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14 octobre 2005 5 14 /10 /octobre /2005 00:00
Question :

Question : S’il est vrai que le nombre de rak’a le plus recommandable est 11 et qu’on prie dans une mosquée dont l’imam en fait 21, peut on quitter la mosquée après le 10e rak’a, ou est-il préférable d’attendre la fin de la 21e ?

Réponse :

Réponse

Louange à Allah

Il est préférable de terminer la prière avec l’imam, même s’il dépasse les 11 rak’a , compte tenu de la généralité des propos du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Quiconque prie avec l’imam jusqu’à ce qu’il achève ( sa prière) verra inscrit en sa faveur ( la récompense des prières) d’une nuit entière. » (rapporté par Nassaï et d’autres) Voir les Sunan de Nassaï : chapitre : les prières nocturnes de Ramadan.A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit également : « Les prières nocturnes se font par unité de deux rak’a chacune .Et quand on craint l’entrée du temps de la prière du matin, on les clôture par une seule rak’a. » (rapporté par les sept, mais la présente version est celle de Nassaï)Cela dit,il n’ y a aucun doute que l’observance de la Sunna est préférable et plus apte à générer une récompense, pourvu que la pratique soit prolongée et améliorée.

Mais il s’agit de choisir entre l’abandon de l’imam puisqu’il aurait dépassé le nombre normal et rester avec lui pour manifester l’approbation du dépassement. Il est préférable, dans ce cas, d’accompagner l’imam , compte tenu des hadith précités , tout en lui conseillant de se conformer à la Sunna.


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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6 octobre 2005 4 06 /10 /octobre /2005 00:00
Question :

Premièrement, je vous félicite de l’arrivée du mois sacré de Ramadan et souhaite qu’Allah agrée notre jeûne et nos prières surérogatoires. J’espère pouvoir profiter de cette occasion pour faire ce que je peux en matière de pratique cultuelle et d’acquisition de récompense. J’espère que vous nous proposiez ma famille et moi-même un agenda approprié d’activités afin de nous permettre de profiter du mois pour faire du bien et pour obéir à Allah.

Réponse :

Louanges à Allah

Puisse Allah agréer les bonnes œuvres et paroles de tous. Puisse-t-Il nous inspirer la sincérité dans nos comportements apparents et cachés. Voici un agenda à proposer au musulman pour passer ce mois sacré :

-       la journée du musulman pendant le Ramadan. Le musulman débute sa journée par la prise du repas de l’aube avant la prière prévue à cette heure. Il est préférable qu’il retarde ledit repas jusqu’à la limite du temps qui lui est consacré. Ensuite, il se prépare à l’accomplissement de la prière avant même que l’appel à celle-ci soit lancé. Pour ce faire, il fait ses ablutions chez lui et part pour la mosquée avant le lancement de l’appel à la prière.

Arrivé à la mosquée, il effectue deux rak’a en guise de salutations à la mosquée. Après quoi il s’assoit, se met à invoquer (Allah) ou à lire le Coran ou à faire du dhikr jusqu’à ce que le muezzin lance son appel Puis il dit ce que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) disait à la suite de la fin de l’appel. Ensuite il effectue deux rak’a (celles introduisant le fadjr). Et puis il reprend dhikr, invocations et lecture du Coran jusqu’à la célébration de la prière, étant entendu qu’il est censé être en prière aussi longtemps qu’il attend la prière.

Après l’accomplissement de la prière collective, il se livre aux invocations à réciter après la prière. Cela fait, il peut attendre dans la mosquée le lever du soleil tout en s’occupant de préférence de dhikr et de la lecture du Coran, comme le faisait le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) après la prière de l’aube.

Un quart d’heures après le lever du soleil, il peut procéder à la prière de l’aurore consistant au minimum à deux rak’a. Il peut aussi retarder cette prière à l’heure préférable ; quand le soleil s’est élevé et a commencé à dégager une chaleur intense. C’est mieux.

Et puis s’il préfère dormir un peu de temps avant de se préparer à aller au travail, qu’il le fasse avec l’intention de recouvrer ses forces pour mieux se livrer à la dévotion et à l’acquisition de la substance de manière à être récompensé, s’il plaît à Allah le Très Haut. Qu’il veille à l’application des règles religieuses régissant le sommeil.

Ensuite, qu’il aille au travail. Quand arrive l’heure de la prière du zuhr, qu’il se rende très tôt à la mosquée. Qu’il soit prêt pour la prière avant d’y aller. Une fois sur place, qu’il effectue quatre rak’a constituant deux prières séparées (les deux petites prières surérogatoires prévues avant le zuhr). Et puis qu’il s’occupe de la lecture du Coran jusqu’au début de la prière. Elle effectue celle-ci avec les autres. Puis il fait une petite prière de deux rak’a (celle qui suit normalement le zuhr).

Une fois le zuhr achevé, il retourne à son travail et le poursuit jusqu’à la fin de sa journée. S’il quitte son lieu de travail bien avant l’heure de la prière d’asr et s’il a le temps de se reposer, qu’il le fasse. S’il ne reste pas assez de temps et s’il craint de rater la prière d’asr, qu’il se trouve une occupation appropriée en attendant l’heure de la prière d’asr ; il peut, par exemple, aller au marché, histoire de faire des achats pour sa famille etc. ou se rendre directement à la mosquée dès la fin de son travail et rester sur place jusqu’à la prière d’asr.

Une fois la prière d’asr accomplie, on peut soit rester dans la mosquée et se livrer à la lecture du Coran, ce qui constitue une énorme source de profits (spirituels), soit aller se reposer pour mieux se préparer aux prières nocturnes surérogatoires ( si on se rend fatigués).

On se prépare avant le lancement de l’appel à la prière du maghrib à la rupture du jeûne. Que l’on s’occupe pendant ces instants de quelque chose d’utile comme la lecture du Coran, l’invocation, une conversation intéressante avec les membres de la famille...

Une des meilleures manières de passer ce temps consiste dans la distribution de nourritures aux jeûneurs. Ce geste procure un plaisir qui ne peut être justement apprécié que par celui qui en a fait l’expérience.

Après la journée du jeûne on se rend à la mosquée pour participer à la prière collective. Une fois celle-ci achevée, on effectue deux rak’a (celles qui suivent habituellement le maghrib). Après quoi on retourne à la maison et mange modérément. Ensuite, on cherche à passer le temps de manière utile à soi-même et à toute la famille. Pour ce faire, on peut procéder à la lecture de récits ou à l’étude de dispositions religieuses ou à un concours ou à une conversation appropriée ou à n’importe quelle autre activité pouvant capter l’âme et la détourner des éléments prohibés diffusés par les médias. Car l’heure de la rupture du jeûne est le temps privilégié pour la diffusion de tels éléments. C’est en effet, ce temps qui est choisi pour diffuser les programmes qui captent le plus l’attention des spectateurs, même s’ils véhiculent un contenu moral et doctrinal inacceptable.

Ôfrère, efforce-toi à t’en détourner. Crains Allah dans la gestion des affaires des gens placés sous ta tutelle puisque tu seras responsables d’eux au jour de la Résurrection. Prépare-toi aux questions qui seront posées à ce moment-là.

Et puis prépare-toi pour la prière d’isha et rends toi à la mosquée. Occupe-toi de la lecture du Coran ou écoute les leçons dispensées dans la mosquée.

Effectue la prière d’isha à son heure. Puis procède aux deux rak‘a (habituelles). Ensuite, participe avec l’imam aux prières nocturnes surérogatoires avec révérence et méditation. Ne quitte pas les lieux avant l’imam. Car le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a bien dit : « Certes, celui qui reste avec l’imam jusqu’à ce qu’il quitte les lieux, aura la récompense d’une nuit entière de prières » (rapporté par Abou Dawoud (1370) et d’autres et déclaré authentique par al-Albani dans Salat at-Tarawih, p. 15).

Etablis pour le temps qui vous reste après les prières de tarawih un plan d’activités approprié tout en veillant à ce qui suit :

-         s’éloigner des interdits et de ce qui y conduit ;

-         éviter aux membres de ta famille de tomber dans un interdit ou dans ce qui y entraîne . Fais cela de manière sage en leur élaborant un programme spécial ou en les accompagnant dans une promenade en des lieux autorisés, ou en leur évitant de fréquenter de mauvais compagnons et en leur trouvant de bons compagnons ;

-         privilégier les meilleures activités ;

-         veiller à dormir tôt tout en respectant les règles et recommandations religieuses prévues en la circonstance. Si tu peux lire une partie du Coran ou un livre utile avant de dormir, c’est bien. C’est surtout le cas si tu n’as pas terminé la lecture de ta portion quotidienne du Coran ; car il ne faut pas quitter les lieux avant de la terminer.

-         Réveille-toi bien avant la prise du repas de l’aube afin de te livrer à des invocations. Car ce temps, le dernier tiers de la nuit, est le cadre de la descente divine. Et Allah le Puissant et Majestueux a rendu hommage à ceux qui se livrent à cette heure à la demande de pardon. Il a aussi promis à ceux qui L’invoquent et à ceux qui se repentent à cette heure de leur répondre. Ne laisse pas cette opportunité t’échapper.

Le vendredi

Le vendredi est le meilleur jour de la semaine. C’est pourquoi il mérite un programme spécial de dévotion qui tient compte de ce qui suit :

-         se rendre très tôt à la mosquée pour la prière ;

-         rester dans la mosquée jusqu’à la prière d’asr tout en s’occupant de la lecture du Coran et de l’invocation jusqu’à la dernière heure du jour pendant laquelle l’exaucement est particulièrement espéré.

-         Fais de ce jour l’occasion de parachever les activités que tu avais commencées au cours de la semaine telles que la portion hebdomadaire du Coran, l’achèvement de la lecture d’un livre, l’écoute d’une cassette ou d’autres bonnes activités.

Les dix dernières nuits

Les dix dernières nuits abritent la nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. Il est recommandé au fidèle de les passer à la mosquée à l’instar du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Si on peut observer cette retraite pieuse (itikaf) c’est une immense source de grâce divine.

Si on ne peut pas observer la retraite pour la totalité des dix jours, que l’on fasse ce qui est possible. Que celui qui ne peut pas du tout observer cette retraite veille à animer la nuit par la dévotion et les actes cultuels comme la prière, la lecture du Coran et l’invocation ; qu’il s’y prépare dans la journée en se reposant de manière à pouvoir veiller la nuit.

Remarques

Le programme que voilà constitue une proposition souple que chacun peut adapter à sa convenance. On y a tenu compte de la nécessité de perpétuer les pratiques relevant de la Sunna sûrement rapportée du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Mais cela ne signifie pas que toutes les recommandations qui y figurent constituent des devoirs ou obligations. Car bon nombre d’entre elles sont simplement désirables.

Les meilleurs actes auprès d’Allah sont les plus durables, quelle que soit leur quantité. On peut se livrer aux activités cultuelles avec acharnement au début du mois. Puis on sent une certaine tiédeur… Méfie –toi de cela – Veille au maintien des actes que tu accomplis durant ce mois sacré.

Le musulman doit veiller à l’organisation de l’usage de son temps pendant ce mois sacré afin de ne pas rater de grandes occasions de faire davantage de bien. Par exemple, on peut veiller à acheter les choses dont la famille a besoin avant le début du mois. Il en est de même des affaires quotidiennes qu’il convient d’acheter aux heures pendant lesquelles les marchés ne connaissent aucune bousculade. Un autre exemple : les visites personnelles et familiales. Il faut les organiser de manière qu’elles ne nous détournent pas des pratiques cultuelles.

Fais de la multiplication des activités susceptibles de vous rapprocher d’Allah votre occupation primordiale au cours de ce mois béni.

Prends dès le début du mois la résolution de vous rendre très tôt à la mosquée, aux heures de prières, de lire entièrement le livre d’Allah le Puissant et Majestueux,d’observer assidûment les prières nocturnes pendant cet important mois et de dépenser de tes biens dans la mesure du possible.

Profite du mois de Ramadan pour consolider tes liens avec le livre d’Allah le Puissant et Majestueux. Ce qui peut se faire à travers les moyens que voici :

-         réciter correctement les verset. Pour ce faire, il faut se faire contrôler par un maître en la matière. A défaut, on peut utiliser une cassette enregistrée par un lecteur confirmé.

-         Réviser les parties dont Allah nous a facilité la mémorisation et essayer d’apprendre davantage par cœur

-         Lire les commentaires des versets soit en ciblant les versets que l’on a du mal à comprendre, à l’aide de commentaires agréés comme celui d’al-Baghawi, en élaborant un programme de lecture appliqué à un des commentaires du Coran. Dans ce cas, on peut commencer par la partie débutant par « amma » puis on passe à celle qui la suit, etc.

-         Veiller à l’exécution des ordres que tu trouves dans le livre d’Allah le Puissant et Majestueux.

Nous demandons à Allah le Puissant et Majestueux de parachever pour nous les bienfaits liés au jeûne du Ramadan et aux prières nocturnes qui y sont faites, d’agréer tout cela de nous et de nous pardonner notre négligence.


Islam Q&A
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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 00:00

Question :

Quel est l’avis du Jeûne [as-Siyâm] avec le délaissement de la prière pendant le Ramadhân ?


Réponse :

Celui qui jeûne et qui ne prie pas, son jeûne ne lui sera d’aucune utilité, et celui-ci ne sera pas accepté [par Allâh]. Et par-là, il n’est pas libéré de son obligation [concernant la prière], et il ne lui ait pas demandé [de jeûner] tant qu’il ne prie pas, car certes, celui qui ne prie pas est à l’exemple des juifs et des Chrétiens.
Et quel est votre avis sur un Juif, ou un Chrétien, qui jeûne alors qu’il reste dans sa religion, est-ce que son acte sera accepté ?

NON. Aussi, nous disons à cette personne : « Repens-toi à Allâh avec la Salât [prière], et jeûne » Et celui qui se repent, Allâh Ta’âla accepte son repentir.

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.87

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27 septembre 2005 2 27 /09 /septembre /2005 00:00

Question :

Ma question concerne l’ordre dans lequel on doit lire les sourates du Coran dans la prière récitée à haute voix et dans celle secrète. Le prieur doit-il réciter les sourates et les versets selon l’ordre de leur succession dans le Coran. C’est-à-dire réciter la sourate« al-Kawthar » dans la première rak’a puis la sourate « Nasr » dans la deuxième rak’a. Est-il permis par exemple de réciter du verset 50 au verset 60 de la sourate de la vache dans la première rak’a puis de réciter ensuite les versets 10 - à 20 dans la deuxième rak’a ? J’espère recevoir un éclaircissement de cette affaire assortie d’une explication de la cause.


Réponse :

Louange à Allah

La lecture de ce qui suivit (normalement) avant ce qui précède (normalement) du Coran est appelée « tankis » (inversion). Elle comporte plusieurs aspects : l’inversion des lettres, l’inversion des mots, l’inversion des versets et l’inversion des sourates.

Quant à l’inversion des lettres, elle consiste à alterner l’ordre des lettres d’un mot de façon à mettre la dernière avant la première. Pour le mot « rabb » par exemple on dirait « barr ». Ceci est indiscutablement interdit et il entraîne la nullité de la prière car il revient à changer l’ordre dans lequel Allah a établi le Coran. En outre, il aboutit le plus souvent à une considérable modification du sens. » Voir ash-Sharh al-moumti d’Ibn Outhaymine, 3/110.

Quant à l’inversion des mots, elle consiste à changer l’ordre de succession des mots en plaçant un mot avant un autre qui doit le précéder, en disant par exemple : « l’Unique Allah Il dis «  au lieu de « Dis Il est Allah l’Unique ». Cette pratique est aussi indiscutablement interdite parce qu’elle aboutit au changement de l’ordre dans lequel Allah a établi Ses propos. Voir ash-Sharh al-moumti, 3/110.

Quant à l’inversion des versets, elle consiste à lire un verset avant celui qui le précède. C’est-à-dire par exemple : réciter le verset n° 3 après avoir récité le verset n° 4 de la sourate 114. A ce propos al-Qadi Iyad (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : «  Il n’ y a aucune divergence sur le fait que l’agencement des versets a été fixé tel qu’il est actuellement dans le Coran par Allah le Très Haut. C’est aussi dans cet état que la Umma l’a reçu de son prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Extrait du commentaire d’An-nawawi, 6/62). C’est aussi ce que dit Ibn al-Arabi selon al-Fateh, 2/257.

Cheikh Ibn Outhaymine dit : « l’inversion des versets est aussi interdite selon l’avis le plus plausible, car l’agencement fait l’objet d’un arrêt définitif. Ce qui signifie que cela traduit l’ordre du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Voir ash-Sharh al-Moumti; 3/110.

Quant à l’inversion des sourates qui consiste à lire une sourate avant celle qui la précède par exemple la sourate 3 avant la sourate 2, son statut a fait l’objet des avis que voici :

- les ulémas qui soutiennent que l’agencement des sourates n’a pas fait l’objet d’un arrêt définitif n’y trouvent aucun inconvénient ;

- ceux qui pensent que ledit agencement a été définitivement arrêté et que le consensus des Compagnons est une référence en la matière, ne l’autorisent pas.

L’avis juste est que l’agencement des sourates n’a pas été l’objet d’un arrêté définitif car il ne repose que sur l’opinion de certains Compagnons et qu’il n’y a pas eu de consensus au sein des Compagnons sur la question puisque le Coran d’Abd Allah Ibn Massoud comportait un agencement différent (de celui que nous connaissons).

La Sunna  comporte des éléments qui corroborent la permission (de changer l’ordre de succession des sourates) :

A. D’après Houdhayfa, il a dit : « J’ai prié au cours d’une nuit avec le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et il commença la sourate de la vache et je me suis dit : il s’arrêterait au 100e verset, mais il le dépassa et je me suis dit encore : peut-être il va réciter toute la sourate au cours d’une rak’a.

Mais il poursuivit sa lecture et commença la sourate des femmes et la récita puis récita celle d’Al-Imrane. »  (rapporté par Mouslim, 772). Il s’agit de retenir que le hadith indique qu’il a récité la sourate 4 avant la sourate 3. A ce propos an-Nawawi dit : Selon al-Qadi Iyadh : « le hadith fournit un argument à celui qui soutient que l’ordre de succession des sourates repose sur un simple avis des musulmans qui ont rassemblé le Coran et qu’aucun classement n’avait été établi par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Bien au contraire, il en laissa le soin à la Umma. » Il poursuit : «C’est l’opinion de Malick et la majorité des ulémas. C’est aussi le choix de Qadi Abou Bakr al-Baqilani. Ibn al-Baqilani dit : c’est l’avis le plus juste de deux avis tous plausibles. » Il poursuit encore : «  Nous disons que le classement des sourates -tel qu’il figure actuellement- n’est pas obligatoire ni dans l’écriture ni dans la prière ni dans l’enseignement, ni dans l’initiation et l’apprentissage et qu’il n’est l’objet d’aucun texte ni arrêté interdisant son non respect. C’est pourquoi le classement adopté dans les exemplaires du Coran antérieurs à celui d’Outhmane est différente. » Il poursuit encore : «  Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et les membres de la Umma venus à travers les siècles se sont permis de ne pas respecter l’ordre de succession des sourates dans la prière, l’enseignement et l’initiation. » Il dit encore : « quant aux ulémas qui soutiennent que le classement a fait l’objet d’un arrêté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui l’a fixé selon la disposition de l’exemplaire d’Outhmane et que les différences constatées à cet égard avaient eu lieu avant que les gens n’aient appris la décision portant sur la disposition définitive, ceux-là interprètent la récitation par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) de la sourate 4 avant la sourate 3 en disant que cela s’était passé avant l’établissement du classement définitif des sourates, quand les deux sourates se présentaient dans l’ordre suivi par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) selon l’exemplaire d’Oubay. Il dit encore : «  Il n’y a aucune divergence sur le fait qu’il est permis au prieur de réciter dans la deuxième rak’a une sourate qui précède celle lue dans la première rak’a. Mais cette pratique reste réprouvée dans la même rak’a et pour celui qui récite en dehors de la prière. Cependant d’autres l’autorisent ». Dit-il. « L’interdiction de l’inversion du Coran émise par les anciens est interprétée en disant qu’elle s’applique à la pratique qui consiste à réciter une sourate en allant de la fin au début. » Il dit ensuite : «  Il n’y a aucune divergence sur le fait l’ordre de succession des versets de chaque sourate a été arrêté par Allah le Très Haut dans son état actuel qui figure dans le Coran et tel que rapporté par la Umma de son Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). C’est ici que se terminent les propos de Qadi Iyadh. Allah le sait mieux. Sharh- Mouslim, 6/61-62

As-Sindi dit : « Ses propos : « puis il commença Al-Imran » implique le non respect du classement des sourates dans la récitation. Sharh an-Nassaï, 3/226.

B. D’après Anas Ibn Malick (P.A.a), un homme des Ansar lui servait d’imam à la mosquée de Quba. L’homme avait l’habitude dans ses prières de les commencer d’abord par la récitation de : « Dis il est Allah l’Unique » avant de réciter une autre sourate ; il se comportait ainsi dans chaque rak’a. Et puis ses Compagnons lui dirent : tu commences toujours par cette sourate (112) mais tu ne t’en contentes pas puisque tu ajoutes une autre. Eh bien, ou bien tu t’en contentes ou bien tu choisis une autre à sa place. "... Il leur dit : « Je ne l’abandonnerai pas ; si vous aimez que je continue de vous diriger la prière comme je le fais, je continue. Si vous réprouvez ma manière de diriger la prière, je vous laisse. Ils pensaient qu’il était parmi les meilleurs d’entre eux et n’aimaient pas qu’un autre leur servît d’imam. Quand le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) vint chez eux, ils l’informèrent de l’affaire. Il dit : « ô Un tel ! Qu’est ce qui te pousse à maintenir cette sourate dans chaque rak’a ? »

- Il dit : « C’est parce que je l’aime » - « Ton amour pour elle te fera accéder au paradis » dit le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). (rapporté par Boukhari, 2901).

Il s’agit de retenir de ce hadith que l’homme en question persistait à réciter la sourate -112) avant celle qui la précèdent et que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’a approuvé. »

C. La pratique d’Omar (P.A.a)

L’imam al-Boukhari a dit : « Al-Ahwaf a récité  al-Kahf (18e sourate) dans la première rak’a et Youssouf (12e sourate) et Younous (10e sourate) dans la seconde et a mentionné qu’Omar (P.A.a) s’était comporté de la même façon au cours d’une prière du matin qu’ils ont effectuée ensemble.

Chapitre sur « la réunion de deux sourates dans une rak’a extrait du livre sur l’appel à la prière. »

5/ S’agissant de la dernière partie de la question, nous disons qu’il est permis de réciter les versets (50 à 60) de la sourate 2 dans la première rak’a puis de réciter les versets (1 à 20) de la même sourate dans la deuxième rak’a, puisque le sens du texte se dégage entièrement. Mais les versets (10 à 20) comporte une rupture dans leur sens. C’est pourquoi il est préférable de les abandonner. Peut être avez-vous mentionné les numéros à titre d’exemple et ne visez pas ces versets précisément. Allah le sait mieux.


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 00:00
En quelle année a-t-on prescrit le jeûne aux musulmans ?

Louanges à Allah

Le jeûne du Ramadan fut prescrit en l’an 2 de l’Hégire. Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) le pratiqua neuf fois.

Dans al-Madjmou (6/250), An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder la miséricorde) a dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a jeûné le Ramadan neuf fois puisque ce jeûne fut prescrit en l’an 2 de l’Hégire au mois de Chaabane. Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) décéda au mois de Rabi I de l’an 11 de l’Hégire.

Allah le sait mieux.

Islam Q&A (www.islam-qa.com)
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22 septembre 2005 4 22 /09 /septembre /2005 00:00

Est-il permis de jeûner après la mi-Chaabane ? J’ai entendu dire que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) l’avait interdit … ?

Réponse : Louange à Allah Abou Dawoud (3237) et at-Tirmidhi (738) et Ibn Madia (1651) ont rapporté d’après Abou Hourayra (P.A.a) que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Cessez de jeûner dès la mi-Chaabane » (déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi at-Tirmidhi, 590). Ce hadith indique l’interdiction de jeûner après le mi-Chaabane. C’est-à-dire à partir du 16e jour. Cependant, il a été rapporté d’autres hadith qui indiquent qu’il est permis de jeûner (pendant ce temps) : - Al-Boukhari (1914) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra (P.A.a) que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Ceci indique qu’il est permis à celui qui en a l’habitude de jeûner après la mi-Chaabane. C’est le cas de celui qui jeûne (toujours) le lundi et le jeudi ou un jour sur deux etc......



- Al-Boukhari (1970) et Mouslim (1156) ont rapporté qu’Aïcha (P.A.a) a dit : « Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) jeûnait tout le mois de Chaabane, il le jeûnait sauf peu (de jours). C’est la version de Mouslim. AN-Nawawi a dit : « Sa parole : « il jeûnait tout le mois ; il le jeûnait sauf peu » la deuxième phrase explique la première… Ce hadith indique qu’il est permis de jeûner après la mi-Chaabane si c’est pour poursuivre un jeûne commencé dans la première moitié du mois. Les Chafiites ont concilié tous ces hadith et dit : « Seul celui qui en a l’habitude ou celui qui poursuit un jeûne déjà commencé sont autorisés à jeûner après la mi-Chaabane. Selon l’avis jugé juste par la plupart d’entre eux, l’interdiction formulée dans le hadith implique la prohibition. Mais une partie d’entre eux soutient qu’elle n’implique que la réprobation. Voir al-Madjmou’, (6/399-400) et Fateh al-Bari, 4/129.

An-Nawawi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit dans Riadh as-salihine (p. 412) :

« Chapitre sur l’interdiction de jeûner après la mi-Chaabane sauf pour celui qui poursuit un jeûne commencé auparavant et celui qui a l’habitude de jeûner le lundi et le jeudi ».

La majorité des ulémas jugent le hadith interdisant de jeûner après la mi-Chaabane faible et déclarent par conséquent qu’il n’est pas réprouvé de jeûner après la mi-chaabane…

Al-Hafiz a dit : « Selon la majorité des ulémas, il est permis de jeûner facultativement après la mi-Chaabane et ils ont jugé le précédent hadith faible. .. Ahmad l’a même déclaré contestable ». Extrait de Fateh al-Bari… Al-Bayhaqui et at-Tahawi l’ont jugé faible…

D’après Ibn Qudama dans al-Moughni, l’imam Ahmad a dit à propos du hadith : « Il n’est pas retenu… nous avons interrogé Abd Rahman ibn Mahdi à son sujet et il ne l’a pas reconnu authentique et ne nous l’a pas transmis… al-Alaa est un homme sûr et seul le présent hadith lui été contesté ».

Al-Alaa en question est Al-Alaa ibn Abd Rahman , il a rapporté ledit hadith d’après son père qui le tenait d’Abou Hourayra (P.A.a).

Ibn al-Qayyim (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit en substance en réponse à ceux qui ont jugé le hadith faible : « Ce hadith est authentique selon les critères adoptés par Mouslim. Le fait que seul Al-Alaa l’ait rapporté ne constitue pas une cause de faiblesse puisque al-Alaa est un homme sûr… Mouslim a cité dans son Sahih plusieurs hadith rapporté par lui d’après son père qui le tenait d’Abou Hourayra (P.A.a) » .. Et puis il a poursuivi : « quant au fait de croire qu’il est contredit par les hadith qui permettent le jeûne de Chaabane, il ne tient pas debout. Car ces hadith s’appliquent au cas où on jeûne la seconde moitié du mois après avoir jeûné la première et au cas de celui qui a l’habitue de jeûner pendant la 2e moitié de Chaabane… Le hadith d’al-Alaa interdit l’initiation d’un jeûne isolé et inhabituel après la mi-Chaabane.

Interrogé à propos du hadith qui interdit l’observance du jeûne après la mi-Chaabane, Cheikh Ibn Baz (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : « Le hadith est authentique comme l’a dit le frère, l’érudit Cheikh Nassir ad-Dine al-Albani. Il s’applique à l’initiation du jeûne après la mi-Chaabane. Quant à celui qui jeûne la majeure partie du mois, il se conforme à la Sunna. ».

Voir Madjmou fatawa Cheikh Ibn Baz, 15/385.

Cheikh Ibn Outhaymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit dans charh Riadh –as-Salihine (3/394) : « A supposer que le hadith soit authentique, l’interdiction qu’il véhicule n’implique pas la prohibition mais la réprobation, conformément à l’avis de certains ulémas (Puisse Allah leur accorder sa miséricorde)… Mais il ne s’applique pas à celui qui poursuit un jeûne habituel ; celui-là conserve son habitude même après la mi-Chaabane.

Aussi la réponse se résume-t-elle ainsi : l’interdiction qui frappe le jeûne effectué dans la seconde moitié de Chaabane implique soit la prohibition soit l’interdiction. Toujours est-il qu’elle ne concerne pas celui qui poursuit un jeûne habituel et celui qui jeûne tout le mois. Allah le Très Haut le sait mieux.

La sagesse qui sous-tend cette interdiction est que le jeûne ininterrompu risque de rendre le fidèle trop faible pour observer le jeûne du Ramadan .. Mais on peut dire : s’il jeûne tout le mois de Chaabane, il sera plus affaibli ! On y répond en disant que celui qui jeûne tout le mois de Chaabane s’habitue au jeûne et en souffre moins que les autres.

Al-Qari a dit : « l’interdiction tend à purifier (le fidèle). Elle exprime la compassion dont la Umma est entourée et qui fait qu’on veut lui éviter d’être trop affaiblie pour affronter le jeûne du Ramadan avec vigueur… Quant à celui qui jeûne tout le mois de Chaabane, il s’habitue au jeûne et n’en souffre plus. Allah le sait mieux.

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid.

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2 septembre 2005 5 02 /09 /septembre /2005 00:00

Qu’en est-il de l’utilisation du « Kohol » et du « Siwâk » pendant le Ramadhân ?

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîne

 

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Question :

Qu’en est-il de l’utilisation du Kohol pendant le Ramadhân ?

Réponse :

[...] SHeikh al-iIslâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh) soutient que le Kohol ne remet pas le jeûne en cause, même si le goût arrive à la gorge [du jeûneur]. Il dit que le Kohol n’est pas nommé : « manger et boire », il ne leur est pas assimilable parce qu’il n’entraîne pas les mêmes conséquences. De plus, il n’a été rapporté aucun hadîth authentique et clair qui indique que l’usage du Kohol interrompt le jeûne. Or le fondement de base veut que rien ne soit rompu et que l’acte culturel reste valable jusqu’à ce qu’il soit prouvé qu’il ne l’est plus. Son avis (rahimahullâh) est juste, même si la personne en sentait le goût à la gorge. [...] (Kitâb « ach-Charh ul-Mumti’ ’ala Zâd il-Mustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne, vol-3 p.49)

Question :

Le « Siwâk » pendant le Ramadhân, est-ce que cela annule le Jeûne ? Il y a t-il un moment meilleur pour utiliser le « Siwâk » pendant le Ramadhân ?

Réponse :

Se retenir d’utiliser le « Siwâk » pendant la journée de Ramadhân ou pendant un autre jour de jeûne, n’a pas de raison d’être, parce que le « Siwâk » est une Sounnah. Et, comme rapporté dans le Hadîth authentique : « Il purifie la bouche, et satisfait le Seigneur [Rabb]. » (Rapporté par al-Bukhârî)

De plus, il est d’une validité certaine lors de l’accomplissement des ablutions, de la prière, lors des réveils faits pendant la nuit ou lorsque l’on rentre chez soi. Qu’il soit utilisé pendant le mois de Ramadhân ou en dehors de celui-ci, son utilisation n’annule pas le jeûne, sauf s’il s’agissait d’un « Siwâk » ayant un goût qui laisse une saveur dans la salive, tu te dois dans ce cas de ne pas avaler sa saveur. De même, s’il y avait un saignement de gencive, dû au frottage du « Siwâk », tu dois ne pas l’avaler, et si tu te gardes de cela, ton jeûne ne sera effleuré par aucune atteinte.

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ’Uthaymîne, vol-19 p.352-353

 

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