côtés des scribes qui lui ecrivaient la Révélation et ses messages aux régions.Allah le Très Haut dit:  « tu ne récitais... » c’est-à-dire tu ne lisais aucue livre avant le Coran et n’ecrivais rien de ta propre main » et les propos du Très Haut: « Sinon, ceux qui nient la vérité auraient eu des doutes » qui signifient : autrement les ignorants auraient dit: il a appris ce qu’il dit des livres apportés par les prophètes antérieurs » , ils auraient tenu de tels propos malgré leur connaissance de son incapacité d’ecrire. »   « Et ils disent: "Ce sont des contes d' anciens qu' il se fait écrire! On les lui dicte matin et soir!" » (Coran,25:5 ) . Le Puissant , le Majestueux dit: « C' est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu' ils étaient auparavant dans un égarement évident,» (Coran,62 :2).Al-Qurtoubi (puisse Allah lui accorder sa miséricorde) dit dans son commentaire de ce verset: les illettrés sont ceux qui ne savent pas  ecrire,ce qui était le cas de Quraayche.Mansour a rapporté qu’Ibrahim a dit: « L’illettré ( oummiy) est celui qui ne sait ni lire ni ecrire. » « Un messager issu d’eux-mêmes » C’est-à-dire Muhammad (bénédiction et salut soient sur lui) Il était un illettré qui n’avait jamis lu un livre et n’avait rien appris.Al-Mawardi dit: si on pose la question de savoir quel est le bien qu’on aurait fait ( à l’humanité) en lui envoyant un prophète illettré? On peut  y répondre de trois manières: d’abord la confirmation des bonnes nouvelles annoncées par les prophètes antérieurs. Ensuite la démonstration de la ressemblacne entre sa situation et la leure, ce qui a beaucoup facilité la concordance des messages.Enfin l’éloignement de lui tout soupçon d’avoir puisé ses enseignements dans des livres qu’il aurait lus et une sagesse dont il se serait inspiré, le tout étant une preuve de son inimitabilité et de la véracité de sa prophétie.  (Citation réssumée des propos d’al-Qurtoubi (puisse Allah lui accorder sa miséricorde).


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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4 novembre 2005 5 04 /11 /novembre /2005 00:00

 

 

 Le jeûne de six jours de Shawwal après le jeûne obligatoire de Ramadan est une sunna désirable mais pas une obligation. Recommandé, ce jeûne possède un mérite immense et génère une grande récompense dans la mesure où celui qui le jeûne verra inscrit à son profit la récompense du jeûne d’une année entière d’après un hadith authentique du Prophète rapporté par Abou Ayyoub selon lequel le Messager d’Allah a dit :

« Quiconque jeûne le Ramadan et le fait suivre par le jeûne de six jours de Shawwal est comme quelqu’un qui a jeûné tout le temps » [ Rapporté par Mouslim, Abou Dawoud, at-Tarmidhi, An-Nassaï et Ibn Madja ].

 

Le Prophète a expliqué le hadith précédent en ces termes : « Celui qui jeûne six jours après la rupture du jeûne de Ramadan a complété l’année : «  Quiconque accomplit un bienfait le verra multiplier par dix ».

 Une autre version dit : «  Allah multiplie les bienfaits par dix : 1 mois = 10 mois et 6 jours = 60 jours [2 mois] = 12 mois. Voilà une année complète » [rapporté par an-Nassaï et Ibn Madia et cité dans Sahih at-Targhib wa at-Tarhib; 1/421 et rapporté par Ibn Khouzayma en ces termes ] : « Le jeûne du mois de Ramadan vaut 10 mois et le jeûne des six jours 2 mois, ce qui constitue une année complète ». Des jurisconsultes des écoles hanbalites et shafiites ont déclaré que le jeûne des six jours à l’issue de Ramadan vaut une année de jeûne obligatoire.  Pour ce qui est de la multiplication de la récompense, elle est généralisée et s’applique à tout jeûne surérogatoire. En effet, le bienfait est récompensé au décuple.

Parmi les importants avantages du jeûne des six jours de Shawwal figure la compensation des lacunes du jeûne obligatoire. En effet, le jeûneur ne peut pas échapper à la négligence et au péché qui pourraient avoir une incidence négative sur son jeûne. Au jour de la Résurrection, on utilisera les actions surérogatoires pour combler les lacunes constatées dans les pratiques obligatoires. C’est à ce propos que le Prophète dit :

« La première chose au sujet de laquelle on fera subir un règlement de compte aux gens sera la prière... Notre Maître Puissant et Majestueux dira à Ses anges - alors qu’Il en sait plus qu’eux - : «  Examinez les prières de mes serviteurs pour savoir s’il les a faites de façon complète ou incomplète ». Si elles s’avèrent complètes, elles seront enregistrées telles quelle. Si elles s’avèrent incomplètes, le Maître dira : «  Regardez si mon serviteur a accompli des oeuvres surérogatoires. Si tel est le  cas, utilisez-les pour compléter ses oeuvres obligatoires ». Voilà comment les oeuvres seront traitées ».  [Rapporté par Abou Dawoud].

 

 

La succession des jours est-elle nécessaire dans le jeûne des six jours de Shawwal

La succession des jours n’est pas une condition de validité du jeûne.

Peu importe qu’on les jeûne réunis ou dispersés.
Il est toutefois préférable de s’empresser à le faire conformément aux propos du Très Haut :

Empressez-vous à la bienfaisance 

Empressez-vous à chercher le pardon de votre Maître 

Et Moïse a dit :    Maître, je me suis dépêché auprès de Toi pour que Tu sois satisfait 

Par ailleurs, le retardement comporte des inconvénients. Les Shefiites et certains Hanbalites soutiennent la nécessité de s’empresser à accomplir ce jeûne. Mais il ny a aucun mal à ne pas s’y empresser. Car on peut le retarder au milieu ou à la fin du mois.

An-Nawawi   a dit :

« Nos condisciples disent qu’il est désirable de jeûner six jours de Shawwal à cause de ce hadith. Il est préférable de les jeûner successivement dès le début du mois. Mais il est permis de les répartir sur les jours du mois, voire de les retarder au-delà du mois. L’intéressé ne sen serait pas moins conformé à la Sunna, compte tenu de la généralité des termes du hadith. Ceci ne fait l’objet d’aucune divergence de vues chez nous. C’est aussi lavis d’Ahmad et Dawoud ».  Al-Madjmou Sharh al-Mouhadhdhab.

 

 

Faut-il que la femme commence par le rattrapage des jours du Ramadan quelle a ratés à cause des règles menstruelles puis procède au jeûne des six jours ?

Si elle veut bénéficier de la récompense citée dans le hadith ou le Prophète dit : « Quiconque jeûne le mois de Ramadan et le fait suivre par le jeûne de six jours de Shawwal est comme quelq’uun qui a jeûné tout le temps »   [ rapporté par Mouslim, n° 1984 ]

Elle doit terminer le jeûne du Ramadan d’abord puis le fait suivre du jeûne de six jours de Shawwal afin que le hadith puisse s’appliquer à elle et quelle jouisse de la récompense mentionnée.  Quant au report du rattrapage du jeûne de Ramadan au moment où elle sera en mesure de l’effectuer avant le Ramadan suivant, il est bien permis.

 

 

Le jeûne des six jours doit-il avoir lieu immédiatement après la fête de fin de Ramadan ou plusieurs jours après, pourvu d’observer la succession des jours dans le mois de Shawwal ?

Il n’est pas obligatoire d’engager le jeûne immédiatement après la fête. Car il peut le commencer un ou plusieurs jours après la fête. Il peut aussi jeûner des jours successifs ou séparés dans le mois de Shawwal en fonction de ses possibilités. L’affaire est souple parce qu’elle ne revêt pas un caractère obligatoire mais elle reste facultative.

 

C’est Allah   qui nous assiste.

 

Sheikh  Mouhamed Saleh el Mounajeed

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29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 00:00
Question :

Je voudrais connaître l’enseignement du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) à propos de la retraite pieuse.

Réponse :

Louanges à Allah

Son enseignement à cet égard était le plus parfait et le plus facile. Il a d’abord pratiqué cette retraite au cours des dix premières nuits du mois puis au cours de la deuxième décade dans le but de tomber sur la nuit du Destin. Et puis il a constaté que celle-ci se trouvait dans les dix dernières nuits. Depuis lors, il situait sa retraite dans cette période jusqu’à sa rencontre avec son Maître Puissant et Majestueux. Une fois, il a omis de pratiquer la retraite au cours des dix dernières nuits et l’a rattrapée au cours des dix premières nuits de Shawwal. (rapporté par Mouslim et par al-Boukhari).

Lors de l’année de sa mort, il effectua une retraite de 20 jours. (rapporté par al-Boukhari, 2040).

On dit en guise d’explication de cette donnée (exceptionnelle) que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) savait que sa vie allait atteindre son terme et, pour cela, il voulait multiplier les bonnes œuvres afin de montrer aux membres de sa communauté ce qu’il faut faire vers la fin de leur existence pour rencontrer Allah dans les meilleures conditions. On dit (aussi) que c’était parce que Gabriel l’écoutait réciter le Coran une fois pendant chaque Ramadan et que lors de l’année de sa mort, Gabriel lui a fait répéter la récitation deux fois. D’où lui serait venue l’idée de doubler la durée de sa retraite.

Une autre explication plus solide est qu’il doubla la durée de sa retraite cette année là parce qu’il était en voyage l’année précédente. Ceci s’atteste dans un hadith rapporté par an-Nassaï (auteur de la présente version) et par Abou Dawoud et déclaré authentique par Ibn Hibban et d’autres d’après Ubay Ibn Kaab selon lequel : « le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) effectuait une retraite pieuse au cours des dix dernières nuits du Ramadan… Une fois, il voyagea et ne put observer la retraite. Au cours de l’année suivante, il effectua une retraire de 20 nuits .» Extrait de Fateh al-Bari.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) se faisait installer un abri semblable à une tente dans l’enceinte de la mosquée et il s’y isolait  et s’orientait exclusivement vers son Maître Béni et Très Haut et restait ainsi jusqu’au terme de sa retraite.

Une fois, il effectua la retraite dans une tente turque (petite) et installa une natte à sa porte pour s’en servir de rideau ». (rapporté par Mouslim).

Dans Zad al-maad (2/90) Ibn al-Qayyim dit : « Tout ceci vise à effectuer la retraite pleinement, à la différence des ignorants qui transforment leur lieu de retraite en une assemblée de visiteurs où l’on se dispute la parole. Ce qui n’a rien à voir avec la retraite pieuse telle que pratiquée par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) restait à la mosquée et ne la quittait que pour aller satisfaire ses besoins humains. À ce propos Aïcha (P.A.a) dit : « Quand il effectuait la retraite pieuse, il ne revenait à la maison que pour satisfaire ses besoins humains ». (rapporté par Al-Boukhari, 2029 et par Mouslim (297). Une version de Mouslim précise « sauf pour les besoins humains ». c’est-à-dire l’urine et la défection selon az-Zuhri.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) veillait à rester propre. C’est pourquoi il sortait sa tête vers la chambre d’Aïcha pour qu’elle la lui lavât et peignât. Al-Boukhari (2028) et Mouslim (297) ont rapporté d’après Aïcha (P.A.a) : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) tendait sa tête vers moi tout en s’étant retiré dans la mosquée. Et je la lui peignais, bien qu’ayant mes règles ». Une version d’al-Boukhari et Mouslim dit : « Je la lui lavais ».

L’expression « tardjil ash-Shaar » signifie peigner. Al-Hafiz a dit : « Le hadith indique qu’il est permis de se nettoyer, de se parfumer, de se laver, de se raser et de s’entretenir le corps. La majeure partie des ulémas pense que seuls les actes réprouvés dans une mosquée le restent pendant la retraite pieuse ».

Quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pratiquait la retraite pieuse, il ne se rendait plus au chevet des malades et n’assistait plus aux enterrements. C’était parce qu’il devait concentrer son attention sur ses entretiens avec Allah Très Haut et veiller à la réalisation de l’objectif de la retraite qui est de s’isoler des gens pour s’orienter résolument vers Allah Très Haut. Aïcha a dit : « La Sunna veut que celui qui effectue la retraite pieuse ne se rende pas au chevet d’un malade, ne participe pas à un enterrement, ne caresse pas une femme et ne couche pas avec elle et ne quitte pas sa place que pour une nécessité absolue. (rapporté par Abou Dawoud, 2473 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Abou Dawoud).

Dans Nayl al-awtar, Chawkani dit : « L’expression ne caresse pas une femme  signifie: ne couche pas avec une elle ».

Certaines de ses épouses lui rendaient visite pendant sa retraite .Quand l’une d’elle le quittait, il la raccompagnait. Cela se passait dans la nuit. À ce propos, Safiyya, l’une de ses épouses raconta qu’elle était allée lui rendre visite pendant la retraite pieuse qu’il effectuait dans la mosquée au cours des dix dernières nuits du Ramadan. Et elle était restée avec lui pour un certain temps. Et quand elle voulait rentrer chez elle, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) la raccompagna » (rapporté par al-Boukhari, (2035) et par Mouslim (2175).

En somme, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pratiquait la retraite pieuse avec facilité et en l’absence de tout excès de rigueur. Tout son temps était consacré au rappel d’Allah le Très Haut et à l’accomplissement des actes d’obéissance dans le cadre de la recherche de la nuit du Destin.

Voir Zad al-maad d’Ibn al-Qayyim, 2/90 ; al-i’itikaf nadhra tarbawiyya par Dr Abd Latif Balto


Islam Q&A
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21 octobre 2005 5 21 /10 /octobre /2005 00:00
Le vendredi 21 octobre 2005 par Sheikh `Atiyyah Saqr

Question

Je ne porte pas le voile, mais j’accomplis le jeûne.
Dieu acceptera-t-il ma prière et mon jeûne ?

Réponse de Sheikh `Atiyyah Saqr

Si le culte remplit les critères de validité et qu’il est voué à Dieu,
on peut espérer qu’il sera accepté, mais il ne convient guère d’affirmer
qu’il le sera car seul Dieu en décide, Lui Qui dit :
« Allâh n’accepte que de la part des pieux » [1]. Le terme pieux désigne
vraisemblablement les croyants pieux et non pas les polythéistes car ce
passage
fait partie du récit de Caïn et Abel. Les pieux parmi les croyants sont
ceux qui ne désobéissent pas à Dieu et, lorsqu’ils commettent un péché,
ils s’empressent de se repentir. Leurs œuvres pies sont acceptées,
comme Dieu nous en a informés, et ce, par bonté de Sa part,
et non pas par quelque obligation qui Lui incomberait.
Les pieux, pour leur part, jouissent des degrés supérieurs de l’acceptation
divine.

Quant aux croyants qui désobéissent à Dieu,
Dieu ne les prive pas de l’acceptation de leurs œuvres pies en vertu de Sa
Parole
— Exalté soit-Il — :
« Quant à ceux qui croient et accomplissent des œuvres pies,
Nous ne perdons pas la rétribution de ceux qui accomplissent de bonnes
œuvres. » [2]
et, en même temps, Dieu — Exalté soit-Il — les châtie pour leurs péchés
en vertu de Sa Parole : « Quiconque accomplit le bien, fût-ce le poids d’une
fourmi,
le verra, et quiconque accomplit le mal, fût-ce le poids d’une fourmi, le
verra. » [3]

La femme qui prie et jeûne correctement, de manière totalement dévouée à
Dieu,
on espère que son œuvre sera acceptée. Elle encourt néanmoins
le châtiment divin pour le fait d’ôter son voile, car cela est un péché.
S’il est vrai que Dieu — Exalté soit-Il — dit :
« Les bonnes œuvres effacent les mauvaises » [4],
Il est le seul à connaître le poids du péché et à juger
si l’œuvre pie suffit à l’effacer complètement. Cette appréciation est
laissée à Sa discrétion
— Exalté soit-Il —.

Il ne convient pas que le croyant se repose sur le pardon divin,
tout en arrachant de son cœur tout sens de la crainte de Dieu,
afin de ne pas s’enfoncer dans la transgression. Il lui incombe, au
contraire,
de s’empresser de demander pardon et de se repentir lorsqu’il commet un
péché,
afin que Dieu lui accorde Son pardon. Le Très-Haut dit en effet :
« Et Je suis Grand Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne
œuvre,
puis se met sur le bon chemin. » [5] Le hadith rapporté par At-Tirmidhi dit
aussi :
« Crains Dieu où que tu sois. Fais suivre la mauvaise œuvre par une bonne
œuvre,
elle l’effacera. Et que ton comportement soit bon avec les gens. »

Je voudrais souligner que la personne qui se rebelle contre
le port du voile ne craint pas Dieu ; elle n’accorde pas la moindre
importance
à Ses commandements et n’a pas peur de Son châtiment.
Si une telle personne prie et jeûne, craindrait-elle Dieu si elle ne priait
pas et ne jeûnait pas ?
Si sa prière et son jeûne étaient accompagnées de cette crainte
indispensable
pour leur acceptation, cette crainte aurait un impact sur son comportement
et ferait que cette personne respecterait le commandement de porter le
voile.
Sa rébellion contre le voile est un indice portant à croire
qu’elle prie et jeûne sans crainte de Dieu, auquel cas Dieu n’accepte
ni sa prière ni son jeûne.

Le Très-Haut dit :
« Et accomplis la prière car la prière interdit les turpitudes et le
blâmable. » [6]
La tradition enseigne : « Celui dont la prière ne lui interdit pas les
turpitudes
et le blâmable ne fait que s’éloigner de Dieu. »
Cette tradition fut narrée avec l’omission du premier narrateur (hadîth
mursal)
de la part d’Al-Hasan, selon une chaîne de transmission authentique.
Elle fut également rapportée par At-Tabarâni et par Ibn Mardaweih
dans son exégèse selon une chaîne de transmission molle (layyin).
At-Tabarânî en rapporta une variante selon Ibn Mas`ûd :
« Celui dont la prière ne lui enjoint pas le bien et ne lui interdit pas le
blâmable
ne fait que s’éloigner de Dieu. » selon une chaîne de transmission
authentique. [7]
On rapporta également dans un hadith authentique que l’on parla au Messager
de Dieu
— paix et bénédictions sur lui — d’une femme qui priait et jeûnait souvent
mais qui agressait verbalement ses voisins ; il dit qu’il n’y avait aucun
bien
en elle et que sa place était en enfer.

En somme, il faut retenir que la droiture du comportement est un indice
de l’acceptation de l’œuvre, sachant que l’acceptation de l’œuvre et sa
correction
sont deux choses différentes. La prière peut être accomplie correctement
au plan de ses piliers et de ses conditions sans être acceptée par Dieu
et sans qu’on puisse affirmée qu’elle est invalide.
Il n’y a pas en définitive de lien entre la validité et l’acceptation.
Le hadith nous enseigne aussi que :
« L’homme s’en va de sa prière sans en avoir profité du dixième,
du neuvième, du huitième, du septième, du sixième, du quart,
du tiers ou de la moitié. » [8]

Malgré tout ce qui vient d’être dit, nous ne devons pas oublier la Parole de
Dieu
— Exalté soit-Il — : « Certes Allâh ne pardonne pas qu’on Lui donne
quelqu’associé.
À part cela, Il pardonne à qui Il veut. » [9]
Mais cela ne doit pas être un prétexte pour se reposer entièrement
sur la volonté divine car il y a une probabilité que Dieu ne veuille pas
pardonner.
Il ne convient pas non plus de se reposer sur la Parole du Très-Haut :
« D’autres ont reconnu leurs péchés, ils ont mêlé de bonnes actions
à d’autres mauvaises. Il se peut qu’Allah accueille leur repentir.
Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » [10]
Nous devons au contraire nous empresser de nous repentir dans l’espoir
que Dieu nous accorde une fin favorable.

Traduit de l’arabe du site islamonline.net.

http://www.islamophile.org/spip/article1290.html
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17 octobre 2005 1 17 /10 /octobre /2005 00:00
Question :


- quelqu’un a entendu une personne dire : « si tu avais fais ceci, tu n’aurais pas subi cela ».
- quelqu’un qui écoutait la conversation dit : « l’usage de ce mot (law) a été interdit par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) car il peut entraîner son auteur vers la mécréance.
- Un autre dit : « Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit à propos du récit relatif à la rencontre entre Moïse et Khidr : « Puisse Allah accorder Sa miséricorde à Moïse ! Si seulement (law) il avait su rester patient jusqu’à ce qu’Allah eût raconté leur affaire.
- Le deuxième intervenant a utilisé comme argument la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) « le croyant fort est plus aimé de Dieu que le croyant faible (…) « law » ouvre (le terrain) pour l’action de Satan ».
Est-ce que ce dernier hadith abroge le premier ou pas ?

Réponse :

Louange à Allah

Tout ce qu’Allah et son messager ont dit est vrai. En effet, « law » s’emploie de deux manières. Dans la première, elle exprime tristesse et chagrin inspirés par le déroulement du destin. Voilà ce qui est interdit en vertu de la parole du Très Haut : «ô les croyants! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre "S' ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n' auraient pas été tués . » (Coran, 3 :156 ). Voilà ce qu’interdit le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) quand il a dit : « Si une chose (malheureuse) t’atteint ne dis pas : « Si seulement, j’avais fait ceci on cela ». mais dis : « Allah a décrété et fait ce qu’Il a voulu. C’est-à-dire que cela inspire tristesse et chagrin, et cause nuisance et n’apporte rien d’utile. Bien au contraire, sache que ce qui t’atteint n’aurait pu te rater et ce qui t’a épargné n’aurait pu t’atteindre comme le dit le Très Haut : «Nul malheur n' atteint (l' homme) que par la permission d' Allah. Et quiconque croit en Allah, (Allah) guide son cœur. Allah est Omniscient. » (Coran, 64 :11 ). Ils (les exégètes) disent que ce verset concerne l’homme qu’un malheur atteint et qui reste satisfait et soumis parce que sachant que cela provient d’Allah.

La deuxième manière consiste à employer « law » pour enseigner un savoir utile. C’est le cas dans ce verset : «S' il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres qu' Allah, tous deux seraient certes dans le désordre.» (Coran, 22 :22 ) ou pour expliquer (l’importance) d’aimer le bien et le vouloir. Ce qui est le cas dans des propos comme : « Si je disposais d’une fortune égale à celle d’Un tel, je ferais comme lui ». Ceci est bien permis. Les propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Si seulement Moïse avait su être patient pour qu’Allah nous eût raconté leur affaire » relève de ce chapitre. C’est comme la parole du Très Haut : « ils souhaitent que tu adoucisses (ta position à leur égard) afin qu’ils puissent en faire de même. En effet, notre Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a aimé qu’Allah eût raconté l’intégralité du récit. Il n’a donc employé « law » que pour exprimer son amour pour la patience qui l’aurait entraîné. Il a fait connaître ce qui est utile, mais n’entendait pas exprimé la tristesse ou le chagrin et ne voulait surtout pas manquer au devoir de rester ferme devant le destin. Allah le sait mieux.



Madjmou fatawa al-koubra d’Ibn Taymiyya, 1033.
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