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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:48

Prends garde ô serviteur d'Allah à la négligence envers ta femme et tes enfants, sois pour eux de bonne compagnie, et crains Allah à travers eux. Cher frère : ce qui requiert notre considération est que nous prenions soin de nos âmes qui sont le fruit de nos entrailles (littéralement : "entre nos côtes") de deux manières : l'apprentissage et la purification (tazkiyah).

Allah a dit :

 

{ Notre Seigneur! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage! }
[ Sourate 2 – Verset 129]

Il y a donc deux éléments avec lesquels on obtient la réussite de nos âmes auprès de notre Seigneur in sha Allah.

 

Etant donné que nous devons prendre soin d'éduquer nos âmes et de respecter ses droits, alors nos familles et nos enfants sont également entre nos mains. Et comme on dit, nos enfants grandissent et évoluent (littéralement : "nos progénitures marchent sur la terre") , nous devons donc leur être de bonne compagnie, et craindre Allah à travers eux. Et combien sont ces « hizbiyûn » qui délaissent leurs enfants et leurs épouses, et malheureusement, ils sont le dernier de leurs soucis, ils ne daignent jamais "lever leur tête" pour eux, et ils ne font pas attention à leurs affaires et ne veillent pas à leurs intérêts. En fait ils sont la dernière de leur préoccupation, et malheureusement on trouve des chefs de famille qui ne se préoccupent que d'eux-mêmes et c'est une réalité.

Il (le frère) prend soin de raccourcir ses habits, de laisser pousser sa barbe, de mettre du parfum et qu'Allah le récompense par le bien. Et ceci se répète à chaque fois qu'il sort de chez lui et appelle les gens à Allah , pour appliquer l'ordre d'Allah dans la Da'wa (prêche). Il atteint même la limite de ses efforts en cela, jazâh Allahu kheyran, mais nous lui demandons : mon frère, à qui as-tu laissé les gens de ton foyer ?  Ton épouse bien-aimée, la mère de tes enfants chéris ? Et tes enfants, qui s'en occupe après que tu t'en ailles et à qui les as-tu laissés akhi al-karîm ? Notre Prophète était-il ainsi ? Nous a –t-il conseillé cela ?

Pourquoi ceux qui font preuve d'une telle piété aujourd'hui réfléchissent peu ?  Ou alors est-ce de la négligence ? Où en sommes-nous véritablement par rapport aux instructions du Coran et de la Sunnah ?  Notre comportement avec nos familles est très étonnant et c'est à Allah que nous nous plaignons. Cette responsabilité n'est-elle pas une charge que nous devons assumer ? Qui se chargera de cette énorme responsabilité si nous ne le faisons pas ?

Tout commence véritablement au sein du foyer, et non à l'extérieur, comme c'est le cas aujourd'hui, et par Allah, c'est une erreur. Et cela ne durera pas car ce qui est bâti sur le mauvais aura pour résultat le mauvais. Ce qu'Allah nous a accordé comme épouses et enfants est une richesse (rizq) de Sa part et un énorme bienfait, par Allah, il n'y a pas plus honorable et plus important que cela. Combien de personnes se sont vu interdire ce bienfait et cette richesse ? Allah a dit :

{ Allah vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait d'Allah? }
[ Sourate 16 - Verset 72]

Et SubhânAllah ! Pour ce qu'il se produit comme animosité, Allah nous ordonne l'indulgence et la miséricorde envers eux :

{ vous qui avez cru, vous avez de vos épouses et de vos enfants un ennemi (une tentation). Prenez-y garde donc. Mais si vous (les) excusez, passez sur (leurs) fautes et (leur) pardonnez, sachez qu'Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. }
[ Sourate 64 – Verset 14]

 

Donc cher frère, ô combien sont nombreux ces bienfaits qu'Allah nous a accordés, et il nous faut absolument éviter de ne pas être reconnaissant des bienfaits, qui sont innombrables et incommensurables ou ne pas les considérer comme Allah nous l'a ordonné et éviter de ne pas améliorer nos mauvais comportements vis à vis de ces bienfaits pour un meilleur comportement, tel que nous l'a ordonné Allah .

{Et si vous comptez les bienfaits d'Allah, vous ne saurez pas les dénombrer.  Car Allah est Pardonneur, et Miséricordieux}
[ Sourate 16 - Verset 18]

Sois vigilant frère en Allah ! C'est un sujet très sérieux et important, Allah a dit :

 

{ C'est qu'en effet Allah ne modifie pas un bienfait dont Il a gratifié un peuple avant que celui-ci change ce qui est en lui-même. Et Allah est, Audient et Omniscient. }
[ Sourate 8 - Verset 53]

Par Allah, nous sommes tous responsables devant notre Seigneur Le Très-Haut, et par Allah nous serons interrogés au sujet de notre conduite avec nos familles et nos enfants. Crains donc Allah ô serviteur d'Allah à travers ton foyer pour désormais diriger ton prêche et ton attention vers ton entourage, car Allah a dit à Son Prophète :

 

{ Et avertis les gens qui te sont les plus proches. }
[ Sourate 26 - Verset 214 ]

Et cela s'adresse à nous tous également. Alors avons-nous rempli cette charge qu'Allah nous a attribuée ? Al-Bukhârî rapporte de Sâlim bin Abdillah, de Ibn 'Umar que le Prophète disait : " Vous êtes tous des bergers."

Et Al-Layth rajoute que Yunis a dit : Ibn Shihâb a écrit à Ruzayq bin Hakîm l'ordonnant de diriger la prière du vendredi et l'informa que 'Abdullah ibn 'Umar lui avait dit :

 "J'ai entendu le Prophète dire :

"Vous êtes tous des bergers et tout berger est responsable de son troupeau : l’imam (guide) est un berger pour les gens qu’il dirige et l’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère au sein du foyer conjugal et elle sera responsable de son troupeau. Le domestique est un berger par rapport aux biens de son patron et il est responsable de son troupeau. Je crois qu'il a également dit : L'homme est un berger par rapport aux biens de son père et il est responsable de son troupeau. Vous êtes tous des bergers et vous êtes responsables de vos troupeaux." [ Rapporté par Boukhari, 851 ]

Et Muslim rapporte dans son Sahih : d'après al-Hasan, 'Aad 'Ubeyd Allah bin Ziyad Ma'qil bin Yasâr :

Al-Muzani a dit lors de la maladie qui lui a coûté la vie : Ma'qil a dit : "Je vais te rapporter un hadith que j'ai entendu du Prophète et que je ne t'aurais pas transmis si j'avais su que je serai toujours en vie. J'ai entendu le Messager d'Allah dire :  "Nul parmi ceux à qui Allah a confié des affaires et meurt ayant été malhonnête dans ces affaires sans qu'Allah ne lui interdise le Paradis."

 

Par Allah, je suis très surpris de voir les efforts que nous faisons à l'extérieur de nos foyers dans l'enseignements aux gens, leurs enfants et leurs familles, puis nous rentrons chez nous, nous voyons notre fils et nous lui crions au visage, nous rencontrons notre fille et nous nous renfrognons, alors qu'ils nous appellent "Abi, abi !" Nos épouses nous attendent avec impatience jusqu'à ce que revienne le chef de famille, celui qui occupe la première place dans leurs coeurs et dans leurs vies. Et voilà qu'ils sont choqués [par son attitude] et ils sont déçus : après une si longue période d'attente il ne parle ni ne répond à personne, que lui arrive-t-il ?

Il a un visage grimaçant et coléreux, La Hawla wa la Quwwata illah billah, il est fatigué et veut se reposer, mais cela ne durera pas longtemps lorsqu'il saura qu'un de ses amis a frappé à la porte alors qu'il s'avère que c'est une personne autre que celle qu'il attendait ! SubhânAllah ! Ya Akhi, n'étais-tu pas fatigué il y a quelques minutes ? N'étais-tu pas renfrogné ? N'étais-tu pas exténué il y a peu ?  Pourquoi as-tu changé d'un coup ? Qu'est-il arrivé mon frère ?

C'est comme si tu t'étais réveillé ! Tu as délaissé les relations avec ton épouse et ta famille ou plutôt tu les as oubliés au point que ces relations se sont refroidies et même presque gelées. Ne crains-tu pas mon frère que par la suite tu ais besoin de ta femme et que tu ne la trouves pas à tes côtés ?

Ne crains-tu pas qu'elle dévie et qu'elle s'attache à un autre que toi, qu'Allah l'en préserve, mais tout ceci par la faute de qui ?  N'es-tu pas la cause principale de sa privation de plaisir ?  Te rappelles-tu ce qu'il y avait entre vous comme intimité et bienveillance dans les débuts de votre mariage ? Où est cela maintenant ?

Et où est passé l'attachement que vous éprouviez l'un envers l'autre mon frère ? Interroge ton âme ô Serviteur d'Allah, cherche quand a commencé le problème et corrige les choses qu'Allah te reforme, avant que ne soit un jour où tu ne trouveras pour toi aucun exaucement ni même une faveur, sauve ta vie ainsi que toi-même, car elle est arrivée sans aucun doute, à une étape certes dangereuse.

Combien de personnes ayant souffert de cette situation avec leur famille, s'en sont plaint, [comme un homme], alors qu'il voyageait beaucoup et laissait sa famille qui l'empêchait d'effectuer ces voyages excessifs, par tous les moyens dont elle disposait. Son épouse était très attachée à lui mais il multiplia ses voyages ici et là. Le temps passa et arriva un moment où son épouse ne se souciait plus de ses voyages, pis encore par la suite, elle l'aidait pour ses voyages ! Puis le mari commença à douter d'elle et il découvrit par la suite que son épouse était effectivement, tombée dans la trahison. Sais-tu quelle en est la cause ? C'est son époux, et il reconnut qu'il vécut des jours très durs qui l'ont détruit lui et toute sa vie, et à la fin la famille s'est disloquée d'une manière étonnante, les choses ont changé, les deux époux se sont séparés et les enfants se sont dispersés. Il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah Le Très Haut, Le Très Grand.  Voudrais-tu mon frère en Allah que ta vie soit semblable à ce que tu viens de lire ? Ne te rappelles-tu pas le Prophèteet sa manière de vivre avec ses épouses si tu es vraiment sincère dans ta piété ? Et je me demande mes frères, si l'attachement se fait uniquement à certains cotés de la religion d'Allah ? Tout en négligeant les autres côtés ? Est-ce que ceci est une vie heureuse ?

Je te rappelle, serviteur d'Allah les bienfaits d'Allah sur toi par quelques ahadith concernant la bonne cohabitation, peut-être réfléchiras-tu sur ton cas et que tu te ressaisiras avant qu'il ne soit trop tard et avant que n'arrive un jour où ni fortune ni descendance ne te seront utiles et où ton épouse et tes enfants s'accrocheront à toi te demandant des comptes de ce qui s'est passé dans ta vie avec eux. Alors lis et peut-être Allah te sauvera de ton état :

Mouslim a dit : Muhammad Ibn Abdillah Ibn Noumayr Al-Hamadani m'a rapporté de AbdAllah Ibn Yazid qui le tient de Haywa, qui lui-même le tient de Shurayhîl Ibn Shariik qui l'a entendu de Ibn Abd Ar-Rahman Al-Hubulî de AbdAllah Ibn 'Amr qui rapporte que le Prophète a dit:

"La vie est jouissance et la meilleure des jouissances terrestres est la femme pieuse."

Vois tu l'énorme bienfait dont tu disposes, alors qu'un autre que toi n'a pas trouvé ce bienfait et Alhamdulillah tu en profites, mais es-tu reconnaissant ?

Et Harmala Ibn Yahya, nous a dit Ibn Wahb m'a dit Yûnus m'a rapporté de Ibn Shihab, de Ibn al-Musayib que Abi Hurayra a dit : Le Prophète a dit :  "La femme est comme une côte, si tu essayes de la redresser tu la brises et si tu la laisses, tu en jouis alors qu'elle est tordue."

Ce hadith contient une recommandation en faveur des femmes : il encourage la patience envers elles, donc si tu détestes une chose en elle, tu aimeras en elle bien d'autres qualités, alors ne la critique pas sans cesse, ne te moque pas d'elle ne la rejette ou ne la néglige pas, sinon tu serais injuste.

Allah s'est interdit l'injustice à Lui-même et à Ses serviteurs. Muslim rapporte dans son Sahih :

Abdullah Ibn Abd Ar-Rahman Ibn Bahraam Ad-Daramiy nous a dit, Marouan (c'est-à-dire Ibn Muhammad Ad-Dimachqiy) nous a rapporté de Sa'id bin 'Abd Al-'Aziz, de Rabi'ah bin Yazid, de Abi Idrîs Al-Khawlâni, de Abi Dharr , que le Prophète a dit en rapportant de Son Seigneur :

 "O Mes Serviteurs, je me suis interdit l’injustice et Je vous déclare que Je vous l'interdis. Ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. O Mes Serviteurs, chacun d'entre vous est un égaré, sauf celui que Je mène dans le droit chemin: demandez-Moi donc que Je vous mène, et Je vous y mènerai. O Mes Serviteurs, chacun d'entre vous est affamé, sauf celui que Je nourris, demandez-moi donc de vous nourrir, et Je vous nourrirai. O Mes serviteurs, chacun d`entre vous est nu, sauf celui que J'habille, demandez-Moi donc de vous habiller et Je vous habillerai. O Mes serviteurs, vous pêchez de nuit comme de jour et Moi Je pardonne tous les péchés, demandez-Moi donc de vous pardonner, et Je vous pardonnerai.O Mes serviteurs, en vain feriez-vous des efforts pour réussir à Me nuire et en vain pour réussir à M'être utiles.

O Mes serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous étiez aussi pieux que l'est celui au coeur le plus pur d'entre vous, cela n'ajouterait rien à Mon Royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier homme ou génie, vous étiez aussi pervers que l'est celui d'entre vous au coeur le plus pervers, cela ne diminuerait en rien Mon royaume. O Mes Serviteurs, si du premier au dernier, homme ou génie, vous vous teniez dans une seule région de la terre pour solliciter Mes faveurs et si J'accordais à chacun de vous sa demande, cela n`amoindrirait en rien Mes propriétés, pas plus que l’aiguille n'enlève quoi que ce soit à l'Océan en y pénétrant. O Mes serviteurs, ce sont vos actes seulement dont Je tiendrai compte, ensuite. Je vous rémunérerai d`après ceux-ci. Donc celui qui trouve le bonheur, qu'il rende grâce à Dieu et celui qui trouve autre chose, qu'il ne s'en prenne qu'a lui-même».

Sa'id a dit : Quand Abu Idriss Al Khawlâni rapportait ce hadith, il s'agenouillait.

[...]

Ceci est mon conseil pour moi même avant tout ensuite à toi ô serviteur d'Allah, que tu prévienne tes erreurs ou les répare, dans ta vie et précisément avec celle qui partage ta vie et la mère de tes enfants et de tes fils parmi eux, alors commence, si tu es sincère, par être juste et droit et traite les avec bienfaisance comme te l'a ordonné Allah.

Et prends garde encore et encore au délaissement et à la préoccupation qui t'en éloigneraient, sans que tu ne leur accorde leurs droits, et tu en sera interrogé par Allah, et que diras tu alors ?

Et Allah tient Ses promesses. Et que le salut d'Allah et sa bénédiction soient sur toi. Wa Allahou ahlam

 

Shaykh Abu 'Aasim

Traduit par : Ummu-Anass et Oum-Aymen

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Published by Bouchra & Samir - dans Femina-famille
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 19:21


Le sujet aujourd’hui concernera en premier lieu le mérite de l’obéissance aux parents et le deuxième point bien sûr, sera les devoirs des parents envers leurs enfants.

Le prophète nous a parlé dans plusieurs hadiths, ainsi que Allah dans plusieurs Versets du Coran, de l’importance de l’obéissance aux parents.

Le prophète dit dans un hadith authentique qu’est en perdition totale celui qui a ses parents en vie et qui ne profite pas de cette occasion pour être pardonné par Allah .

La deuxième chose c’est que l’obéissance aux parents est une source de bien. Allah supprime les malheurs grâce à cette obéissance. Vous connaissez tous l’histoire des trois personnes qui étaient coincées dans une grotte. Parmi elles il y en avait une qui obéissait à ses parents et qui se comportait bien avec ses parents. Et grâce à cette obéissance, Allah les a libérés en partie de cette grotte.  Qui est-ce qui, parmi nous, embrasse les pieds de sa maman, là où réside le paradis comme l’a dit le prophète ?
 

Cette obéissance ou cette désobéissance c’est la porte de cette déchirure des familles musulmanes aujourd’hui.

Un homme vint chez le Messager d’Allah et lui dit :

" Ô Messager d’Allah ! Quel est celui qui mérite le plus que je lui tienne compagnie ? ”. Il dit : “ Ta mère ”. Il dit : “ Et qui encore ? ” - il dit : “ Ta mère ”. Il répéta : “ Et qui encore ? ”, il dit : “ Ta mère ”. Il répéta de nouveau : “Et qui encore ?”, il dit: “ Ton père ”." [ Rapporté par Al Boukhari et Mouslim ]

Donc il faut bien obéir aux parents tant qu’ils ne vous demandent pas de désobéir à Allah .

J’insiste aussi sur un point très important qui concerne ceux qui sont convertis à l’islam et dont les parents ne sont

pas convertis : l’islam vous demande tout de même d’avoir un très bon comportement envers vos parents qu’ils soient musulmans ou non, alors il ne faut pas les négliger.

Il ne faut pas penser que parce que tu es converti et pas eux tu dois les ignorer. Non ! Il faut toujours avoir un bon  comportement envers eux.

Il faut les soutenir, les aider, tant qu’ils ne te demandent pas de désobéir à Allah .

 

Je vais passer au point suivant qui est vraiment un point très important.

Ce point c’est le fait qu’il y ait des devoirs et des droits.

Nous allons parler des devoirs et là j’adresse la parole aux parents. Je vais dire quelque chose de très important et il y en a qui ne vont pas l’aimer, mais il faut dire les choses clairement, il faut dire la vérité. Vous voyez bien l’état dans lequel on vit aujourd’hui ? Vous voyez bien la relation enfants / parents ?

On a insisté auprès des jeunes pour l’obéissance aux parents mais qu’en est-il des parents ?  Quel est le comportement du père ou de la mère envers son enfant ? Quel est ton devoir envers ton fils et quel est ton devoir envers ta fille ?

Que vas-tu dire à Allah le jour où ta fille ou ton fils va venir devant Allah et dire : « C’est mon père qui n’a pas fait son devoir.»

Que diras-tu de cette négligence ?

Et le problème c’est qu’on le voit chaque jour et d’ailleurs les responsables viennent de recevoir une plainte de la part des enseignants des lycées, collèges, des écoles primaires dans cette ville.

Et quel est le problème ?

C’est qu’il n’y a pas de suivi. Les parents ne suivent pas leurs enfants.

Chacun d’entre vous est berger et chaque berger est responsable de son troupeau. Tu es responsable de tes enfants, tu es responsable de ta famille et tu auras des comptes à rendre à Allah .

Je vous donne deux exemples :

Le premier exemple concerne le mariage : il y a des parents qui mettent des barrières contre le mariage de leurs enfants. Il y a des pères et des mères qui interdisent à leur fils de se marier avec telle ou elle personne pas pour une cause religieuse mais pour une cause de nationalisme. Et ça c’est un grand problème que l’on est en train de vivre.

Je le dis à haute voix et je sais qu’il y en a qui ne vont pas accepter les paroles suivantes : si tu mets des obstacles au mariage de ton fils ou de ta fille pour une raison qui n’est pas une raison religieuse et bien saches que tu auras des comptes à rendre si ton fils ou ta fille dévie du droit chemin et commet « az-zina » (la fornication).

Il faut s’éloigner de ces nationalismes, la meilleure personne entre vous pour Allah c’est la personne pieuse, c'est celui qui a la piété, c’est celui qui a "al-imane" (la foi). Le prophète nous a appris, nous a montré que la différence entre nous c’est par "al-imane", ce n’est pas par la couleur.

Le deuxième exemple c’est la responsabilité des parents envers les enfants jeunes, combien de parents ici présents et combien de mères ici présentes vont chaque semaine demander un compte rendu sur leur enfants à l’école ? Combien d’entre nous font un compte rendu même une fois par mois pour voir quels sont les amis de mon enfant, comment est-il à l’école...

Il y a un père qui a été cherché son enfant à l’école maternelle et demande à la maîtresse pour récupérer sa fille. La maîtresse lui répond que sa fille n’est plus là, elle est en primaire !

Qu’est-ce que c’est que ces hommes ?... Et on veut avoir des jeunes qui vont faire avancer les choses ? Le père ignore à quel niveau est sa fille ! Il ignore dans quelle école, quel collège, qui sont ses amis…

On voit des jeunes qui achètent des vêtements à 1000€, des chaussures à 700 €, il ne travaille pas et son père ne lui a pas donné d’argent et quand il rentre avec ça à la maison son père ne lui pose même pas la question pour savoir où il a eu ça.

Qu’est-ce que tu vas dire à Allah si ton enfant a volé cet argent ou vendu de la drogue…

Mes frères en islam, essayons de faire l’effort pour nos enfants parce que l’on aura des comptes à rendre.

Il faut créer cette relation entre parents-enfants.

Il y a des parents qui n’ont jamais embrassé leurs enfants, ils n’ont jamais pris leur enfant dans leur bras.

Pourquoi ?! Il faut que l’on crée cette relation.

Il faut faire changer les mentalités.

Chers frères, le but du sermon de vendredi c’est que l’on sorte après la prière avec l’intention de pratiquer ce que l’on a entendu. La dernière fois on a parlé de l’obéissance aux parents, est-ce qu’il y a un jeune qui a pratiqué cette obéissance en sortant ?

Aujourd’hui on a parlé de l’importance des devoirs des parents envers leur enfant et je demande à Allah que l’on pratique ce que l’on a entendu et que l’on soit à jour avec nos enfants.

 

Qu'Allah facilite à chacun de nous l'application de ses devoirs.

 

Par le frère Abou Said

sajidine

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 20:48

Au Nom de Dieu, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux
 
Louange à Dieu, Seigneur des mondes. Paix et salut sur notre Prophète Mouhammad. Chères sœurs, chères mères, que la paix et la miséricorde de Dieu soient sur vous.  
Les enfants grandissent, voici le moment de leur apprendre la prière. Lourde responsabilité à assumer, comment faire ? Comment s’y prendre ? Comment persévérer ? Ce sujet a pour objectif de répondre à ces questions en vous proposant une méthode pratique, qui tient compte du rythme et de la psychologie de l’enfant.

 

Tout d’abord, il ne faut pas oublier d’être progressif avec un enfant car c’est un être extrêmement sensible et fragile et qui n’aime pas être brusqué. Ainsi, lui imposer les cinq prières en une seule fois, par exemple, risque de le décourager complètement. Il est préférable qu’il commence à prier assez jeune, (vers 6 ans environ) mais à son rythme.

Pour ce qui est de l’apprentissage des ablutions, un papier plastifié collé près du lavabo, sera une aide précieuse pour l’enfant. Ce papier pourra se résumer à quelques petits dessins simplifiés, qui lui rappelleront les actes à effectuer, ainsi que l’ordre dans lesquels ils doivent être accomplis. Ce papier ne vous dispensera pas de surveiller les ablutions de votre enfant, car au début il fera des erreurs, et vous serez là pour le corriger. Il est préférable de bien le surveiller au début, car s’il s’habitue à des erreurs, ce sera plus difficile après de le corriger.
Lorsque vous remarquez que votre enfant sait bien faire ses ablutions, espacez alors le contrôle, mais revenez-y de temps à autre, afin de vérifier s’il ne commet pas d’erreur.

(JPEG) En ce qui concerne la prière, décidez du moment où vous voulez qu’il commence à prier et préparez-le psychologiquement une ou deux semaines à l’avance. C’est-à-dire répétez-lui assez souvent, durant cette période, qu’il a grandi et qu’il va commencer, tel jour, à faire la prière. Cela va l’encourager et le préparer à cet acte, car dire à un enfant, du jour au lendemain, tu dois faire la prière, point final, tu ne discutes pas, tu obéis, n’est pas, je le pense la meilleure façon de lui faire aimer sa religion et ses obligations. Il ne faut pas brusquer l’enfant, mais suivre son rythme et l’encourager.

Au cas où votre enfant ne connaît pas bien les sourates ou les paroles à dire dans la prière, un autre petit papier sera alors très utile. S’il ne sait pas l’arabe, écrivez-lui avec des lettres françaises (méthode qui peut s’avérer très utile également pour les converti(e)s au début). Si l’enfant ne sait pas encore lire, apprenez-lui par cœur ce qu’il a à dire dans la prière. Au départ, il faudra, tout comme l’ablution, de la surveillance et énormément de patience de la part de la maman, mais les efforts seront, si Dieu veut, récompensés.

A quel moment commencer ? Quel rythme suivre ?

Nous savons que le Prophète saws a conseillé l’âge de 7 ans en indiquant une méthode progressive. Donc à chacune de trouver le rythme qui lui convient, et qui convient à son enfant.
Une méthode possible consiste à commencer lorsqu’ils ont 6 ans environ, en adoptant ce rythme : une prière par jour pendant un an, puis deux prières par jour l’année suivante, etc, jusqu’à parvenir, par l’aide de Dieu, aux cinq prières. Toutes les fois qu’une prière va être ajoutée, les prévenir quelques temps à l’avance, afin qu’ils aient le temps de s’habituer psychologiquement au changement.
(JPEG)
La prière que l’enfant a à faire est laissée au choix et peut varier. C’est-à-dire que si l’enfant, par exemple, en est à la phase d’une prière par jour, alors tous les jours, il gère lui-même quelle prière il va effectuer, ce qui lui donne plus de liberté et l’oblige à connaître, par là-même les différentes sortes de prières (2 ou 3 ou 4 rak’ates). Mais en aucun cas la ou les prières à faire ne doivent être négligées pour cause de visites, voyage, maladie ou autres, car sinon l’enfant prendra l’habitude de retarder la prière ou la laisser pour n’importe quelle excuse ou changement dans sa vie quotidienne.

Le rythme d’une prière par an peut être réadapté en fonction de la sœur, de l’enfant... Mais il y a une erreur qu’il faut absolument éviter c’est le fait de commencer très tard et d’imposer à l’enfant toutes les prières d’un seul coup. Il se lassera très vite et pourra laisser tout tomber et se découragera. Il vaut donc mieux doucement mais sûrement...

La sœur qui apprend la prière à ses enfants doit s’armer de beaucoup de patience de persévérance. Il y aura peut-être des jours où elle aura l’impression de faire parti de "la police de la prière", des jours de lassitude également, mais elle ne doit pas oublier sa responsabilité, ne pas oublier qu’elle sera interrogée sur ses enfants, au jour du Jugement, ne pas oublier la récompense qu’il y a à laisser derrière soi des êtres qui remplissent le rôle de leur création, à savoir adorer leur Créateur par la prière et les bonnes actions. Puis ses enfants feront des invocations en sa faveur, après leurs prières, et le cycle de la vie et de l’adoration pourra se poursuivre et elle pourra être heureuse d’en avoir fait parti.

La méthode présentée ici n’est peut-être pas parfaite mais elle est efficace, si d’autres sœurs ont d’autres idées à proposer, je les encourage à nous écrire car la religion c’est le bon conseil. Partager nos expériences de mères pour s’entraider fait parti de la fraternité. Que Dieu, Le Tout Miséricordieux aide les mamans à enseigner la prière à leurs enfants, qu’Il leur donne la facilité, le courage et la patience pour assumer cette lourde responsabilité. Amine. Paix et salut sur notre Prophète Mouhammad.

 

Louange à Dieu, Seigneur des mondes.

auteur:Imane P.
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:06

Le travail de la femme musulmane soulève de nombreuses interrogations. Doit-elle travailler ou non ? Si oui, dans quels secteurs, comment, sous quelles conditions ? Comment concilier le travail avec la vie de famille étant donné le rôle de la femme au sein de la famille ? Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de cerner les avantages et les inconvénients liés au travail de la femme.

 

 

L’islam reconnaît à la femme musulmane le droit de travailler, faculté unanimement reconnue mais pas toujours respectée. A l’époque du Prophète , la femme était active dans la société. Au niveau professionnel, elle était présente dans tous les domaines : agriculture, artisanat, administration, médecine. En occident, la femme travaille aujourd’hui également dans tous les secteurs, parfois au prix de nombreux combats et sacrifices mais qu’en est-il de la femme musulmane ? Nous essaierons de présenter ici les conditions, les avantages, les inconvénients du travail de la femme musulmane.

Quelques soient ses motivations, la femme musulmane doit respecter certaines conditions. La première est la légitimité de l’emploi occupé. L’activité ne doit pas comporter d’actes illicites tels que vendre ou servir de l’alcool, le mensonge ou le vol. L’exigence suivante est vestimentaire, la tenue islamique doit être respectée par le port d’habits longs et amples ne laissant pas paraître les formes féminines et d’un voile couvrant les cheveux. Son comportement doit suivre les règles de bienséance définies par l’islam. Elle doit éviter l’isolement avec un homme étranger et tenir un langage correct avec une voix ferme, et non mielleuse, avec tout collègue du sexe opposé.

Quels sont les avantages pouvant inciter la femme musulmane à travailler ? On peut dégager trois principaux aspects : intellectuel, social et économique. Dans de nombreuses professions, le travail peut constituer un moyen d’atteindre ou de maintenir un certain niveau intellectuel. Cet aspect est particulièrement important pour celles qui ont fait de longues études, elles valorisent ainsi leurs diplômes. Du point de vue social, il permet de rompre la solitude de certaines femmes au foyer. Rencontrer des gens, discuter, échanger des idées font partie des besoins de tout être humain car celui-ci ne peut vivre dans l’isolement. Enfin, l’aspect économique est non négligeable. Le travail est un moyen pour la femme d’avoir son propre argent, que ce soit pour ses dépenses personnelles, sa famille ou les indigents. L’islam octroie à la femme musulmane un droit à la propriété que peu de société lui ont donné avant l’avènement de l’islam ou bien seulement au cours du siècle dernier. Elle jouit de ses biens comme elle l’entend et nul ne peut en disposer à sa place.

 

" Ne convoitez pas ce qu’Allah a attribué aux uns d’entre vous plus qu’aux autres ; aux hommes la part qu’ils ont acquise, et aux femmes la part qu’elles ont acquise. Demandez à Allah de Sa grâce. Car Allah, certes, est Omniscient. ",
Sourate 4, An-Nisâ’ (Les femmes), verset 32

Si elle le souhaite donc, son salaire peut constituer un apport supplémentaire pour le foyer sans pour autant diminuer ou ôter à l’homme sa responsabilité financière. Le mari est tenu, dans tous les cas, de subvenir aux besoins de la famille sans aucune obligation pour l’épouse d’y contribuer. En cas de veuvage, les fruits de son travail permet à la femme d’assurer une vie décente à sa famille. Elle a également la possibilité d’utiliser l’argent ainsi gagné, de façon licite, pour faire le bien en le donnant en aumône. Cette dernier usage est bien évidemment le meilleur comme Allah le dit dans le Coran.

 

" Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumône, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent d’Allah et invocatrices : Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense. ",
Sourate 33, Al ’Ahzâb (Les coalisés), verset 35

 

" Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salâ, acquittent la Zakâ et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage. ",
Sourate 10, At Tawba (Le repentir), verset 71

Une activité professionnelle comporte indéniablement des bénéfices pour la femme mais elle implique également des inconvénients qu’il est important de prendre en considération. Lorsque la femme travaille, elle conserve toutes ses responsabilités au regard de son foyer. Ses rôles de mère et d’épouse restent intacts. En choisissant de travailler, la femme doit assumer une charge additionnelle et le plus souvent, le travail occasionne un stress et une fatigue supplémentaires. Elle est alors moins disponible pour sa famille au niveau temps, attention, écoute, affection. Elle doit être suffisamment forte moralement et physiquement pour les supporter afin que son activité n’agisse pas négativement sur ses responsabilités premières, religieuses et familiales. Sa religion risque d’être affaiblie par un manque de temps, des compromis ou un environnement peu favorable aux pratiques religieuses. Le monde du travail n’est pas toujours suffisamment ouvert et tolérant pour accepter le voile qu’Allah a prescrit pour toute Musulmane. En ce cas, elle doit choisir entre sa religion et son emploi. Si sa foi est faible ou si le travail représente une réelle nécessité économique, elle peut être tentée d’ôter son voile sur le lieu de travail. Le travail constitue alors une menace pour sa religion. En occident, exceptés quelques domaines, le travail a lieu dans un cadre mixte et entraîne de nombreux contacts avec des hommes étrangers. La femme est alors exposée à un risque de manque de respect, à des avances. Seul un environnement constitué de Musulmans respectueux de leur religion peut lui garantir une sécurité morale.

Travailler relève plutôt d’un choix personnel de la femme, en concertation avec son époux, selon les besoins financiers, sa capacité à concilier la vie professionnelle avec la vie familiale, l’apport de son travail à la société. Cependant, il n’est pas facile de respecter toutes les conditions requises citées précédemment dans une société majoritairement non musulmane comme en France. Travailler devient alors pour la femme un véritable défi. De plus, la Musulmane ne doit pas oublier ou négliger ses obligations religieuses et familiales. Elle est responsable de son foyer et devra en rendre compte :

 

" Chacun d’entre vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le Chef de la Communauté musulmane est un berger et il lui sera demandé compte de son troupeau ; l’homme est le berger des siens et il est responsable de son troupeau, la femme est une bergère dans la demeure de son mari et elle sera responsable de son troupeau ; le serviteur est un berger quant au bien de son maître et il est responsable de son troupeau. "
(Sahih Al Bokhari 11-11)

 

" Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’ absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. ",
Sourate 4, An-Nisâ’ (Les femmes), verset 34


 

Leila R.

           
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 20:05
 

A force d’observer la situation des femmes, je ne peux m’empêcher d’avoir quelques réflexions sur le rôle de l’homme dans l’éducation de la femme. Loin de moi, l’idée de prétendre être savante ou de donner des leçons ; je ne cherche qu’à conseiller mes sœurs et frères en islam afin de tenter de nous rapprocher auprès de notre Créateur.

 

 

(JPEG) Le droit à l’éducation est acquis, il ne s’agit pas ici de le démontrer. La question est plutôt de savoir comment la femme peut-elle acquérir une éducation et instruction. On focalise souvent sur l’instruction, celle que l’école fournit, plus ou moins bonne selon le pays, la ville où l’on vit. Un minimum de connaissances transmises par l’école est indispensable. Les études supérieures sont fortement encouragées, valorisées par toute la société. Mais c’est beaucoup moins le cas de l’éducation islamique. Pourtant bien connaître sa religion est essentiel pour pouvoir orienter correctement sa vie, ses actes. Nous ne devons pas oublier le but premier de notre vie et que nous aurons tous à rendre compte de nos actes auprès de notre Créateur. Les actes ne valent que par leur intention, si l’intention n’est pas bonne, l’acte perd de sa valeur. Par la suite, il sera question de cette éducation que peu de structure à elle seule peut donner. Elle s’acquiert par l’exemple donné autour de soi et la connaissance islamique transmise sous de multiples formes (lecture, leçons, conférences, cassettes, télévision, entourage).

Pendant sa jeunesse, la responsabilité revient tout naturellement aux parents et aussi à l’école pour l’instruction. Mais est-ce suffisant ? Il arrive que les parents soient dépassés, débordés par leurs occupations, n’aient pas la capacité ou encore absents. La responsabilité de l’éducation des enfants revient le plus souvent à la femme. Cependant si la femme elle-même n’a pas les bases suffisantes ou bien est débordée par le quotidien de la maison, elle ne peut assurer une éducation suffisante et se poser alors la question de savoir qui peut compléter ce rôle. Il se peut que la famille et l’entourage y participe. Jeune femme, elle peut compléter ses lacunes, approfondir ses connaissances par elle-même si elle est motivée et/ou encouragée par son entourage. Une fois mariée, les choses se compliquent. Il n’est plus question de s’occuper uniquement de soi-même mais aussi de son mari dans un premier temps puis des enfants par la suite.

Il faut admettre que souvent l’homme a du temps pour lui. L’image classique de l’homme qui rentre du travail, se détend, lit un journal ou un livre, va voir ses amis, accomplit ses prières tranquillement ou dans un autre registre se plante devant la télévision, n’est pas un mythe mais une réalité. En rendant obligatoire la prière à la mosquée, Dieu a accordé à l’homme un de Ses innombrables bienfaits. Les prières accomplies à la mosquée sont certainement réalisées avec plus de concentration que celles réalisées à la maison avec les jeunes enfants autour de soi, le téléphone qui sonne ou mille autres perturbations. Pourtant c’est le lot de nombreuses mères avec de jeunes enfants. La femme a donc sa part de lutte - récompensée à sa juste valeur par Le Très Haut - pour accomplir les actes d’adoration obligatoires.
On imagine que la femme au foyer a beaucoup de temps libre et n’a « rien à faire ». Avez-vous seulement pris une fois la place d’une femme qui s’occupe de ses enfants, son mari et sa maison ? Elle court toute la journée pour satisfaire les besoins de chacun des membres de la famille, sans toujours beaucoup de gratitude en retour. Il arrive souvent que la femme arrive à la fin de la journée épuisée tout en ayant l’impression de n’avoir rien fait de son temps. Certes une fois que les enfants grandissent, vont à l’école, les charges s’amenuisent. Le temps ainsi dégagé est-il employé à bon escient ? Pas toujours.
Quant à la femme qui travaille à l’extérieur, elle se trouve avec deux emplois à gérer, à l’extérieur et à la maison. Malgré la soit disante « libération de la femme », c’est toujours elle qui s’occupe de la plupart des tâches ménagères et des enfants. La fameuse égalité est toujours loin d’être une réalité que ce soit dans les salaires ou bien le partage des tâches.

Quelle est la part de responsabilité de l’homme dans l’éducation de la femme ?

L’homme, par le biais d’activités extérieures, peut compléter son éducation mais la femme a moins de possibilités du fait de ses responsabilités à la maison. Pourquoi en est-il responsable ? Tout simplement parce qu’il est responsable de toutes les personnes vivant sous son toit, il en est le gardien comme le dit le hadith suivant :

 

« Chacun d’entre vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Le Chef de la Communauté musulmane est un berger et il lui sera demandé compte de son troupeau ; l’homme est le berger des siens et il est responsable de son troupeau, la femme est une bergère dans la demeure de son mari et elle sera responsable de son troupeau ; le serviteur est un berger quant au bien de son maître et il est responsable de son troupeau. »
(Sahih Al Boukhari 11-11)

 

Certains discours de musulmans sont durs vis-à-vis de la femme, en l’accusant de beaucoup de maux si ce n’est tous. Il arrive parfois que le comportement des femmes ne soit pas des meilleurs dans les mosquées (bavardages, non respect de la ligne, etc.) ou en public (habillement peu pudique, démarche provocante, etc.). Mais comment se fait-il que ces mêmes hommes qui montrent du doigt ces défauts ne fassent rien pour les corriger ? Pourquoi n’enseignent-ils pas ce qui est convenable à leurs filles, sœurs et femme ? Pourquoi les laisser dans l’ignorance ? Combien d’entre eux prennent-ils le temps de leur expliquer calmement et avec sagesse ? Comment ?

L’homme peut y contribuer de plusieurs façons. Tout d’abord en diminuant ses exigences au quotidien afin d’alléger les charges de son épouse. Est-il vraiment nécessaire d’exiger un repas élaboré tous les jours ? Des repas plus simples, rapides peuvent nourrir tout aussi correctement si ce n’est plus sainement. Passer tous les jours des heures à cuisiner pour le plaisir du palais est certainement loin de la sunnah de notre Prophète saws, pour qui manger était une nécessité et non un plaisir. On peut joindre l’utile à l’agréable certes, mais pas au détriment de sa religion. Le temps passé à la cuisine ainsi économisé peut être investi dans la lecture ou l’apprentissage du Coran par exemple. Combien d’hommes délaissent leur ventre de temps en temps et encouragent leur épouse à lire ? Dans le même registre, on peut faire veiller à ce que les invitations ne soient pas trop fréquentes au point d’être quotidiennes ou presque, car ces dernières génèrent beaucoup de travail pour la femme (cuisine, service, vaisselle). Nombreuses sont celles qui se reconnaîtront dans ses situations. Une autre façon de décharger son épouse est la participation aux tâches ménagères. Si chaque membre de la famille y participe à la hauteur de ses capacités, adultes comme enfants, la femme gagnera ainsi plus de temps à consacrer à sa propre éducation islamique ainsi que celle de ses enfants. Certains diront que c’est le rôle de la femme de s’occuper de la cuisine, le linge, le ménage et qu’elle n’a que « ça » à faire la journée et que l’homme doit se reposer après sa journée de travail. Pourquoi la femme qu’elle soit au foyer ou qu’elle travaille à l’extérieur n’aurait pas aussi le droit au repos le soir ? Ce type de raisonnement machiste n’a aucune relation avec l’exemple du Prophète saws qui n’exigeait rien de ses épouses (au pluriel) et raccommodait lui-même ses vêtements, exemple à méditer et à suivre...

Ensuite, l’homme peut partager, transmettre ce qu’il apprend à l’extérieur. Par exemple, en rentrant de la prière du vendredi, le mari devrait toujours partager le prêche qu’il a écouté avec le reste de la famille, femme et enfants. Il peut ainsi instaurer des sessions du savoir. Ce prêche n’a pas été instauré exclusivement pour l’homme mais pour toute la communauté. Par le biais de chaque homme qui y assiste, c’est un moyen -en autres - de diffuser la connaissance et de renforcer la foi de chacun des membres de la communauté et ce, chaque semaine. Il arrive que le prêche concerne principalement les femmes, celles-ci étant peu présentes à la mosquée ne peuvent en bénéficier que par le biais de leur mari, frère, oncle ou fils à condition qu’ils prennent le temps de leur rapporter. La même chose peut être faite lorsque l’homme participe à une conférence à laquelle son épouse n’a pu assister.

L’homme doit encourager sa femme à étudier et apprendre sa religion et surtout lui en donner la possibilité. Comme nous l’avons vu précédemment, en diminuant ses exigences, en prenant le relais de temps en temps auprès des enfants, en participant aux tâches ménagères, l’homme peut libérer un peu l’emploi du temps de son épouse et l’encourager à consacrer ce temps gagné à s’instruire, lire, mémoriser le Coran, faire quelques actes d’adoration surérogatoires, assister à une leçon. Cette pause de la vie quotidienne permet à la femme de se ressourcer, revivifier sa foi pour pouvoir mieux affronter les difficultés au jour le jour.

En espérant que cette réflexion encouragea certains dans la voie du savoir incha Allah.

 

Leila R.


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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 20:27

Louange à Dieu, Seigneur des mondes. Paix et salut de Dieu sur notre Prophète Mouhammad.
 
Chères sœurs, que la paix et la miséricordie soient sur vous. Ce mois-ci, j’ai choisi de parler d’un hadith de notre bien-aimé Prophète saws qui peut parfois nous poser problème dans sa compréhension et son application. Ce sujet est une réflexion personnelle sur les conséquences de cette parole prophétique et non un commentaire. Que Dieu fasse que ce modeste article aide à éclairer des points d’ombre et à déjouer les pièges de notre ennemi juré qui est le diable.

 

 

Tout d’abord, voyons quel est ce hadith. Le Prophète saws a dit : “Lorsque l’homme appelle sa femme pour qu’elle vienne dans son lit et qu’elle refuse, et qu’il passé la nuit irrité contre elle, les anges la maudissent jusqu’au matin” [Boukhari-Mouslim]. Suivant une variante : “Jusqu’à ce qu’elle réponde à son appel”.

En résumé, l’épouse doit répondre aux besoins de son mari, sauf dans le cas oú elle est malade ou autre (c’est-à-dire pour une raison valable). Les règles n’empêchent pas le mari de jouir du haut du corps de sa femme, elles ne sont donc pas comptées comme excuse.

Ce hadith, pour certaines femmes, peut paraître révoltant et être une forme de “viol organisé et légalisé”. Dans certaines législations, d’ailleurs, si l’épouse n’est pas consentante, il s’agit bien d’un viol de la part du mari...

Prenons tout d’abord, comme axiome central l’idée que Dieu, notre Créateur, connaît mieux Ses créatures que ces dernières se connaissent elles-mêmes, Il sait donc mieux ce qui est bon pour nous. De plus, n’oublions pas, que l’Islam prend les gens tels qu’ils sont vraiment et non pas comme ils devraient être. La mise en pratique de ce hadith demande un énorme effort, de la part de la sœur, pour combattre l’égoïsme afin de plaire à Dieu. L’homme, de par sa nature a plus de besoins sexuels que la femme, de même la vie à l’extérieur lui procure beaucoup de stress, qui pourra, par le plaisir conjugal être éliminé. Adam, sur lui la paix, lui même, lorsqu’il était au Paradis, a ressenti de la solitude et Dieu a créé pour le premier homme sa femme Eve pour qu’elle soit un repos pour lui. Le repos qu’une musulmane peut apporter à son mari peut être de différentes sortes : l’aide morale, spirituelle, un bon repas, etc, et également l’acception des rapports conjugaux sans que ce soit à chaque fois “la guerre” !

Pour accepter ce hadith, “avec le cœur”, cela demande un jihad intérieur de la part de chaque sœur. Pour s’aider dans cette voie, il faut se rappeler que les rapports conjugaux licites sont récompensés par Dieu, que l’obéissance de la femme envers son mari (dans le bien) est rétribuée et que son attitude est surtout faite en vue de Dieu. Parfois, il arrive que l’on n’aime pas une pratique dans l’Islam, mais que l’on se force, par crainte de Dieu. Au début, c’est dur, mais après Dieu, le Tout Puissant, nous montre la sagesse de cet ordre. Au début c’était difficile, c’était la période d’examen, mais la récompense est souvent proche, si Dieu veut.

Une sœur pourrait me dire, tout cela est bien beau, mais je ne suis pas une machine, avec un bouton sur lequel on appuie, et tout se passe bien. Quand je n’ai pas envie, c’est tout, pas de compromis...
Je répondrai à cette sœur, que je suis d’accord avec elle, mais que par amour pour Dieu, elle doit essayer et elle verra le résultat. De plus, si elle aime son mari, elle aime également lui faire plaisir, sans jamais oublier qu’à l’extérieur “l’instinct masculin” est littéralement agressé par la publicité pornographique présente partout, et par l’attitude et l’habillement de certaines femmes... Donc l’homme musulman, aux besoins exacerbés par la société, lorsqu’il rentre chez lui et qu’il s’entend dire “non” à chaque fois, oú va-t-il aller ?

L’homme, par ce droit que l’Islam lui a accordé, ne doit pas devenir non plus “un tyran sexuel”, car il a le devoir d’être tendre et caressant avec sa femme, avant tout rapport, ce qui provoquera le désir chez elle également. Cela non plus, il ne faut pas l’oublier.

Le fait d’avoir des rapports réguliers entre époux permet d’entretenir et d’augmenter l’amour et la tendresse qu’il y a entre eux. C’est un besoin naturel que notre Créateur a déposé dans chacun de nous, on doit le respecter et non le bafouer. Même au Paradis, l’acte sexuel est également présent, ce qui nous montre bien son importance.

Chères sœurs, que Dieu nous aide à Lui obéir, à être de bonnes épouses et de bonnes mères croyantes. Ne nous laissons pas influencer par les clichés imposés par la société, soyons des êtres libres d’adorer notre Seigneur, notre Créateur.
Je m’excuse si j’ai parlé de choses “osées” mais ce n’est uniquement que par désir de vérité et d’aider. Chères sœurs, si vous avez des commentaires, n’hésitez pas à nous écrire. Paix et Miséricorde de Dieu sur vous.

 

Louange à Dieu, Seigneur des Mondes, et
Paix et salut sur notre Prophète Mouhammad

 

 

 Auteur:Imane T.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 20:29


L'Islam a incité au mariage de différentes façons. Tantôt il mentionne qu'il est l'une des traditions des prophètes et des enseignements des Messagers et que ce sont eux qu'on doit suivre.

Allah le Très Haut a dit : { Nous avons envoyé avant toi des Messagers et leurs avons assigné des épouses et de la descendance } [ Sourate 13 - Le Tonnerre - Verset 38 ]. 
Tirmidhy a rapporté d'après Abu Ayyub que le Messager d'Allah a dit: «Quatre sont des traditions des Messagers : Le henné, le parfum, le cure-dent et le mariage »
 
Tantôt il le mentionne en nous rappelant les bienfaits qu'Allah
nous a accordés.
{ Allah vous a assigné de vous mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a assigné des enfants et des petits enfants. Il vous a attribué aussi d'excellentes choses }

[Sourate 16 - Les Abeilles - Verset 72 ].

Parfois il considère le mariage comme l'un des signes d'Allah

{ II est de ses Signes d'avoir crée de vous des épouses pour que vous reposez près d'elles,  et Il a assigné entre vous amour et miséricorde, Voilà bien là des Signes vraiment pour les gens qui réfléchissent }
[ Sourate 30 - Les Romains - Verset 21 ].

 L'homme hésite parfois d'accepter le mariage, il s'en abstient alors de peur qu'il ne puisse assumer ses responsabilités . L'Islam attire alors son attention sur le fait qu'Allah fera de ce mariage un moyen qui mène à la richesse et que c'est Lui qui va assumer cette responsabilité à sa place et qu'Il va lui fournir la force nécessaire pour vaincre les causes de la pauvreté.

Allah dit :  { Mariez les veufs les veuves et les bons gens parmi vos esclaves (mâles et femelles), s'ils sont besogneux, Allah par sa grâce les mettra à l'abri, Allah cependant est Immense et Savant } [Sourate 24 - La Lumière - Verset 32 ].

 Tirmidhy a rapporté d'après Abu Hurayra que Le Messager d'Allaha dit : "Trois personnes Allah doit les aider : le combattant pour la grâce d'Allah, l'esclave affranchi sous condition de payer son terme et l'épouseur qui cherche la chasteté".  Et la femme est le meilleur trésor ajouté au capital de l'homme...

Tirmidhy et Ibn Mâja ont rapporté d'après Thawbân que lors de la révélation du verset suivant :  

{ À ceux qui entassent l'or et l'argent et ne les dépensent pas pour la grâce d'Allah.
Alors annonce leurs un châtiment douloureux } [ Sourate 9 - Le Repentir - Verset 34 ].

Il a dit: "Nous étions avec le Messager d'Allahpendant un voyage, alors quelques uns de ses compagnons lui ont demandé: "Ce verset est-il particulièrement révélé pour l'or et l'argent ? Pouvons nous savoir quel genre de monnaie peut-on entasser ?". Le Messagera répondu : "Une langue qui prie Allah , un coeur qui reconnaît Allah et une épouse croyante qui l'aide à pratiquer sa religion"

Tabary a rapporté selon une chaîne bonne d'après Ibn 'Abbâs que le Prophètea dit :

"Celui qui possède ces 4 choses aura le bien de la vie d'ici-bas et de l'au-delà : un coeur reconnaissant, une langue qui pria Allah, un corps qui supporte les malheurs et une femme qui ne commet aucun péché d'honneur et garde l'argent de son mari".

Muslim a rapporté d'après 'Abdullâh Bin 'Amr Bin EI-'As que le Messager d'Allaha dit:

"La vie est pleine de jouissances et la femme pieuse est la meilleure jouissance".

Dans un moment spirituel l'homme pense à vivre dans le célibat et s'éloigner de tout ce qui est en relation avec la vie. II prie alors toute la nuit, jeûne le jour, s'abstient des femmes et plonge dans la vie monacale ce qui contredit la vie humaine. L'Islam lui enseigne alors que cela est incompatible avec son bon sens et distinct de sa religion.

En plus le chef des prophètes - le plus pieux des gens - ne jeûnait pas quotidiennement et ne priait pas toutes les nuits aussi il épousait les femmes, alors celui qui essaye de s'éloigner de ses renseignements n'aura pas l'honneur d'appartenir à sa nation.

Bukhâry et Muslim ont rapporté d'après Anas :

"Trois hommes sont venus demander aux femmes du Prophèteà propos de son culte; quand elles répondirent - ils l'ont considéré comme simple - ils ont dit : "Où sommes-nous du Prophète Allah lui a pardonné tous ses péchés : ce qui a été dans le passé et ce qui viendra dans le futur".

L'un d'eux dit alors : "Quant à moi je prie toute la nuit !" . L'autre dit : "Moi je jeûne tous les jours !". Le troisième dit : "Moi je m'abstiens des femmes et je ne me marie jamais !".

Le Messager d'Allahvint alors et leur dit :

"Est-ce vous qui avez dit telle et telle chose?... Par Allah, je crains Allah plus que vous et je suis le plus pieux parmi vous mais je ne jeûne pas tous les jours, je ne prie pas toutes les nuits je m'endors des nuits et j'épouse les femmes, celui qui refuse ma tradition ne m'appartient pas".

L' épouse pieuse est un bonheur qui envahit la maison et la remplit de joie, de jouissance et de clarté.

Abu Umâma a rapporté d'après le Prophète :

"Le croyant ne bénéficie d'un bien -après la piété- que d'une bonne épouse, s'il lui ordonne quelque chose elle lui obéit, s'il la regarde, il sent le plaisir, s'il lui fait jurer par le nom d'Allah, elle satisfait son serment et s'il s'absente elle garde son honneur et son argent". [ Ibn Mâja a rapporté ce hadith.]

D'après Sa'd Bin Abi Waqqâs le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur au fils d'Adam et trois choses lui apportent le malheur. Ce qui apporte le bonheur : la femme pieuse, le logement convenable et la bonne monture. Ce qui apporte le malheur : la femme méchante, le logement inconvenable et la mauvaise monture" . [ Ahmad a rapporté ce hadith d'après une chaîne authentique. Aussi Tabarâny, Bazzâz et Hâkim qui l'a authentifié.]

L'interprétation de ce hadith est mentionnée dans un autre rapporté par Hâkim : "Le Messager d'Allaha dit :

"Trois choses apportent le bonheur : la femme pieuse quand tu la contemples elle te plaît, quand tu t'absentes tu lui confies son corps et ton argent, la monture rapide qui te fait rattraper tes amis et la maison vaste à plusieurs dépendances. Et trois choses apportent le malheur : La femme que tu ne trouves pas le plaisir à son regard, qui t'attaque par sa langue et qui tu ne peux pas lui confier son corps et ton argent, la monture lente fatiguante qui ne te fait pas rattraper tes amis si tu la laisses à son aise, et la maison étroite qui a peu de dépendances".

Le mariage est un culte par lequel l 'homme complète l'autre moitié de sa religion et va à la rencontre de son Seigneur dans son meilleur cas de pureté et de netteté.

Anas a rapporté d'après le Messager d'Allah: "Celui qu'Allah lui procure une femme pieuse, Il l'a aidé dans la moitié de sa religion qu'il le craint alors dans la moitié qui reste". [ Tabarâny et Hâkim ont également rapporté ce hadith. Hâkim a dit que sa chaîne est authentique.]

Ibn Mass'ud a dit:   « Si je n'étais pas sûr que je mourrai dans 10 jours et que je peux épouser les femmes je l'aurais fait de peur de tomber dans l'impiété ! »

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 21:43

 

 

Introduction

        Le mariage est une loi qu'Allah a établi dans la création et la formation des mondes. Cette loi est générale et continuelle qu'aucun humain, animal ou végétal ne peut en échapper : Allah le Très Haut a dit :

Et de chaque chose nous avons crée un couple, peut-être vous rappelleriez-vous }
[ Sourate 51 - Qui éparpillent - Ad-Dariyat - Verset 49 ].

Il a dit également :

{ Gloire à celui qui a crée, parmi ce que la terre fait pousser, ainsi que parmi eux-mêmes et aussi parmi ce qu'ils ne savent pas, des couples de toutes sortes }  [ Sourate 36 - Yasin - Verset 36 ].

     Le mariage est la façon qu'Allah a choisi pour la reproduction, la multiplication et la continuité de la vie après qu'il ait arrangé et préparé chacun de manière à ce qu'il joue un rôle positif pour atteindre cet objectif.

Allah dit :

 { Ô, les gens ! nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle }  
 [ Sourate 49 - Les appartements - Al-Hujurat - Verset 13 ].

{ Ô, les gens! craignez votre seigneur qui vous a crée d'une personne unique et d'elle son épouse
et qui, des deux a fait foisonner beaucoup d'hommes ainsi que de femmes }
 
[ Sourate 4 - Les Femmes - An-Nisa' - Verset 1 ].

 

        Allah n'a pas voulu que l'homme soit comme les autres créatures, c'est-à-dire laisser ses instincts agir inconsciemment et laisser la relation entre mâle et femelle dans un désordre et sans norme. II a posé le régime convenable qui garantie la souveraineté de l'homme, protège son honneur et préserve sa dignité en faisant du rapport entre l'homme et la femme un rapport précieux basé sur le consentement de cette dernière, sur l'offre et l'acceptation comme deux aspects de ce consentement et sur un témoignage qui annonce que chacun des deux est devenu pour l'autre.

Ainsi Allah a placé l'instinct sur son chemin sauf, protégé la progéniture de la perte et préservé la femme de devenir un champ commun à n'importe qui.  II a précisé également le noyau de la famille que l'instinct de la maternité et l'affection de la paternité entourent de prévenances.

Les fruits de cette famille viennent alors bons et respectueux. C'est le régime qu'Allah a choisi et que l'Islam a réservé en annulant tout autre régime.

 

Genres de mariages annulés par l'Islam 

 

Parmi ces genres il y a :

1 - Le concubinage ( la prise d'un amant ) : On disait avant l'Islam qu'il n'y a pas de mal dans ce qui est caché, mais il y a une bassesse dans ce qui est apparent. C'est ce genre de mariage qui est mentionné dans le verset suivant: { Ni de preneuse d'amants } [ Sourate 4 - La Femme - Verset 25 ].

2 - L'échange de la femme : l'homme disait à un autre: " Donne-moi ta femme, je te donnerais la mienne avec de l'argent en plus".

Darqutny a rapporté cette définition d'après Abu Hurayra selon une chaîne très faible. Aïcha a mentionné d'autres genres de mariage. Elle a dit :  " Le mariage se faisait avant l'Islam de 4 manières :

- Le mariage actuel : L'homme demandait la main d'une fille ou d'une pupille d'un autre, il lui paye une dot puis se marie avec elle.

- Le mariage d'association « Istibdâ' » : Ce mariage se faisait de la façon suivante: L'homme demandait à sa femme une fois purifiée de ses menstrues d'aller faire le coït avec un autre qu'il précise et s'abstient d'elle jusqu'à ce qu'elle soit porte un enfant. II ne la fréquente de nouveau avant l'affirmation de la grossesse. Le but de ce mariage était d'avoir un enfant noble et intelligent.

- Un troisième genre de mariage se faisait de la façon suivante : Un groupe d'hommes (moins de 10) se réunissaient et faisaient le coït en même temps avec la même femme. Quand elle concevait et accouchait, elle attendait quelques nuits puis envoyait les chercher. Aucun ne pouvait refuser. Une fois réunis, elle leur disait: "Vous connaissez ce que vous avez fait, et maintenant j'ai accouché, cet enfant est ton fils ô tel" et elle nommait celui qu'elle aimait que son enfant ait comme père. L'homme ne pouvait refuser.

- Un quatrième mariage qui se faisait de la façon suivante: Une femme se donne à tout le monde : "La prostituée". Ce genre de femme dressait des drapeaux à la porte qui signifient que n'importe qui peut lui faire le coït. Quand une femme de ce genre concevait et accouchait on cherchait un physionomiste qui indiquait un homme. Ce dernier ne pouvait pas désavouer sa paternité.

Lorsque Muhammad fût envoyé, il a annulé tous les genres de mariage connus avant l'Islam et n'a conservé que le genre du mariage actuel. Ce régime gardé par l'Islam ne se réalise que par la légalité de tous ses éléments : l’offre, l’acceptation et le témoignage .  Ainsi se conclue le contrat de mariage qui permet la légalité de jouissance entre les deux époux qu'Allah  a légiféré.   Ce mariage détermine les droits et les devoirs des deux époux. 

(A  Suivre Inch Allah)

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 14:41
je precise tout est en anglais mais hamdoulillah comme c tout en image on se passe tres facilement du vocabulaire .


Source: http://www.hijabs-r-us.com/en-us/pg_10.html










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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 17:40

Cet article a été écrit par M. Amr Khaled, à l’intention de la revue « Osrati », parue en Juin. Je voudrais aborder le sujet des problèmes familiaux. Encouragez-moi à cela. Le sujet de ma lettre de doctorat que je prépare actuellement parle de corriger la société actuelle en en créant une nouvelle qui reposerait sur le modèle prophétique et les modèles occidentaux.

 Jamais, durant ces dernières années, le taux de problèmes familiaux et de divorces n’a atteint un tel niveau. Auparavant, le divorce n’était pas chose facile, contrairement à aujourd’hui, rien de plus simple. Ainsi, on peut voir à présent des hommes plaisanter entre eux à propos de leur divorce et dire : « J’ai divorcé de ma femme suite à un état de colère », alors que la colère ne devrait pas être la cause des divorces ». De plus, l’expression « Je fais le serment de répudier ma femme… » est devenue une expression très répandue et facile à dire, et cela à n’importe quel moment. Parallèlement, le taux de vielles filles augmente de plus en plus, tout comme l’âge moyen du mariage des filles est de plus en plus retardé. En plus de cela, il est devenu normal de voir une fille de trente ans célibataire, de même que, de voir un homme de trente cinq ans célibataire. Il y a de plus en plus de désaccord et de moins en moins de compréhension. Les relations sont moins chaleureuses, c’est comme si l’être humain lançait un appel : « Attention ! les maisons s’effondrent de l’intérieur ! » On ne compte plus les erreurs de chacun et les discordes ; chacun des deux époux accuse l’autre et lui ôte son autorité. Chaque jour, on entend de plus en plus parler de trahisons conjugales, de divorces, de relations entre hommes et femmes via Internet, de relations affectives entre jeunes, et qui influencent les relations intimes même après le mariage. Tout cela est effrayant. Et le plus attristant dans tout cela, c’est que les liens familiaux étaient les derniers remparts de cette nation.

 Ainsi, la délivrance de la nation pourra venir, seule, de la famille. Si la famille s’effondre, tout s’effondre. Et Il faudrait à cette nation trois cent années pour qu’elle se redresse. L’occident nous devance sur pas mal de choses : la science, la culture, et nombre autre choses… La seule chose par laquelle nous devançons l’Occident est la famille et les liens familiaux. Lors de la conférence mondiale de la famille, le président de l’organisation arabe de la famille se leva et cria fièrement : « Oh ! Occident ! Il est vrai que nous sommes plus faibles que toi  à pas mal de niveaux, cependant il y a une chose que nous possédons, si seulement nous savions en tirer avantage, nous dirigerons le monde dans cinquante ans ; tout comme tu le possèdes, mais ; toi ; si tu continues à l’ignorer comme c’est le cas actuellement, c’est toi qui t’effondreras ». Ce facteur duquel tu n’as pas pris garde est la famille. Ces quelques mots que je prononce en ce moment, sont plus importants que mille cours sur les caractères religieux, que mille cours sur la prière et les adorations. Il faut absolument que la famille reste soudée afin que la société continue à être une société en bonne santé.

 La famille est le seul bouclier indispensable à la protection de la société contrairement à nombres autres. Si ce dernier filon disparaît, c’est la nation qui disparaît, et s’effondre alors la société toute entière. Accrochons-nous donc ensemble à ce seul moyen de délivrance, criez : « Ma famille ! ». Quatre éléments sont nécessaires à la constitution  de la raison humaine : les moyens de la communication, l’école, la mosquée, la famille.

 La communication : est l’élément qui se propage le plus vite, mais qui ne laisse pas le plus de traces. En effet, si tu as inculqué à ton enfant, depuis sa plus tendre enfance, les valeurs d’une éducation saine, aucun moyen de communication ne pourra l’influencer en mal.

 L’école : elle rencontre nombre de problèmes. Il est donc nécessaire de revoir tout ce système et de fournir de gros efforts : il faut revoir les méthodes d’enseignements, les programmes ; il faut remédier au nombre d’étudiants qui ne cesse d’augmenter, au manque d’enseignants… Tout cela réduit l’efficacité du rôle de l’école.

 La mosquée : personnellement, j’ai grandi au sein de la mosquée. Supposons que je prenne en main  un jeune et que je lui fournisse les moyens d’une meilleure éducation religieuse ; cela ne sert à rien si une fois en dehors de la maison il se comporte mal. Nous avons besoin de beaucoup de temps et de gros efforts afin de façonner une meilleure personnalité.

 La famille : c’est l’élément le plus dangereux et le plus important quant au façonnement de la personnalité, de la raison, des caractères ; c’est celui qui influe le plus, il renferme les trois autres éléments en lui. En effet, il est entre tes mains de permettre ou d’interdire à tes enfants de regarder les chaînes satellites ; tout comme c’est toi qui décide d’intégrer tes enfants dans telles ou telles écoles ; c’est toi également qui décide de leur permettre ou de leur interdire de se rendre à la mosquée.

 Donc, la famille est le seul réel espoir ! Eduque bien ton enfant ! Prépare-lui un environnement saint. Il faut qu’il voit l’affection entre ses parents, qu’il voit comment sa mère respecte son père, qu’il les voit prier ensemble, qu’il voit tout le soin que son père prend à ce que son argent soit de bonne source, qu’il voit les membres de la famille lui apprendre comment bien se comporter avec autrui dans la rue, et qu’il respecte les personnes âgées. Tout cet amour octroyé  par la famille sera son appareil immunitaire pour sa vie future et sa vie présente. Ne t’inquiète donc pas pour lui s’il émigre seul pour poursuivre ses études. Laisse-le donc faire la connaissance de gens différents et par leurs goûts et par leurs sexes ; car il restera sur la bonne voie. Dans la mesure où tu lui as inculqué de nobles caractères au sein de la famille, il sortira de la période de l’adolescence saint et sauf, et il te reviendra, comme tu le souhaites. Et même si les autres éléments influent sur lui, d’une manière ou d’une autre, il reviendra à sa nature première.

 La famille est le dernier recours quant à la protection de la société, c’est pour cela que je veux dire aux jeunes hommes et jeunes filles :  «  Je vous en prie, prenez soin de choisir  le mari et la femme adéquate ». Regardez à quel point Dieu, béni et exalté soit-Il, a donné de l’importance à la famille, ainsi Il dit, dans le Saint Coran : –ce qui peut être traduit comme : ‘Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté.’(TSC1)

Ainsi, Dieu, béni soit-Il, a voulu nous dire que le noyau de l’existence est la famille.

source: amrkhaled.net

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Published by Bouchra - dans Femina-famille
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