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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 19:51

Nous avons parlé hier du début de la Révélation à la caverne de Hirâ’, mais avant d’entamer ce récit, je voudrais vous demander de vous figurer les scènes que nous allons aborder jusqu’aux détails les plus infimes afin de vous imprégner de l’ambiance et d’en tirer le maximum de leçons.

Après cet étrange entretien avec l’être extraordinaire, le Prophète (BP sur lui) quitta la caverne et descendit la montagne tremblant et transpirant. Il courut pendant tout le trajet du retour. En arrivant chez lui, frémissant de froid et tout en sueur il répéta seulement :’ Couvrez-moi, couvrez-moi.’

Il ne savait pas qu’il était devenu Prophète. Djibrîl (Gabriel) ne lui avait rien dit à ce sujet. Il ne savait pas non plus si ce qui lui était arrivé dans la caverne était une bonne ou une mauvaise chose. Il dit à Khadîdja : “J’ai eu peur pour ma vie”. Il pensait qu’il avait peut-être vu un Djinn. Djibrîl lui était apparu sous l’image d’un ange et il ne connaissait pas la différence.

Khadîdja avec sa sagesse habituelle lui répondit : “Non par Allah, Il ne t’humiliera jamais. Tu préserves les liens de famille, tu secours le faible, tu donnes au pauvre, tu honores ton invité et tu aides contre l’injustice.”

Nous devons nous arrêter un moment pour réfléchir à ces paroles. J’aimerai faire remarquer comment Khadîdja a soutenu son mari, comment elle l’a conforté et l’a encouragé avec ses paroles. Elle l’a écouté et ensuite lui a donné conseil. Tous les maris aimeraient que leurs femmes les écoutent dans les moments difficiles et leur donnent leur avis sans critiques ni blâmes.

Les hommes également doivent partager leurs soucis et leur vie quotidienne avec leurs femmes. Ainsi l’épouse sera prête à soutenir son mari et à le conseiller lorsqu’il en aura besoin. Ils vivront au même diapason. Si une femme désire avoir un mari comme le Prophète (BP sur lui) elle doit être elle-même comme Khadîdja.

Khadîdja a relevé le moral du Prophète (BP sur lui) avec son exclamation spontanée. Remarquons également qu’elle a vanté les qualités morales de son mari et non ses qualités d’adorateur. Elle savait que là était le mérite.

De nos jours, nous ne voyons que des gens pieux qui n’ont pas de principes moraux et qui par conséquent repoussent les gens loin de la religion ou des gens d’une haute morale qui ne pratiquent pas la religion et font penser aux autres qu’elle n’est pas importante. Je me demande pourquoi nous ne pouvons pas avoir les deux. Il faut se rappeler ces paroles du Prophète (BP sur lui) :

“La moralité est ce qui pèse le plus pour le serviteur le Jour de la Résurrection.”

“Les meilleurs Musulmans sont ceux aux meilleures moralités.”

“La moralité et la crainte d’Allah sont ce qui mènent le plus au Paradis.”

“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de moi le Jour de la Résurrection.”

“Celui qui a la meilleure moralité sera le plus proche de mon cœur le Jour de la Résurrection.”

Rappelez-vous que le bien n’est jamais perdu. Le Messager (BP sur lui) en faisait beaucoup et c’est pour cela que Khadîdja était sûre que Allah n’allait lui apporter rien de mal et elle le lui a rappelé. Souvenez-vous toujours que “Les bienfaits préviennent contre une mort atroce.”

Lorsque le Prophète (BP sur lui) se calma complètement, Khadîdja l’emmena voir son cousin Waraqa Ibn Nawfal, qui avait embrassé le christianisme depuis longtemps, connaissait l’Evangile et écrivait en hébreu. Bien que son cousin soit déjà vieux et aveugle à ce moment là, Khadîdja était sûr qu’il était le seul qui pouvait écouter et aider son mari.  Elle lui dit :’ Cousin, écoute ce que ton neveu a à dire.’

Waraqa demanda au Prophète: Qu’as-tu vu, neveu ?’ Le Prophète lui raconta tout ce qui lui est arrivé dans la caverne et à peine finit-il son récit que Waraqa s’exclama tout excité :Tu es le dernier des prophètes, tu es le prophète de cette Umma ! C’est An-Nâmoûs (le Confident)[i] que tu as vu. C’est celui qui est apparu à Moûssa (Moïse). Pourvu que je sois vivant lorsque ton peuple t’expulsera !” Le Messager (BP sur lui) l’interrompit : “Vont-ils m’expulser ?” Il lui répondit : “Oui. Il n’y a pas un homme qui soit venu avec ce que tu apportes sans qu’il soit combattu et expulsé ! Si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment !”

Nous déduisons de tout cela que le Message est une lourde responsabilité et que Allah sait mieux que quiconque où placer Son message. Nous apprenons également que le Prophète allait continuellement rencontrer Djibrîl, que sa route serait pleine d’obstacles et que le Message nécessite beaucoup d’efforts et de sacrifices. Waraqa le savait et c’est pourquoi il retint Khadîdja à sa sortie et lui dit : “Dis-lui d’être ferme.”

Vous savez certainement que les gens qui vécurent les deux guerres mondiales ne se doutèrent nullement qu’ils avaient vécu des événements aussi importants, à cause de leurs portées difficilement concevables à l’époque. Ce sont les historiens qui ont qualifié ces guerres de ‘mondiales’. Cependant en disant :’ J’aurais souhaité être plus jeune pour te supporter…’ Waraqa savait assurément qu’avec l’arrivée de ce Prophète, toute l’histoire de la terre allait changer et que de grands événements allaient voir le jour et que le Prophète allait avoir besoin de jeunes pour affronter les innombrables défis à venir. Je vous dis qu’à notre époque, et par ces temps difficiles que toute la terre traverse, nous avons besoin de jeunes hommes et femmes qui soient capables de porter la responsabilité de la renaissance de la Umma.

Waraqa est mort quelques jours après sa rencontre avec le Prophète (BP sur lui). Il avait dit au Prophète (BP sur lui) dans un moment de sincérité: “ Pourvu que je sois vivant lorsque ton peuple t’expulsera. J’aurai souhaité être plus jeune ... Si je vis jusqu’à ce jour, je te soutiendrai ardemment. ” Il semblait dire : “Je vivrai pour la vérité”. Le Prophète (BP sur lui) dit : “Waraqa a mérité la récompense de toute une Umma (nation) par un instant de sincérité.

Nous voulons tous le répéter et dire tout le temps en nous-même “Je vivrai pour la vérité”.

Mohammed (BP sur lui) sut qu’il était le prophète de son temps mais il n’en était pas encore certain puisque c’était juste un être humain comme lui qui venait de le lui dire.

Pendant toute un période, Djibrîl n’est pas descendu voir le Prophète (BP sur lui). Ce pendant le Prophète avait le temps d’absorber les informations qui lui ont été révélées, et de méditer sur sa décision : va t-il ou non  être en mesure d’accepter sa prophétie après sa discussion avec Waraqa Ibn Nawfal.

Le Prophète (BP sur lui) a enduré ces quelques jours avec nostalgie, jusqu’à ce qu’un jour, il a vu de nouveau Djibrîl devant lui, assis entre ciel et terre. Comme il l’a décrit lui-même, il couvrait la vue du ciel : « là où je regardais, il occultait la vue. Il me disait : "Ô Mohammad ! Tu es le messager d’Allah et je suis Djibrîl du ciel ».

Observez l’ordre des évènements agencés par Allah, exalté soit-Il. Au début, une rencontre puissante ; puis une discussion avec Waraqa Ibn Nawfal qui lui éclaircit certains points ; ensuite une période de réflexion et de méditation ; et enfin Djibrîl lui annonçant explicitement qu’il était le prophète et lui l’ange Djibrîl.

 Pour la première leçon, Djibrîl a emmené le Prophète (BP sur lui) dans le désert et a tapé avec son aile sur le sol pour en faire sortir un ruisseau d’eau. Puis il a entrepris de lui apprendre l’ablution et la Salat. Ainsi la première leçon fût la prière. Il lui a demandé de l’imiter, il a dit : « Ô Mohammad, fais comme je fais ». Et le Prophète s’est exercé au rituel de l’ablution, puis il a entamé la Salat telle que nous la connaissons. Pendant ce temps, le Prophète (BP sur lui) observait, imitait et apprenait.

Remarquez que cet enseignement est très pratique, et qu’à nos jours, nous nous limitons souvent aux leçons théoriques. Il y a des centaines d’années, Djibrîl a utilisé le principe de l’enseignement par la pratique pour instruire le Prophète (BP sur lui). Il lui a dit : « Ô Mohammad, fais comme je fais : deux Rakaâ le matin et deux le soir ».

La Salat a débuté ainsi ; au lieu des cinq prières que nous faisons par jour, il y avait seulement deux : Une le matin et l’autre le soir. Puis, avec l’ascension du Prophète (BP sur lui) le nombre de prières par jour a augmenté pour être cinq : Deux Rakaâ chacune. C’est après l’émigration du Prophète (BP sur lui) vers Médine que les cinq prières sont devenues, dans l’ordre : deux, quatre, quatre, trois et quatre Rakaâ. J’insiste encore sur le fait que la Salat a été la première leçon reçue par le Prophète, qui dit dans un hadith : « La salat est le pilier de la religion » et dans un autre « L’avant-garde de toute l'affaire est l’Islam et son pilier est la salat » Il dit encore : « L’islam est bâti sur cinq principes : l’affirmation qu’il n’y a pas de Dieu à part Allah et que Mohammad est son messager ; faire établir la prière ; ... » La salat est partout liée au mot : pilier ; signifiant que ceux qui la délaissent sont entrain de détruire tout l’édifice. Comme dans une maison, on peut tolérer que quelques meubles soient détruits, mais pas les fondations ou les piliers.

La miséricorde d’Allah est extrêmement large, or il existe un cercle qu’il ne faut pas pénétrer sous peine de s’attirer une insoutenable colère d’Allah ; il s’agit du cercle du délaissement de la prière et de la désobéissance aux parents. Avez-vous pensé à la signification du délaissement de la salat ? Cela veut dire que l’adoration d’Allah vous est désagréable et déplaisante. Vous ne direz jamais cela ouvertement, mais c’est la signification de votre délaissement de la salat. Comment peut-on se permettre de passer des heures devant le téléviseur, d’aller regarder un match de football, de parler deux heures au téléphone, et trouver difficile et lourd de faire la salat pendant dix minutes ?! Nous ne cessons de répéter toujours que la miséricorde d’Allah est immense mais sur ce point il faut insister, car la colère d’Allah est très grande, et ce sera vraiment dur si la personne meurt avant d’avoir regretté et corrigé son erreur. Le Prophète (BP sur lui) a dit : « la clé du paradis est la salat », « la lumière du croyant est la salat », « la salat est un remède » et lorsqu’on lui demande quel est le meilleur acte cultuel, il dit : « La salat à l’heure ». Nous sommes au mois de Ramadan, je vous conjure de faire vos prières à temps, juste après l’appel.

Après cette première leçon, Djibrîl revint avec trois sourates. La première s’adresse au Prophète - ce qui peut être traduit par : « Ô toi, l’enveloppé [dans tes vêtements]! Lève-toi [pour prier], toute la nuit, excepté une petite partie » (TSC[ii], Al-Mouzzammil (L’enveloppé) : 1 et 2). Cette sourate incite le Prophète à prier durant la nuit. Puis la seconde - ce qui peut être traduit par« O, toi (Muḥammad)! Le revêtu d’un manteau! Lève-toi et avertis » (TSC, Al-Mouddaththir (Le revêtu d’un manteau) : 1-2) incitant le Prophète à bouger. Ensuite la troisième, Al-Fatiha (le prologue ou l’ouverture).

On se demande pourquoi ces trois sourates précisément? En fait, il s’agit de donner au Prophète les bases de la religion : la première sourate commence  par ‘lis’- signifiant la science. Puis, le Prophète a besoin d’une énergie spirituelle pour sa mission- et doit donc prier, faire la salat pendant la nuit comme enjoint dans la sourate Al-Mouzzammil. Ensuite, l’ordre est direct : "Lève-toi et avertis"- maintenant que tu as acquis la connaissance et la force spirituelle, tu dois avertir les gens.

Mais il aura besoin d’un guide, qui n’est autre que la sourate Al-Fatiha : « Louange à Allah, Seigneur de l’univers » (Verset 1). C’est un message de miséricorde : «Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » (Verset 2). Le message précise que l’au-delà existe : « Maître du Jour de la rétribution » (Verset 3).

Ainsi, le Prophète (BP sur lui) dispose de quatre outils : au départ, il reçut l’ordre de lire pour acquérir la connaissance ;  il a ensuite reçu l’ordre de prier pour avoir la force spirituelle, puis l’ordre de bouger et de travailler - sourate Al-Mouddaththir ; et il a Al-Fatiha qui résume les grandes lignes de la voie à suivre.

Par suite, la révélation s’est interrompue pendant deux mois, pour laisser au Prophète le choix de la méthode à suivre. La révélation a pour but de tracer les grandes lignes et au Prophète de planifier son action. Durant ces deux mois, le Prophète (BP sur lui) a beaucoup souffert, en croyant qu’il a commis une erreur pour laquelle Allah l’a délaissé. C’est ainsi que viennent le réconforter les versets -ce qui peuvent être traduit par : « Par le Jour Montant! Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté. » (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 1-3). Puis Allah, exalté soit-Il, le console en lui disant -ce qui peut être traduit par: « Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t’a accueilli! Ne t’a-t-Il pas trouvé égaré? Alors Il t’a guidé ? Ne t’a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t’a enrichi. » (TSC, Ad-Douhâ (Le jour montant) : 6-8). Observez la douceur de ces versets adressés au Prophète (BP sur lui).

Je profite de l’occasion pour vous conseiller de suivre l’exemple du Prophète (BP sur lui), surtout en ce mois de ramadan, en ce qui concerne la prière durant la nuit et la lecture du coran.

Un jour le Prophète (BP sur lui) est passé à côté de Abdellah Ibn Amr Ibn El Aç (un des compagnons) et lui a dit : « ne sois pas comme tel, il priait durant la nuit, puis il a abandonné cette habitude » et en rencontrant Abdellah Ibn ‘Omar Ibn Al-Khattab il lui a dit : « Tu es vraiment un très bon serviteur, si seulement tu faisais la salat pendant la nuit ».

Un jour il a dit à Abou Dhar (Un autre compagnon) : « Si tu désirais voyager, tu préparerais le nécessaire du voyage n’est ce pas ? » il a répondu : « Oui, Ô messager d’Allah » alors le Prophète lui a répondu : « Et que fais-tu du voyage du jour du jugement dernier ? Ô Abou Dhar, assure-toi de ton embarcation, car la mer est profonde et prends suffisamment de provisions car le voyage est long » il lui a alors demandé : «  Et que faire donc pour cela, Ô messager d’Allah ? » et le Prophète a répondu : « Jeûne un jour très chaud pour le jour de la dispersion (le jour où les hommes sortiront de leurs tombes), et reste debout à prier dans l’obscurité de la nuit pour l’obscurité des tombes, et fais un pèlerinage pour les affaires plus importantes ».

Priez donc durant la nuit, lisez le coran, essayez de finir sa lecture dans la prière du ramadan. Faites au moins en sorte d’avoir l’un des quatre outils avec lesquels le Prophète avait commencé, car il n’y a pas de renaissance sans science et connaissance ; il faut abdiquer et prier pour avoir une énergie spirituelle ; il faut travailler et bouger ; le chemin à suivre est indiqué par Al-Fatiha et plus généralement par le Coran.

Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé avec ces quatre principes, seul et sans ressources. Sa seule fortune était ces quatre principes. Tout comme nous : Rester debout la nuit : c’est possible, maintenant que nous sommes au mois de Ramadan ; Bouger et travailler : rendez vous utiles pour votre pays et votre religion ; armez vous de la science : si vous n’êtes pas instruits, faites en sorte d’améliorer cet état et enfin le Coran est toujours à vos côtés pour vous montrer le chemin.

Nous avons tous ce que notre Prophète avait à l’époque pour commencer son œuvre. Si Djibrîl ne lui avait donné aucune instruction sur la façon de procéder, c’est pour que les musulmans soient créatifs en apprenant de leur Prophète.

Le Prophète (BP sur lui) a donc commencé à mettre au point son plan. Il ne s’agissait pas de commencer par casser les idoles de pierre qui se dressaient sur la Ka’ba, ni par créer des confrontations dans la communauté, car la religion est là pour bâtir pas pour détruire.

Le plan était de choisir dans la communauté des personnes douées et talentueuses. Il s’agissait de choisir le meilleur de chaque famille ou tribu. Les critères de choix étaient simples : les personnes choisies devaient être uniques et de bonnes moralités. Il s’agissait de bâtir un noyau solide composé de personnes telles Abu Bakr, aimable, commerçant doué que tout le monde respecte, puis Khadîdja, sa femme, puis Ali, un enfant exceptionnel de dix ans. Ce dernier avait vu le Prophète prier et quand il lui expliqua les percepts de l’Islam et l’y invita. Ali lui dit: « Laisse-moi y réfléchir » et le lendemain il embrassa l’Islam.

Conclusion :

La mission a donc commencé avec quatre personnes. Comment seraient-elles accueillies ? Que feraient-elles ? Nous verrons tout cela pendant le prochain épisode.

Je vous pose deux dernières questions :

·         Soutiendras-tu le Prophète et soutiendras-tu sa mission comme Waraqa Ibn Nawfal ?

Le Prophète t’aurait-il choisi si tu avais vécu à son époque?

Source: Amr Khaled

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 13:13

Introduction :

 Nous avons parlé de la préparation psychologique du Prophète (BP sur lui) pour la Mission. Il a perdu son père, puis sa mère et ensuite son grand-père. Il a dû commencer à travailler à l’âge de huit ans et acquit certaines qualités avec la garde des moutons. A quinze ans, il commença sa carrière de commerçant et y gagna beaucoup d’expérience, à la fois sociale et pratique. Il avait également assisté à une guerre et un traité de paix et s’était ainsi constitué un stock de connaissances et de savoir-faire considérable. Psychologiquement prêt, il lui manquait seulement la préparation spirituelle pour être capable de porter la majestueuse mission qui l’attendait.

Le monde, la péninsule Arabe et La Mecque attendaient l’événement.

 

La préparation spirituelle :

 Le Messager (BP sur lui) avait trente-huit ans et, pendant deux ans, il allait recevoir la préparation nécessaire pour recevoir le Message. Car la rencontre de Djibrîl (Gabriel) n’était pas peu de chose et le message n’était pas un message ordinaire. Les révélations allaient l’épuiser physiquement au point qu’il allait transpirer en plein hiver.

 Les derniers six mois avant la révélation, des incidents étranges lui arrivaient. Il voyait des songes qui se réalisaient au matin, ce qui lui fit dire plus tard : “Les songes qui se réalisent sont une part sur quarante-six de la prophétie.” Il entendait des rocs et des arbres qui le saluaient et dit lui-même : “Je connais à la Mecque un roc qui me saluait.”

 L’amour de la solitude lui pénétra le cœur, de sorte qu’il prit le temps de réfléchir à l’univers et à la vie. Il faut savoir que c’est Allah qui dépose la foi dans les cœurs. Le verset dit – ce qui peut être traduit par - Mais Allah vous a fait aimer la foi et l'a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance.”  (TSC[i], Al-Houjourât (LES APPARTEMENTS): 7). Les gens jeûnent le mois de Ramadan parce qu’Allah dépose dans leurs cœurs l’amour de l’obéissance au début de ce mois et de même pour les dix derniers jours qui comportent Laïlat Al-Qadr (la nuit du Destin). Le Prophète a dit : “Les cœurs sont entre deux des doigts du Miséricordieux qui les manipule comme Il veut.”

 Allah envoie ainsi des signes à Ses serviteurs qui doivent les remarquer et les suivre et ne pas leur tourner le dos. En ressentant l’amour de la solitude comme un de ces signes, le Prophète (BP sur lui) s’y adapta de suite.

 Je vais vous illustrer cette idée par une petite histoire comme exemple. Un jour un de mes amis, un médecin, a rendu visite à une dame malade. La visite terminée, la dame lui offrit de le faire raccompagner par son fils. Ce dernier était du genre qui ne sent aucune contrainte envers la religion et se moque au contraire de ceux qui la pratiquent. Tout au long du chemin, il se mit à se moquer tant et si bien que le médecin, ennuyé de cette attitude, lui demanda de le déposer au milieu du chemin. Quelques mois après, il dut rendre visite de nouveau à la même dame qui lui fit la même offre à la fin de la consultation. Le médecin essaya tant qu’il put de décliner l’offre mais lorsque la dame lui fit savoir que son fils priait à la mosquée et devait rentrer dans cinq minutes, il se sentit curieux de connaître la cause de ce revirement et il attendit. En voiture le médecin questionna le jeune homme qui lui expliqua que l’agence de voyage dans laquelle il travaillait avait décidé de faire des excursions de ‘Oumra et de Hadj (petit et grand pèlerinage) parce qu’il y avait de nombreux clients pour ce genre de voyage. Il avait été choisi pour accompagner les pèlerins et il avait été à La Mecque sans avoir l’intention d’accomplir le culte. Une fois là-bas, il s’était dit qu’il devait aller voir la Ka‘ba de près comme curiosité touristique et par hasard c’était le premier du mois de Cha‘bâne où la Ka‘ba est ouverte pour son nettoyage annuel. Il était debout à regarder en curieux les notables qui entraient lorsqu’un des cheikhs qui étaient près de lui le prit par la main et lui dit : “Allons, entrons nous aussi.”

 Nous savons tous que seuls des rares élus rentrent à l’intérieur de la Ka‘ba mais lorsque Allah veut déposer la foi dans le cœur d’une personne, rien ne s’y oppose. Notre jeune homme en est sorti transformé.

 Ne refusez donc pas les signes qu’Allah vous envoie. Si vous sentez que vous avez envie de prier ou de faire n’importe quelle bonne action, que rien ne vous retienne, commencez tout de suite.

 La caverne Hira’ et la méditation:

 L’amour de la solitude a été déposé dans le cœur de notre Prophète (BP sur lui) et la période de la caverne de Hirâ’ commença. C’est une caverne sur une haute cime de montagne. Un jeune homme en pleine forme l’escalade en une heure et demie. A son approche, il faut se faufiler entre de grands rocs. Sur le lieu même, la scène est impressionnante. On se retrouve dans un tout petit abri formé par trois grands rocs penchés l’un sur l’autre et le panorama est grandiose. Il y a d’un côté la dépression de la vallée avec la Ka‘ba visible, d’un autre les cimes des montagnes environnantes et devant soi tout le ciel ouvert.

 Le Prophète (BP sur lui) avait alors quarante ans, et il faisait ce trajet et restait dans la caverne  pendant une dizaine de jours à chaque fois. Il demeurait dans cet endroit solitaire que vous devez imaginer par une nuit sans lune comme celle où Djbrîl lui apparut pour la première fois. Il restait assis à réfléchir à ce qu’il voyait devant lui, à l’univers, aux étoiles, aux créatures, à sa communauté, et surtout à la vie et ses raisons d’être. Tous les livres expliquent que pendant ce temps, il pratiquait le culte, mais lequel ? Il n’était affilié à aucune religion.

 Il faut savoir que la réflexion et la méditation sont l’essence de toute religion. Tous les prophètes l’ont pratiquée. Le verset nous dit – ce qui peut être traduit par - : “En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre ... (TSC, 'Al-`Imrân (LA FAMILLE D'IMRAN) :190, 191). Un des Compagnons de la seconde génération disait : “La méditation est la lumière de la foi”. Abou Ad-Dardâ’ disait : “Une méditation d’une heure vaut mieux que la prière de nuit pendant une année”. Al-Hassan al-Bassri dit : “La méditation est le meilleur culte”. Hassan Ath-Thawry disait aussi la même chose.

 Nous ne pourrons pas bâtir de renaissance sans pratiquer ce genre de culte qui nous apprend à réfléchir. Savez-vous que de grandes sociétés commerciales convoquent leurs employés à des séjours dans des endroits isolés pour leur donner l’occasion de réfléchir à leurs affaires ?

 Vous êtes-vous jamais demandés pourquoi est-ce que vous vivez et quels sont vos objectifs dans la vie ? Je vous conseille de vous donner du temps pour la réflexion et la méditation, et le meilleur moment peut être pendant la marche. Vous devez réfléchir à votre vie et savoir exactement ce que vous voulez en faire. Il a été dit que la vie est comme une flèche et chacun n’en a qu’une. S’il rate son but, il n’aura pas de seconde chance.

 Khadîdja (qu’Allah soit satisfait d’elle) et le rôle de l’épouse :

 Le Prophète se tenait donc dans la caverne de Hirâ’ et, pendant deux ans, il a réfléchi à la vie et à la mort. La mission à laquelle il était appelé était majestueuse et le nécessitait.

 Et où était Khadîdja dans tout cela ? Elle le soutenait, lui tenait compagnie et partageait tout avec lui comme toute femme doit le faire avec son mari. Elle escaladait cette montagne à l’âge de cinquante-cinq ans pour passer quelques moments avec lui et lui apporter des provisions. Elle a été la plus grande grâce octroyée au Prophète. C’était une femme sage et le Prophète (BP sur lui) la désigna comme la meilleure femme de l’univers avec Mariam bint ‘Imrân (Marie, mère de Jésus). Avant sa mort, Djibrîl lui avait annoncé à travers le Messager qu’elle aurait au Paradis une maison en perles et en rubis.

 C’est une leçon très importante pour les couples. Il leur faut partager leurs expériences et leurs pensées car ils en seront plus unis et leur mariage sera plus solide. Les gens doivent apprendre à communiquer entre eux. Notre religion incite à la communication et à la vie en communauté. Le Prophète (BP sur lui) dit : “ Celui qui vit proche des gens et les supporte est meilleur que celui qui vit en solitaire.” Si vous aimez la retraite, vous avez les dix derniers jours de Ramadan pour la pratiquer et vous devez même la faire à la mosquée c’est à dire au milieu des autres.

TSC : Traduction des Sens du Coran. Cette traduction est celle du sens courant le plus connu jusqu'à présent de la sourate sus mentionnée. Lire la TSC ne remplace nullement sa lecture en arabe, la langue de révélation du saint Coran.

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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 19:21

Le début de la révélation :

 

Le Prophète avait passé deux ans de cette façon quand, par une nuit sans lune à la fin du mois de Ramadan Djibrîl lui apparut dans la caverne sur la montagne. Tout d’un coup il vit devant lui quelqu’un qui lui disait : “Lis”. Il dit : “Je ne lis pas.” Il lui répéta : “Lis.” Et le Prophète répéta : “Je ne lis pas.” Il le prit dans ses bras, le serra très fort et lui répéta : “Lis.” Le Prophète répondit : “Quoi lire ?” Il le serra une troisième fois au point de lui faire perdre le souffle et lui dit : “ Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé ...  " (TSC, Al-`Alaq (L'ADHERENCE) : 1). C’était une scène unique où la lumière du ciel s’unissait à la lumière de la Terre pour illuminer l’humanité jusqu’à l’éternité. Djibrîl n’était pas descendu depuis six cents ans, depuis l’époque de ‘Îssa (Jésus). Et, depuis la mort du Messager (BP sur lui), il ne descend plus que durant la nuit du Destin, Laïlat Al-Qadr. Nous nous demandons ce qu’il pense de notre état et comment il nous trouvera cette année...

 

Pourquoi est-ce que Djibrîl avait donné ces étreintes au Prophète (BP sur lui) ?

 

·         Parce que notre religion est celle de l’amour, de la miséricorde et de la paix, et qu’elle doit être propagée par l’amour.

·         Pour faire comprendre à Mohammed qu’il était bien éveillé et que ce qu’il voyait n’était pas un songe.

·         Le moment était difficile et nous avons vu que chaque fois que le Prophète traversait un moment difficile, Allah lui envoyait un incident qui devait le consoler. Cette étreinte était donc comme une consolation et un encouragement à ce qu’il devait subir par la suite.

 

Djibrîl s’en alla et le Prophète (BP sur lui), épouvanté par ce qu’il venait de voir, descendit en courant vers Khadîdja et rentra chez elle tout tremblant en disant : “Couvrez-moi, couvrez-moi.”

 

Nous savons comment elle le rassura et le prit chez son cousin Waraqa qui lui dit que c’était l’annonce de la prophétie. Pourquoi cette rencontre avait-elle été organisée de cette façon impressionnante ? Pour faire comprendre au Prophète l’importance et la gravité de la chose.

 

Je dis également aux jeunes que nous vivons des temps difficiles et ardus. Prenez le sujet au sérieux, vous les jeunes qui n’avez en tête que la recherche des réjouissances et vous les parents qui n’avez en tête que d’amasser une fortune pour vos enfants.

 

Mais Djbrîl n’est pas réapparu et le Prophète (BP sur lui) s’en inquiétait et commençait à avoir des doutes à propos de ce qu’il avait vu. Pourquoi est-ce qu’Allah le fit attendre ? Pour susciter en lui le désir de revoir Djibrîl. La mission pour laquelle il était apprêté devait être difficile et il la supportera mieux quand il l’aura désirée. C’est un des arts du management, parce que lorsque la personne attend une chose, son désir de l’avoir augmente avec le temps et l’esprit se concentre dessus. Cette attente était comme pour lui dire « prépare-toi ».

 

Remarquez également que Djibrîl ne s’était pas fait connaître par le Prophète. Pourquoi ? Parce que le Prophète (BP sur lui) au moment de cette première rencontre était sous le choc et, pour bien comprendre une chose, il faut être concentré et attentif. C’est un humain qui lui avait expliqué le sujet.

 

Mais pourquoi est-ce le mot “Lis” qui a été le premier prononcé du Coran quand le Prophète ne savait pas lire ? Ce mot s’adresse à nous. Il devait nous faire comprendre que le temps des miracles des prophètes était révolu. Fini le temps du bâton de Moïse et le temps de l’arche de Noûh (Noé). Il n’y en aura plus, nous-mêmes serons le miracle, hommes, femmes et jeunes gens grâce à ce que nous réaliserons comme œuvres grandioses pour notre Umma. “Lis” (qui signifie la connaissance et le travail) doit devenir notre outil pour parvenir à vivre, résoudre nos problèmes et nous bâtir une renaissance. Le Prophète l’avait compris. Il n’est pas permis que la Umma dont le premier mot de son message est  “Lis” soit à 60% analphabète. Elle attend toujours les miracles qui doivent la délivrer de ces temps difficiles. Ce mot “Lis” a même été répété six fois dans les cinq premiers versets révélés du Coran à cause de son importance. Il prouve la véracité du message de notre Prophète et prouve qu’il est venu pour l’humanité de tous les temps parce qu’il prévoyait les besoins de nos jours. Quelle inimitabilité et quel miracle avec les significations de ce mot ! Il est vrai que le Messager (BP sur lui) ne savait pas lire mais il était instruit au point que les livres qui nous transmettent sa science sont comptés par milliers. Celui qui ne sait ni lire ni écrire a laissé toute cette science et cela est en lui-même un miracle prodigieux.

Le Prophète (BP sur lui) était descendu de la caverne de Hirâ’ tout tremblant parce que l’apparition de Djibrîl avait été une grande surprise pour lui. Il ne s’attendait pas à recevoir le message. Mais que recherchait-il ? Il recherchait la vérité.

 

Il y avait un homme nommé Abou ‘Âmer qui, sachant que la venue d’un messager était proche, avait commencé à se donner des airs respectables et savants pour essayer d’obtenir ce statut de Messager. Et lorsqu’il vit que c’était Mohammed (BP sur lui) qui avait reçu la Mission, il devint un de ses plus grands ennemis. C’était lui qui, pendant la bataille de Uhud avait creusé le trou où le Messager était tombé et où il a été blessé. Mais il fallait savoir que ce message ne pouvait être acquis, il était donné à qui le méritait le mieux. La Révélation et le Message étaient venus à Mohammed (BP sur lui) parce qu’il s’activait à la recherche de la vérité.

 

La vie passe vite et nous serons tous ensevelis sous terre. Il ne faut pas s’attacher aux futilités et s’en tenir aux actes superficiels, mais rechercher quoi faire au service de l’humanité. Il faut aimer l’Islam et essayer d’être l’artisan de son prestige.

 

Il faut également se rappeler de Khadîdja et de son rôle merveilleux auprès du Prophète (BP sur lui). C’était ainsi une femme qui avait été la première à devenir musulmane après le Prophète (BP sur lui) et à aider à la consolidation de cette religion.

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 17:04

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l'univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

 Introduction :

 En introduction, on va faire un rappel de l’identité du Prophète. Regardons d’abord son statut familial. Le Prophète a été un orphelin des deux parents, son père va mourir alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère, il est fils unique sans frère ni sœur. Cette situation va lui apprendre le vrai sens de la vie, qu’elle est courte et éphémère.

 Pour ce qui est de sa résidence. Il a vécu dans cinq foyers différents. Celui de sa mère, celui de Halima Es-Sadïa au désert chez qui il va rester deux ans avant de retourner chez sa mère et rester avec elle jusqu’à l’âge de six ans, puis il est parti habiter avec son grand-père après la mort de sa mère de l’âge de 6 à 8 ans. Enfin, après la mort de son grand-père, il demeura chez son oncle Abou Taleb. Donc, il connut cinq foyers en huit ans. Ces nombreux changements de résidence vont lui apprendre: le sérieux, le sens de la responsabilité, la capacité d’adaptation et la flexibilité, car les foyers étaient différents du point de vue social.

 Le troisième point concerne le travail du Prophète (BP sur lui). Ce dernier va travailler de l’âge de 8 à 15 ans en tant que berger et de 15 à 35 ans comme commerçant. Il apprit de son expérience de berger, la patience, la clémence et la capacité de réunir les gens. Et il apprit de son activité en tant que commerçant à connaître la nature humaine et à comprendre les caractères et les humeurs des gens.

 Pour ce qui est de sa situation financière, le Prophète (BP sur lui) était pauvre mais provenait d’une famille noble très respectée au sein des tribus arabes. De cette manière, il était proche aussi bien des pauvres que des riches.

 Son rôle dans la société : Il participait activement aux activités sociales, il n’était pas renfermé sur lui-même. Entre l’âge de 15 à 18 ans, il participa à la guerre de Foujar que les Quraychites ont menée. Il apprit ainsi l’art de la guerre. À 18 ans, il participa à la conclusion du pacte Al-Foudoul et il apprit ainsi l’art de la paix et comment conclure les ententes.

 Son éducation : il ne sait ni lire ni écrire. Ceci sera d’ailleurs l’un de ses miracles. Celui qui ne savait ni lire ni écrire va être le grand maître de l’humanité. Il va puiser son expérience dans la société en participant aux guerres, aux activités politiques et sociales et surtout de son activité en tant que commerçant. J’ai envie de demander à nos jeunes de ne pas s’isoler et de participer aux champs social et politique de leur pays. Nos jeunes s’isolent de la société sous prétexte qu’elle ne leur plaît pas. Regardez l’exemple du Prophète et soyez engagés dans votre société, car c’est de cette façon que nous aurons une jeunesse forte, expérimentée et efficace.

 Parfaire la préparation du Prophète pour endosser la mission prophétique :

 Revenons à l’histoire du Prophète (BP sur lui). À ce moment, il avait 25 ans. Allait-il recevoir la révélation à cet âge là ? Non. Jusqu’à cette date, il n’a pas quitté Qoraïche et il n’a pas rencontré d’autres tribus. Or, il est le messager de tout l’univers, sa révélation ne concerne pas seulement les Qoraïchites mais le monde entier. Donc, il doit rencontrer les autres peuples et connaître leurs mœurs et coutumes. Vous réalisez comment la préparation du prophète se profile. Pour ce faire, il doit voyager.

 Le Prophète, le commerçant :

 Le voyage est une expérience très enrichissante. Nos jeunes doivent comprendre que le voyage n’est pas une aventure touristique mais une expérience de vie. Une année de voyage confère à la personne la maturité de vingt ans. Le Prophète va travailler alors chez Khadîdja et voyager pour faire du commerce en Syrie et au Yémen. Pourquoi ces deux destinations ? En Syrie, il va avoir l’occasion de faire connaissance avec la puissance de l’empire Byzantin alors qu’au Yémen, il va découvrir l’empire Perse. Comment cela va être possible ? Son oncle Abou Taleb va lui dire : «ça fait 10 ans que tu travailles dans le commerce, tu travailles avec moi et comme tu vois, l’argent se fait rare et nos affaires ne sont pas florissantes. Que penses-tu d’aller travailler pour une femme riche et noble de Qoraïche ? C’est une femme dont on n’entend que du bien et qui réussit bien en commerce. Pourquoi ne pas gérer son commerce et voyager pour développer ses affaires ?». Le Prophète (BP sur lui) accepta.

 Va-t-il accepter de travailler pour une femme ? Oui bien sûr. Le Prophète (BP sur lui), n’avait pas une opinion bornée de la femme. Il s’agissait d’un travail et tant que celui-ci et les échanges qui en découlent restent dans le cadre du respect mutuel et des limites instaurées, son travail avec Khadîdja ne peut être gênant. Contrairement à nos où les jeunes usent de subterfuges pour aborder les filles. Donc, le Prophète (BP sur lui), nous démontre que les hommes peuvent travailler avec des femmes à condition qu’il y ait du respect dans les échanges.

 Par ailleurs, Khadîdja n’était pas une femme ordinaire mais est une femme d’affaires douée. À ce moment là, elle est âgée de 40 ans et veuve. De plus, elle est riche, non pas par hasard mais par son sens des affaires. Lorsque Abou Taleb vint la voir pour lui proposer le Prophète (BP sur lui), pour diriger ses affaires, elle accepta mais décida de le tester. Au début, elle lui attribua une petite mission avec un petit lot de marchandises et demanda à son serviteur, Maissara, de l’accompagner. Elle va ainsi l’envoyer trois fois au Yémen. Maissara lui revint avec les nouvelles et lui dit : «Je n’ai jamais vu quelqu’un comme lui. Je n’ai jamais vu pareil sérieux, dévouement et confiance dans le travail». Pour nos jeunes, ce dernier élément est important. Le Prophète (BP sur lui), travaillait avec sérieux. Il travaillait dix à douze heures par jour. Ça me fait vraiment de la peine quand je rencontre quelqu’un qui veut travailler et réussir mais qui n’est pas prêt à fournir l’effort nécessaire. C’est honteux de prétendre aimer le Prophète (BP sur lui) et ne travailler que deux heures par jour. C’est par le travail que vous pouvez exprimer vôtre amour au Prophète (BP sur lui).

 Le Prophète (BP sur lui) travaillait sérieusement et après chaque voyage, Maissara revenait dire à Khadîdja qu’il trouvait le Prophète (BP sur lui) très doué dans les affaires. Une fois, il lui signala que, tout comme elle, le Prophète (BP sur lui) n’adorait aucune idole. Ce qui attira particulièrement l’attention de Khadîdja et accrut son admiration envers le Prophète (BP sur lui), car peu nombreux étaient ceux qui ne prenaient pas les statuettes pour dieux. Comment Maissara avait-il remarqué cela ? Une fois, au cours d’une intense négociation, un commerçant demanda au Prophète (BP sur lui) de jurer par les statuettes. Alors, le Prophète (BP sur lui) répondit avec fermeté qu’il ne jurait pas par ce dont je ne crois pas.

 À partir de ce moment là, Khadîdja décida de charger le Prophète (BP sur lui) d’une plus grande mission et de guider sa principale caravane qui part pour la Syrie. Habituellement, les commerçants prennent le temps de voyager et restent cinq à six semaines en Syrie pour écouler leurs marchandises. Or, le Prophète, en commerçant doué, finit la vente de ses marchandises avant d’arriver à destination. Les gens croient que la fonction des messagers est restreinte au seul fait de transmettre leurs révélations. Eh bien non, l’exemple de notre Prophète (BP sur lui) démontre que ces derniers réussissent aussi dans leur vie professionnelle.

 Il ne s’agit nullement de miracles, mais de travail, de persévérance et de réussite humaine qui peut être imitée et réalisée de nos jours. La révélation a montré au Prophète (BP sur lui) le chemin global vers lequel il doit se diriger et non pas les tactiques pour y arriver. C’est lui qui devait planifier et réaliser. Le succès de notre Prophète s’est fait graduellement et souligne l’importance de fournir un effort soutenu pour atteindre progressivement ses objectifs dans la vie.

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 16:58

Le Prophète, le mari :

 À ce stade-ci, peut-on dire que le Prophète (BP sur lui), est suffisamment préparé pour la révélation puisqu’il a réussi à connaître les autres peuples et à développer les affaires ? Non, pas encore. Il doit encore prouver qu’il est prêt à être le messager d’Allah, le Très Haut, pour l’univers. Il doit se marier, fonder une famille et réussir dans sa vie conjugale car il lui incombe de montrer au monde entier comment réussir une relation de mariage stable.

 Comment a-t-il réalisé cela ? L’initiative est venue de la part de Khadîdja, qui a eu l’occasion de le tester, de voir son succès dans les affaires et de juger son caractère facile et clément en tant que commerçant. Elle était bien placée pour connaître la nature des caractères radin, vicieux et coléreux de plusieurs commerçants et a apprécié la clémence du Prophète (BP sur lui). Cette clémence permet aux commerçants d’avoir une vision à long terme pour le succès. C’est une leçon que les occidentaux ont comprise et appliquée depuis longtemps.

 Khadîdja, à 40 ans, était encore au sommet de sa beauté et recevait, chaque jour, une demande en mariage de la part de nobles Quraychites. Un jour, alors qu’elle était assise en compagnie de son amie Nafissa bint Al-Mounabih, elle commença à lui parler de son admiration envers le Prophète (BP sur lui), la clémence de ce dernier et son succès dans les affaires. Nafissa demanda alors à Khadîdja si elle voulait qu’elle intercède en sa faveur auprès du Prophète pour qu’il la demande en mariage et Khadîdja accepta.

 Cette situation soulève quelques questions. Une femme peut-elle choisir son mari ? Oui. D’ailleurs ceci va donner suite au mariage le plus noble de l’humanité. Une femme peut-elle avoir des sentiments ? Oui bien sûr, mais il reste à savoir comment elle les exprime ? Nos filles ne doivent pas remettre en cause leur dignité. Khadîdja a envoyé une femme mature qui va parler avec sagesse au Prophète (BP sur lui). Elle commença par lui demander s’il était marié. Il répondit : «Non». Elle poursuit en lui demandant pourquoi. Il répondit : «Qui accepterait de se marier avec un pauvre comme moi ?». C’est alors à Nafissa de lui proposer le nom de Khadîdja et au Prophète de demander si elle accepterait sa demande. Elle lui répondit avec sagesse : «Je vais voir avec elle». Elle repartit chez Khadîdja et le fit attendre quelques jours et revint l’informer que Khadîdja avait accepté sa demande.

 Comprenez-vous le sens de l’histoire ? L’islam accorde une valeur inestimable à la femme et par conséquent, nos femmes doivent sauvegarder leur dignité. D’ailleurs, les femmes qui acceptent de se marier par un acte non officiel sont abandonnées à la fin par les hommes car ces derniers ne les respectent pas. Le mariage du Prophète (BP sur lui) dura 25 ans et pourtant, il y avait une grande différence d’âge, Khadîdja avait 40 ans et le Prophète (BP sur lui) n’en avait que 25. La clé dans ce cas était la maturité.

 Khadîdja épousa donc le Prophète, un mariage qui dura vingt-cinq ans. Mais un tel mariage était-il susceptible de réussir ? Est-il possible de nos jours de réussir un mariage d'un couple avec un écart d'âge aussi grand ? Souvenez-vous que Khadîdja était de quinze ans l’aînée du Prophète. Mais leur union était réalisable grâce à la maturité du Prophète. Il était certes plus jeune que Khadîdja, mais il avait mûri grâce aux différentes épreuves et expériences qu'il a vécues.

 Il y avait aussi un autre handicap qui aurait pu vouer à l'échec le mariage du Prophète et de Khadîdja : la différence de la richesse. Mais ne vous méprenez pas, il a un sens plus profond à relever, Khadîdja était plus nantie que lui, mais ils étaient du même rang social. Il ne suffit pas de choisir la probité et la rectitude chez un futur époux, mais il est important que l'homme et la femme soient d'un niveau social égal. Le Prophète n'était pas riche, mails il était issu de la plus noble famille de Qoraïche.

 Mais qui allait subvenir aux besoins du foyer ? C'était le Prophète qui pourvoyait aux besoins de sa famille. Le fait qu'il vint habiter chez Khadîdja ne l'empêcha pas de prendre en charge les besoins de son foyer. Car ses affaires commençaient à prospérer et il avait déjà des associés dans son commerce.

 Certains orientalistes ont avancé que le Prophète s'est lié avec Khadîdja uniquement par cupidité et soif d'argent. Ce qui est complètement faux car Khadîdja était une femme intelligente et elle n'a accepté qu'après avoir bien jugé et testé le Prophète pendant plus de deux années. Alors je dis à nos filles aujourd'hui, ne vous lancez pas dans le mariage sous l'attrait des seules manières ou de l'apparence mais prenez bien soin de bien juger vos futurs époux.

 Le mariage du prophète et de Khadîdja a donc réussi parce qu’il a réuni ces conditions :

 ·         Même rang social,

·         Maturité du Prophète malgré l’écart d'âge,

·         Le Prophète pourvoyait aux besoins du foyer,

·         Khadîdja s'était bien assurée qu'il n'était pas animé par la cupidité mais qu'il était un homme capable de fonder un foyer.

 Ce mariage a donc duré 25 ans durant lesquels ils ont eu six enfants; quatre filles et deux garçons. Les filles étaient : Zeinab, Rouqaya, Oum Koulthoum et Fatima Zahrae. Les garçons étaient : Al-Kacem et Abdullah. Ils vécurent heureux, liés d'un amour qui n'a pas d'égal dans l'histoire, et qui n'a rien à envier aux célèbres histoires de notre temps, parce que le Prophète a gardé intact son amour pour son épouse longtemps après sa mort. Le jour de la conquête de la Mecque, on avait vu le Prophète s'asseoir avec une vielle femme bavardant avec elle avec grande animation. Aicha lui demanda qui pouvait être la femme qui a reçu tant d'honneurs du Prophète, il lui répondit que c'était une amie de Khadîdja. Alors elle lui dit : de quoi avez-vous parlé ? Il lui répondit : de la belle époque de Khadîdja !! 

 Ce bonheur n'a été troublé que par la mort de leurs deux garçons. Encore une fois, le Prophète est affligé par la mort des siens. Les deux garçons moururent alors qu'ils avaient trois et quatre ans. Une peine qui devait inculquer au Prophète l'aspect éphémère de la vie, une peine qui devait forger dans la douleur et le chagrin celui qui allait porter le message vers l'humanité, et pour cela il devait être pleinement prédisposé à affronter les malheurs et les aléas de la vie. Il perdit successivement son père, sa mère, son grand-père, ses deux fils. Des malheurs qui ont rapetissé la vie à ses yeux au point qu'il dit un jour à son oncle : "Par Allah mon oncle, si on me mettait le soleil dans ma main droite et la lune dans ma main gauche pour que j’abandonne ce sujet, je ne le ferai pas jusqu’à ce que Allah le fasse triompher ou que je périsse." Alors prenons exemple sur le Prophète, vivons pour notre cause, vivons pour l'idée, vivons pour le bien, vivons pour l'Islam. Que la vie soit minuscule à nos yeux.

 Et là aussi nous saisissons un sens très profond; Allah a fait que nous trouvions dans l'histoire de la mort des enfants du Prophète un exemple de réconfort pour tous les parents qui sont affligés par la mort de leur enfant.  Pour que nous comprenions que parfois Allah nous refuse certaines choses pour mieux nous donner. Car il se peut que tu perdes un enfant qui aurait grandi dans le mauvais chemin s’il avait survécu et que sa mort te fera gagner le paradis grâce à ta résignation et ta louange à Allah.

 Le mariage a donc réussi et le Prophète s'est avéré un parfait époux et un bon père. Cela est-il suffisant pour sa préparation ? Non, le Prophète sera destiné à porter un message à toute l'humanité et il devait donc être humain, il devait vouer un amour à tous les hommes sans distinction. Et cette humanité devait surgir avant la révélation pour qu'elle ne soit pas assimilée à un sentiment pour ses co-religionnaires.

 A ce propos, je vais vous conter une histoire sans pareille. Un jour, une femme, Sa’da Bent Ta’laba, était en chemin de son village vers un autre village voisin avec son fils, Zayd Ibn Haritha. A mi-chemin, une tribu ennemie la surprit et lui ravit son fils pour le vendre à la Mecque comme esclave. Il se trouva que celui qui l'acheta était un neveu de Khadîdja et qui entreprit de le lui offrir comme cadeau, car cela était d'usage en ce temps là en Arabie. Khadîdja à son tour offrit l'esclave au Prophète. Zayd était encore petit et il ne cessait de pleurer à cause de la séparation avec sa mère. Mais savait-il que c'était le meilleur jour de sa vie ? N'est-ce pas que nous disions que peut être Allah nous prive de certaines choses pour nous récompenser par la suite sans limites !

 Zayd s'est établi donc dans la maison du Prophète comme serviteur. Mais ses parents ne s'étaient pas remis de la perte de leur enfant, et son père était tellement affligé qu'il écrivit un poème dans lequel il pleurait la souffrance qu'il endurait et entreprit de chercher son fils partout en Arabie. Des pèlerins venus à la Mecque lui apprirent que son fils s'y trouvait, chez un homme qui s'appelait Mohamed Ibn Abdallah de Qoraïche. Alors il emprunta de l’argent pour racheter son fils et partit à la Mecque. Arrivé chez le Prophète, il le pria de lui rendre son fils en contrepartie d'une grande somme d'argent qu'il lui proposa. Le Prophète tout humain qu'il était lui proposa une autre façon de régler le litige. Il lui dit: « on va appeler Zayd et on lui demandera de choisir entre partir avec vous ou rester à mes côtés. S'il choisit de partir je vous le concéderai sans argent, et s'il choisit de rester chez moi, alors je ne suis pas quelqu'un qui se sépare de ceux qui l'aiment. » Le Prophète fit venir Zayd et lui soumit la proposition qu'il avait faite à ses parents. A la surprise de son père, Zayd choisit de rester aux côtés du Prophète et dit à son père, qui ne revenait pas que son fils ait choisi la servitude plutôt que de partir avec lui : « j'ai trouvé auprès de cet homme une miséricorde qui n'a pas d'égale sur terre ! »

Le Prophète prit Zayd par la main, se dirigea vers la Ka’ba et annonça à toute la Mecque que Zayd était désormais son fils à part entière.

 Le Prophète a jusque là surmonté toutes les épreuves; il avait réussi dans son métier de commerçant, il avait acquis la connaissance des autres peuples et l'art de la guerre et de la paix, il était un père de famille exemplaire et il était plein d'humanité envers les hommes. Mais était-il tout à fait prêt ? Avait-il acquis l'art de guider les hommes, de bâtir le consensus autour de lui ? Et plus important encore, il fallait un témoignage de Qoraïche de la grandeur de cet homme. Pour cela il lui fallait une préparation pour qu'il acquière les qualités de chef et de leader.

 A cette époque le Prophète avait 35 ans. Qaraïche avait décidé de reconstruire la Ka’ba qui s'est ébranlée par la suite d'une inondation. Pour ce faire, les Quraychites ont décidé de n’investir que l’argent d’origine licite! Malgré l'égarement dans lequel ils étaient, leur instinct de bien les a guidés à épargner tout ce qui est illicite et impropre dans cette construction toute particulière. Car le sentiment qui distingue le bien du mal est inné en chaque homme. Qaraïche avait su que tout bien acquis dans le mal et la turpitude n'était pas propre, alors que beaucoup aujourd'hui vivent avec de l'argent illicite sans scrupule ni crainte !

 La construction de la Ka’ba était un grand honneur pour les tribus de Qaraïche. Toutes les tribus se sont partagées cette noble tâche, chacune de son côté. Arrivés à la pose de la pierre noire, chaque tribu voulut s’attribuer cet honneur ce qui provoqua un grand conflit qui a failli dégénérer en guerre. Trois jours durant ils ne savaient pas comment régler le différend. Alors Al- Walid ibn Al-Moughira leur proposa d’attendre et d’accepter le jugement du premier homme qui apparaîtra au détour du chemin menant à la Ka’ba.

 Ce fut le Prophète qui apparut le premier. Alors les cris de joie fusèrent, car Qoraïche connaissait la rectitude et la loyauté du Prophète. Là se révélèrent les aptitudes à diriger et commander du Prophète. Qu'avait-il fait ? Il enleva sa cape et la mit par terre loin de la Ka’ba et prit la pierre noire et la déposa dessus. Il demanda alors aux chefs des tribus de la prendre chacun de son côté et de porter la pierre jusqu'à la Ka’ba. Il avait pris soin de poser la pierre le plus loin possible pour qu'ils dépensent leurs énergies en route. Arrivés enfin à la Ka’ba, il prit la pierre et la déposa à sa place.

 Par Allah, je sens grandir l'amour du Prophète dans mon cœur. Anas Ibn Malek avait dit : le Prophète est entré à Médine un lundi et toute Médine s'est illuminée par sa présence, et il est mort un lundi et toute Médine s'est assombrie par son absence.

 Tout était préparé pour l'apparition du Prophète et tout contribuait à cela. Un monde, une Arabie, et toute la terre qui étaient en quête d'un réformateur.

 Le Prophète a été prédisposé en tout pour cette grande mission. Demain, nous verrons l'ultime préparation; la préparation spirituelle. Nous parlerons de Ghar Hir'a et de la révélation.

 Conclusion :

 En guise de conclusion nous récapitulons les points et les notions que nous avons touchés :

 ·         L'importance du contact avec les gens,

·         L'importance du travail,

·         Non à l'isolement vis-à-vis de la société,

·         La miséricorde envers toute l'humanité,

·         L'importance du bon choix de l'épouse.

Amr Khalid.net

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14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 16:11

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l'univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

L’épisode d’aujourd’hui sera articulé en quatre axes : une introduction, une question, l’enfance du Prophète (BP sur lui) et sa jeunesse juste avant son mariage.

 L’introduction :

Je dédie l’introduction à la description du Prophète (BP sur lui), comment était-il physiquement ? Les livres nous rapportent beaucoup de traits physiques spécifiques au Messager d’Allah (BP sur lui) dont la taille moyenne, la blancheur de son visage (avec une certaine rousseur), un corps harmonieux, sans ventre, et des cheveux et une barbe noirs d’ébène.

Sa description est connue désormais mais vous n’arrivez pas à l’imaginer, n’est-ce pas ? Comment faire donc ? Allah m’a guidé à le voir à partir de trois histoires de la Sirah, et je vais vous raconter ces histoires en guise de cadeau de ma part pour que vous parveniez vous aussi à l’imaginer. A chaque fois que vous voulez voir le visage du Prophète, n’hésitez pas à vous rappeler ces trois histoires-là :

  • La première histoire est à propos de AbdAllah Ibn Salam qui était un grand Rabbin juif. Il connaissait la description de l’ultime prophète. Ce personnage n’a jamais vu le Messager (BP sur lui) auparavant, il a préparé à l’occasion de sa rencontre avec Mohammad dix questions qui sauront affirmer ou infirmer s’il s’agit bien du dernier prophète conformément à la description dont il dispose. En compagnie de son fils, il est allé à la rencontre du Prophète (BP sur lui). Rien qu’en le voyant, il s’est dit sans l’interroger : « cet homme est certes le Messager d’Allah ». Une telle affirmation prend source dans l’apparence même du Prophète, du simple regard porté à son visage. S’adressant à son fils qui le presse à poser ses questions, il dit : « Mon fils, ceci n’est point le visage d’un menteur ».

  • La deuxième histoire est celle de Jaber Ibn AbdAllah. Il raconte qu’il faisait une promenade dans Médine en une nuit de pleine lune. Il admirait l’astre et sa lueur magnifique lorsqu’il vit apparaître de la même direction que la lune, le Prophète (BP sur lui). Il se mit alors à regarder alternativement la lune et le visage du Prophète (BP sur lui) pour se décider à dire enfin que « le Prophète est à mes yeux encore plus beau que la lune même ». Le visage du Prophète réfléchissait en effet une lumière surnaturelle.

  • La dernière histoire à ce propos est celle de AbdAllah Ibn Rawaha qui était un poète d’une éloquence sans égale. Après la mort du Prophète, on lui a demandé de décrire le Messager (BP sur lui). Ses paroles étaient : « Quand tu vois venir de loin le Prophète (BP sur lui), tu te dis que le soleil s’est levé ». Le Savez-vous ? Le Prophète (BP sur lui) est venu au monde à la levée du jour pour annoncer en fait l’élévation de l’espace (la terre entière)

La question

Au cours de l’épisode précédent, j’ai annoncé que le dernier miracle était celui d’Abraha, et qu’à la naissance du Prophète (BP sur lui), le temps des miracles était déjà révolu et avait commencé le temps de la science. Comment classer donc les miracles du voyage nocturne et de l’ascension et celui de la fente de la lune ? Il est vrai qu’il y a eu des miracles rattachés au Prophète (BP sur lui) mais qui n’ont affecté aucun événement à l’instar du miracle de Moïse (la fente de la mer par son bâton) ou de celui d’Abraha (les oiseaux par volées provoquant la perte des mécréants), et encore moins celui de l’arche de Noé. Tous les miracles étaient conçus dans le but de renforcer la position du Prophète (BP sur lui) après tout le mal qu’on lui a fait, et pour porter preuve qu’il était l’élu d’Allah, mais sans aller jusqu’à modifier les événements. C’est l’effort humain qui est à même de changer les résultats. Donc, les miracles du Prophète (BP sur lui) étaient pour le soutenir dans sa mission dont la descente des Anges pour combattre dans le clan des musulmans à la conquête de Badr.

 

N’allez pas croire que je nie les miracles du Prophète. En aucun cas ! Mais je préviens la réaction de certains qui diraient que Mohammad était prophète et qu’il avait la révélation et tout le renfort possible et l’appui d’Allah pour sa mission, mais que nous, nous n’en avons point ! On raconte son histoire parce qu’il est susceptible d’être imité. Au cas où tout est miracle, rien ne peut être imité et nous ne serons pas aptes à aller de l’avant pour notre renaissance. Chaque prophète a eu un miracle de son vivant qui s’est éteint à la mort de l’élu lui-même, sauf pour le nôtre : son miracle se poursuit parce qu’il réside dans sa Umma qui a pris le flambeau. C’est pour cela que sa vie n’a pas renfermé de miracles pouvant changer l’apparence des faits. Que sera donc la révélation ? Il s’agit de la méthode qu’il utilise.

 L’enfance du Prophète (BP sur lui)

 On va commencer par sa nourrice : Halima Es-Sadïa. A l’époque, les gens de Qoraïche avaient l’habitude de placer leurs enfants chez une nourrice bédouine vivant en dehors de la Mecque. La philosophie en est que les enfants ne doivent pas se trouver en milieu clos mais dans des endroits ouverts, en pleine nature, pour se doter d’une bonne constitution physique. Qoraïche plaçait ses enfants chez des nourrices de la tribu de Sa’d. Les femmes de cette tribu viennent à une période précise de l’année à Qoraïche afin de prendre les enfants pour une durée de deux ans. Elles n’acceptaient pas de l’argent contre cette tâche mais des cadeaux. Elles cherchaient donc des gens riches pour recevoir le plus de cadeaux possible.

 

Le Prophète (BP sur lui) était orphelin et donc aucune nourrice ne voulait de lui sauf Halima qui fut obligée de le prendre faute d’enfants dans la tribu. Son mari lui avait dit : « Je vois que tu as apporté un souffle béni ». Dès qu’elle l’a serré contre elle, il l’a vite adoptée en cherchant son sein. Le fils de Halima a imité cette attitude et a accepté de téter également deux fois de suite. Le mari confirma donc que sa femme avait apporté un souffle béni : son arrivée à sa demeure a produit la pâture pour le troupeau de sa nourrice. Halima rapporte aussi que l’enfant grandissait d’une manière étonnante : il a donc marché avant l’âge prévu et a parlé à un âge avancé : sa parole était donc d’une sagesse évidente.

Effectuons un saut dans le temps et voyons ce qu’il en est cinquante cinq ans plus tard à l’avènement de la conquête de la Mecque. Le Prophète (BP sur lui) a croisé le regard souriant d’une vielle femme qui le dévisageait : c’était Halima. La nourrice pouvait être fière de l’enfant glorieux qu’elle avait allaité. Le Prophète (BP sur lui) était content de la revoir, l’appelant à haute voix « Mère » et il l’avait honorée en mettant son manteau par terre pour qu’elle puisse s’y asseoir et en demandant congé auprès de ses compagnons pour une petite heure rien que pour lui parler en tête à tête. N’est-ce pas une magnifique preuve de fidélité ? Et il y a mieux encore : durant la guerre contre les Hawazim et Hounaïn, le Prophète (BP sur lui) a su que son frère de lait était parmi les vaincus. Il a alors demandé à ses compagnons la permission de rendre le butin. On se demanda s’il gardait encore le souvenir de ce frère. Il répondit que non mais que c’était un geste de fidélité envers sa mère Halima. Il est même allé jusqu’à emprunter de l’argent pour combler la valeur du butin non rendu. Je vous demande donc : quel degré de fidélité atteignez-vous? Que faites-vous de vos professeurs, de vos parents ? Surtout ceux qui sont mariés et les résidents à l’étranger ? Combien de fois demandez-vous des nouvelles de vos parents ? Je vous conseille vivement d’être fidèles à l’instar du Prophète (BP sur lui)

 Concentrons-nous maintenant sur l’expérience de l’orphelin : cette expérience a commencé chez le Prophète (BP sur lui) à partir de la mort de son père AbdAllah. Ce dernier a épousé la mère du Prophète, Amina, et est allé, en commerçant, se procurer de la marchandise, deux mois après son mariage. Elle était alors déjà enceinte, mais le père ne le savait pas. Durant son parcours, il s’est arrêté à Médine, dont il était originaire, rendre visite à ses oncles. Abd-El-Mottalib, qui était le grand-père du Prophète (BP sur lui), était marié et résidait dans cette ville. A cette escale, AbdAllah tomba grièvement malade, son cas s’empira et il finit par y succomber. Il fut enterré à Médine, loin de sa famille. Le Prophète (BP sur lui) a donc su dès son jeune âge que son père était mort et qu’il en serait privé sa vie durant, et pourtant il pouvait avoir la tendresse d’un père envers les jeunes. L’histoire de Zayd Ibn Haritha en est un exemple puisque le Prophète (BP sur lui) sortit lui ouvrir la porte, oubliant qu’il ne portait pas tous ses habits, et le prit dans ses bras avec joie. Il a bien mérité son embrassade, Zayd ! Mais toi ? Qu’as-tu fait pour en avoir une de la part du Prophète au jour de la Résurrection ? Ou pour que les gens t’aiment ?

 

Lorsqu'il a atteint six ans, sa mère a décidé d’entamer le voyage de la Mecque jusqu’à Médine pour que l’enfant se recueille sur la tombe de son père et qu’il rencontre ses oncles paternels. Amina était donc fidèle à la mémoire de feu son mari et c’est pour cette raison que son fils est aussi fidèle en hommage à sa mère. Le Prophète (BP sur lui) voyageait pour la première fois, il était orphelin se dirigeant vers Médine en orphelin pour y revenir plus tard en conquérant. Sur le chemin du retour, en plein désert, sa mère mourut. Il n’avait avec lui qu’une servante appelée ‘Oum-Aymen’. Qui va donc se charger de l’enterrement et des rites ? Il est venu se recueillir pour la première fois sur la tombe de son père et il a vu sa mère agoniser puis mourir alors qu’il n’avait que six ans.

Avez-vous ressenti l’épreuve de l’orphelin ? La situation est éprouvante, sentimentalement et physiquement. Quand il est revenu conquérir Médine, il s’est arrêté à l’endroit où était enterrée sa mère pour pleurer au point qu’il a fait pleurer tous ceux qui l’accompagnaient. Allah, que Son Nom soit glorifié et sublime, le préparait dès son enfance en le munissant d’une grande sensibilité et de la conscience que la vie n’est que fugitive. Allah sait que plus tard, le Prophète aura une grande renommée et que la vie ne doit pas le tromper car il est de passage, comme tout mortel. Son don de tout un troupeau d’animaux à un homme en est la preuve, de façon à ce que l’homme a déclaré que « Mohammad distribue le don de celui qui ne craint pas la pauvreté ». Les siens sont morts pour qu’il acquière plus de solidité afin que plus tard il mène sa mission à bien. Allah prend pour te donner plus tard ou te donne pour prendre plus tard. « Or, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose alors qu'elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu'elle vous est mauvaise. C'est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. "(TSC[i], Al-Baqara (LA VACHE): 216).

A partir de ce jour et jusqu'à l'âge de huit ans, le Prophète (BP sur lui) vécut chez son grand–père, âgé de quatre–vingt dix ans et qui éprouvait de la tendresse envers son petit fils. Le Prophète (BP sur lui) aurait donc passé les deux premières années de son enfance chez Halima, puis les quatre années suivantes avec sa mère et par la suite chez son grand-père. Mais était–il content de son séjour chez son grand–père ? Oui, car sa mère, comme on l'a déjà dit, a veillé à ce qu’il connaisse et aime les parents de son père. Avez–vous vu comment cette mère a sauvé son fils ? Si vous aimez vraiment vos enfants, faîtes tout ce que vous pouvez pour qu'ils soient liés à leurs parents et pour qu’ils trouvent une main secourable dans l'avenir si jamais la vie devient dure.

 Le Prophète (BP sur lui) vivait donc chez son grand-père Abd El Moutaleb. Ce dernier présidait, chaque jour, au pied de la Ka’ba, une assemblée qui traitait des problèmes politiques, économiques… de Qoraïche. Le Prophète l’y accompagnait, partageait son siège et prêtait attention à ce que les adultes racontaient au lieu de jouer. Remarquant cela, son grand-père dit aux autres notables : "Mon fils occupera un poste très important dans l'avenir." Tout ce qui a précédé a aidé à polir la personnalité du Prophète surtout qu'il n' y a pas eu de miracles à cette époque là. Le Prophète écoutait pour acquérir plus d’expérience dans la vie. Ces expériences lui ont permis de mieux réussir.

A l’âge de huit ans, le Prophète (BP sur lui) devint orphelin pour la troisième fois. Il est éprouvé encore une fois par le décès subit de son grand-père. Alors qu’il commençait à ressentir de la stabilité, il perdit la personne chargée de lui. Un autre aurait été éprouvé par de telles afflictions vécues durant les premières années de son enfance, mais le Prophète (BP sur lui) en a acquis de la clémence et de la miséricorde, contrairement à ce que prétendent certains orientalistes. On peut citer quelques preuves de cette clémence :

Le jour de Uhud, ses dents ont été cassées et le sang s'écoulait de son visage mais il refusait d’invoquer Allah pour punir les mécréants comme le lui demandaient ses compagnons : “Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers.” (TSC, Al-'Anbiyâ' (Les Prophètes) : 107), il disait aussi : " Ô Dieu, guide mon peuple vers le bon chemin, pardonne-leur car ils ne savent pas." De plus, l’Ange des montagnes lui a dit : " Si tu veux, je fais tomber les deux montagnes sur eux." Mais le Prophète (BP sur lui) a refusé, ce qui a incité l’Ange des montagnes à lui dire qu'il est vraiment plein de compassion et de miséricorde; il est miséricordieux même envers les faibles.

D'ailleurs, au marché de Médine, le Prophète (BP sur lui) a trouvé Zaher, un homme laid et rude, seul loin des compagnons qui refusaient de lui parler. Alors, il s'est dirigé vers lui et il l’a pris dans ses bras par derrière. Zaher, qui ne croyait pas que quelqu'un pouvait être si gentil avec lui, dit : " Qui fait cela ? Lâchez–moi." Alors, le Prophète l'a laissé, mais quand Zaher reconnut celui qui était derrière lui, dit : " J'étais très content au contact de mon coeur avec celui du Prophète." Pour plaisanter avec Zaher, le Prophète prit sa main et dit : " Qui achète cet esclave?  Mais, Zaher lui répondit : " Ô Messager d'Allah, tu ne trouveras pas acheteur." Le Prophète (BP sur lui) lui répondit : " Mais tu restes cher à Allah."

Aussi, il était clément même envers les enfants. Un enfant, qui s'appelait Omaïr, perdit son oiseau que le Prophète (BP sur lui) avait nommé Noghaïr. Il le pleura tellement que, pour le consoler, le Prophète (BP sur lui) s’est mis à jouer avec lui dans les rues de Médine. En plus, le lendemain, il est allé chez Omaïr, frère de Anas ibn Malek, serviteur du Prophète, pour soulager sa peine. Ainsi, on peut dire que la perte du père, de la mère et du grand-père l'a incité à être tendre envers tout le monde. Dans un hadith, il dit : « Moi et celui qui parraine un orphelin sommes (proches) au Paradis comme le sont ces deux-là » en montrant ses deux doigts : l’index et le majeur ». (Rapporté par Al-Boukhâri.).

 

A l'agonie, le grand-père confia la garde de son fils Mohammad (il le considérait comme son fils car il l'aimait beaucoup) à son oncle paternel Abou Taleb car il est le frère germain de AbdAllah, le père du Prophète (BP sur lui). Ainsi, on peut dire que durant huit ans, le Prophète est passé par cinq foyers : celui de sa mère, ensuite celui de Halima au désert, puis de nouveau chez sa mère pour quatre ans, ensuite chez son grand-père et sa femme pour deux ans, et finalement chez son oncle qui avait dix enfants. De nos jours, des jeunes, âgés de vingt ans et qui font des études à l’étranger ne supportent même pas de vivre loin de leurs parents.

Mais, est–ce que ces foyers étaient semblables ? Non, en effet, ils étaient tout à fait différents : un foyer au désert, un autre où vivaient deux personnes âgées (son grand-père et sa femme), un troisième où vivait son oncle avec ses dix enfants. C’est la raison pour laquelle, personne ne s'occupait de lui et c'est pour cette raison aussi qu'il était illettré mais il a dit que c'est Allah qui l'a bien éduqué. Mais pourquoi ce déplacement ? Pour apprendre à être responsable de soi, être sérieux, fort, volontaire, souple, c'est-à-dire capable de s'adapter adroitement aux exigences de la situation car plus tard il allait affronter des circonstances très diverses, donc il aura eu besoin de toutes ces qualités. Ce qui est étrange est que malgré toutes ses douleurs, le Prophète (BP sur lui) a toujours trouvé la tendresse pour être clément : Allah l'a privé de sa mère et lui a donné la tendresse de son grand-père. Aussi, la femme de ce dernier n'était-elle pas sa grand-mère, mais elle était Hala la cousine de sa mère ; puis Abou Taleb était clément envers lui. Il ne s'est pas converti à l’Islam, néanmoins il a défendu le Prophète (BP sur lui) toute sa vie durant. En outre, la femme de Abou Taleb, Fatima bent Assad, qui aura été quelques années plus tard la belle-mère de la fille du Prophète Fatima, était tendre envers lui. Avez-vous compris maintenant le sens de " Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t’a accueilli ! "

Apprenez donc du Prophète, si vous passez par des moments très difficiles, dites-vous qu’Allah vous prépare pour de grands sujets dans l’avenir. A cet égard, notez bien qu’Allah, Exalté soit Son nom, aime Ses Prophètes mais Il leur a fait endurer des épreuves très difficiles, et c'est à la fin qu'Il leur a attribué Sa victoire. Le peuple de Nouh (Noé) – que le salut soit sur le prophète Noé – l’a maltraité et s’est moqué de lui, mais après quelque temps il fut sauvé par l’Arche. Abraham -salut sur lui- a été jeté dans le feu, mais ensuite Allah l'a nommé Son ami rapproché ; le noir des yeux de Ya’coub (Jacob) -salut sur lui- a disparu car il a été tout absorbé par son affliction et sa peine d'avoir perdu Youssoûf (Joseph), mais enfin, il a retrouvé la vue au retour de son fils. De même, Moussa (Moïse) -salut d’Allah sur lui- a quitté l'Egypte par peur de Pharaon, mais il y est retourné après avoir remporté la victoire et Allah lui a parlé de vive voix. Aussi, les incroyants ont accusé Mariem (Marie), mère de Issa (Jésus), de déshonneur, puis Issa est devenu un miracle connu par le monde entier ; Mohammad était orphelin, il a été chassé de la Mecque mais y est retourné victorieux et il a dit à ses ennemis : "Allez, vous êtes libres." Avez-vous vu les arrangements d’Allah dans Son univers ?

Le Prophète (BP sur lui) a donc vécu chez Abou Taleb jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Il vivait avec ses dix cousins parmi lesquels citons Okaïl, qui aura été son ennemi mortel et Jaâfar qui aura été son bien-aimé. De longues années plus tard, le Prophète a élevé chez lui son cousin Ali ibn Abi Taleb, par fidélité envers son oncle. Aussi, cinquante ans après, il est resté fidèle à l'égard de l'épouse de son oncle : il l'a ensevelie dans son unique manteau malgré la froideur de l'hiver. De plus, il a dormi dans son tombeau par clémence envers elle. Les compagnons l'ont vu pleurer cette femme plus que Ali son fils ne l’a fait et quand ils lui ont demandé la raison, il a répondu : ‘parce qu'elle m'a éduqué dans mon enfance’. Ainsi, on peut dire que la fidélité est très importante : cherchez ceux qui vous ont aidés, remerciez-les et essayez de leur rendre service.

Mohammad (BP sur lui) a pris conscience que son oncle était pauvre, alors il lui a demandé à pouvoir travailler. Il se peut qu'il se disait : " Je suis  orphelin et je vais continuer à vivre chez mon oncle " sans se soucier de sa pauvreté, comme on le voit aujourd'hui, mais non. Mohammad a travaillé jusqu'à l'âge de quinze ans, comme berger, quoique ce métier ne convienne guère au fils du chef de Qoraïche. Il est à noter que tous les Prophètes ont été des bergers. Ce métier a appris au Prophète (BP sur lui) la patience, comment rassembler les moutons lorsqu'ils sont dispersés, comment les protéger contre leurs ennemis ; en effet, lui allait garder son peuple contre les ennemis plus tard. Mais pourquoi les moutons et non pas les vaches ou les chameaux ? En fait, les moutons se dispersent rapidement, contrairement aux vaches et aux chameaux qui aiment se rassembler dans un endroit précis ; c'est ainsi que le Prophète (BP sur lui) aura appris à réunir sa communauté.

A l'âge de quinze ans, il a dit à son oncle qu'il voulait changer de métier et désirait l'accompagner aux voyages de commerce dirigés vers la Syrie. Instruisez-vous donc de votre Prophète, vous les jeunes qui souffrez du chômage : il a travaillé dans le commerce pendant vingt années. Mais pourquoi le commerce ? Le commerçant est l'homme le plus apte à connaître les caractères des gens, ce qu'on ne peut pas découvrir à la mosquée. Aussi, il n'est pas aisé de tromper un commerçant. Jusqu'à présent, il n'est pas question de miracles car le Prophète s'instruisait de la vie. De ce fait, on peut constater que les histoires de Mohammad et de Youssoûf  (qui a appris l'économie dans la maison de Al Aziz) sont celles d’hommes qui ont déployé des efforts considérables et c'est ainsi qu'ils ont atteint le succès.

De plus, à l'âge de quinze ans, le Prophète (BP sur lui) a participé à la guerre qui a eu lieu à Qoraïche, et c'est ainsi qu'il a appris l'art militaire. A la suite de cette guerre, Qoraïche a signé un pacte avec ses ennemis, alors Mohammad (BP sur lui) a appris comment négocier un accord de paix.

Conclusion :

Demain, nous raconterons l'histoire du prêtre Bahira et le mariage du Prophète avec Khadîdja. Maintenant, Résumons les leçons tirées de l’épisode de ce soir :

  • Nous avons appris à être fidèles,

  • à travailler,

  • à être prêts à tout apprendre, si nous voulons réaliser la renaissance de nos pays. Et ceci ne saura avoir lieu par le biais de gens qui ne savent que faire la Salât.

Je souhaite avoir réussi à vous donner une image claire de l'enfance du Prophète.

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 15:32

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

Nous commençons aujourd’hui la Sirah (biographie) de notre Prophète bien–aimé.

 

La majesté et la grandeur du Prophète (BP sur lui).

 

Le verset nous dit –ce qui peut être traduit par : Et sachez que le Messager d'Allah est parmi vous.” (TSC[i], Al-Houjourât (Les Appartements) : 7).

Ce verset s’adresse aux Musulmans de tous les temps et nous fait comprendre que le Messager est toujours parmi nous. Effectivement, il est parmi nous par sa Sunna, par l’héritage important et riche d’instructions et les exemples de comportement qu’il nous a laissés.

 Il est bien connu que les personnes célèbres évitent de trop se montrer en public de peur que leurs imperfections soient connues, le Prophète par contre avait des liens étroits avec les gens,  et plus les gens étaient liés avec lui plus ils l’appréciaient!  Il n’y a jamais eu de personne au monde qui a pu autant donner sans avoir à craindre de diminuer son crédit.

 Le Messager d’Allah (BP sur lui) disait aux gens “Venez à moi que je vous apprenne et divulguez ce que je vous dis”. Des milliers de personnes l’accompagnaient et ne se sentaient jamais lassées d’entendre ses instructions.

 Nous savons également que même si un homme réussit à se faire une image en public, il ne peut dissimuler ses défauts à ses proches et surtout à sa femme ! Le Prophète lui, inspirait une estime égale qu’il soit en compagnie des gens ou parmi les siens puisque, ses deux femmes Khadîja et ‘Â’icha sont celles qui ont le mieux témoigné en sa faveur. Quand il doutait de ce qu’il lui arrivait avec les premières révélations, la première lui a répondu: “Non par Allah, Il ne t’humiliera jamais. Tu préserves les liens de famille, tu secours le faible, tu donnes au pauvre, tu honores ton invité et tu aides contre l’injustice.”  Et, lorsqu’on demandait à la seconde comment était le comportement du Prophète, elle répondait : “Sa morale était le Coran.”

Même ses ennemis disaient du bien de lui. Le Messager avait envoyé une lettre à Héraclès pour l’inviter à L’Islam. Cet empereur voulut savoir qui était l’auteur du message et quelles étaient ses caractéristiques. Il dit à ses gens :

-« Trouvez-nous quelqu’un de chez lui qui puisse nous en parler. »

Ils cherchèrent dans les marchés syriens et trouvèrent Abu Soufiane venu en commerce dans Ghazza avec des hommes de Quraïche. Ils l’amenèrent lui et ceux qui étaient avec lui au Palais du roi à Beit al-Maqdiss (Jérusalem).

Le roi dit à son traducteur : -« Qui est-ce qui a le plus de liens familiaux avec cet homme qui prétend être prophète ? »

Abu Soufiane répondit : -« Je suis le plus lié à lui. »

Héraclès dit : -« Quelle est la lignée de cet homme parmi vous. »

Abu Soufiane dit : -« Il est d’un certain rang parmi nous. »

-« Y a-t-il quelqu’un parmi vous qui a dit cela avant lui ? »

-« Non. »

-« Est-ce que vous le traitiez de menteur avant qu’il ne l’ait dit ? »

-« Non. »

-« Comment sont sa logique et son raisonnement ? »

Abu Soufiane dit : -« Nous n’avons jamais accusé sa logique ni son raisonnement. »

-« Ce sont les nobles qui le suivent ou les humbles ? »

-« Les humbles. »

-« Augmentent-ils ou diminuent-ils ? »

-« Ils augmentent. »

-« Manque-t-il à ses promesses ? »

-« Non. »

-« L’avez-vous combattu ? »

-« Oui. »

-« Comment étaient votre guerre et la sienne ? »

-« Des hauts et des bas, nous triomphons une fois et lui l’autre. »

-« Que vous ordonne-t-il ? »

-« Il nous ordonne d’adorer Allah Seul, de ne rien Lui associer et nous défend d’adorer ce que nos pères adoraient. Egalement d’accomplir la Salat (prière), de donner la Zakat (aumône obligatoire), d’honorer nos promesses et de rendre ce qui est mis en dépôt chez nous. » 

Abu Soufiane ne mentit pas malgré sa haine pour Mohammad, car des gens de Quraïche étaient présents et il craignait qu’ils le traitent de menteur.

Héraclès lui dit : -« C’est un prophète. Je savais qu’il devait apparaître mais pas parmi vous. Si j’étais devant lui, je lui aurais lavé ses pieds. »

Abu Soufiane s’en alla de chez lui étonné au sujet de Mohammad (BP sur lui) qui prenait de l’importance.

Il n’est pas étonnant de voir que le Prophète (BP sur lui) disait de lui-même : “ Sans fierté, je suis le maître des fils d’Adam.”

L’état du monde avant le Prophète (BP sur lui).

1.       Le monde :

A la naissance du Prophète (BP sur lui) le monde était dominé par deux grandes puissances, la Perse et Byzance. L’oppression et l’injustice sévissaient chez eux comme pour toutes les civilisations à leur point culminant d’où commence la chute. Le faste battait son plein dans la classe des seigneurs à Byzance grâce aux taxes prélevées chez les citoyens pauvres. On y trouvait toutes sortes de racisme, d’oppression et de tyrannie. Il se pouvait même qu’un seigneur assiste, comme passe temps, à une lutte entre un être humain et un lion. Lutte qui se terminait naturellement par la mort du premier. 

La Perse n’était pas en meilleur état, elle était divisée en Seigneurs, prêtres et serfs.

Quant à l’Europe, elle vivait son ère la plus sombre. C’était le moyen âge durant lequel toutes sortes de fabulations ont fleuri. La femme, moitié de la société, était méprisée au point qu’on se demandait si de nature elle était un animal ou un démon. Un écrivain anglais nommé Wales fait ressembler l’Europe de ce temps à un corps mort et pourri.

Nous voyons aujourd’hui comment l’Europe s’est relevée de cette décadence sans avoir eu aucune base. Son état en ces temps était bien pire que le nôtre aujourd’hui. Pourquoi alors ne pouvons-nous pas nous faire une grande renaissance ? Nous avons de bien meilleures assises sur lesquelles nous pouvons bâtir. Voyez-vous pourquoi j’ai de l’espoir et comment je suis sûr que nous pouvons réaliser notre rêve de renaissance ?

Les civilisations se basent sur deux choses essentielles, la vérité et la justice. Lorsque ces parties du monde les ont perdues, leurs civilisations se sont effondrées. Le plus important est donc la morale qui règne dans la société et l’esprit des individus. Ce sont les vraies richesses. Comment donc ne pas réussir notre renaissance si nous suivons fidèlement la noble morale que nous a enseignée notre Prophète dont Allah a dit-ce qui peut être traduit comme - : “Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers.” (TSC, Al-'Anbiyâ' (Les Prophètes) : 107).

Si la justice et la vérité règnent sur la Terre, il n’y aura plus de guerre de civilisations, la prospérité s’étendra sur tout le globe. C’était la principale mission de notre Prophète (BP sur lui); faire régner la paix dans l’univers. C’est le sens de ce verset. D’ailleurs un autre verset du Coran dit-ce qui peut être traduit comme - : “…Et si Allah ne neutralisait pas une partie des hommes par une autre, la terre serait certainement corrompue. Mais Allah est Détenteur de la Faveur pour les mondes.” (TSC, Al-Baqara (La Vache) : 251). Le verset dit “neutralisait” c’est à dire rivaliser et non s’entretuer.

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 15:30

2.       La péninsule Arabe :

A la naissance du Prophète (BP sur lui), la Péninsule Arabe n’était pas dans un état meilleur que l’Europe. Trois cents idoles trônaient au-dessus du toit de la Ka‘ba. Il y en avait même qui n’avaient aucune forme, juste des blocs de pierre. N’importe quel objet trouvé faisait l’affaire.

Le système tribal régnait avec toutes ses défectuosités. Les tribus se faisaient la guerre et la razzia battait son plein.

La femme n’était même pas comptée comme un être humain. Elle était juste un objet utile qui faisait partie de l’héritage et était enterrée vivante lorsqu’on n’en avait pas besoin. Combien de pères ont enseveli sous la poussière leurs filles vivantes nouveau-nées ou même âgées de sept ou huit ans. Voyez la différence avec le hadith du Prophète qui dit : “Celui qui a trois filles et les élève bien n’aura rien de moins que le Paradis.” Ils lui ont demandé : “Et deux, ô Messager d’Allah ? Il dit : “Et deux.” Un second dit : “Et une, ô Messager d’Allah ?” Il sourit et répondit : “Et une.”

3.       La Mecque :

N’imaginez surtout pas que la Mecque était un bout de désert perdu au milieu de nulle part et isolée du reste du monde ! La Mecque était un centre commercial mondial, tout le commerce de la Terre passait par elle. Vous rappelez-vous le voyage de l’hiver et de l’été ? En connaissez-vous le sens ? Les marchandises arrivaient de la Chine, allaient vers le Yémen, elles traversaient la péninsule arabe par le biais des commerçants Quraichites, ensuite elles cheminaient vers la Mésopotamie. Cela signifie que c’est Quraiche qui faisait le relais pour le commerce des Perses et des Byzantins, les deux plus grandes puissances dans le monde à ce moment là. Les voyages d’hiver et d’été étaient donc d’une importance capitale pour eux. Quraiche, surtout ses commerçants, obtenaient d’importants profits grâce à ces deux voyages.

 

En plus de cela, Quraiche possédait l’avantage d’avoir la souveraineté religieuse, grâce à la présence de la Kaaba, là où a vécu Ibrâhîm. Par suite à cela, il y avait le pèlerinage, entraînant une saison culturelle, des rentes d’argent et une économie très florissante. De plus, toutes les réunions culturelles et les rencontres d’informations avaient lieu à la Mecque. La Mecque était également le seul lieu sûr dans le monde. Ecoutez ce qu’en dit le Coran -ce qui peut être traduit comme : "Ne voient-ils pas que vraiment Nous avons fait un sanctuaire sûr [la Mecque], alors que tout autour d'eux on enlève les gens?... " (TSC, Al-Ankaboût (L'ARAIGNEE) : Verset 67). N’oublions pas que la Mecque avait depuis toujours un rang très élevé. Allah, exalté soit-Il dit -ce qui peut être traduit par : «… afin que tu avertisses la Mère des cités (La Mecque)… » (TSC, Ach-Choûrâ (La Consultation) : 7). La Mecque avait en outre, son propre parlement, lieu où les chefs des tribus se rencontraient et prenaient les décisions collectives. Tout cela pour vous montrer le milieu dans lequel le Prophète (BP sur lui) a grandi.

 Il y avait à la Mecque trois cent soixante idoles, qui ne représentent sûrement pas tous des Dieux de Quraiche. C’étaient, en fait, des Divinités de toutes les tribus arabes. Quraiche avait signé une sorte de pacte avec les tribus. Selon ce contrat, les tribus devaient assurer la protection des caravanes commerciales qui sillonnaient la péninsule arabe durant les voyages d’hiver et d’été. En échange, Quraiche leur offraient le privilège d’avoir leur idole sur la Kaaba.

 Il était tout naturel que Quaraiche refuse le changement radical apporté par le Prophète non pas par fidélité à ses idoles mais pour protéger ses intérêts. Il ne s’agissait donc nullement de religion, mais plutôt d’économie et c’est le diable qui a créé cet état de choses. Sachant que par nature, l’homme convergerait vers la vérité et délaisserait les idoles pour adorer Allah, il crée des conflits d’intérêt qui force l’homme à choisir entre la vérité et son profit. Il enroule vos intérêts avec des faux principes et vous pousse à commettre des transgressions. Allah, exalté soit-Il dit-ce qui peut être traduit par : « Et ils dirent: «Si nous suivons avec toi la bonne voie, on nous arrachera de notre terre»… » (TSC, Al-Qassas (le récit) : 57) Cela veut dire qu’ils savaient bien qu’il s’agissait de la bonne voie. Et Il leur répond- ce qui peut être traduit par : « …Ne les avons-Nous pas établis dans une enceinte sacrée, sûre… » (TSC, Al-Qassas (le récit) : 57).

 Faites attention, ne mettez jamais votre profit en balance contre la vérité. Ne trichez pas aux examens, ne vous emparez pas de ce qui ne vous appartient pas sous prétexte que cela vous arrange. Les enseignants qui permettent la triche, c’est prohibé ! Hommes d’affaires vous qui êtes riches, ne cachez jamais la vérité pour protéger votre fortune ! Tous les sacrifices du Prophète et ses compagnons étaient pour un seul mot : la vérité. Les Perses et les Byzantins se sont ruinés car la vérité a été perdue chez eux. Nous aussi, nous avons chuté pour la même raison. Si vous aimez le Prophète, ne jamais oublier que le monde est basé sur la vérité. Et dites-vous bien qu’il n’y aura pas de renaissance dans notre Umma (notre nation) sans vérité.

 Les opportunités à saisir pour la mission prophétique :

Remarquez à quel point la situation était difficile à cette époque. Comment le Prophète (BP sur lui), allait t-il se débrouiller ? En fait, il y a trois opportunités sur lesquelles le Prophète allait  insister, et il en fera des points forts qui le mèneront au succès. La première opportunité est le rassemblement des Arabes à la Mecque durant la saison du pèlerinage autour des idoles édifiées par Quraiche. Le Prophète en a profité pour les rencontrer et diffuser son message parmi eux.

 Il existe dans la science de la gestion une approche méthodique : répertorier toutes les opportunités qui se présentent et en tirer profit ; et c’est ce que notre Prophète a fait. Alors, vous tous : Ministres, hommes d’affaires, venez apprendre de notre Prophète. Au lieu de se dire que tout ce monde venait pour adorer des idoles et que, par conséquent, ils étaient déjà perdus, il a profité de leur rassemblement. N’oublions pas que son hégire (émigration) vers Médine est le fruit de sa rencontre quelques années auparavant avec les Ansar (les habitants originels de Médine qui l’ont accueilli) durant la saison du pèlerinage. Le Prophète n’a pas négligé non plus le fait que toutes les tribus arabes comprenaient parfaitement la langue de Quraiche, fait très utile  qui lui a facilité de transmettre son message. 

 Le troisième point, très important, est que l’homme arabe a toujours été un homme libre. Un homme qui n’a jamais goûté à la servitude. Car l’assujettissement n’engendre jamais une renaissance.  L’homme arabe est un homme courageux et généreux, car il est libre. Le Prophète allait insister sur ce point : l’homme libre qui n’est pas asservi, peut faire une révolution, il peut être porteur de message. Mais celui qui n’a pas goûté à la liberté restera toujours incrédule, indécis, et jamais vaillant.

 Si nous voulons réaliser une renaissance pour notre nation, apprenons la liberté et la fierté à nos enfants. Il faut qu’ils aient des personnalités fières et qu’ils soient sûrs d’eux-mêmes, sans quoi il n’y aura pas de soulèvement. Les Arabes à l’époque du Prophète (BP sur lui), n’avaient pas des personnalités velléitaires. C’est ainsi que nous avons eu Ammar, Bilal, Abou Bakr et Omar

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 15:03

Tirons des leçons de l’histoire du Prophète, il ne s’agit pas de simples récits. Nous discutons de la clé de voûte de la nation. Je vais vous raconter une histoire où vous verrez comment le Prophète veillait à créer l’estime de soi chez les enfants : un jour, le Prophète était assis parmi une foule d’hommes notables de Quraiche. Juste à sa droite, était assis un jeune garçon de dix ans probablement. Les gens avaient soif, et on leur a servi à boire. Le Prophète (BP sur lui), a pris la cruche d’eau pour les servir, sachant que la coutume veut qu’on commence par la droite. Il a alors demandé au petit garçon : « me permets-tu de commencer par les plus âgés ? » Alors l’enfant qui était sans aucun doute élevé correctement, a dit : « Non, je ne laisse à personne ma part de toi » alors le Prophète a regardé les autres et leur a dit : « c’est son droit, je commence donc par lui ».

 Voyez comment le Prophète éduque les enfants, quelle aurait été selon vous la réponse d’un de nos enfants qui n’ont pas une grande estime de soi?

 Notre nouvelle génération doit compter des jeunes comme cet enfant, je vous prie d’enraciner  la fierté chez vos enfants.

Un jour, Omar Ibn El Khatab est passé par une ruelle à Médine où jouait un groupe d’enfants. Vu la crainte que Omar suscitait chez les gens, tous les enfants se sont enfuis, sauf un (qui était Abd Allah Ibn Ez-Zoubaïr) qui est resté sur place regardant Omar sans ciller. Omar lui a demandé pourquoi il ne s’enfuyait pas comme les autres, alors il a répondu : « Le passage n’est pas étroit pour que je te fasse de la place, et je n’ai rien fait de mal pour me sauver ». Omar l’a regardé et a dit : « ce garçon aura un avenir prodigieux » et ce garçon est devenu le Calife des musulmans. Nous voulons une génération pareille. La troisième leçon d’aujourd’hui : maintenez la fierté et l’estime de soi, et surtout ne vous rabaissez jamais car il n’y a pas de renaissance sans fierté.

Nous en arrivons donc au terme des trois opportunités que le Prophète (BP sur lui), a saisies pour sa mission. Etes-vous à même de faire pareil que lui ? Vous les hommes d’affaire, les dirigeants, les politiciens, les ministres, les femmes aux foyers, les jeunes. Savez-vous comment retrouver les opportunités et les transformer en points forts à votre avantage ? C’est ce qu’à fait notre bien-aimé le Prophète (BP sur lui).

 Sa naissance et son nom :

Son prénom est Mohammad (BP sur lui). C’est son grand-père qui l’a appelé ainsi. Le jour de sa naissance, ce dernier offrit un festin aux notables de Quraiche et leur répondit, quand ils s’étonnèrent devant le choix du prénom de Mohammad, prénom jamais rencontré auparavant à la Mecque: « Je veux qu’il soit loué sur terre par les gens de la terre, et qu’il soit loué dans le ciel par les gens du ciel ». Mohammad est le superlatif de 'loué'. C’est-à-dire qu’il sera tellement loué qu’il deviendra le plus louable de tous : Mohammad. Ses actions sont donc tellement majestueuses qu’il mérite d’être Mohammad. Mais il porte aussi le prénom ‘Ahmad’ qui signifie celui qui loue Allah le plus, personne n’a jamais loué Allah comme lui. Notez un détail très éloquent : son nom cité dans la bible est Ahmad, et non pas Mohammad. Signifiant qu’avant d’être loué grâce à ses faits, il doit louer Allah. Remarquez aussi que le Prophète (BP sur lui) est toujours lié aux louanges.

 Il dit qu’il portera l’étendard de louange le jour du jugement dernier. Allah lui a donné Sourate Al-Fatiha qui est aussi consacrée aux louanges d’Allah. Le jour du jugement dernier, il va louer Allah, exalté soit-Il, par des glorifications que personne n’avait jamais prononcées. Allah a décidé que dans sa religion, chaque action achevée devait finir par une louange (Dire Louange à Allah après avoir fini chaque travail, même manger ou voyager). Allah lui a rassemblé tous les sens des louages depuis son nom jusqu’à ses faits, car il est le dernier des messagers d’Allah, et Allah veut que tout travail finisse par les louanges à Allah, le verset - ce qui peut être traduit par : « …et l'on dira: «Louange à Allah, Seigneur de l'univers» » (TSC, Az-Zoumar (les groupes) : 75).

Il y a autre chose admirable dans son nom : Les louanges sont liées à la renaissance. En effet, celui qui veut réaliser une renaissance doit être de tempérament optimiste et non morose et renfrogné comme le sont certains des fidèles de nos jours. Mais ce n’est pas ainsi qu’est celui qui loue Allah et le remercie ; celui-là est calme, sûr et confiant.

 Voyons maintenant son nom au complet. Je suis très déçu de voir des jeunes qui connaissent par cœur les noms de célébrités comme les stars de football et ne connaissent pas du tout le nom de leur prophète. Il s’appelle : Mohammad Ibn (fils de) Abd Allah, Ibn Abd El Motalib, Ibn Hachem, Ibn Abd Manaf, Ibn Qossaï, Ibn Kilab, Ibn Morra, Ibn Kaâb, Ibn Loaï, Ibn Ghaleb, Ibn Fihr. Sachant que Fihr est le père de Quraiche et il est des fils d’Ismaïl le fils d’Ibrâhîm.

 Examinons la famille du Prophète. Qossaï, son arrière-grand-père est l’homme qui a uni Quraïch. Notez qu’il s’agit d’une famille de meneurs. D’ailleurs c’est ce même Qossaï qui a instauré la maison d’assise (le petit parlement de Quraiche). Vient ensuite Hachem qui a signé des traités de commerce avec les Perses. Et c’est également lui qui a établi les pactes avec les tribus arabes. C’est donc lui qui a fait la fortune de Quraiche. Abd El Motalib, quant à lui, a creusé le puits de Zamzam. Voyez-vous le leadership et l’humanisme chez les aïeuls du Prophète ? Mais remarquez bien que cette famille n’a jamais été riche, elle a toujours été une famille modeste. Le Prophète a donc émergé d’une famille noble, marquée par l’esprit de gouvernement et de direction mais qui n’a jamais était riche.

 C’est pour que notre Prophète soit médian : entre les pauvres (car il est parmi eux) et les riches (car il est noble comme eux). Observez donc, Allah, exalté soit-Il, a préparé pour le Prophète (BP sur lui), le monde, la péninsule arabe, la famille et le nom aussi. Il y avait une autre branche de la famille qui était riche, celle de Bani Oumaya, de laquelle est issu Abou Soufiane. On comprend donc pourquoi ils ont refusé le message du Prophète. Car même si les descendants de Oumaya étaient très riches ils n’étaient pas aimés. Alors que les descendants de Abd El Motalib étaient plus humains, plus modestes et plus nobles. Nous en tirons une très bonne leçon : Vous qui êtes de descendance noble, mais qui êtes pauvres, n’abandonnez jamais vos principes. La classe moyenne dans le monde arabe est entrain de s’effondrer en ce moment. Je m’adresse à ceux dont le revenu est modeste, et qui viennent de grandes familles, ne vous laissez pas humilier parce que vous n’êtes pas riche, car le Prophète lui-même a été ainsi. Soyez en plutôt fiers. Et les riches, je leur dis ne soyez pas comme Bani Oumaya qui ont vécu pour ne s’occuper que de leur propre intérêt et n’ont jamais servi la société.

 

Abd El Motalib, le grand-père du Prophète a une histoire impressionnante. C’est lui qui s’est dressé contre Abraha, qui était venu pour conquérir la Mecque et détruire la Ka’ba. En arrivant à la Mecque, Abraha a commencé par l’acquisition des biens des gens. Et parmi tous les notables de Quraiche, seul Abd El Motalib est allé le voir pour lui demander de lui rendre son troupeau de chameaux. Abraha a ri de sa demande croyant à l’origine qu’il venait le supplier d’épargner la Kaaba. Alors Abd El Motalib lui a répondu : « les chameaux sont à moi, mais la maison (la Ka’ba) a un seigneur qui la protège ». Vous remarquez le courage et la bravoure de cet homme.

 Méditons le verset où Allah, exalté soit-Il, dit -ce qui peut être traduit par : « Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous… » (TSC, Al-Baqara (la vache) : 151). C’est-à-dire que le Prophète (BP sur lui) est de votre société et votre milieu. Mais aussi que jusqu’à aujourd’hui chaque Arabe a une relation de sang ou de parenté avec lui : Son grand-père Kanana est du Yémen ; Son grand-père Ibrâhîm est de l’Iraq ; Sa grande-mère Hagar est d’Egypte ; Lui, il est de la Mecque ; Il a vécu à Médine ; Les oncles (maternels) de son père sont de Médine ; Son grand-père Hachem a été enseveli à Gaza; Ses neveux ont vécu en Jordanie et au Maghreb ; Om Aïman, sa nourrice, est du Soudan ; Halima Es-Sadïa, son autre nourrice, est de la campagne du désert.

 Il est né le matin du lundi le 12 Rabî El Awal, qui coïncide avec le 20 avril de l’année 570 J.C., cinquante jours avant ‘Am Al-Fil (l’année dite de l’éléphant pour marquer l’incident avec l’éléphant de Abraha). Allah, exalté soit-Il, dit - ce qui peut être traduit par : « N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Eléphant? » (TSC, Al-Fîl (l’éléphant) : 1). C’était un miracle : Abraha et son armée se dirigeant vers la Ka’ba avec leur éléphant destiné à la détruire, et voilà que des oiseaux viennent virevolter autour de la Ka’ba, chacun portant un petit caillou noir pour le lancer sur un des soldats de l’armée de Abraha, leur infligeant un traumatisme épidermique qui les poussaient à quitter le champ de bataille avec la peau en feu. « N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l’Eléphant? ». « N’a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine? et envoyé sur eux des oiseaux par volées qui leur lançaient des pierres d’argile ? Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée » (TSC, Al-Fîl (l’éléphant) : 1 - 5).

 Cet incident est survenu seulement cinquante jours avant la naissance de notre Prophète, et ce pour une bonne raison. Allah, exalté soit-Il, a voulu que Quraiche, qui abusait des légendes sur les idoles, trouve une histoire vraie à raconter aux enfants de cette génération. Car les Quraichites ont vu un miracle, et ont donc raconté sincèrement que Allah a protégé la Ka’ba et non l’un de leurs fétiches. Ainsi, les enfants de la génération à laquelle appartient le Prophète (BP sur lui), ont tous entendu cette histoire. Imaginez le Prophète lorsqu’il n’était qu’un enfant et que sa mère lui racontait l’incident. Imaginez-le avec ses yeux qui brillent à l’évocation du courage de son grand-père, et demandant à sa mère ce que peuvent alors être ces idoles, sans obtenir de réponses.

 Tous les savants s’accordent à dire que les vérités s’encrent dans les esprits des enfants jusqu’à l’âge de six ans. Racontez donc à vos enfants les histoires de la vérité et des bonnes moeurs pour qu’ils s’en imprègnent. Donc Allah, exalté soit-Il, a choisi ce moment pour la naissance du Prophète (BP sur lui). C’est à cause de cela qu’une fois adulte, et qu’un jour (bien avant la prophétie) un homme lui demanda de jurer au nom de quelques Dieux de Quraiche, il a répondu : « je ne les adore pas pour jurer en leurs noms ! ». Voyez-vous comment Allah tout puissant prépare le monde entier pour l’avènement de la prophétie ? Une famille noble, un monde préparé, un nom significatif : Tout était prêt pour l’accueillir.

 Il y a un autre point important dans l’incident de l’éléphant : les grands événements engendrent des hommes. Et moi je dis aux jeunes : c’est l’époque de l’apparition des grands, car nous passons en ce moment par de grands événements, depuis le 11 septembre jusqu’à ce jour. Le Prophète est né juste après l’incident de l’éléphant car c’était le moment de l’apparition des grands. Alors préparez-vous, les jeunes, c’est l’époque de l’apparition des grands. Pas des grands qui détruisent la terre ou qui tuent à droite et à gauche. Mais des grands qui apaisent la terre et y instaurent la paix. C’est cette renaissance que nous voulons.

Il reste à décrire sa naissance. En fait, il s’agit d’une naissance très ordinaire : une femme qui est tombée enceinte et qui a ensuite accouché. C’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de miracles, pas comme les prophètes Issa (Jésus) ou Moussa (Moïse), paix sur eux, dont les naissances étaient marquées par des miracles. Ceci est dans un but bien précis : l’ère des miracles est révolue, et advient l’âge des sciences et de la stratégie ; Ainsi le premier verset dit : « lis! » : travaillez et planifiez, et n’attendez plus de miracles. Il n’y a plus de bâton de Moussa, mais le vrai miracle c’est vous.

 Des hommes et des femmes qui croient profondément en Allah et décident d’aménager la terre selon son désir, mais seulement grâce à leur travail sans l’aide d’aucun miracle. Parfois on trouve des gens qui racontent des aberrations du genre : l’année de la naissance du Prophète, toutes les femmes de la Mecque n’ont accouché que de garçons. Faites attention, déjà que parmi les enfants du Prophète lui-même il n’y a que les filles qui ont vécu, en plus le Prophète a toujours œuvré pour rendre sa dignité à la femme. D’autres racontent que le jour de sa naissance, la dame Mariam (Marie) et la dame Assia sont venues aider sa mère la dame Amina pour l’accouchement… tout cela est complètement faux. Il n’y a pas eu de miracle, rien qu’une naissance naturelle, pour que l’on puisse dire : « En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre]… » (TSC, Al-Ahzâb (les coalisés) : 21).

 Conclusion :

Résumons l’épisode de ce soir en quelques points :

  • « Et sachez que le Messager d'Allah est parmi vous… » (TSC, Al-Houjourât (les appartements) : 7).
  • La situation du monde avant le Prophète :
    • La chute des civilisations survient lorsque sont perdues la vérité et la justice,
    • La civilisation occidentale n’est pas intégralement refusée, nous voulons une cohabitation pas un affrontement,
    • Non au désespoir, oui à l’optimisme, travaillons ensemble,
    • La dignité des femmes rendue par le Prophète, 
    • Ne choisissez jamais votre profit personnel en dépit de la vérité,
    • Transformez les petites opportunités en des points forts,
  • La naissance du Prophète
    • Celui qui crée une révolution doit louer Allah,
    • Les familles nobles et modestes, soyez fières de vous, 
    • Les grands événements engendrent les grands hommes, 
    • L’âge des miracles est révolu.
    •  
    •  source:Amr-khaled
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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 17:48
De Ibrahim (عليه السلام) à 'Adnân

A partir de 'Adnân

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Ne faites pas remonter ma lignée au-delà de 'Adnân". (As-Souyoûti)

Mouhammad Ibn 'Abdillâh Ibn Abd Al-Mottalib Ibn Hâchim Ibn 'Abd Manaf Qocey Ibn Kilâb Ibn Morra Ibn Ka'b Ibn Louëy Ibn Ghâleb Ibn Fihr (surnommé Qouraych, et ancêtre de la tribu du même nom) Ibn Mâlik Ibn Nadr (surnommé Abou Qays), Ibn Kinâna Ibn Kouzayma Ibn Moudrika Ibn Ilyâs, Ibn Modar Ibn Nizâr Ibn Ma'add Ibn 'Adnân.

Sa mère Âmina

C'est Âmina Bint Wahb Ibn 'Abd Manaf Ibn Zahra Ibn Kilab, une femme Qoureychite. Elle était considérée comme la meilleure des femmes Qoureychites de part sa généalogie et de son rang social.

Son grand père paternel : 'Abd Al-Mouttalib

'Abd Al-Mottalib, grand-père du Prophète (صلى الله عليه و سلم), a engendré 10 fils  :
'Abbâs, Hamza, 'Abdallâh, qui est le père du Prophète (صلى الله عليه و سلم), Abou Tâlib (رضي الله عنه), Az-Zoubayr (رضي الله عنه), Hârith, Hajla, Mouqqawim, Dirâr et Abou Lahab.

Ses filles, au nombres de 6, sont  : Oum Al-Hakîm (aussi appelée Al-Baydâ), Barrah, 'Atikah, Safiya, Arwa et Oumayma.

'Abd Al-Mouttalib était chargé du service de la Ka'bah et de son entretien. Pendant la période du pélerinage, il se chargeait entre autres de transporter l'eau nécessaire pour étancher la soif des pélerins. Il était officiellement le chargé de service de la Maison Sacrée.

    L'évenement de l'éléphant

    Un chef chrétien d'Ethiopie du nom d'Abraha décida de s'installer en Arabie et d'y ériger un sanctuaire destiné à attirer les pélerins arabes. En ces temps, la période du pélerinage chez les Arabes s'accompagnait en effet de nombreux échanges commerciaux et de nombreuses manifestations culturelles. La mainmise sur cette rencontre annuelle représentait une alléchante perspective d'enrichissement. Les plans d'Abraha, à sa grande surprise, ne réussirent pas à détourner les Arabes de la Ka'ba, dont le caractère divin est bien plus vieux que la mémoire des Arabes. La Ka'ba a toujours été considérée, à travers les âges, comme un sanctuaire sacré. Sa rénovation est attribuée à Abraham (عليه السلام) et son fils Ismaël (عليه السلام) et son histoire s'enracine, bien avant Abraham (عليه السلام), dans l'histoire de la foi. On comprend alors que le temple flambant neuf proposé par Abraha ne fasse pas le poids devant la Ka'ba.

    Afin de réaliser ses desseins, Abraha décida d'employer la force pour obliger les Arabes à abandonner La Mecque et faire leur pélerinage dans le nouveau sanctuaire (au sud de l'Arabie, du côté du Yemen). Il rassembla ses innombrables troupes (qui lui avaient soumis le Yemen), ses cornacs et ses éléphants d'Ethiopie et se dirigea vers La Mecque pour détruire la Maison Sacrée. Les protestations des tribus arabes n'avaient aucun poids contre la volonté et la puissance d'Abraha. Rendu aux portes de La Mecque, la taille des armées d'Abraha jeta une terreur froide dans le coeur des Mecquois. Leur propre impuissance les désespérait...

    Un seul homme resta impassible : 'Abd Al-Mouttalib Ibn Hâshim. Il demanda à rencontrer Abraha en personne, dans son camp et au milieu de sa cour et de ses gardes. Au premier abord, le charisme de 'Abd Al-Mouttalib força le respect d'Abraha. Il l'interrogea sur l'objet de cet entretien, et, 'Abd Al-Mouttalib de lui demander de lui restituer son troupeau de chameaux ravis par l'armée d'Abraha !!
    Abraha lui dit alors : " Je croyais que tu étais venu discuter d'une affaire plus importante que ça, quelque chose en rapport avec votre sanctuaire qui vous est si cher et que j'ai l'intention de raser."
    'Abd Al-Mouttalib lui dit : "Je t'ai parlé de mes chameaux car j'en suis le seigneur. Quant au Sanctuaire, sache qu'il a un Seigneur et que ce Seigneur le protégera..."
    Le despote lui rétorqua : "Il ne le protégera pas de moi !"

    L'ordre fut donné et les assaillants se dirigèrent vers La Mecque précédés par les phalanges éléphantines. Tout à coup, le grand éléphant qui sert de meneur à tout le troupeau s'arrêta. On avait beau le forcer à marcher vers la Ka'ba, il ne bougeait plus. Dès qu'on le détournait du Sanctuaire, il se relevait. Aussitôt qu'on l'orientait vers la Ka'ba, il refusait de marcher... Face à ce contretemps, Abraha ordonna d'attaquer sans les éléphants. C'est alors que le temps se gâta, le ciel se chargea de nuages et une nuée d'oiseaux apparut dans le ciel. Ces oiseaux lapidèrent les agresseurs avec des milliers de petites pierres et eurent raison des troupes d'Abraha !! Abraha, quant à lui, fut victime d'une maladie douloureuse qui rongea son corps jusqu'à l'os...

    Allâh (تعالى) a dit : {N'as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi envers les gens de l'éléphant. N'a-t-Il pas rendu leur ruse complètement vaine ? et envoyé sur eux des oiseaux par volées qui leur lançaient des pierres d'argile ? Et Il les a rendus semblables à une paille mâchée.} (105/1-5)

    L'incident de l'Elephant eut lieu pendant l'année de naissance du Prophète. Les traditions les plus sûres à ce sujet précise même que cet incident eut lieu le jour de la naissance du Prophète Mohammad (صلى الله عليه و سلم).

    ==>risala.net

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